le 22022015C

Bonjour à tous, we are one

mardi 18 mars 2014 – par Gérard Foucher
Scoop: La Banque d’Angleterre démonte les dogmes !
« Il existe de nombreuses manières d’organiser un système bancaire, celle que nous utilisons aujourd’hui est la pire de toutes. » – Mervin King, gouverneur de la Banque d’Angleterre du 1er juillet 2003 au 1er juillet 2013
La Banque Centrale d’Angleterre, dans son dernier bulletin sorti le 14 mars 2014, démonte consciencieusement les idées fausses qui sont encore largement enseignées dans de nombreux cours d’économie à propos de la monnaie, et les remplace par une description complète de la réalité des faits.
Explication
Gold Bar Badge from Bank of England
photo par Dark Dwarf : http://www.flickr.com/photos/darkdwarf/
(CC BY-ND 2.0) http://creativecommons.org/licenses…
Pour la première fois dans l’histoire de la finance, une Banque Centrale publie enfin une description parfaitement claire et exacte de la façon dont la monnaie est créée et distribuée dans la société, et c’est une version tout à fait bouleversante pour les dogmes établis.
Cette publication est également une excellente nouvelle pour tous les activistes qui, depuis des années, se battent pour faire connaître ces dispositifs essentiels, et se heurtent à l’incrédulité d’une grande partie du public et de la majorité des spécialistes de la question, qu’ils soient économistes, universitaires ou responsables politiques.
C’est un évènement d’autant plus important que ces mécanismes monétaires ont des conséquences incalculables à tous les niveaux de nos sociétés (inégalités croissantes, pillage de l’économie et de la planète, crises à répétition, étouffement de la démocratie, etc, etc…).
De plus, malgré de nombreux efforts (vidéos, documentaires, livres, articles…), la création monétaire par la dette était jusqu’à présent restée un domaine assez confidentiel, limité à quelques initiés.
Aucune institution officielle n’avait jusqu’ici présenté publiquement et exhaustivement ces informations.
Cela vient de changer du tout au tout.
Il y avait bien eu auparavant quelques timides approches de ces mécanismes hautement contre-intuitifs par d’autres Banques Centrales.
– La Banque de France, dans son petit livret « La monnaie et nous », annonçait sans commentaires que
« L’argent créé par le banquier prêteur se retrouve en dépôt dans d’autres établissements bancaires. » (p 15),
et que
« Le crédit… fait apparaître sur un compte une somme qui n’existait pas auparavant. » (p 29)
mais ce livret est quasiment introuvable aujourd’hui.
– La Banque Nationale Suisse pour sa part répondait ainsi à la question « Comment les banques créent-elles de la monnaie ? » :
« Si l’entrepreneur acquiert pour 16 000 francs de matériel informatique et que le vendeur verse le montant reçu en billets à sa banque, celle-ci peut à nouveau en prêter une partie sous forme de crédit. La masse monétaire s’accroît à nouveau. Le processus de création monétaire se poursuit. »
Mais c’était au fin fond d’un site complexe et à usage professionnel. http://www.snb.ch/f/welt/portrait/banks/4.html
Il faut toutefois reconnaître que les banquiers centraux, malgré le caractère souvent obscur de leurs discours, n’ont jamais vraiment « caché » le système qui commande les mécanismes de création et de distribution monétaires.
En revanche, ils n’ont jamais non plus cherché à démentir les légendes qui entourent depuis toujours la monnaie, la première de ces légendes étant que le métier de la banque c’est de collecter des dépôts et de les prêter à des emprunteurs, et la seconde légende étant que la quantité de monnaie de base émise par la Banque Centrale limite à tout moment la quantité de monnaie en circulation dans la société, et qu’en conséquence les Banques Centrales conservent un rôle crucial dans la bonne gestion de l’économie.
Pour la première fois de manière absolument officielle dans ce bulletin, la Banque d’Angleterre affirme désormais tout le contraire de ces légendes, et rejoint ainsi, enfin, les analyses des citoyens de tous bords qui en décryptent la véritable nature depuis des années.
Les deux conclusions essentielles de la Banque d’Angleterre sont les suivantes :
1. La création monétaire est effectuée par les banques commerciales à chaque fois qu’elles émettent un crédit pour un client
2. La création de crédit n’est pas limitée par la Banque Centrale, mais par les opportunités de profit disponibles.
Les conséquences sont claires :
– Toute la monnaie qui réside sur les comptes bancaires (c’est-à-dire le total de tous les soldes de tous les agents économiques : particuliers, entreprises, administrations, collectivités locales, etc…) a été émise d’abord par un emprunt bancaire, et donc toute la monnaie est de la dette qui circule.
– La quantité de monnaie dans l’économie ne dépend ni de l’État, ni de la Banque Centrale. Elle dépend seulement du bon vouloir des banques d’émettre du crédit et des besoins en monnaie des agents non bancaires (particuliers, entreprises, État).
– La monnaie, c’est la dette, et la dette, c’est la monnaie.
– Pour chaque centime de monnaie, il existe un centime de dette.
– Si nous voulons plus de monnaie dans l’économie, il faut s’endetter encore plus.
– Si l’on essayait de rembourser toute la dette, il faudrait vider tous les comptes et il n’y aurait plus un centime de monnaie.
Et ce ne sont là que les données immédiates du problème.
Les ramifications sont beaucoup plus profondes, et déséquilibrent au quotidien et depuis des décennies tous les rapports entre humains, entre classes sociales, entre pays. Ce système a rendu la monnaie payante, à l’infini, et de manière exponentielle.
Comme le dit plus frontalement l’économiste Tarek El Diwany :
« Nous avons institutionnalisé la fraude, la fraude dont on ne parle pas… l’abus de la création de monnaie par le système bancaire est au coeur du problème… Tant que nous n’aurons pas traité cette fraude au coeur de notre système, rien d’autre ne sera juste. »
(Tarek El Diwany at « The City and the Common Good : What kind of City do we want ? » debate – St Paul’s Cathedral, 7th May 2013) http://youtu.be/Qh8Lz70aCss?t=26m5s
Sur la première conclusion, l’omniprésence de la monnaie-dette, le bulletin de la BoE est très clair.
Citation :
« Dans une économie moderne, la plus grande partie de la monnaie existe sous la forme de dépôts bancaires, qui sont créés par les banques commerciales elles-mêmes. Quand une banque accorde un crédit à l’un de ses clients, elle crédite simplement le compte de ce client avec un solde de dépôt plus élevé. À cet instant, de la monnaie nouvelle est créée. »
Explication : Les banques ne prêtent pas des dépôts existants. Les dépôts sont inscrits au passif des banques, et ne sont donc pas des actifs qui pourraient être prêtés. Bien au contraire, ce sont de simples engagements envers les déposants de leur rendre leur argent à un moment donné, à condition que cet argent soit disponible au moment où ils le demandent, et à condition que tout le monde ne redemande pas son argent en même temps !
Sur l’absence de contrôle de la masse monétaire en circulation, le doute n’est pas permis non plus. La Banque d’Angleterre démonte l’un des mythes les plus solides de l’enseignement de l’économie : le multiplicateur monétaire.
Jusqu’à présent, il était difficile d’aborder cette question épineuse de la création ex nihilo de quantités infinies de crédit par les banques « pourvu qu’elles marchent toutes du même pas », comme l’écrivait J.-M. Keynes (ce qui aurait pu permettre d’expliquer entre autres l’émergence de bulles spéculatives et immobilières, et leur explosion).
Tous les manuels d’économie enseignent encore que les Banques Centrales disposent d’un pouvoir de régulation sur les emballements possibles du secteur bancaire privé grâce au contrôle de la « monnaie de base », les fameuses « réserves obligatoires » qu’elles sont les seules à pouvoir émettre. C’est ce processus que tous les économistes ressortent en général quand on leur pose la question : « Qu’est-ce qui limite les émissions de crédit par les banques ? »
Les explications de la Banque d’Angleterre, toutefois, réfutent totalement ce mythe, et elles sont parfaitement claires :
Citation :
« La relation entre les réserves et les crédits opère dans le sens inverse de celui qui est décrit dans certains cours d’économie. Les banques décident d’abord combien elles vont prêter selon les opportunités de profit disponibles… Ce sont ces décisions qui déterminent le montant des dépôts qui seront créés par le système bancaire. Le montant des dépôts influence à son tour le montant de monnaie centrale que les banques veulent détenir en réserve (pour fournir les retraits du public, les paiements aux autres banques, ou satisfaire aux exigences des ratios de liquidité ».
Explication : Le multiplicateur monétaire n’existe pas. Les autorités monétaires n’ont aucun pouvoir pour décider de la quantité de monnaie dont l’économie a besoin en imposant une quelconque quantité de réserves aux banques commerciales privées. Le processus fonctionne en réalité dans le sens inverse : les banques créent d’abord du crédit ex nihilo, et les réserves s’ajustent après. Les banques centrales ne peuvent même pas stimuler l’économie en relançant le crédit aux entreprises en créant de la monnaie de base, car ces opérations d’assouplissement quantitatif ne sont que de la création de réserves, et ces réserves ne peuvent pas être transmises à l’économie réelle.
