le08022015C

Bonjour à tous,

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Milles excuses, car, franchement, moi, qui, justement ait un pote dans la profession, ,d’ailleurs ,si il a arrêter ,c’est en partie à cause du fait, qu’il n’avait pas ,ou presque pas de coupures entre le samedi ,et le lundi ,parce que le dimanche ,il le passait dans les papiers, entre autre quand ,c’était pas ,la tête ,sous le capot ,parce qu’il avait entendu un bruit la veille, du coup ,comme ,il était divorcé, même ,si il ne l’avait pas été ,d’ailleurs ,je suis en train de penser, il ne voyait ,enfin ,si ,voir ,mais sortir en villes ou en forêt, NON ,faire une sortie avec son gamin ……quoi! ,donc ,il a fait appel à de l’aide extérieur, sympatoche l’aide ! ,mais ,c’est pareil ,normal ,il fallait ,la rémunérer, ça il ne pouvait pas ,pourtant ,il a tenue ,2 ans ,environ, à la rémunérer et quand,il a filé les clefs au nouvel acquéreur ,il était content d’un côté,car il n’avait plus à assurer ses cours mais de l’autre ,ça le faisait chier ,parce qu’il avait l’impression de perte !!!!!!
Et pour gagner ,quoi. Environs pour lui 2000 00,chuis large,quand,je pense quel’avocat de pistorius,ne se léve mêmepas du lit ,si il ne fait pas ses 3000€ dans la journée,vous ne trouvez pas, qu’il’y a comme un truc

