le 13022015C

Bonjour à tous,

Grève dans les transports aériens : des perturbations sont à prévoir

Plusieurs syndicats du transport aérien ont lancé un appel à la grève du 6 au 9 février pour protester contre la loi Diard adoptée le mois dernier à l’Assemblée et soumise le 16 février au vote des sénateurs. S’il est difficile de prévoir l’ampleur des perturbations, l’ambiance était calme ce matin à Roissy.

Des perturbations sont attendues dans les aéroports français du lundi 6 au jeudi 9 février, en raison d’un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats du transport aérien qui refusent, pilotes en tête, la loi Diard d’encadrement de la grève dans ce secteur. L’ambiance était néanmoins calme ce matin à Roissy lors de l’enregistrement des premiers vols des terminaux 2E et 2F. La compagnie Air France, dont l’activité concentre 50% du trafic de Roissy et d’Orly, a déclaré dès vendredi soir qu’elle assurerait 80% de ses vols courts et moyen-courriers, et 85% de ses vols long-courriers.

Prévision très optimiste, a-t-on rétorqué du côté des syndicats. « Le mouvement sera très suivi, dire combien c’est toujours très compliqué mais il y aura du monde qui fera grève », a affirmé dimanche Yves Deshayes, le président du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). Il est difficile de prévoir l’ampleur des perturbations, même si la conjonction des revendications de tant de catégories du personnel aérien (pilotes, hôtesses et stewards, agents en escale, ravitailleurs, bagagistes, etc.) est plutôt inédite. Pour éviter de faire le pied de grue dans les halls d’aéroport, mieux vaut suivre les recommandations d’Aéroport des Paris (ADP), et s’enquérir du maintien de son vol auprès de sa compagnie aérienne avant de se rendre à l’aéroport.

Les syndicats s’opposent à la loi du député UMP des Bouches-du-Rhône, Éric Diard, dans laquelle ils voient une tentative du gouvernement de « restreindre leur droit de grève ». Adopté le mois dernier à l’Assemblée, le texte transpose au secteur aérien ce qui avait été appliqué en 2007 aux transports terrestres (la SNCF et la RATP notamment), en imposant de la part des grévistes une déclaration individuelle 48h à l’avance, et de la part des compagnies un devoir d’information avec prévisions de trafic 24h au moins à l’avance. En dépit de la garantie de la confidentialité entourant ces déclarations individuelles, les organisations syndicales redoutent un fichage des salariés grévistes. La proposition de loi Diard doit être examinée le 15 février par le Sénat, majoritairement à gauche, puis revenir en commission mixte paritaire avant une dernière lecture à l’Assemblée.