(Il est vrai toutefois que la création monétaire n’est pas tout à fait sans contraintes, et la politique monétaire des Banques Centrales, c’est-à-dire le contrôle des taux d’intérêts, a toujours un rôle, mais cette technique a désormais révélé toutes ses insuffisances. Malgré des taux au plus bas depuis des années et des politiques colossales d’assouplissement monétaire, le crédit aux entreprises ne montre aucune tendance à la reprise.)
On peut donc légitimement se poser la question de savoir si un système de création monétaire privé, dépendant des décisions d’un secteur particulier de la société, et qui injecte la monnaie nouvelle dans l’économie sous forme de dette soumise à intérêt, est vraiment le meilleur processus pour faire face à tous les problèmes écologiques, financiers et sociaux que l’humanité doit résoudre en ce moment même.
Avec le temps et beaucoup d’efforts, le secteur bancaire avait réussi à reprendre au monde politique le privilège de « battre monnaie ». Le prétexte était que les politiciens n’étaient pas à la hauteur de la tâche. Nous constatons que le secteur bancaire ne fait guère mieux, et que les mécanismes seraient à revoir de fond en comble, peut-être même à remplacer entièrement…
Quoi qu’il en soit, nous devons féliciter la Banque Centrale d’Angleterre pour son courage et son honnêteté. Pour la première fois dans le monde, la vérité est faite sur le fonctionnement réel du système monétaire.Cet article du Bulletin officiel de la Bank of England entrera sans doute dans l’Histoire, et restera la référence ultime, maintenant et dans le futur, pour comprendre, enseigner ou réformer notre système financier. C’est une grande victoire et ce sera un excellent support pour tous ceux et celles qui se battent depuis des années pour essayer d’éduquer les responsables politiques et le grand public à propos de ces réalités.
On pourra même espérer relancer l’industrie de l’édition scolaire et de l’imprimerie : il va y avoir un bon nombre de manuels scolaires et universitaires à détruire et à réécrire !
Les secrets de la monnaie – Changer la monnaie pour changer le monde
Création monétaire
Comprendre l’argent
http://www.bankofengland.co.uk/publications/Documents/quarterlybulletin/2014/qb14q102.pdf
Deux idées fausses sur la création monétaire
La grande majorité de l’argent détenu par le public prend la forme de dépôts bancaires. Mais la question de savoir d’où vient le stock des dépôts bancaires est souvent mal comprise.
Une idée fausse répandue est que les banques agissent simplement comme des intermédiaires, transmettant à des emprunteurs les dépôts que les épargnants leur confient. Dans cette perspective, les dépôts seraient « créés » par les décisions d’épargne des ménages, puis les banques « prêteraient » ces dépôts existants à des emprunteurs, par exemple à des entreprises cherchant à financer des investissements ou à des personnes souhaitant acheter des maisons.
En réalité, lorsque les ménages choisissent d’épargner de l’argent dans leurs comptes bancaires, ce sont autant de dépenses qu’ils ne feront pas au profit d’entreprises qui auraient pu alors recevoir cet argent en paiement de biens ou de services. Les montants déposés en banque par les épargnants sont autant de fonds qui ne seront pas mis en dépôt par les entreprises. L’épargne par elle-même n’augmente pas le total des dépôts bancaires.
En fait, voir les banques simplement comme des intermédiaires ignore le fait que, dans la réalité d’une économie moderne, ce sont les banques commerciales qui créent l’argent des dépôts.
Cet article explique comment les banques ne prêtent pas les dépôts qu’elles reçoivent, mais au contraire, créent des dépôts par l’acte de crédit. Tout l’inverse de la séquence généralement décrite dans les manuels scolaires.
Une autre idée fausse répandue est que la banque centrale détermine la quantité de prêts et de dépôts dans l’économie par le contrôle de la quantité de monnaie de banque centrale – l’approche dite du « multiplicateur monétaire ». Dans ce point de vue, les banques centrales mettent en œuvre la politique monétaire en choisissant la quantité de réserves. Et, parce qu’il est supposé exister un rapport constant entre la monnaie de base et la masse monétaire en circulation, ces réserves sont ensuite « multipliées » pour devenir un montant beaucoup plus important de crédits et de dépôts bancaires.
Pour que cette théorie soit valide, il faudrait que le montant des réserves exerce une contrainte sur le montant des crédits, et que la banque centrale puisse déterminer directement le montant des réserves. Cette théorie du multiplicateur monétaire peut être un moyen utile de présenter l’argent et la banque dans un manuel d’économie, mais ce n’est pas une description précise de la façon dont l’argent est créé dans la réalité. En général, plutôt que de contrôler la quantité de réserves, les banques centrales mettent en œuvre aujourd’hui la politique monétaire en fixant le prix de réserve – qui est un taux d’intérêt.
En réalité, les réserves n’exercent aucune contrainte sur les crédits, et la banque centrale ne fixe pas le montant des réserves disponibles. Comme la relation entre les dépôts et les crédits, la relation entre les réserves et les crédits opère généralement dans le sens inverse de celui qui est décrit dans certains manuels d’économie.
Les banques décident d’abord de la quantité de crédit qu’elles vont émettre en fonction des opportunités de prêts rentables qui s’offrent à elles, et qui dépendent surtout du taux d’intérêt fixé par la Banque d’Angleterre. Ce sont ces décisions de création de crédits qui déterminent la quantité de dépôts bancaires qui seront créés par le système bancaire. Le montant des dépôts bancaires influence à son tour le montant de monnaie de base que les banques voudront détenir en réserve (pour couvrir les retraits par le public, faire des paiements à d’autres banques, ou répondre aux exigences réglementaires de liquidité). Ces réserves sont alors, en temps normal, fournies sur demande par la Banque d’Angleterre.
Téléchargez l’édition N°584 – Le Contrarien Matince qu’il dit , est malheureusement vrai

Les Brindherbes Engagés
La vérité c’est que quelque chose va très mal dans ce monde…
PEUT-ON SORTIR DE LA ZONE EURO ?
galadriel 12 janvier 2015 crise, Economie, europe, Politique
La question est de taille pour l’avenir. Tellement que la bataille fait rage chez les politiques comme chez les économistes.
Pour vous aider à voir plus clair, voici un quizz proposé par Le Figaro Économie, via la question grecque. On ne peut guère les soupçonner d’anti-libéralisme primaire.
Le plus surprenant, c’est que leur réponse est oui. Ceci dit, l’analyse des conséquences est la leur et méritera d’être creusée. Mais il est important, voire fondamental que vous le sachiez.
La Grèce peut-elle réellement sortir de la zone euro ?
VRAI / FAUX – Le traité de Lisbonne prévoit une porte de sortie pour les États membres désireux de quitter le club des 28. Mais abandonner la monnaie européenne est plus complexe.
Explications.
Le «Grexit» fait son grand retour. Ce scénario d’abandon par Athènes de la monnaie unique européenne, redouté au pic de la crise de la dette en 2011, a ressurgi avec des informations parues ce samedi dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Depuis la Commission européenne a voulu rassurer en affirmant que l’appartenance à l’euro est «irrévocable». Mais que disent exactement les textes européens?
• N’importe quel pays membre peut quitter l’Union européenne.
VRAI.Le traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, inclut une clause de retrait. L’article 50 indique ainsi que «tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union». Le traité prévoit que «l’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union». Cet accord est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
Le retrait est acté dans un délai maximum de deux ans «sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai», précise le traité. «Avec cet article, c’est la première fois que la possibilité d’une sortie de l’Union européenne est évoquée. C’est tout à fait innovant», précise Vivien Pertusot responsable du bureau de l’Ifri à Bruxelles.
• Les traités prévoient aussi un retrait de la zone euro.
FAUX. «Rien n’est prévu à ce sujet dans les traités, car cette possibilité n’a jamais été envisagée», explique le spécialiste de l’Ifri. «Comme aucune sortie n’est prévue, cela signifie que l’adoption de l’euro a un caractère irréversible. Tous les pays entrés dans l’Union européenne doivent se plier à cette exigence de rentrer dans l’union monétaire s’ils remplissent les conditions définies par les traités. À moins d’obtenir des dérogations légales, comme le Royaume-Uni ou le Danemark», explique Vivien Pertusot.
Toutefois, l’adoption de l’euro n’a rien d’irrévocable, comme l’a pourtant affirmé hier Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission. «Ce qui est irrévocable, et qui est précisé dans l’article 140 alinéa 3 du traité de Lisbonne, c’est le taux auquel l’euro remplace la monnaie de l’État membre concerné. La Commission exagère la lecture de ce traité», assure Vivien Pertusot.