Les postiers pourraient bientôt faire passer le permis de conduire,mais ,franchement se rend il compte de l’absurdité ,qu’il avance, et ,c’est,un mec ,comme à ça ,qu’il est parti, nous chercher ,non ,mais vous le faite exprés ,c’est pas vrai ,Valls , je me demande ,comment ,il les choisi.ils veulent encore des gréves ,d’ici MARS 2015 ,vous n’en avez pas marre, VOUS ETES FRANCHEMENTS MAUVAIS ,ET VOUS FAITE DES ETUDES POUR ETRE AUSSI MAUVAIS QUE CA,
Y a plein de gens au chomage ,qui savent conduire, AAHH ,mais, va falloir allonger un p’tit peu plus, que des keufs,ou des ,militaires, ou des postiers ,c’est vrai que le postier sont plus aptes ques des bouchers ,ou ,des chaurcutiers ,no comment si ,vous ouvrez une boite ,laissez la sous traitance aux gens ,qui savent, svp, franchement,vos vouliez ,rattrapez DESIR,c’est pas loin, Bartolone avant, mais ,vous y arrivrez,encore un p’tit effort
dans la loi Macron.
Travail le dimanche : Aubry défie Valls et Macron
Alors que Manuel Valls a défendu la loi Macron comme un texte « de progrès et de liberté », Martine Aubry l’a qualifie, elle, de « régression »
Martine Aubry promet de combattre la loi Macron défendue par Manuel Valls. © Photo
archives, AFP JOEL SAGET
La loi Macron, qui a été présentée en Conseil des ministres ce mercredi matin, est loin d’être votée tant la bataille à gauche promet d’être sévère. Publicité Alors que les frondeurs ont d’ores et déjà indiqué qu’ils voteraient contre, Manuel Valls a défendu ce projet, lors d’une conférence de presse à l’Elysée : « C’est une loi de progrès et de liberté et là je reprends les mots prononcés par le Président de la République il y a un instant ».
« L’intérêt général » contre « la régression »
« Cette loi ne sert qu’un intérêt, l’intérêt général, ajoute-t-il. Elle vise à améliorer concrètement et rapidement la vie des Français. GAG,C’est une loi conçue pour créer et développer l’attractivité. »
« Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville » : Martine Aubry
Reste que le locataire de Matignon et son ministre de l’Economie vont encore devoir convaincre. Et ce d’autant plus que Martine Aubry, la maire de Lille et ex-patronne du PS, est à son tour montée au créneau contre ce texte qu’elle qualifie tout simplement de « régression ». Emmanuel Macron parlant, de son côté, « d’avancée sociale ».
Dans une tribune publiée dans Le Monde ce mercredi, elle ne mâche en effet pas ses mots concernant l’une des mesures phare de cette loi : la perspective de passer de 5 à 12 dimanches travaillés par an.
Se promener au centre commercial
« Veut-on faire de la consommation –  encore plus qu’aujourd’hui – l’alpha et l’oméga de notre société, interroge-t-elle ? La gauche n’a-t-elle désormais à proposer comme organisation de la vie que la promenade du dimanche au centre commercial et l’accumulation de biens de grande consommation ? » Favorable à ce que le dimanche soit un jour « réservé pour soi et pour les autres », elle ajoute : « Les arguments économiques de ceux qui sont favorables à une plus grande libéralisation du travail le dimanche ne résistent pas à l’analyse. Le commerce est affaire de revenu disponible. Celui-ci étant limité, l’élargissement des jours d’ouverture procédera à une simple réaffectation des achats dans la semaine. » Pas de gains à prévoir donc.
mais ,elle a tout à fait ,raison,même si,elle m’a trompé ,comme les autre,n’empéche qu’elle a tou à fait raison !
Une mise au point qu’elle double d’une petite leçon de politique à destination de l’exécutif : « La politique, c’est bien de dire, au regard de nos valeurs et du sens que nous leur donnons, dans quelle société l’on veut vivre et non de se laisser guider par les études d’opinions. »WOAW !WHAT THE KILLERS !là, elle me scotche
Une certitude, Martine Aubry ne se laissera pas amadouer facilement : « Je suis fermement opposée au passage de 5 à 12 dimanches ouverts par an. Je combattrai cette régression pour notre société au niveau national, comme dans ma ville »