Député UMP dalloux, et barlier, ou darlier ,je ne m’en rappel plus ,mais CHAPEAUX à ces mecs , ils ont franchement, bien parler, c’était sur un amendement ,qui, apparemment ,ne leur plaisaient pas du tout, et c’était sur le fait que certains amendements promettaient des emplois ,pas avant 2030 ,et DALLOUX ou (BARLIER ou DARLIER)bref 1 des 2, et aussi les 2,j’en suis sûr,n’étaient absolument pas d’accord sur le fait de promettre et de ne pas assumer derrière ,donc ils ne l’ont ,je pense ,pas voter Cela prouve bien qu’à DROITE ,comme à GAUCHE D’ailleurs, on le savait ,mais là, on a la tête dedans ,il existe des gens bien et par conséquent, qu’il existe aussi des cons .Bref ,ceci mis à part j’étais entrain de penser aux milliardaires Américains influents aux états unis ,Pourquoi, vous allez me dire, parce que ,ceux sont les premiers qui peuvent intervenir ,lorsqu’il y a une crise ,ou un fléchissement de leur économie ,pouvoir d’achats ou de croissance, car ,franchement ,on le voit de plus en plus de gens pauvres, cela a commencé bien avant ,je me doute mais en 2005, dans cette année là,la louisiane ,les bahamas ,la floride ,et d’autre états…!,s’en rappelle avec KATRINA ,après ça a été le krach des prêts immobiliers (hypothécaires)2006 , les adjudications périodiques 2007 ,et pour couronner le tout ,le fils d’un plombier du Queens(quartier juif de NEW YORK ) qui a trouvé le moyen d’arnaquer des petits, des moyens ,des gros porteurs avec la pyramide de PONZY ,MADOFF ,il a été arrêté et inculpé par le FBI Le 12 décembre 2008, après ,on se demande ,pourquoi ,il y a un accroissement de la population devenant de plus en plus pauvres,. Dans ces milliardaire ,il y a une sacrée différence de gens faisant la juste part des choses qui revient à chacun et dont certaines choses m’ont amenées à penser ceci , donc, certains ne sont pas nés avec une cuillère en argent dans la bouche et ceux là qui ont bâtis leur fortune sur la connaissance de tous, et surtout celle qu’ils ont acquises avec leur études, ces gens là ,ont spéculé sur leur propre savoir ,et je dis ,CHAPEAUX BAS, ils sont souvent dans l’environnementaliste ou des bâtisseurs ,comme(TRUMP,BUFFETT,GATES,MURDOCH, OMIDYAR et d’autre…….!),d’ autres aussi, sont milliardaires, parce que dans la famille ,on est ou ,on a été , ROCKEFFELLER,KOCH et bien d’autres ,)il y a une loi mathématiques de Probabilité, dont on se sert très souvent en QUALITE ,mais dans d’autres services aussi, qui se vérifie ,tous le temps ,c’est la fameuse loi des 80.20 qui dit en autre; que 80% de vos emmerdes ,viennent de 20% de vos fréquentations, et si ,on va par la 20% de la politique américaines et des milliardaires individualistes ,sont 80% des emmerdes politiques, crise, fléchissement de l’économie des USA, pauvreté, endettement maison ,chômage ,délinquances ,criminalités. Quoiqu’ils en ,soit ils se disent tous philanthropes ,mais pour ,moi , un philanthrope ,c’est celui qui cherche à améliorer le sort de ses semblables ,et quelque fois,je me pose la question ,mais pour GATES ,je ne me pose pas trop de question
Pour infos :
Zuckenberg est le petit fils de David Rockefellerhttp://philosophers-stone.co.uk/wordpress/2012/05/mark-zuckerberg-is-grandson-of-david-rockefeller-real-name-jacob-greenberg/
le site financier Zerohedge a fait la Une.les 25 plus grands milliardaires Amééricains.
À voir absolument sur cette fondation: Le monde selon Gates, et vous verrez que tout n’est pas rose de ce côté… La générosité cache parfois le plus grand des enfers… À voir absolument pour ceux qui l’auraient raté, le reportage sur la Fondation Gates.
Bill Gates est à l’origine du « grenier de l’apocalypse » avec la société psychopatico-génocidaire Monsanto, à proximité du pôle-nord. Ce bunker est censé réunir toutes les semences de la biodiversité de la planète, en cas de catastrophe majeure sur la planète. Il lui est également reproché les campagnes de vaccination en Afrique qui auraient pour but réel la dépopulation.
En 2000, il crée la Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation), qui a pour objectif d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances
La Fondation Gates a déjà dépensé 25,26 milliards de dollars, en particulier pour vacciner 55 millions d’enfants. Il a également annoncé vouloir léguer 95 % de sa fortune à sa fondation.
Pierre Omidyar et son épouse Pamela sont des philanthropes connus qui ont fondé Omidyar Network dans le but d’augmenter la portée des investissements de la fondation Omidyar en soutenant, non seulement des projets à but non lucratif, mais aussi des entreprises à but lucratif et des actions publiques qu’ils considèrent comme favorisant l’auto-habilitation.
Greve AIR France ???,pour géle des salaires ,

J’ai entendu ,un abruti ,qui, apparemment est pour la paix des ménages ,dire que ,c’était une victoire pour la Russie,l’accord de MINSK,une victoire ,ou, on n’a pas honoré , nos ventes ,une victoire ,qui a un nom,qui s’appelle nt BLOCUS économique,WOAW,P-T—N de vitoire, des comme ça ,j’en veux pas,ils peuvent se les garder,mais,vous vous rendez compte de l’absurdité