• Un pays membre de la zone euro peut abandonner la monnaie unique tout en restant au sein de l’Union européenne
VRAI ET FAUX. Les déclarations de la Commission européenne laissent penser que toute sortie de l’Union européenne entraîne de fait une sortie de la zone euro. «Le traité ne prévoit pas de sortie de la zone euro sans sortie de l’UE. C’est la situation actuelle», affirmait d’ailleurs la porte-parole Karolina Kottova en 2011.
Mais il s’agit encore d’une interprétation très large des textes européens. «D’un point de vue purement légal, il n’y a pas de cause à effet entre les deux phénomènes. L’abence de cadre juridique pour la sortie de la zone euro fait qu’un pays pourrait demander l’abandon de l’euro tout en se maintenant au sein de l’UE ou même l’inverse!», assure le spécialiste de l’Ifri.
«En revanche, le problème est de savoir auprès de qui le pays désireux d’abandonner la monnaie unique doit déposer sa demande. Il devrait s’adresser à la Commission européenne, ayant compétence exclusive en matière de politique monétaire des pays de la zone euro, mais elle n’est pas outillée pour une telle démarche», affirme Vivien Pertusot.
L’abandon de la monnaie unique passe donc pour l’instant inévitablement par une sortie de l’Union européenne. «Mais tout est possible avec une révision des traités. On peut imaginer que l’UE révise les textes et prévoit une clause de sortie de la zone euro de façon à permettre à un pays comme la Grèce d’en sortir- et de modifier par exemple les conditions d’adoption de la monnaie unique – tout en la maintenant au sein de l’Union européenne. Avec la possibilité de négocier les conditions d’un retour. Tout est jouable, mais on est dans la politique fiction», précise Vivien Pertusot.
• L’expulsion forcée d’un pays par les autres membres est possible.
FAUX. Les textes européens ne permettent pas d’exclure un pays de la zone euro. «Même en cas de non-respect des engagements économiques par un pays membre, cette option n’est pas prévue», explique le spécialiste de l’Ifri. L’UE peut toutefois pousser un pays vers la sortie de manière indirecte, via des pressions économiques. Ce scénario circulait en 2012 pour la Grèce. Si Athènes ne poursuivait pas ses efforts de rigueur, les états membres pouvaient envisager d’interrompre le versement des aides et la BCE de stopper les prêts aux banques. A court de liquidités, le gouvernement n’aurait eu d’autres choix que de ré-imprimer des drachmes, sortant ainsi de facto de la zone euro….
• Les conséquences d’une sortie d’un État de la zone euro seraient importantes.
VRAI. «D’un point de vue politique, cela enverrait un terrible signal. La sortie d’un État entamerait sérieusement la crédibilité du projet politique qu’est la zone euro. C’est pour cela qu’à mon sens, une sortie de la Grèce est peu probable», assure Vivien Pertusot. Ce dernier avis est partagé par Christopher Dembik, analyste chez Saxo Bank: «à court terme, il n’y a aucune raison qu’après les efforts massifs consentis par les Grecs et la solidarité manifestée par les autres pays de la zone euro que Syriza et/ou la troïka choisissent la voie de la rupture et le retour à la drachme», explique-t-il.
D’un point de vue économique, la crainte d’un «Grexit» fait toutefois trembler les marchés boursiers qui ont chuté hier, tout comme la monnaie unique, tombée sous 1,20 dollar. Les analystes craignent l’arrêt des réformes fondées sur la politique d’austérité, dictée par l’UE et le FMI. Ils redoutent également l’effet systémique, même si ce dernier est balayé par l’Allemagne en raison des progrès en Espagne, au Portugal, en Irlande et de la création du Mécanisme européen de stabilité (MES).
«En dépit des garde-fous, il sera très difficile de circonscrire les conséquences d’un Grexit. Les précédents historiques montrent qu’il est quasiment impossible de maintenir en l’état une union monétaire lorsque le processus de décomposition a commencé.
Les marchés financiers ne manqueront pas de se tourner vers les autres pays vulnérables où la croissance est atone voire négative, où l’inflation est problématique et où la soutenabilité de la dette est une question ouverte», affirme Christopher Dembik. «On peut toutefois considérer qu’un scénario catastrophe pour les économies nationales n’est pas automatique. Le risque de bond de l’inflation n’est pas inévitable et dépendra étroitement des choix de politique monétaire et de politique budgétaire», conclut ce dernier.
ORDURES CORROMPUES QUI NOUS GOUVERNENT
11 février 2015
NOUVELLE FRAUDE FISCALE EN EUROPE
GIGANTESQUE FRAUDE FISCALE CHEZ HSBC

CAMERON – GREEN
L’affaire des évadés fiscaux de HSBC embarrasse le gouvernement britannique. L’enquête SwissLeaks menée par « Le Monde » et plusieurs médias internationaux a fait l’effet d’une bombe au Royaume-Uni, pays dont dépend le siège de la banque incriminée. Stephen Green, qui était le patron de HSBC au moment des faits dévoilés par l’enquête, est entré au gouvernement de David Cameron, en tant que secrétaire d’Etat au Commerce, en janvier 2011, huit mois après les premières révélations sur la banque britannique. L’établissement est accusé d’avoir fermé les yeux sur l’évasion fiscale des clients fortunés de sa filiale suisse ou même de les avoir aidés à frauder le fisc dans leur pays d’origine. Stephen Green a quitté le gouvernement depuis. Chrisitine Lagarde, ministre des Finances française à l’époque, a transmis les fichiers dérobés à HSBC aux autorités compétentes dans tous les pays européens, dont le Royaume-Uni, en mai 2010.
Dans l’opposition, le Parti travailliste demande des explications à David Cameron. « En tant que président de la banque, M. Green aurait été au courant des malversations ou bien, si ce n’était pas le cas, on peut se demander pourquoi il ne l’était pas », a relevé l’une des responsables du Labour dans une lettre ouverte au ministre des Finances mardi. Downing Street s’est défendu en assurant qu’ »aucun membre du gouvernement ne savait que HSBC aurait pu être impliquée dans des infractions concernant sa filiale suisse ». Une porte-parole du Premier ministre a souligné que les preuves de fraude fiscale des clients de HSBC, connues à l’époque, étaient distinctes des preuves de malversations de la banque elle-même.
Au sein même du gouvernement, le sujet est brûlant. Vince Cable, le ministre libéral-démocrate de l’Economie, a écrit à Douglas Flint, qui préside HSBC aujourd’hui, pour vérifier que la banque ne prenait pas des mesures de rétorsion contre les lanceurs d’alerte. Sue Shelley, une salariée de HSBC au Luxembourg, a affirmé sur la BBC qu’elle avait été licenciée en 2013 après avoir signalé des cas d’évasion fiscale.

Les professions des Français présents sur la liste HSBC sont d’une grande diversité. Mais une diversité avec plusieurs zéros sur le compte en banque. Point d’ouvrier, d’artisan ou de technicien de surface. Plutôt des entrepreneurs, des hommes d’affaires, des avocats, des médecins, quelques célébrités, des héritiers et parfois même des personnes mises en cause par la justice française.
Du show-biz au milieu des affaires en passant par le monde de l’art et du sport, le compte en Suisse se révèle une stratégie financière partagée par les professions les plus rémunératrices. Qu’ils aient été déclarés – c’est très rare – ou non lors de leur ouverture, un bon nombre de ces comptes ont été depuis régularisés auprès du fisc français.
300 millions d’euros ont été recouvrés par l’administration française, en quatre ans de travail sur la liste. Comme ce fut le cas en février 2014, lors du précédent article révélant les noms de détenteurs de comptes chez HSBC Genève, Le Monde a joint toutes les personnalités citées dans le cadre de ses enquêtes, ou tenté de le faire, afin de leur permettre de réagir et de livrer leurs explications. Seule une minorité n’a jamais répondu. Mediapart et Challenges avaient également cité quelques noms à la suite de notre premier article.
Dugarry, Elmaleh, Lavil…
Gad Elmaleh est sans doute le nom le plus connu parmi les clients français de la banque. Alors qu’il est apparu ces derniers mois dans une publicité où il imaginait sa banque idéale, l’humoriste disposait entre 2006 et 2007 à Genève d’un compte sur lequel sont déposés près de 80 000 euros maximum. Selon nos informations, M. Elmaleh, qui n’a jamais répondu aux sollicitations du Monde, aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.
Lisa Azuelos, réalisatrice du film LOL figure également dans la liste des clients. Elle assure, par la voix de son attachée de presse, que « tout est maintenant réglé » sans donner plus de précisions.
L’artiste Christian Boltanski, qui n’a pas souhaité répondre aux sollicitations du Monde, a lui aussi effectué une régularisation, selon nos informations. Il disposait d’un compte numéroté dans la banque suisse.
La présence de certaines personnes parmi les clients s’explique par un compte reçu en héritage. C’est le cas, par exemple, de Stella, l’épouse du scientifique et écrivain Joël de Rosnay, qui disposait d’un compte à la suite d’un héritage, explique le conseil du couple. Leur situation a été depuis régularisée.