Dans le cadre des débats sur la loi Macron, les députés ont adopté une réforme du permis de conduire qui prévoit de réduire les délais d’attente avant de passer l’examen pratique
Il faut attendre en moyenne 98 jours pour passer le permis de conduire en France
A près des heures de vifs débats, l’Assemblée nationale a voté vendredi une réforme du permis de conduire plus ambitieuse que prévu dans la loi Macron. Objectif du ministre de l’Économie : réduire l’engorgement qui empêche des dizaines de milliers de Français par an de passer cet examen.Publicité Le délai d’attente moyen pour se présenter à l’examen était en effet de 98 jours en 2013, soit plus du double de la moyenne européenne. Avec un coût qui augmente forcément (1 600 euros en moyenne) et des jeunes issus de milieux modestes qui s’en trouvent pénalisés.
Des postiers, d’anciens militaires ou policiers
L’Assemblée a donc voté un dispositif d’urgence pour tomber à 45 jours maximum. Elle a prévu le redéploiement de 35 examinateurs du permis poids-lourds vers l’épreuve pratique du permis B en zones tendues, soit 92 000 nouveaux passages par an, ou encore supprimé le minimum de 20 heures de formation pratique.Surtout, dans les zones les plus tendues, les préfectures pourront recourir à des agents publics ou contractuels, habilités et formés. Cela pourra être par exemple des agents de La Poste mais aussi d’anciens policiers ou militaires. « J’ai demandé au PDG de La Poste de s’organiser en conséquence à partir du mois de mars », a affirmé Emmanuel Macron. Du côté de la Poste, les syndicats sont partagés. La CDFT se dit favorable à une telle mesure car « il y a des craintes sur l’emploi à La Poste », rappelle Alain Barraud, secrétaire national de la CFDT Poste sur France Info. « Internet et le numérique font qu’on s’attend à une baisse de moitié, voire plus, de l’activité d’ici 2020 ».En revanche, SUD-PTT s’est montré beaucoup moins enthousiaste dans un communiqué. « C’est à la fois « faire peu de cas du corps des inspecteurs du permis de conduire » et « considérer que des postier-es se tournent les pouces », a protesté le syndicat, soulignant que « La Poste a subi une saignée de 90.000 emplois en une décennie »
Dans le cadre des débats sur la loi Macron, les députés ont adopté une réforme du permis de conduire qui prévoit de réduire les délais d’attente avant de passer l’examen pratique

Grève des auto-écoles : le mouvement va prendre de l’ampleur lundi prochain
Les syndicats et plusieurs réseaux d’auto-écoles appellent à une mobilisation lundi 9 février dans plusieurs grandes villes de France, après celle de vendredi à Paris, pour contester la réforme du permis de conduire en cours d’examen au Parlement.
Les auto-écoles feront grève lundi 9 février, contre la réforme du permis de conduire
Outre Paris, des rassemblements sont prévus dans treize villes de province, dont Marseille, Lyon et Bordeaux, à l’appel de l’Union nationale intersyndicale des enseignants de la conduite (Unidec).
Les trois principaux réseaux d’auto-écoles, ECF, CER et City’Zen, appellent également à se joindre au mouvement.
Grève à Paris vendredi dernier
Vendredi 6 février, 860 véhicules d’auto-écoles selon la police se sont retrouvés à proximité de la Tour Eiffel.
Ils devraient être beaucoup plus nombreux lundi en comptant l’ensemble des rassemblements, à Paris et en province, a estimé Frédéric Martinez, directeur du réseau ECF.
La profession se mobilise pour faire évoluer le contenu de la loi Macron, dont l’examen se poursuivra la semaine prochaine à l’Assemblée nationale.
Elle s’inquiète, entre autres, du recours possible, introduit par ce nouveau texte, à d’autres intervenants que les inspecteurs pour les examens pratiques du permis de conduire, notamment des agents de La Poste.