La pauvreté aux Etats-Unis: une réalité de plus en plus inquiétante
Près de 43,6 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté aux Etats-Unis. Le point sur la situation.,soit 13.625% en 2011 ,en 2015 ?
C’est sur, quand, effectuant un nettoyage ethnique, comme à ferguson,ils peuvent y arriver ?(bad joke !)
Cet article a été initialement publié en août 2011.
Le Dr. Cornel West, professeur à l’université de Princeton, et Tavis Smiley, présentateur de radio et de télévision, notamment pour la chaine publique PBS, ont fait un tour très médiatisé de la pauvreté aux Etats-Unis. Le but de ce « Poverty Tour » était de mettre un coup de projecteur sur la pauvreté, grande oubliée selon eux du président Barack Obama, en rendant visite à 16 communautés pauvres du pays.
Or cette initiative a surtout alimenté des polémiques, certains y voyant le moyen de porter préjudice à Obama et au soutien que lui accorde la communauté afro-américaine. Toujours est-il que ce tour national (dont les images seront rendues publiques en novembre) vient à un moment opportun, alors que la course à l’élection présidentielle est lancée, pour révéler un réel problème qui commence enfin à faire débat.
L’état des lieux
Les chiffres sont saisissants. Selon l’OCDE, les Etats-Unis sont le quatrième pays le plus pauvre de la zone avant le Mexique, la Turquie et Israël, alors qu’ils sont le troisième plus riche en terme de PIB par tête (45.674 dollars).
Pourcentage de gens vivant sous le seuil de pauvreté en 2009, par Etat et à Puerto Rico.
En 2009, le U.S. Census Bureau a annoncé que 14,3% de la population américaine (qui est estimée à environ 300 millions de personnes) vivait en-dessous du seuil de pauvreté, soit une augmentation de plus de 1% depuis 2008. Les populations les plus touchées sont les Hispaniques et les Afro-Américains, avec des taux de près de 25%.
Or ce seuil de pauvreté garantit un niveau de vie extrêmement bas puisqu’il est par exemple de 21.954 dollars (15.119 euros) par an pour une famille de quatre personnes. Si l’on considère les personnes qui vivent avec deux fois le seuil de pauvreté (soit environ 44.000 dollars par an pour une famille de quatre) et qui encourent donc un risque important de basculer de l’autre côté, les chiffres montent à 60 millions de personnes .
Plus alarmantes encore sont les données révélées peu après la fin du « Poverty Tour » par la fondation Annie E. Casey, qui permettent de voir l’impact qu’a eue la récession sur la pauvreté juvénile, qui a augmenté de 18% depuis 2000 pour atteindre un taux de 20%, soit un enfant sur cinq. Quarante-deux pour cent des enfants américains vivent dans des familles qui gagnent moins de 43.512 dollars (29.969 euros) par an pour quatre personnes. Huit millions d’enfants avaient un parent au chômage en 2010 (sachant que le taux de chômage est de 9,1%, selon le Bureau of Labor Statistics), soit deux fois plus qu’en 2007.
Les défis de l’aide aux plus pauvres
L’aide aux plus démunis est en partie assurée par le gouvernement et ce, à la fois aux niveaux fédéral, étatique et local. Un des plus grands programmes fédéraux est celui des bons alimentaires qui permet aux plus pauvres d’avoir accès à de la nourriture. « C’est sans doute un des programmes les plus réactifs. Il a été incorporé dans le plan de relance économique de 2009 justement parce que c’est le prototype d’un programme contre-cyclique efficace qui permet non seulement d’aider les familles dans le besoin mais aussi leurs communautés », explique Jodie Levin-Epstein, sous-directrice du Center for Law and Public Policy. En effet, l’utilisation de ces bons dans des magasins locaux par exemple permet aux quartiers dans leur ensemble d’être stimulés.
Mais l’Etat est confronté à une demande de plus en plus croissante liée à une insécurité alimentaire en hausse puisqu’un Américain sur sept bénéficie de ces bons alimentaires, avec un record de plus de 45 millions de personnes atteint en mai 2011.
A New York, un programme de banque alimentaire a fermé ses portes à cause de coupes budgétaires. © Anita Kirpalani
Or outre les conséquences qu’elle a eu sur le taux de pauvreté, la crise économique a aussi eu une incidence forte sur les programmes gouvernementaux ainsi que sur les financements des ONG spécialisées dans l’indigence au niveau local, qui essaient de survivre en liant ensemble des sources de financement disparates qui s’amenuisent. Les déficits budgétaires ont en effet poussé le gouvernement fédéral et les Etats à couper leurs services, en particulier en ce qui concerne l’éducation et l’accès à la santé, qui sont pourtant des corrolaires directs de sortie de pauvreté. Les inquiétudes montent d’autant plus que le plan de relance – qui était déjà considéré comme trop faible – arrive à son terme.