Le chanteur Philippe Lavil était dans la même situation. « Ça date de très longtemps, explique-t-il. Je n’ai jamais créé de compte à l’étranger. Il n’y a pas eu de ma part un désir de m’évader fiscalement, je n’en ai d’ailleurs jamais eu les moyens. » Il avait hérité d’avoirs à l’étranger et a été contacté par le fisc il y a quelques années. Sa situation est maintenant régularisée.
On peut également trouver le nom de Christophe Dugarry. Le champion du monde de football en 1998, reconverti en consultant sportif, a ouvert en 2005 un compte associé à une société offshore – Faroe Capital, ouverte par la filiale de HSBC dans les Iles Vierges britanniques – nanti de plus de 2 millions d’euros selon les données de la banque. Celui-ci n’a pas souhaité répondre aux questions du Monde.
Les paradis fiscaux sont parmi les rares endroits où l’on retrouve côte à côte les noms de footballeurs et d’hommes politiques. Ainsi, Aymeri de Montesquiou, sénateur (UDI) du Gers, est associé dans les fichiers de la banque à un compte numéroté, ouvert dans les années 1990 et fermé en 1994, lui-même lié à une société écran basée au Panama et nommée Susumi Finance Corporation. Cependant, M. de Montesquiou dément : « Je n’ai pas de compte à l’étranger », affirme-t-il.
Le prisme de scandales affairistes
Parfois, les avoirs sont placés en Suisse pour démarrer des affaires. Peter Lindbergh, photographe de mode, a déposé quelques centaines de milliers d’euros sur un compte à Genève. Son agent explique que c’est « dans le cadre d’un projet de développement d’activités photographiques ». Elle précise d’ailleurs que le bureau genevois n’a jamais été lancé. Et que la situation a depuis été régularisée sans que la photographe n’ait à payer d’amende.
Les dirigeants d’entreprise et les entrepreneurs, grands, moyens et petits, sont d’ailleurs présents en nombre dans la liste HSBC. Le coiffeur Jacques Dessange – de son vrai prénom Hubert – est de ceux-là. En 2012, assez tôt donc dans la procédure de contrôles engagés par l’administration fiscale, l’homme d’affaires français a régularisé sa situation. « Monsieur Dessange s’est mis en règle avec le fisc en 2012. Cela lui a coûté cher », a confirmé au Monde l’un de ses conseils. Le propriétaire de salons de coiffure avait dissimulé 1,6 million d’euros en Suisse, selon des relevés de 2006-2007, derrière le paravent d’un compte à numéro et d’une fondation au Panama, Hacienda, créée en 2005.
Citons aussi la famille Mentzelopoulos, propriétaire, entre autres, du prestigieux domaine viticole Château Margaux. A la mort d’Armande Montaner Mentzelopoulos, qui régna longtemps sur le domaine, ses héritiers ont été rattrapés par les avoirs dissimulés en Suisse et sur des places offshore, notamment aux îles Caïmans. Une procédure de régularisation de ces avoirs a été engagée avec l’administration fiscale.
La famille Ouaki – propriétaire de Tati jusqu’en 2004 – figure également dans les listings. Fabien Ouaki, qui a vendu la société familiale en 2004, a hérité de son père un compte caché en Suisse, assorti d’« une société artificielle à Panama ». Ce compte avait été créé dans les années 1950 par Jules Ouaki, le fondateur de l’enseigne de vêtements à bas prix, dans la banque de l’ex-financier milliardaire Edmond Safra, rachetée ensuite par HSBC. Le « fils Tati » a reconnu la fraude et régularisé sa situation.
La liste HSBC peut également se lire à travers le prisme de scandales affairistes qui ont ponctué la fin des années 1990 et le début des années 2000. C’est le cas de l’affaire Elf et de l’Angolagate pour lesquels plusieurs protagonistes figurent sur la liste.
De l’homme d’affaires André Guelfi, dit « Dédé la sardine », à André Tarallo, l’ancien patron d’Elf au Gabon. En filigrane, apparaissent les puissants réseaux d’alors, précisément ceux de Charles Pasqua. L’ancien ministre de l’intérieur n’y figure pas, mais c’est le cas de l’un de ses hommes forts. Jean-Charles Marchiani, condamné dans l’affaire de l’Angolagate, figure ainsi dans la liste

L’ouverture des magasins le dimanche, la ville de Bruxelles opte pour
Faut-il ouvrir les magasins le dimanche ? Pendant que Paris et la France se déchirent sur cette question, à un jet de Thalys de là, Bruxelles s’apprête à franchir le pas. Le conseil communal a en effet enclenché lundi un processus qui devrait aboutir à l’ouverture dominicale en mai prochain des commerces dans le centre de la ville (et uniquement le centre). Pour y arriver, nulle grande bataille parlementaire, mais seulement l’utilisation des dérogations permises par la législation belge. Jusqu’ici cette possibilité était de facto interdite : les magasins doivent respecter le principe d’un jour de repos hebdomadaire, et les commerçants avaient quasiment tous fait le choix de fermer le dimanche – et de fait, Bruxelles est une ville à moitié endormie ce jour là. La situation inquiète les élus bruxellois depuis des mois, qui craignent que la clientèle touristique migre vers des lieux où il fait bon consommer le dimanche, comme Anvers. Raison pour laquelle le conseil communal a voté une disposition faisant du centre de la ville – la partie comprise à l’intérieur de la petite ceinture, autour de la Grand Place – une « zone touristique ». Avec ce label, les 3.000 commerces qui y sont localisés auront le droit d’ouvrir tous les dimanches. Seul le parti Ecolo a voté contre ce projet, qui doit encore recevoir le feu vert du gouvernement fédéral
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204147692603-ca-se-passe-en-europe-cameron-rattrape-par-laffaire-hsbc-1092209.php?WHl55fhzIB1Fi299.99
L’affaire HSBC a pris une tournure politique mercredi au Royaume-Uni, où le chef de l’opposition travailliste, Ed Miliband, a vertement reproché à David Cameron d’avoir nommé ministre l’ex-président de la banque, aujourd’hui au coeur de la tourmente, dans son gouvernement il y a quatre ans. Stephen Green, directeur général (2003-2006) puis président (2006-2010) du géant bancaire britannique avait été choisi en septembre 2010 par M. Cameron comme ministre du Commerce, un poste qu’il occupa de janvier 2011 à fin 2013. « Il était connu en septembre 2010 que HSBC favorisait l’évasion fiscale à grande échelle (…). Est-ce-que le Premier ministre croit vraiment nous faire croire que pendant les trois années où Stephen Green a été ministre, il n’a jamais parlé avec lui de ce qui se passait chez HSBC ? », a fustigé M. Miliband lors d’un échange animé à la Chambre des communes. « Est-ce-que le Premier ministre peut nous expliquer les portes tournantes qui existaient entre le parti conservateur (de M. Cameron) et la branche suisse de HSBC », a ajouté le chef des travaillistes, qui veut conquérir le poste de M. Cameron lors des élections générales du mois de mai. M. Cameron a rétorqué que les travaillistes étaient au pouvoir à Londres au moment des faits incriminés (2006-2007) et qu’eux-mêmes avaient collaboré de façon régulière avec M. Green lorsqu’il dirigeait HSBC.

La chaude affaire LUPERTO
A l’affiche un peu partout ces derniers jours suite à une possible chaude histoire d’exhibitionnisme sur un parking de la région de Spy, Jean-Charles Luperto, né à Namur le 17 novembre 1973, est un homme politique belge de langue française, membre du Parti socialiste. Il possède la double nationalité, belge et française et se retrouve à la tête de plusieurs mandats, la plupart rémunérés, grassement même.
Tout d’abord, en qualité de président du Parlement de la Communauté française, il percevait jusqu’à peu 9.314€ net par mois mais redevenant simple député wallon, son traitement va « retomber » à 5.730€ net mensuels.
Ajoutons à cela le mayorat de Sambreville pour un montant brut annuel de 78.673€ soit 6.556€/mois brut. En 2013, il bénéficiait également de 2 autres mandats rémunérés, le premier à l’Association Intercommunale de Santé de la Basse-Sambre et le second au Bureau Economique de la Province. On ignore cependant à combien ceci lui donnait droit.
Enfin, n’oublions pas d’ajouter le fait qu’il bénéficiait d’une voiture de fonction, des services d’un chauffeur ainsi que de menus avantages tel que la prise en charge de son abonnement GSM.
Et oui, c’est ça, la politique belge.