Autre point de crispation, la suppression du seuil minimal obligatoire de vingt heures de cours avant présentation à l’examen.
« Ce n’est pas acceptable », prévient M. Martinez, pour qui cette mesure revient à « envoyer un mauvais signal » aux jeunes conducteurs.
En moins de vingt heures, il n’est pas possible d’aborder le nouveau référentiel pour l’éducation à la mobilisation citoyenne (REMC), mis en place en 2014 pour valoriser un comportement responsable du futur automobiliste, ajoute M. Martinez.
Les professionnels refusent également que l’évaluation initiale puisse se faire à distance, sans contact direct avec un professionnel, comme le prévoit la loi.

« C’est comme un devis. On ne peut pas demander à un peintre ou un maçon de faire un devis sans avoir vu l’appartement », explique le directeur du réseau ECF.
Les professionnels estiment néanmoins que la mobilisation de vendredi a permis de renouer le dialogue.
Une réunion est prévue mardi entre les organisations syndicales et le rapporteur thématique du projet de loi Macron, le député PS Gilles Savary, a indiqué M. Martinez.
On appelle ça de la démagogie, on montre à la télévision des gosses, qui se planquent dans des pièces sans chauffage, sans électricité, qui ne sortent pas ,parce qu’il y a des bombes, qui peuvent à tout instant venir se faire tuer et éclater le petit peu de vie ,qu’il y a, j’espère ,sincèrement qu’ils s’en sortiront indemnes, ils sont vivants ,Eux, et qu’ils le restent le + longtemps possible en vie , cela dit ,en Palestine ,on ne sait posés la question de savoir si, les enfants ,avaient faim ,si, ils allaient
A l’école, c’est pas grave de toute façons ,elles vont exploser, même si, elles sont protégées par l’OTAN, et ,Heureusement, qu’elles étaient protégées, sinon ,qu’est ce que cela aurait été
Le Talent,on peut toujours essayer faire croire qu’on a en a ,c’est comme ,la culture et la confiture moins ,on en a plus ,on l’étale
Je suis franchement, mort de rire, mais à se pisser dessus, les mecs (gens),ça fait 40 ans ,qu’ils sont au pouvoir, ça fait 40 ans ,qu’il nous mettent les uns contre les autres, bref, ça fait 40 ans ,qu’ils ont été incapable, je dis bien incapables de gérer ,les communautés ,les communautés étrangères ,que cela soit des africains, ou des moldaves ,roumains ,yougo, (Ex ,yougslavie serbo croatie)(j’ai aussi grandi avec des yougos )et d’autres communautés ,et certains de gauche ,bien sûr , ces fauxderches ,je parle ,des soit disantes élites ,car moi, aussi, j’ai votés à gauche ,mais à la différence, moi j’étais sincère, comme beaucoup,mon cousin en autre ,alors quand j’entends certains bouffons , ça me fait doucement rire. A la différence des certains ,eux gèrent les communautés et d’autres ,les français .A vous de deviner ,qui fait ,quoi
. La dette publique de l’Espagne dépasse les 1.000 milliards
La dette publique de l’Espagne a dépassé fin juin les 1.000 milliards d’euros, une première, selon des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale.
La dette publique de l’Espagne a dépassé fin juin les 1.000 milliards d’euros, une première, selon des chiffres publiés jeudi par la Banque centrale.A 1.007 milliards d’euros exactement, elle représente 98,5% du produit intérieur brut (PIB) de 2013, selon les calculs de l’AFP. La Banque d’Espagne, qui attend la publication fin août des chiffres définitifs du PIB pour le deuxième trimestre, publiera en septembre le pourcentage exact.Le PIB a progressé de 0,6% sur cette période par rapport au premier trimestre, selon une première estimation.Selon les projections du gouvernement, la dette publique atteindra 99,5% fin 2014 puis dépassera le seuil symbolique des 100% en 2015, à 101,7%. C’est bien plus que la limite européenne fixée à 60% du PIB.