« Ce que nous n’avons pas vu se réaliser est une réelle création d’emplois au bas de l’échelle. Il y a peu de reconnaissance du fait que le marché du travail a changé: les salaires ont stagné et deux parents se démènent maintenant pour gagner ce qu’un parent gagnait dans les années 50 et 60. Voilà le défi numéro un pour notre nation », commente Jodie Levin-Epstein, dont l’organisation participe aussi à Spotlight on Poverty and Opportunity, créé à l’origine par des fondations dans un but non partisan afin d’enjoindre les candidats à l’élection présidentielle de 2008 à prendre en compte la pauvreté – une initiative qui sera renouvelée en 2012.
Des causes plus profondes
L’idée principale qui ressort des débats actuels est que les pauvres sont des laissés-pour-compte qui ne sont pas entendus par le gouvernement.
Aniket Shah, membre du conseil d’administration d’Amnesty International et co-auteur de l’ouvrage « Re-Developing America: Global Perspectives on America’s 21st Century Challenges » (University of Pennsylvania Press, octobre 2012) met en avant un nombre de causes plus structurelles pour expliquer cela.
D’un point de vue économique, la pauvreté n’est pas juste une affaire de récession. « Les Etats-Unis ont un des pourcentages les plus bas en termes de dépenses sociales comparé aux autres pays de l’OCDE », commente-t-il en pointant du doigt « la saignée constante de financement fédéral depuis [Ronald] Reagan ».
A un moment où les débats sur la dette sont de plus en plus importants – notamment avec la proposition de Warren Buffett d’augmenter l’imposition des plus riches -, la hausse des revenus de l’Etat est pourtant une solution envisagée par Aniket Shah: « il faut que les revenus de l’Etat passent de 15% à 20%. Ce qu’on oublie souvent c’est que les périodes où les Etats-Unis ont eu le plus de succès (l’envoi d’un homme sur la lune, Medicare, Medicaid…) sont celles où le taux marginal d’imposition était des plus élevés. Les Etats-Unis ont bien une culture de service et de sacrifice partagée mais qui s’est dissipée dans le temps. »
Mais Aniket Shah, qui a été le bras droit de Jeffrey Sachs, économiste spécialisé dans le développement économique, invoque aussi de raisons ayant trait au système politique des Etats-Unis. « C’est un système qui, structurellement, ignore la voix des pauvres: il est archaïque car il prévoit un des plus grands nombres d’élections (tous les deux ans) alors qu’il n’est pas suffisamment complexe pour permettre à différentes voix d’être représentées, et surtout pas celle des pauvres », explique-t-il en attribuant cela au suffrage majoritaire ainsi qu’au système bipartite qui ne permet qu’au Parti Républicain et au Parti Démocrate d’accéder au pouvoir.
En attendant, de tels changements structurels ne sont pas à l’ordre du jour. En revanche, Barack Obama devrait présenter juste après la Fête du Travail (le premier lundi de septembre) des initiatives pour augmenter l’emploi. Un plan qui sera attendu par au moins plus d’un Américain sur sept: les pauvres des Etats-Unis.
Photos: Collecte de bouteilles à Battery Park, New York City : © Amaury Laporte
Fermeture de la banque alimentaire dans le East Village, New York City : © Anita Kirpalani
Aux États-Unis 49,7 millions de personnes sont maintenant pauvres, et 80% de la population totale est proche de la pauvreté
Les chiffres paraissent hallucinants, et seraient pourtant ceux se rapprochant le plus de la réalité actuelle aux Etats-Unis. Est-ce réellement ce modèle américain que certains souhaiteraient voir en Europe avec le traité transatlantique? Car généralement, si on parle de pauvre, l’on parle de ceux n’ayant pas d’emploi, c’est oublié le nombre de travailleurs dont le salaire est indécent et insuffisant, de ceux qui se privent pour pouvoir travailler ou encore se soigner… Et dans votre pays, où en sommes-nous de la pauvreté?
Si vous vivez aux États-Unis, il y a une bonne chance que vous viviez maintenant dans la pauvreté ou presque. Près de 50 millions d’Américains (49,7 millions) vivent sous le seuil de pauvreté, avec 80% de l’ensemble de la population américaine vivant à un niveau proche de la pauvreté voire en dessous .
Cette statistique sur la pauvreté est peut-être plus surprenante encore que le fait qu’il y ait 50 millions d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté, car elle se résume à cela: 80% de la population est confrontée au chômage, à la pauvreté ou la quasi-dépendance à l’aide du gouvernement pour aider à joindre les deux bouts.
En Septembre, l’Associated Press a fournit les données d’enquête qui montre qu’un fossé se creuse de plus en plus entre les riches et les pauvres, ainsi que la réduction des emplois « bien rémunérés » qui limite les possibilités de la «classe ouvrière», pour expliquer le nombre croissant de pauvres aux États-Unis
Mais le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté ne reflète pas seulement le nombre d’Américains sans emploi. Il faut ajouter à cela, selon une mesure de recensement révisée publiée mercredi, le nombre (3 millions de plus que ce que les chiffres officiels du gouvernement estimaient) de personnes devenues pauvres en raison des frais médicaux non-remboursés et des dépenses liées au travail.