7 mai 2013

Derrière un masque de respéctabilité et d’autorité, liquidateurs d’entreprises & licencieurs en série
Lorsque les psychopathes prennent le contrôle de la société
Divers
NdT – Quelques extraits (en vrac) traitant des psychopathes et de leur emprise sur les sociétés modernes où il s’épanouissent à merveille jusqu’au point de devenir une minorité dirigeante. Des passages paraîtront étrangement familiers et feront probablement penser à des situations et/ou des personnages existants ou ayant existé. Tu me dis « psychopathe » et soudain je pense à pas mal d’hommes et de femmes politiques. (attention : ce texte comporte une traduction non professionnelle d’un jargon professionnel)
Imaginez – si vous le pouvez – que vous n’avez aucune conscience, aucun sentiment de culpabilité ou de remords et ce quels que soient vos actes, que vous n’êtes jamais freiné par la préoccupation du bien-être d’un étranger, d’un ami ou même d’un membre de la famille. Imaginez que vous n’avez jamais éprouvé de honte, pas une seule fois dans toute votre vie, pour un acte, aussi égoïste, paresseux, nuisible, ou immoral qu’il ait été. Et faites semblant que la notion de responsabilité vous est inconnue, sinon comme un fardeau que d’autres semblent porter sans se poser de questions, comme des imbéciles crédules.
A présent, ajoutez à cet étrange délire une capacité à dissimuler sous un maquillage psychologique le fait que vous êtes radicalement différent des autres. Puisque tout le monde suppose que la conscience est universelle chez les êtres humains, vous n’aurez pratiquement aucun effort à faire pour cacher votre absence de conscience. Vous n’êtes pas limité par un sentiment de culpabilité ou de honte, et vous n’êtes jamais remis en question pour votre sang-froid. L’eau glacée qui coule dans vos veines est si bizarre, si étrangère à leur propre expérience qu’ils n’arrivent que rarement à deviner qui vous êtes.
En d’autres termes, vous n’êtes freiné par aucune contrainte morale, et votre liberté sans bornes de faire exactement ce qui vous avez envie de faire, sans crises de conscience, est invisible aux yeux du reste du monde. Une situation idéale.Vous pouvez faire tout et n’importe quoi mais cette étrange capacité qui vous donne un avantage sur la majorité des gens, limités qu’ils sont par leurs consciences, restera malgré tout votre petit secret.
Si personne n’est là pour vous arrêter, vous pouvez faire tout ce que vous voulez. Si vous êtes né au bon moment, et si vous avez hérité d’un petit pécule, et si vous avez un talent particulier pour attiser la haine et les sentiments de frustration chez les gens, vous pouvez vous arranger pour tuer un grand nombre de personnes sans méfiance. Avec suffisamment d’argent, vous pouvez accomplir la même chose à distance, et vous pouvez vous asseoir tranquillement à l’abri et observer de loin le bon déroulement des opérations, avec une certaine satisfaction….
Comment serait votre vie ? Comment profiteriez-vous de cet avantage, un avantage énorme et secret, sur tous ceux qui sont freinés par leur conscience ?
La réponse dépendra en grande partie de la nature de vos désirs, parce que les gens ne sont pas tous les mêmes. Même ceux qui sont profondément sans scrupules ne sont pas tous les mêmes. Certaines personnes – consciemment ou pas – préfèrent la facilité de l’inertie, tandis que d’autres sont remplis de rêves et d’ambitions sauvages. Certains êtres humains sont brillants et talentueux, certains sont obtus mais la plupart, consciemment ou non, sont quelque part entre les deux. Il y a des violents et des non violents, il y a ceux qui sont motivés par la soif de sang et ceux qui n’ont pas de tels appétits ….

DSK a encore oublié la clé de sa chambre…
Fou et effrayant – et réel, pour environ 4 pour cent de la population… Le taux de population atteinte d’anorexie est estimé à 3,43 %, chiffre réputé proche d’une épidémie. Et pourtant ce chiffre n’est que très légèrement inférieur à celui de la population dotée d’une personnalité antisociale. Les troubles importants classés dans la catégorie schizophrénie se produisent chez seulement 1 pour cent de [la population] environ – à peine le quart du taux de personnalités antisociales – et les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies disent que le taux de cancer du côlon aux Etats-Unis, considéré comme « alarmant », est d’environ 40 pour 100.000 – cent fois moins que les antisociaux.
La taux élevé de psychopathes dans la société humaine a un effet profond sur le reste de la société qui, elle aussi, est condamnée à vivre sur cette planète, y compris ceux d’entre nous qui n’ont jamais été cliniquement traumatisés. Les individus qui composent ces 4% nuisent à nos relations, nos comptes en banque, nos oeuvres, notre fierté, et à tout notre bien-être sur cette terre.
Pourtant, étonnamment, beaucoup de gens ne connaissent rien de ce trouble, ou bien pensent uniquement à la forme violente de psychopathie – les assassins, les tueurs en série, les meurtriers en masse – des gens qui ont manifestement commis de multiples crimes et qui pourraient finir en prison ou même condamnés à mort.
Nous sommes rarement conscients et n’avons généralement pas l’habitude d’identifier le grand nombre de psychopathes non-violents présents parmi nous, des gens qui sont rarement ouvertement des délinquants et contre lesquels notre système juridique offre peu de protections.
La plupart des gens sont incapables d’imaginer le lien entre la conception d’un génocide ethnique et, par exemple, le fait de mentir sans vergogne à son patron au sujet d’un collègue de travail. Mais non seulement ce lien psychologique existe, il est même effrayant. Simple et profond, ce lien est l’absence d’un mécanisme interne qui nous freine, sur le plan émotionnel, lorsque nous faisons un choix que nous considérons comme immoral, contraire à l’éthique, négligent, ou égoïste.
La plupart des gens se sentent légèrement coupables s’ils mangent le dernier morceau de gâteau dans la cuisine, sans parler de ce qu’ils ressentiraient s’ils se mettaient en tête de blesser intentionnellement quelqu’un de sang froid. Ceux qui n’ont aucune conscience constituent un groupe à part entière, qu’ils soient tyrans, assassins ou simples snipers sociaux sans scrupules.
Cette présence ou absence de conscience constitue une division profonde entre êtres humains, sans doute plus importante que l’intelligence, la race, ou même le sexe.
Ce qui différencie un psychopathe qui vit du travail des autres de celui qui de temps en temps vole dans un magasin, ou d’un escroc de haut-vol contemporain – ce qui distingue en somme un voyou ordinaire d’un psychopathe meurtrier – n’est rien de plus que le statut social, l’énergie, l’intellect, la soif de sang, ou simplement les possibilités offertes. Ce qui distingue ces gens-là de tous les autres est un trou béant dans leur psychisme, là où il devrait y avoir toutes les fonctions d’humanisation les plus évoluées.
La psychopathie peut être caractérisée comme une tendance à la fois à la domination et à la froideur… Les psychopathes sont enclins à la colère et à l’irritation et sont prêts à exploiter les autres. Ils sont arrogants, manipulateurs, cyniques, exhibitionnistes, à la recherche de sensations, machiavéliques, vindicatifs et intéressés uniquement par leurs propres gains … ils exigent de l’amour et la reconnaissance sociale et se considèrent comme très dignes et importants, mais n’offrent ni amour ni reconnaissance en retour, car ils considèrent les autres comme indignes et insignifiants. Ce comportement est clairement conforme à l’essence de la psychopathie telle qu’elle est communément décrite.
Les psychopathes, comme tout le monde, naissent avec des goûts, des répulsions et des désirs différents, ce qui explique pourquoi certains d’entre eux sont des médecins ou des présidents et d’autres des voleurs ou des violeurs.
Martha Stout, The Sociopath Next Door (« Le psychopathe près de chez vous » ou « votre voisin le psychopathe » – NdT)
Il n’y a pas si longtemps, au Japon, la parole d’un homme dans le monde des affaires ou de gouvernement avait valeur d’engagement envers la société. S’il était pris en flagrant délit de mensonge, ou s’il « perdait la face », il pouvait perdre la vie, et souvent de sa propre main (hara-kiri). Même dans ce pays-ci (Etats-Unis – NdT), il n’y a pas si longtemps, la parole d’un homme ou une poignée de mains virile signifiait quelque chose. Certes, il y a toujours eu des voyous et des escrocs, mais avant on était plus attentif à se débarrasser des incompétents que des psychopathes. Comme l’a dit Owen Young, « Ce n’est pas l’escroc moderne du monde des affaires que nous craignons, mais l’honnête homme qui ne sait pas ce qu’il fait. » (1980, p.38)
Malheureusement, tout a changé. Nous devons désormais craindre l’escroc moderne super-sophistiqué qui sait ce qu’il fait… et le fait si bien que personne ne s’en aperçoit. Oui, les psychopathes adorent le monde des affaires.