La dette publique de l’Espagne frôlera 100% du PIB en 2014
La dette publique de l’Espagne atteindra l’année prochaine un chiffre bien supérieur aux prévisions selon le budget 2014 présenté lundi au parlement.
La dette publique de l’Espagne, qui ne cesse de gonfler depuis 2011, frôlera les 100% du PIB en 2014 après avoir atteint 94,2% cette année, des chiffres bien supérieurs aux prévisions précédentes, selon le projet de budget 2014 présenté lundi au Parlement.La dette espagnole n’en finit pas de gonfler. Alors qu’elle était de 40,2% au moment de l’explosion de la bulle immobilière en 2008 et avait encore fini 2011 à un niveau relativement bas en Union européenne (68,5% du PIB), elle a explosé depuis. Elle est passée à 85,9% fin 2012 et à 92,2% fin juin 2013. Soit plus que les 90,5% prévu pour la fin 2013 par le précédent budget du gouvernement conservateur. Or les choses ne sont pas près de s’améliorer. Selon le projet de budget 2014 présenté lundi au Parlement, en effet, le gouvernement table désormais sur une dette de 94,2% du PIB cette année et de 99,8% à la fin 2014. Il anticipe des besoins bruts de financement de 243,888 milliards d’euros pour 2014 contre 207,173 en 2013, soit une hausse de 17,7%. En termes budgétaires, les intérêts de la dette en 2014 devraient s’élever à 36,590 milliards d’euros, soit 3,49% du PIB. L’Espagne, qui a dû recourir à un sauvetage pour ses banques en 2012 et a frôlé un sauvetage global de son économie, a bénéficié d’une chute de son coût de financement après l’intervention de la Banque centrale européenne qui a acheté de la dette des pays européens en difficulté. Le coût moyen de la dette de l’Etat est passé de 3,90% en 2012 à 3,77% sur les six premiers mois de 2013. Le trésor espagnol a d’ailleurs déjà bouclé 83,3% de ses besoins pour cette année. 2013 « est la dernière année de récession économique », a de nouveau assuré le ministre du Budget, Cristobal Montoro, en présentant le budget 2014. Le gouvernement avait approuvé vendredi ce budget s’appuyant sur la reprise économique alors que le pays entrevoit la fin de la récession. La quatrième économie de la zone euro devrait sortir de deux années de récession au troisième trimestre, avec une croissance attendue entre 0,1 et 0,2%. Après avoir résisté en 2012 à la pression des marchés qui voulaient la voir demander son sauvetage, comme la Grèce et le Portugal avant elle, l’Espagne table sur une croissance de 0,7% en 2014, contre 0,5% prévu auparavant, même si le PIB devrait encore baisser de 1,3% cette année. Mais la rigueur reste de mise et commence à porter ses fruits, a assuré Cristobal Montoro, le gouvernement espérant ramener, comme promis à l’Union européenne, son déficit public à 6,5% du PIB en 2013 puis à 5,8% en 2014. La potion reste amère socialement avec 150 milliards d’économies programmées entre 2012 et 2014, notamment pour les fonctionnaires et les retraités. En 2014, les 2,6 millions d’employés administratifs verront leur salaire gelé pour la quatrième année consécutive. Le gouvernement, qui avait fait du maintien du pouvoir d’achat des plus de 9 millions de retraités une promesse, a prévu de désindexer de la hausse des prix les pensions de retraite. Elles augmenteront de 0,25% en 2014 pour une inflation de plus de 2% en moyenne depuis le début de l’année.
« L’Espagne sera bientôt un problème pour l’Europe » | L’Opinion
23 oct. 2014 … Si les chiffres de l’évolution de la dette publique en France font peur, que dire alors de ceux de l’Espagne ? Nous sommes en train de devenir .

Une manifestation contre la politique du gouvernement tourne à l’affrontement à Madrid
Un à deux milliers de personnes s‘étaient réunies près du Congrès des députés pour demander la démission du gouvernement et, selon le mot d’ordre, “assiéger le Congrès”.
Le climat s’est envenimé en début de soirée : des groupes de jeunes lançant des projectiles sur les policiers qui ont répondu à coups de matraque. Bilan : une quinzaine d’interpellations et une trentaine de blessés.
Ces violences contrastent avec les manifestations pacifiques menées jusqu’ici en Espagne contre l’austérité.
Ces incidents sont intervenus quelques heures après l’annonce d’un nouveau taux de chômage record : 27,16%. Plus de six millions de personnes sont donc sans emploi en Espagne, et, chez les 16-24 ans, ce taux atteint même les 57%.
Le gouvernement de Mariano Rajoy devrait annoncer de nouvelles réformes ce vendredi. Il s’est déjà engagé à faire 150 milliards d’euros d‘économies d’ici à la fin 2014
L’effondrement de l’Euro est inévitable selon un analyste de la SGpar John Lloyds