La nouvelle mesure est généralement «considérée comme plus fiable par les sociologues, car elle tient compte des frais de subsistance ainsi que des effets de l’aide du gouvernement, tels que les bons d’alimentation et des crédits d’impôt», selon le rapport de l’Associated Press.
D’autres résultats ont révélé que les coupons alimentaires ont aidé 5 millions de personnes qui vivent à peine au-dessus du seuil de pauvreté. Cela signifie que le taux de pauvreté réel est encore plus élevé, car sans cette aide, le taux de pauvreté passerait de 16% à 17,6%.
Source: countercurrentnews.com
Lien trouvé sur Conscience du peuple
Traduction: les moutons enragés
Pavlov en Israël : comment les autorités maintiennent la population en état de stress-psychologique
L’usage systématique des sirènes pendant le conflit à Gaza par les autorités israéliennes, analysé ici par la journaliste états-unienne Belen Fernandez, produit sur la population israélienne un état de stress psychique permanent et un environnement psychologique saturé par la peur destiné à imposer la réalité d’une agression et un rapport de guerre symétrique, alors même que très peu de roquettes ont touché des bâtiments israéliens. Les tirs et la « pluie » de roquettes du Hamas ont ainsi fait 3 morts civils en Israël, alors que l’armée israélienne a tué près de 2000 personnes à Gaza…
L’un des plus grands exploits d’Israël a été de contourner la condition nécessaire pour une validation physique des stimuli induisant la peur.
Les sirènes d’alerte aux raids aériens retentissent plutôt deux fois qu’une en Israël.
Imaginez que votre accès à l’information se limite aux médias israéliens et aux organes de presse internationaux favorables aux sionistes. Il est très probable que vous développerez la notion qu’une vie ponctuée sporadiquement de sirènes d’alerte aérienne, c’est de loin le pire destin qui puisse échoir à quelqu’un sur la planète.
Le fait que la sirène d’alerte ne débouche jamais vraiment sur rien, ni en termes de morts et de blessés, ni de dommages à la propriété, est sans importance. Selon la réalité dictée par Israël,vivre avec un arrière-fond de bruits ennuyeux est bien plus difficile que, disons, vivre sous des bombardement indiscriminés.
Comme ce fut déjà le cas des précédentes attaques israéliennes contre la bande de Gaza, le massacre essentiellement unilatéral qui se déroule actuellement a été accompagné d’un flux continu d’articles et d’autres productions médiatiques détaillant les souffrances sans égales des habitants d’Israël.
Un récent article du Jerusalem Post, par exemple, commence sur le mode mélodramatique : « Au moment où l’Etat d’Israël tout entier est sous un feu nourri, ce sont les enfants qui souffrent le plus, et ceci vaut en particulier pour ceux qui vivent dans le sud du pays. Au lieu de profiter de leurs vacances d’été, ils sont obligés de rester à l’intérieur, vivant d’une alerte de raid aérien à la suivante, dans la peur constante d’être touchés par des roquettes ».
Qu’importe la différence entre entendre des sirène et se sentir littéralement soufflé en morceaux – un honneur que peuvent revendiquer les enfants des territoires palestiniens de manière disproportionnée.
L’article annonce une excursion de deux jours pour les jeunes Israéliens, offerte par le Fonds National Juif (JNF), vers des forêts plantées par lui dans le nord du Neguev et vers d’autres sites. Le but de voyage : alléger le stress et garantir aux enfants « une merveilleuse occasion de se retrouver dans un environnement naturel calme, d’échapper à la tension et de se trouver en contact avec les magnifiques paysages israéliens ».
Cela mérite qu’on rappelle que les forêts JNF ont été installées par-dessus les [ruines des] villages palestiniens détruits en 1948 pendant les débuts, sous la menace des armes, de l’état d’Israël.
Dans l’intérêt de cultiver de futures occasions de sérénité pour le peuple élu de dieu, le JNF pourrait envisager de remplacer la population de Gaza par des arbres.
Une réalité manufacturée
Une vidéo scénarisée sur YouTube intitulée « La vie en Israël : 15 secondes de réalité – les roquettes de Gaza » prétend nous donner une idée de ce à quoi ressemble une journée type pour les blondes mamans israéliennes. L’itinéraire est à peu près le suivant : d’abord un plan sur un rejeton angélique à la crèche avec musique douce émanant du mobile de la crèche. Ensuite devant la fenêtre, un petit signe à un autre chérubin qui joue dans l’herbe avec des poupées, au milieu d’oiseaux gazouillants. Sourire extasié, ensuite repli sur une cuisine comme dans un spot publicitaire de Folgers (*). On s’appuie au mur en dégustant avec bonheur une tasse de café. Soudain les sirène d’alerte aérienne retentissent et la tasse tombe en mille morceaux, sauvetage des rejetons à la crèche, puis des yeux horrifiés quand un autre est frappé par une roquette. (Bien sûr ce n’est jamais arrivé en réalité, mais on attache que peu d’importance est accordé à la réalité dans « la réalité en 15 secondes » d’Israël).