« Indifférent aux autres, il voyait d’un regard froid leurs frayeurs et leurs désirs, et les manipulait comme bon lui semblait. Un tel homme ne serait pas forcément condamné à passer sa vie derrière les barreaux ou à fuir la Justice. Au lieu de liquider des individus, il liquidera des entreprises. Il licenciera à tour de bras au lieu de tuer en série, il restructurera et délocalisera au lieu de découper sa victime en morceaux.. » (Harrington, 1972, p.18)
Avant les affaires de délits d’initiés qui ont frappé Wall Street en 1987, la criminalité en col blanc ne semblait pas mériter une attention particulière. Certes, les « peines » infligées pour les crimes en col blanc sont nettement moins sévères que pour les crimes en « col bleu ». Comme l’a indiqué le Chef de la Police de Houston dans le livre CrimeWarps, « la police ne consacre pas ses efforts à pourchasser la criminalité en col blanc. La criminalité que nous pourchassons est celle qui intéresse le public, celle des rues. Je ne pense pas que les choses changeront. » (1987, p.105
Bien entendu, les conséquences de cette criminalité en col blanc pour le citoyen ordinaire sont stupéfiantes.
Selon le criminologue Georgette Bennett, les délits économiques représentent près de 30% des affaires présentées devant les tribunaux américains – plus que toute autre catégorie de délit ou crime. Le total des préjudices occasionnées par les cambriolages, les agressions et autres activités des voyous dans les rues du pays s’élève à environ 4 milliards de dollars par an. Cependant, les citoyens apparemment modèles qui fréquentent les conseils d’administration et les escrocs en col blanc nous extorquent entre 40 et 200 milliards de dollars par an.
Notre société devient de plus en plus matérialiste, et le succès à tout prix est devenu le credo de nombreux hommes d’affaires. Le psychopathe type se complaît dans un tel environnement où il est considéré comme un « héros ».
Le psychopathe est un prédateur. Si on réfléchit aux interactions entre les prédateurs et leurs proies dans la nature, on peut avoir une certaine idée de ce qui se cache derrière le « masque de santé mentale » du psychopathe. Tout comme le prédateur qui recourt à des stratagèmes pour s’approcher furtivement de sa proie, pour l’isoler du troupeau, s’en approcher et l’épuiser, le psychopathe se construit toute un panoplie de camouflages sophistiqués, composée de paroles, d’apparence, de mensonges et de manipulations – afin de « tromper » sa proie.
Contrairement aux gens normaux qui aiment voir d’autres gens heureux, ou faire plaisir, le psychopathe aime faire souffrir.
La Ponérologie est devenue une nouvelle branche de la science née d’une nécessité historique et des avancées les plus récentes de la médecine et de la psychologie … Elle étudie les composants et la causalité du Mal, indépendamment de son impact social.
Pendant les périodes « fastes », les gens perdent progressivement de vue la nécessité d’une réflexion profonde, d’introspection, de la connaissance des autres et d’une compréhension des lois complexes de la vie. Au cours de ces périodes « fastes », la recherche de la vérité dérange parce qu’elle révèle des faits gênants. Il vaut donc mieux penser à des choses plus simples et plus agréables … Dans ces moments-là, les possibilités d’avoir une pensée logique et rigoureuse, née par nécessité dans les moments difficiles, commence à s’estomper. Lorsque les communautés perdent la capacité de raisonnement et de critique morale, les processus de génération du mal s’amplifient à tous les échelons sociaux, qu’ils soient individuels ou macro-sociaux, jusqu’au retour à une période « sombre ».
La souffrance, l’effort et l’activité mentale éprouvés pendant les périodes sombres conduisent à une régénération progressive, et généralement accentuée, des valeurs perdues, ce qui entraîne un progrès humain. Lorsque les périodes sombres surviennent et que les gens se retrouvent submergés par le mal, ils doivent rassembler toutes leurs forces physiques et mentales pour se battre pour leur survie et celle de la raison.
Dès leur plus jeune age, les psychopathes apprennent à se reconnaître entre eux et prennent conscience de l’existence d’autres individus semblables à eux. Ils prennent aussi conscience d’être différents des gens qui les entourent. Ils nous considèrent avec une certaine distance, comme une espèce à part… Ils deviennent des experts pour détecter nos faiblesses et se livrent parfois à des expériences cruelles. La souffrance et l’injustice qu’ils provoquent ne leur inspirent aucun remords car de telles réactions chez les autres sont considérées comme le résultat d’une différence, et n’appartiennent donc qu’à « ces gens-là ».
Quand un processus ponérogénique englobe toute la classe dirigeante d’une société, ou d’une nation, ou lorsque l’opposition des gens normaux se voit étouffée – en raison du caractère généralisé du phénomène, ou par des moyens envoûtants et la contrainte physique, y compris la censure – nous avons affaire à un phénomène dit macro-ponerologique.
Au « temps heureux » de paix, lorsque celle-ci est bâtie sur l’injustice sociale, les enfants des classes privilégiées apprennent à réprimer de leur esprit les idées désagréables qui pourraient laisser entendre qu’ils et leurs parents profiteraient de cette situation d’injustice au détriment des autres. Ces jeunes apprennent à rejeter et dénigrer les valeurs morales et mentales de toute personne dont ils exploitent le travail… Ils grandiront pour devenir des adultes hystériques qui transmettront leur hystérie à la génération suivante, qui à son tour développera ces caractéristiques à un niveau supérieur.
Il est désormais bien connu que le document « Les Protocoles des Sages de Sion » est un hoax faussement attribué aux Juifs. Toutefois, le contenu même de ce document n’est manifestement pas un faux puisqu’une étude attentive des événements survenus aux États-Unis au cours des 50 dernières années environ fournit de nombreuses indications de sa mise en application en vue d’amener au pouvoir l’actuelle administration néoconservatrice [Bush / Cheney]. Celui qui veut comprendre ce qui s’est passé aux Etats-Unis doit lire les Protocoles pour comprendre comment un certain groupe de dérangés a pris ce texte au pied de la lettre. Le document « Projet pour un Nouveau Siècle Américain », rédigé par les néoconservateurs, est inspiré par la même vision schizoïde du monde.

– « Si la photo est bonne, tu pourras quitter Guantanamo et rentrer chez toi. »
– « Arrête, t’es méchant…Ne l’écoutez pas, il plaisante »
– « Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! »
La Pathocratie est un système de gouvernement dans lequel une petite minorité pathologique prend le contrôle d’une société. Dans une pathocratie, tous les postes de direction (…) doivent être occupés par des personnes atteintes des mêmes déviations psychologiques (…). Mais de telles personnes ne représentent qu’un très faible pourcentage de la population, ce qui les rend donc encore plus précieux aux yeux des pathocrates. Les pathocrates ne seront donc pas très regardants sur le niveau intellectuel ou les compétences professionnelles, qui seront encore plus rares.
Au bout de quelques années de fonctionnement d’un tel système, pratiquement tous les gens souffrant de psychopathie auront été intégrés dans l’activité pathocratique, et ils sont considérés comme les éléments les plus fidèles, même si certains d’entre eux sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans le camp adverse.
Dans de telles conditions, aucun domaine de la vie sociale ne peut se développer normalement, que ce soit l’économie, la culture, la science, la technologie, l’administration, etc. La pathocratie paralyse progressivement tout.
Les gens normaux doivent alors développer une capacité surhumaine de garder le calme pour réussir à simplement expliquer ce qu’il faut faire et comment le faire à un quelconque déviant pathologique, médiocre et obtus, nommé à la tête d’un projet qu’il est incapable de comprendre et encore moins de gérer. Cette pédagogie particulière – qui consiste à instruire les déviants, tout en évitant leurs foudres – demande beaucoup de temps et d’énergie. Mais il serait autrement impossible de maintenir des conditions de vie acceptables et les réalisations nécessaires pour l’économie ou la vie intellectuelle d’une société. Mais malgré tous ces efforts, la pathocratie s’immisce progressivement dans tout et engourdit tout.
Tous ceux qui ont été attirés initialement par l’idéologie originale prennent conscience qu’ils ont désormais affaire à quelque chose d’autre, quelque chose qui a pris la place de l’idéologie originale et qui se présente sous le même nom. La désillusion vécue par ces anciens partisans idéologiques est extrêmement amère.
La détermination de la minorité pathologique à garder le pouvoir sera menacée par la société des gens normaux, dont les critiques ne cessent d’enfler.
Pendant ce temps, le phénomène de pathocratie mûrit : un système d’endoctrinement vaste et actif est bâti, avec une idéologie convenablement rénovée qui en sera le véhicule ou le cheval de Troie dans le but de pathologiser les processus de pensée des individus et de la société. L’objectif est de forcer les esprits humains à intégrer les méthodes pathologiques et les formes prédéterminées de pensée, et par conséquent d’accepter la règle – ce qui n’est jamais admise ouvertement. C’est l’égoïsme de la pathocratie qui est à l’origine de cet objectif et les pathocrates considèrent sa réalisation comme non seulement indispensable mais faisable. Des milliers de militants doivent donc participer à objectif. Cependant, le temps et l’expérience confirment ce que le psychologue aurait pu annoncer longtemps à l’avance : tous les efforts déployés produisent si peu de résultats qu’ils ne sont pas sans rappeler les travaux de Sisyphe. Il en résulte un étouffement généralisé du développement intellectuel et une multiplication de grandes protestations contre une « hypocrisie » éhontée et méprisante. La pathocratie et ses exécutants sont incapables de comprendre que l’élément décisif qui complique tant la réalisation de leur objectif se trouve dans une des caractéristiques fondamentales du genre humain : les êtres humains normaux sont majoritaires.