C’est un analyste de la Société Générale, un des plus prestigieux de la banque, Albert Edwards, qui a jeté le pavé dans la marre. Cet oiseau de mauvais augure avait déjà annoncé en 2009 qu’il fallait s’attendre à « voir les marchés mondiaux plonger à un nouveau plus bas en 2010 » (1). Mais il y a quelques jours, il s’est montré d’un pessimisme qui aurait fait pâlir Cioran : « ma vision est qu’il n’y a que peu d’aide autre que temporaire qui puisse être offerte à la Grèce par les pays de l’eurozone […] N’importe quelle aide apportée à ce pays ne peut que reporter l’éclatement de la zone Euro » (2)
L’effondrement de l’Euro est inévitable (3), martèle l’expert ! Il faut dire que les coulisses de ce qui pourrait devenir l’Eurogate commencent à laisser apparaître derrière la Grèce des sous-marins si complémentaires qu’on pourrait presque y déceler une harmonie de destruction programmée : des ministres des finances européens, les agences de notation et Eurostat qui auraient tamponné l’imprimatur à des montages dont le but était de maquiller la dette grecque en y coulant une chape de crédits à long terme présentés en CDS par Goldman Sachs, selon Jorion (4) et comme l’indique le NYT (7), voilà qui présagerait d’une nouvelle stratégie de la prédation financière, après la destruction de la concurrence à Wall street, Goverment Sachs s’attaque aux états.

Cela est-il étonnant ? Toujours selon Albert Edwards (5), l’actuelle croissance mondiale n’a été obtenue que grâce au sacro-saint système pyramidal, et les dettes des états ne peuvent plus être monétisées ; en raison de bilans abyssaux (bilans à -470% pour l’Europe, -500% pour les Etats-Unis, -800% pour la Grèce), c’est la planète qui est devenue insolvable et le G7 est appelé à s’effondrer (6). Dès lors, pourquoi se priver de l’opportunité, bien organisée semble-t-il, de facturer à une nation, par l’intermédiaire bancaire, une bouée de sauvetage à 6%, quand les banques se font refinancer à moins de 1%, emprunts qui seront également plus chers aux canards boiteux que sont les PIGS (7) ?

Les récentes gesticulations des chefs d’états autour du cadavre grec masquaient mal non seulement leurs craintes d’une éventuelle explosion de la zone euro, mais aussi leurs craintes sur les menaces d’une contagion sur la base d’imbrications financières importantes : « Les banques européennes ont prêté plus de 252 milliards de dollars à l’économie grecque, selon les chiffres de la Banque des règlements internationaux datant de septembre 2009. Les établissements français sont les plus exposés, avec 75 milliards de dollars (55 milliards d’euros) d’encours. Les établissements suisses ont investi 63 milliards de dollars (46 milliards d’euros), les Allemands 43 milliards (31 milliards d’euros) […] Les banques françaises et allemandes cumulent plus de 115 milliards de dollars (84 milliards d’euros) d’exposition en Grèce et six fois plus dans l’ensemble de l’Europe du Sud. L’Espagne, probable prochaine cible des marchés, inquiète beaucoup plus » (8).

Les banques européennes auraient-elles prêté, en toute connaissance de cause, à un pays, dont la dette abyssale a été soigneusement maquillée par Government Sachs ? Vont-elles jouer la sainte innocence en jurant leur grand Dieu que le monde financier est vraiment pourri, qu’elles n’étaient au courant de rien, qu’elles ne pouvaient imaginer qu’une telle trahison de déontologie était possible, et qu’on ne les y reprendra plus ?

Ce n’est donc pas la Grèce qui fait peur, pays dont l’Europe se contrefiche, disons les choses crument. Ce qui fait peur, c’est le spectre de la contagion. Selon Helga Zepp-Larouche, « les deux choix qui s’offrent à l’UE, tant qu’on s’enferme à l’intérieur du système actuel, sont celui d’une austérité draconienne à la Hjalmar Schacht et celui, en faisant tourner la planche a billets de la BCE, d’un renflouement bancaire provoquant une hyperinflation à la Weimar. Ces deux choix nous conduisent vers encore plus de crise et peut-être la guerre » (9).