Une autre vidéo scénarisés sur le même thème, celle-ci téléchargée par le Ministère des Affaires Étrangères et intitulée : « Un test inattendu – 15 secondes pour vous mettre à courir et sauver votre vie », met en scène d’hypothétiques écoliers israéliens passant un examen tandis que leur prof se pèle une pomme. Quand la sirène se déclenche, ils font de l’hyperventilation et le message qui flashe à travers l’écran est « Voilà la réalité d’Israël aujourd’hui ».
Les sirènes comme élément central de la réalité israélienne ont été reconnues dans le monde entier, et le 1er août dernier le Tampa Bay Times en Floride rapportait que « les sirènes d’alerte aérienne devaient retentir … faisant partie d’une manifestation de soutien à Israël » dans le quartier de Downtown Tampa. Heureusement pour les habitants et pour l’infrastructure de la ville, aucune reconstitution de la réalité actuelle à Gaza n’avait été prévue.
Néanmoins on peut difficilement argumenter que l’institutionnalisation des sirènes d’alertes aériennes en Israël reflète simplement la préoccupation du gouvernement quant à la sécurité de ses citoyens. Il semble plutôt que la transformation de ce qui est avant tout une pollution sonore en une menace apocalyptique ait plus à voir avec l’intérêt qu’a le gouvernement de maintenir un niveau de panique populaire facilement convertible en soutien public écrasant aux activités militaires génocidaires.
Mais combien de temps l’Etat pourra-t-il crier « au loup ! » ? Indéfiniment ? Après tout, selon les immortelles paroles de George W. Bush : « Bernez-moi une fois, honte à vous. Bernez-moi deux fois … Honte à moi ! ».
Maintenir la tradition
Techniquement, la réponse pavlovienne des Israéliens aux sirènes – la panique – devrait à présent être retombée, vu que le stimulus audio n’est pratiquement jamais suivi d’un changement dans la condition personnelle pour justifier ladite réponse. Alors, pourquoi les gens ne se sont-ils pas immunisés contre le stimulus ?
Bien sûr, certains ont fini par l’être. Mais beaucoup s’en sont tenus fermement à la tradition pavlovienne, même s’ils ont sans doute remarqué que les roquettes n’atterrissent pas n’importe où près d’eux.

En effet, l’un des grands exploits de l’état juif a été de contourner la condition nécessaire de validation physique des stimuli induisant la peur. Pour la plupart des israéliens, les bruits émis par les sirènes et par le spectaculaire et déraisonnable système de défense anti-missile Iron Dome servent à confirmer que l’ennemi tente de les tuer. Le stress psychologique qui en résulte est évidemment mis sur le compte de cet ennemi plutôt que de l’état lui-même – l’entité directement responsable du chahut et, plus généralement, de la réinitialisation permanente du conflit avec les Palestiniens qui en font les frais mais à qui, en tant que sous-hommes, on dénie le luxe de souffrir psychologiquement ou physiquement.
Aussi longtemps que le système nerveux israélien aura une valeur disproportionnée et que le système nerveux palestinien n’en aura aucune, l’État d’Israël continuera d’exploiter un arrangement qui pourrait lui-même être qualifié de « système nerveux »

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