L’ensemble du système de coercition, de terreur et d’endoctrinement forcé, ou plutôt, de pathologisation, s’avère donc effectivement irréalisable, ce qui provoque chez les pathocrates une grosse déception. Les pathocrates sont convaincus que leurs méthodes peuvent changer les gens en profondeur au point où ces derniers finiront par reconnaître que cette forme pathocratique de gouvernement est « la normalité », mais leurs convictions se heurtent à la réalité.
Pendant le choc initial, les liens sociaux entre les gens normaux s’étiolent. Mais après avoir survécu au phénomène, l’écrasante majorité commence à développer une immunisation psychologique. La société se lance alors dans la collecte à la fois des connaissances pratiques sur cette nouvelle réalité et de ses propriétés psychologiques.
Les gens normaux apprennent lentement à trouver les points faibles d’un tel système et à procéder à des aménagements pour se faciliter la vie. Ils commencent à échanger des conseils, rétablissant ainsi progressivement les liens sociaux et la confiance réciproque. Un nouveau phénomène se produit : une division entre les pathocrates et la société des gens normaux. Ces derniers ont l’avantage du savoir-faire, des compétences professionnelles et leur bon sens est encore intact. Ils ont donc en main certaines cartes très avantageuses. La pathocratie finit par réaliser qu’elle doit soit trouver un modus vivendi, soit établir des relations avec la majorité de la société, car « après tout, il faut bien que quelqu’un fasse le travail pour nous ».
Tout cela fait que les pathocrates ont tendance à limiter le niveau de terreur, à appliquer un peu de cosmétique à leur propagande et méthodes d’endoctrinement, et à accorder à la société qu’ils contrôlent une certaine autonomie marginale, en particulier en ce qui concerne la vie culturelle. Les pathocrates les plus libéraux ne seront pas opposés à accorder à une telle société un minimum de prospérité économique afin de réduire le niveau d’insatisfaction, mais leur propre corruption et incapacité à gérer l’économie les empêche de le faire.
Les psychopathes sont conscients d’être différents des gens normaux. C’est pourquoi leur « système politique » est capable lui-aussi de camoufler cette différence. Ils portent un masque personnel de santé mentale et savent comment créer un masque macrosocial de même nature… Les pathocrates savent que leur véritable idéologie est dérivée de leur nature déviante, et traitent « l’autre » – l’idéologie de façade – avec un mépris à peine dissimulé. Les gens ordinaires finissent un jour par s’en rendre compte.
La structure sociale pathologique couvre progressivement l’ensemble du pays en créant une « nouvelle classe » au sein de la nation. Cette classe privilégiée des déviants se sent menacée en permanence par les « autres », c’est à dire par la majorité des gens normaux. Les pathocrates ne se font aucune illusion sur leur destin en cas de retour à un système de gens normaux. Une personne normale privée de tout privilège ou rang cherchera du travail pour gagner sa vie, mais les pathocrates n’ont jamais eu un talent concret, et leur temps passé au pouvoir élimine toute possibilité d’adaptation aux exigences d’un travail normal. Si les lois de l’homme normal devaient être rétablies, eux et leurs partisans pourraient se retrouver jugés, y compris jugés sur leurs déviations pathologiques. Ils ne risqueraient pas de perdre uniquement leurs rangs et leurs privilèges, mais aussi leurs libertés et leurs vies. Comme ils sont incapables de faire ce genre de sacrifice, la survie d’un système où ils peuvent s’épanouir devient pour eux un impératif.
Pour les pathocrates, la destruction physique, psychologique, morale et économique de la majorité des gens normaux devient une nécessité « biologique ». De nombreux moyens sont à leur disposition, en commençant par les camps de concentration et la guerre contre un ennemi bien armé et obstiné qui dévastera et affaiblira le potentiel humain lancé à son assaut, à savoir le potentiel humain qui représente un danger pour le règne des pathocrates : les enfants des gens normaux, envoyés à la guerre pour une « noble cause » illusoire. Une fois morts et inoffensifs, les soldats seront ensuite décrétés des héros et seront vénérés avec des hymnes, toujours utiles pour élever une nouvelle génération fidèle à la pathocratie et toujours prête à mourir en son nom.
Ken Magid, Carole A. McKelvey
The Psychopaths Favorite Playground : Business Relationships (Le terrain de jeu préféré des psychopathes : les relations de travail)
Traduction « c’était le mot qui me manquait pour désigner toute cette bande de cinglés » par VD pour le Grand Soir avec probablement un peu plus de fautes et de coquilles que d’habitude.

Bonjour à tous we are one
Je me rend compte que sous le couvert de guerre fantoche, dont ils vont certainement en tirer un film, puisqu’ils ont eut la visite d’un réalisateur, dont il paraitrait même qu’il serai décédé, cela dit ,j’en doute si ils ne voit que par l’audimat et sous le couvert d’enlèvement massif les 200 filles de BOKO HARAM, pour cacher ,je ne sais ,quelles prospections d’une entreprise israélo américaine s’appelle AFRICOM, Commandement militaire US, qui se déploie que lorsque le sol est intéressant et qui a fondé IASPS Institute for Advanced Strategic and Political Studie(Sur la base de constat, un think tank israélo-américain, l’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS), a préconisé la création de ce commandement unifié. Annoncé par l’administration Bush le 6 février 2007, il a commencé à fonctionner le 1er octobre 2008 et fut placé sous le commandement du général afro-américain William E. Ward, ancien coordinateur de la sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne.AFRICOM: Commandement des États-Unis pour l’Afrique ,donc sous le couvert de lutter contre une guerre fantoche,qu’ils entretiennent(ils ,ce ceux sont,lesU SA,LE CONGRES(républcains et démocrates),BIEN SUR et leur MILLIARDAIRES ,et je suis sûr qu’ils écoutent un esprit déficient, et, Le GOUVERNEMENT israéliens ,je dis bien le gouvernement, car bien évidemment le peuple ayant déjà souffert, en se faisant brimbaler ,de gauche à droite ,par les leur (leurs soi disantes élites) (Disons que ,je trouve ,drôle, ce n’est pas le mot ,assez étranges ,qu’à chaque fois, qu’il se passe quel que chose, c’est systématique le juif, pausez vous la question ,même, si vous la trouvez stupide, pourquoi est ce c’est toujours sur le juif ,qu’on tape, ou qu’on se moque, bref(ce n’est certainement que de la faute de l’autre ?)
J’ai remarqué ,aussi ,que LA GAUCHE et LA DROITE,ont toujours fait un UMPS,ne serait ce que pour les initiées, les fancs macons,car ,on le voit bien ,que c’est un passage plutôt obligés ,pour étre au gouvernement,ne serait que sur la vidéo ,de l’holland,quant ,on l’entent dire ,’’SI Y FAUT PASSER PAR LA’’,on sent que la réponse qui est plus qu’obligé, genre ,si, j’ai pas le choix, cela sous entend bien(genre;le chien des toons DROOPY),pourquoi, on a obligés certains députés, aller ,plus ou moins ,à être franc maçon, bien sur, on ne leur m’étaient pas le couteau sous la gorge ,mais ,quelque part.C’était pire, car ,on leur demandés de faire carrière dans le gouvernement,mais aussi dans la franc maçonnerie, alors ,bien sur, on va me dire ,que vous n’étiez pas obliger d’être franc maçons,c’est vrai!,mais ,vous aviez beau ,sortir de l’ENA,ou,de science po,,d’HESSEC,si ,vous n’étiez pas franc maçon,vous l’aviez dans l’os ;exemple,si vous étiez médecin,et que vous étiez gradé,ou,pas au grand orient ,vous pouviez être ministre de la santé,mais si vous étiez médecin,en ne faisant pas partie ,de la grande loge, ou,que vous n’étiez pas franc maçons ,vous pouviez espérez etre méedecn conseil à la sécu,ceci,est un exemple Pour un avocats ,c’est ,pareil,vous n’allez pas me dire que rachida dati,est devenu ,ministre ,en claquant,quoique avec sarko,ça ne m’étonne plus.