D’ores et déjà, la BCE se prépare à rompre avec l’Euro (10). L’Europe vient de poser un revolver sur la tempe grecque pendant 30 jours (11), mais le premier fils maudit de l’Euro en reste au bras d’honneur, un dialogue de sourd (12) augurant probablement une crise politique européenne majeure. Rendez-vous à l’ultimatum, le 16 mars, date à laquelle Jean-Claude Juncker a prévu d’éventuelles « mesures déterminées et coordonnées […] Nous ne pensons pas qu’il serait sage d’avoir une discussion publique sur de tels instruments »

Les USA sombrent dans la pauvreté
Le 31ème bilan sur la faim et les sans-abris (Assessment of hunger and homelessness) qui s’est déroulé aux Etat-Unis mettent en évidence une évolution de la société américaine peu relayée par les médias acquis pour la très grande majorté à pensée néo-libérale dominante: malgré une prétendue baisse lente, mais continue du chômage, le nombre de sans-abris et de personnes ayant faim augmente. Au total, ce sont 46,5 millions d’Américains qui vivent sous le seuil de pauvreté, selon l’étude réalisée par la Conférence des maires des Etats-Unis, dans vingt-cinq grandes villes américaines.
Plus d’1 américain sur 6 est Tiers-mondialisé. Les défenseurs du modèle économique américain qu’ils érigent en modèle, s’évertuent à nous faire croire de manière stupéfiante, que There Is Not Alternative, qu’il faut déréguler et libéraliser encore davantage, car il n’y a rien de possible entre ça et le communisme destructeur de l’ex-bloc soviétique et surtout pas une autre mode de développement qui ne permette pas de s’en mettre plein les poches.
Le trucage des chiffres, les omissions, les vérités partielles,… Tout est bon pour nous faire prendre les vessies pour des lanternes.
Un exemple concret de cette désinformation peut être trouvé dans l’allégorie actuelle des biens pensants sur les exportations espagnoles qui en ce moment augmentent. La reprise espagnole est là nous serine-t-on à qui mieux mieux. La politique destructrice de Rajoy commence à faire son oeuvre, les sacrifices des espagnols n’ont pas été vains. Attention la France, les Espagnols ont décidé de conquérir l’Europe. Il va falloir baisser le coût du travail et les charges immondes pesant sur les entreprises qui freinentsa compétitivité et donc la croissance,… Oui sauf que si la balance commerciale espagnole devient bénéficiare, c’est parce que les espagnols n’achètent plus rien à l’étranger et que les importations de biens et de services s’effondrent. Il ne s’agit donc que d’un simple rééquilibrage mécanique de la balance commerciale espagnole, purement comptable.
Pour les USA, c’est la même chanson. La reprise US a commencé, leur politique économique commencerait à donner de résultats, les voitures s’y vendent comme des petits pains, le gaz de schiste fait exploser les compteurs de la relance.
Ben voyons. Le modèle économique américain qui demeure la référence – quand les USA s’enrhument, le Monde tousse – n’est qu’un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage, les américains eux-même en tout premier lieu.
La situation en réalité se dégrade.
Une dépêche de l’AFP vient de nous informer que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont rebondi davantage que prévu aux États-Unis pour la semaine close le 7 décembre, surprenant les analystes, a indiqué jeudi le département du Travail.« En données corrigées des variations saisonnières, elles se sont établies à 368 000, une augmentation de 68 000 par rapport à la semaine précédente qui a été légèrement révisée en hausse, à 300 000 contre 289 000 précédemment estimé. » Sans compter tous ceux et celles qui sachant l’inscription au chômage inutile ne font pas la démarche de se faire connaître.
Au delà du chômage lui-même, ce sont ses conséquences qu’il convient de bien avoir à l’esprit. Les sans-abri et la faim se répandent à travers l’Amérique comme une traînée de poudre.
L’étude de la Conférence des maires des Etats-Unis est en ce sens édifiante. Elle fait le point sur l’évolution de la faim et des sans-abris entre septembre 2012 et août 2013 dans 25 grandes villes américaines – Ashevill, Boston, Charleston, Charlotte, Chicago, Cleveland, Dallas, Denver, Des Moines, Los Angeles, Louisville, Memphis, Nashville, Norfolk, Philadelphie, Phoenix, Plano, Providence, Saint-Paul, Salt Lake City, San Antonio, San Francisco, Santa Barbara, Trenton et Washington.
Les données révélées par cette étude sont tout simplement accablantes pour la première puissance économique mondiale.
– la demande d’aide alimentaire à augmenté dans 83% de ces villes , en moyenne de 7%.
– Plus de 90 % des villes étudiées ont signalé une augmentation du nombre de personnes demandant de l’aide alimentaire pour la première fois
– les bénéficiares de l’aide alimentaire vivent au sein d’une famille à 58%, 43 % ont un emploi, 21 % sont des personnes âgées, 9% sont des sans-abris
– Les 25 villes ont consacré 324 millions de dollars à l’aide alimentaire pendant cette période
– 21% des personnes qui ont besoin de cette aide pour survivre n’ont pu la recevoir
– la quantité de nourriture fournie a été réduite, faute de moyens. 78% des villes ont dû réduire le nombre de fois où une personne ou une famille peut recevoir de la nourriture chaque mois.
– 71 % des villes ont dû refuser des familles sans abri avec des enfants en raison du manque de lits disponibles et dans les deux tiers des villes, les centres d’aide doivent envoyer les personnes loin de chez eux en raison du manque de places.
– le nombre de sans abri a augmenté dans 52 % des villes étudiées et n’a baissé que dans 36 % d’entre elles. Dans 12% des villes, le nombre de sans-abris n’a pas varié. L’augmentation moyenne du nombre des sans-abris est de 4% pour l’ensemble des 25 villes analysées
– rien qu’à Chicago, 116 042 personnes étaient sans abri au cours de l’année scolaire 2012-13, en augmentation de 11,4 % en un an. Parmi elles, on compte 18 669 étudiants dont 98,3% étaient des enfants de couleur et 20% ont été diagnostiqués avec un handicap ou des retards de développement
– 30% des sans-abris présentent des troubles mentaux, 17% un handicap moteur, 16% ont été victimes de violences conjugales, 3% sont séro-positifs, 9% exercent une activité professionnelle et 13% sont des vétérans de guerre
Rappelons que les USA comptent plus de 3,5 millions de sans abris dont:
• 35% sont des familles avec des enfants.
• 23% sont des vétérans de l’armée américaine.
• 25% sont des enfants de moins de 18 ans.
• 30% ont subi des violences domestiques.
• 20-25% souffrent de maladie mentale.
Etc, etc,… Toute l’étude est à l’avenant, pas un chiffre pour sauver l’autre. Ajoutez-y les données accablantes sur l’état de la santé, et vous aurez une vue assez terrifiante du modèle dont s’inspire pourtant l’Union européenne pour sortir de la crise crée justement par ce modèle.
Désespérant.