*VOICI DES LIENS,QUI POURRONT,ATTESTER QUE C’EST BIEN POROCHENKO,(ET SON GOUVERNEMENT FASCISTE),QUI FOUT LA MERDE
i http://www.autistici.org/tridnivalka/preparatifs-guerriers-entre-lukraine-et-la-russie-show-ou-realite/
iihttp://www.thedailybeast.com/articles/2014/04/17/the-ukrainian-army-is-crumbling-before-putin.html
iiihttp://ndilo.com.ua/news/u-viyisku-rozpochavsja-bunt.html via http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/05/30/beginning-of-rebellion-in-the-ukrainian-army/
iv Idem.
v Idem.
vihttp://www.volynpost.com/news/33715-vijskovi-z-51-oi-brygady-vlashtuvaly-na-mykolaivschyni-bunt via http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/05/29/volhynia-soldiers-mutiny-and-refuse-to-go-to-the-donbas/
viihttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/02/soldiers-relatives-protests-spreading-in-ukraine/
viiihttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/04/soldiers-relatives-block-military-recruitment-office-in-lviv/
ix Idem.
x Idem.
xihttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/11/kherson-soldiers-relatives-picket-military-enlistment-office/
xii http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/19/chernivtsi-soldiers-relatives-block-highway-demand-soldiers-brought-back-from-the-east/
xiiihttp://112.ua/obshchestvo/pod-zhitomirom-semi-voennosluzhaschih-perekryli-dorogu-kyjev-chop-79161.html
xivhttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/10/soldiers-relatives-block-troops-in-melitopol-from-being-sent-to-the-front/
xvhttp://www.youtube.com/embed/hyLIUk6U9yA
xvihttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/04/soldiers-relatives-block-military-recruitment-office-in-lviv/
xvii http://www.aitrus.info/node/3875/ via http://libcom.org/forums/news/protests-ukraine-02122013?page=11#comment-541714
xviii Idem.
xixhttp://www.youtube.com/embed/0WbCvUoZEQ
xxhttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/07/25/riot-in-western-ukraine-against-army-mobilization/
xxiIdem.
xxii http://www.aitrus.info/node/3875/ via http://libcom.org/forums/news/protests-ukraine-02122013?page=11#comment-541714
xxiiihttp://www.youtube.com/embed/G2qm3_c2O-8 et http://www.youtube.com/embed/fiRqdLi6fk0 via http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/08/06/protests-against-the-war-in-zaporizhia-and-kyiv/
xxivhttp://www.rferl.org/media/video/ukraine-national-guard-cannon-fodder/25426820.html
xxvhttp://observerukraine.net/2014/05/08/for-an-independent-social-movement-for-a-free-ukraine/
xxvihttp://en.itar-tass.com/world/733524/
xxviihttp://liva.com.ua/miners-war.html via http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/05/30/donetsk-miners-strike-against-war-eyewitness-account/
xxviiihttp://www.marxist.com/donetsk-miners-strike.htm
xxixhttp://observerukraine.net/2014/05/27/petro-poroshenko-the-chocalate-king-walks-onto-a-sticky-wicket/
xxxhttp://kroha.dn.ua
xxxihttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/13/mothers-and-parents-organisations-appeal-stop-the-war-save-the-people-of-donbass/
xxxiihttp://brend-archer.livejournal.com/324036.html via http://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/13/mothers-and-parents-organisations-appeal-stop-the-war-save-the-people-of-donbass/
xxxiiihttp://www.youtube.com/embed/xUFxhbGE-8I
xxxivhttp://ukraineantifascistsolidarity.wordpress.com/2014/06/20/kharkov-tank-factory-rally-against-the-anti-terrorist-operation/
xxxvhttp://observerukraine.net/2014/05/12/appeal-of-the-kryviy-rih-basin-miners-to-the-workers-of-europe/
xxxvi http://www.aitrus.info/node/3870/ via http://libcom.org/forums/news/protests-ukraine-02122013?page=11#comment-541385

Bonjour à tous, we are one
Cartels de la drogue, terroristes de financement à risque et sanctionnée par des régimes aussi sur les livres de HSBC au titre de Lord Green
11 février 2015
Une panne de système pour empêcher le blanchiment d’argent ou de se conformer à la U.S. lois spectacles nécessité de sanctions pour les cadres supérieurs de grandes banques
Cliquez ici pour lire l’information complète
Le scandale d’impôt HSBC montre que loi britannique doit être modifié pour que les grands banquiers sont tenus pénalement responsables lorsqu’ils surveillent leurs institutions à plusieurs reprises d’enfreindre la Loi, a déclaré aujourd’hui Global Witness.
En plus récemment divulgué des documents censés révéler comment les clients de la HSBC Suisse bras a contribué aidé masquer les comptes et échapper aux impôts entre 2005 et 2007, la plus grande banque du Royaume-Uni a été condamné à un record £ 1,2 milliards par les autorités américaines en 2012 après admission permettant aux blanchiment d’argent par les cartels de la drogue et traitant les États paria, en violation de la législation américaine. Il était également accusé par un sous-comité du Sénat américain d’ignorer les préoccupations de financement terroristes. Les deux cas ont été présidées par Lord Stephen Green, qui a servi comme le PDG de HSBC de 2003 à 2006 et puis Président jusqu’en décembre 2010, lorsqu’il a quitté pour devenir ministre d’État du Royaume-Uni pour le commerce et l’investissement.
« Efforts de HSBC Suisse pour aider les clients à se cacher de l’argent et esquiver les taxes ont choqué nous tous – mais ils seulement de rayer la surface de la faute à la Banque de quart de Lord Green. Parmi les autres manquements, HSBC a permis un des plus grands cartels de la drogue du Mexique pour blanchir de l’argent à un moment où 35 000 personnes ont été tuées dans des guerres de la drogue du Mexique. Lord Green était ultimement responsable de la conformité de la Banque, mais réalise 20 millions £ en prime de rendement pendant ce temps, avec tout être payé de retour, aucun document public », a déclaré Stuart McWilliam de Global Witness.
« Malheureusement Seigneur vert n’est pas juste une « pomme pourrie » – il est le symptôme le plus visible d’un malaise beaucoup plus large, qui est né de la réglementation uniformément faible et manque de responsabilisation des cadres supérieurs. Cela a des conséquences désastreuses pour la société dans son ensemble – crimes comme le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et la corruption ne sont pas possibles sans un compte bancaire censément honorable pour cacher l’argent dans et de fournir un écran de fumée des part des autorités. Si nous voulons nettoyer le système, que nous avons besoin des peines beaucoup plus sévères pour ceux des décisions aux grandes banques quand les choses tournent ce mal mal-c’est comment obtenir des leçons, »a-t-il ajouté.
Lord Green spécifiquement modifié son mandat de président pour inclure la responsabilité de la conformité et de vérification pendant ce temps, veiller à ce que le mâle s’est arrêté avec lui. En plus de l’allégation de l’impôt, autres secteurs préoccupants comprennent :
• Cartels de la drogue : En décembre 2012, HSBC a été condamné à une amende un record £ 1,2 milliards par les autorités américaines après un accord de poursuites différées dans laquelle elle admet permettant le blanchiment d’argent par les cartels de la drogue et paria déclare, en violation de la législation américaine. (1) en 2012 une enquête du Comité de Sénat américain, a déclaré la Banque coupable des lacunes « graves, généralisées et depuis longtemps » dans sa lutte contre le blanchiment des systèmes (2) et qui décrit la culture comme « profondément pollués » de la Banque.(3), dès 2005, Green a été copié dans les courriels d’avertissement sur les problèmes avec les contrôles de conformité à la branche mexicaine de HSBC, y compris la falsification de documents clés.
• Sanctions busting : Selon son accusation différée accord avec le Ministère nous de la HSBC Justice a brisé la loi américaine afin de permettre à $ 660 millions de pays sanctionnés (tels que l’Iran, la Libye, la Birmanie et le Soudan) pour être déplacé par le système financier américain, en violation des sanctions économiques.(4)
• Financement des risques de la terreur : Le Sénat américain sous-comité, faite état de rapports suggérant qu’une banque saoudienne, peuvent avoir des liens avec des organisations financières associées aux groupes terroristes, dont Al Qaeda. La Banque a nié plus tard catégoriquement toute ces liens. HSBC a renversé une politique interne de 2005 de cesser de faire des affaires avec la Banque, en laissant la HSBC Middle East et autres pour continuer à le faire, avec HSBC U.S. fourniture physique de dollars pour un total de plus de 1 milliard $ entre 2008 et 2010. (5)
Tous les détails des allégations sont disponibles dans un nouveau briefing de Global Witness,  »  » Ce n’est pas seulement taxe  » « .
/ EXTRÉMITÉS
Contact : Oliver Courtney + 44 (0) 7912 5171147 ocourtney@globalwitness.org ; Stuart McWilliam + 44 (0) 7711007199 smcwilliam@globalwitness.org
Notes :
1) Voir le communiqué de presse U.S. Department of Justice, 11 décembre 2012
2) Voir United States Permanent sous-comité sénatorial sur les enquêtes juillet 2011 rapport : US vulnérabilités pour blanchiment d’argent, médicaments et le financement du terrorisme: histoire de cas HSBC, p3
3) Voir nous Senate Permanent Subcommittee on communiqué de presse enquête « HSBC système financier pour le blanchiment d’argent, drogue, des risques de financement terroriste américain exposés« 16 juillet 2012
4) Voir le aux États-Unis Département de Justice différée poursuites accord document indique 63 à 67
5) US permanente sous-comité sénatorial sur les enquêtes rapport pp6 et 221
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• Lois et cadres
• Corruption
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