Lien de l’étude: http://www.usmayors.org/pressreleases/uploads/2013/1210-report-HH.pdf
Quelques rapides enseignements des élections législatives ukrainiennes.
1°) Le dépouillement n’est pas achevé, mais le taux de participation est en chute par rapport aux présidentielles de mai, à 53,27% (en tenant compte du fait que ce chiffre officiel est proportionnel aux électeurs considérés comme inscrits dans le sud-est et en Crimée, qui n’ont pu voter). En mai, ce taux était assez élevé pour l’Ukraine, sans doute en raison du sentiment de défense nationale associé au fait de voter, et parce que Poroshenko n’était pas encore au pouvoir et donnait quelques espoirs.
A présent il y est, et une « offre politique » assez largement oligarchique, alors que le Maidan visait la destruction de cette oligarchie, explique largement que le mécontentement ait été cette fois-ci beaucoup moins freiné par le sentiment, qui demeure, de défense nationale.
La participation est plus élevée à l’Ouest, ce qui est assez classique -70% dans l’oblast de Lviv, 68,3% à Ternopil, 64% à Ivano-Frankivsk, 65% en Volhynie, 55,7% à Kyiv. Elle tombe à 39,5% à Odessa. Dans l’oblast du Donbass elle est de 32,5% et celui de Louhansk de 32,5%, ce qui est relativement important compte tenu de l’interdiction de voter mise en place par les « séparatistes », la majorité des électeurs inscrits n’ayant pu voter.
2°) Le score des partisans du président en place Poroshenko est mauvais par rapport aux prévisions. Avec 21,45 % des suffrages exprimés, son « Bloc Poroshenko » arriverait juste derrière la coalition « Front populaire » de Turchynov, Yatseniuk et Avakov, 21, 82 %, qui agrège l’ensemble des forces ayant pris le pouvoir après la fuite de Ianoukovitch en dehors, justement, de Poroshenko (et du parti Svoboda), ce qui serait un lourd échec symbolique attestant d’une usure rapide et bien compréhensible …
3°) Si le « Front populaire » peut se targuer d’avoir autant ou un peu plus de voix que le « Bloc Poroshenko » il apparaît cependant comme une addition de forces toutes aussi contestées et décevantes les unes que les autres. Le fait qu’il fasse 10% de plus que ce que promettaient les sondages apparaît comme un grand succés, mais il s’agit surtout d’une défiance envers Poroshenko et d’une sorte de manoeuvre de l’électorat qui, quitte à voter pour des partis peu afriolants, n’a pas voulu concentrer tous les pouvoirs sur un seul d’entre eux.
Le « Bloc oppositionnel », provenant de l’ancien Parti des Régions, fait 9,73 %, et le KPU (PC), dont l’interdiction par « les nazis » était pour la énième fois annoncée voici peu par la blogosphère « communiste résistante » (si l’on peut dire ! ), fait 3,93 % : les forces au pouvoir jusqu’en février font donc 13,66 %, vote qui n’a guère de contenu idéologique mais traduit la lenteur des anciennes clientèles à se reclasser (c’est encore eux qui sont concernés par la plus grosse affaire d’achats de voix de ce scrutin, à Kirovograd …).
Baktivtchina (« Mère Patrie ») de Iulia Timoshenko est durablement marginalisé avec 5,66%, et le Parti radical de Oleh Lyashko, que les sondages donnaient à 15-20% et qui passait pour récupérer les voix de Svoboda, ne fait que 7,39%.
Svoboda est en dessous des 5%, à 4,72%. Son effondrement est encore plus prononcé dans son bastion historique, la Galicie, qu’ailleurs : ce parti ne sauverait que 5 députés, élus au suffrage majoritaire à un tour (50% de la rada est élu ainsi, l’autre moitié l’étant à la proportionnelle au dessus de 5 %), dont seulement 2 en Galicie. Pravy Sector est à 1,87 %, mais obtient 2 députés grâce à ce système, dont son chef Iarosh à Dnipropetrovsk, bien qu’il soit loin d’avoir obtenu la majorité des voix.
Naturellement la blogosphère agitée par « les nazis ukrainiens » totalise les voix de Svoboda, de Pravy Sector et celles du Parti radical (dont la nature politique est différente, il s’agit d’un mélange de démagogie, de nationalisme et de populisme paysan), et d’autres encore, pour dire qu’avec quelques 15 % des voix voire plus selon eux, « les nazis » multiplient dix fois leur score par rapport à celui des présidentielles (1,6% pour Tianybok de Svoboda, et Iarosh de Pravy Sector, réunis ! ) qui les avait beaucoup contrarié car il contredisait leur propagande délirante, et dont jusqu’à présent ils évitaient de parler.
En fait, les scores de Svoboda et de Pravy Sector sont sans surprise, ils correspondent dans les circonstances des législatives à leurs résultats des présidentielles et illustrent cette réalité politique : l’extrême-droite en Ukraine n’a pas été renforcée, mais affaiblie par le Maidan et la chute de Ianoukovitch, tenant le haut du pavé seulement dans les oblasts de Donetsk et de Louhansk avec l’aide russe.
Mais plus généralement, ces élections expriment la lassitude, le rejet ou la déception à l’égard de la quasi-totalité des forces politiques ayant pignon sur rue.
4°) L’exception, c’est Samopomitch avec 11,12 % des voix, seule force véritablement victorieuse dans cette élection. Samopomitch signifie quelque chose comme « organisons-nous nous-mêmes », mieux traduit par l’anglais « self-help ».
Ce parti a été formé ce printemps par le maire de Lviv, Andriy Sadovyi, hostile depuis le début à la montée de Svoboda dans sa région (Svoboda avait conquis la majorité au niveau de la Galicie, mais pas à Lviv, d’où les mobilisations contre l’administration nommée par Svoboda). Sur un programme que l’on pourrait qualifier de démocrate et coopératif, c’est une organisation qui s’appuie sur des comités de quartiers et sur les secteurs de l’Eglise uniate hostiles à Svoboda et à sa récupération par les ultranationalistes.
Mais en fait, ce qui a dopé Samopomitch, c’est la décision prise par « Semen Semenchenko », pseudonyme du dirigeant du bataillon Donbass (originaire de Donetzk, il tient à protéger sa famille), de soutenir ce parti et d’y inscrire des candidats aux élections issus de son bataillon. Semenchenko, hospitalisé pour ses blessures de guerre, s’est sévèrement affronté au gouvernement fin août début septembre, préconisant le volontariat plutôt que la conscription (dans laquelle les passe-droits soulèvent des vagues de protestations), exigeant des armes et de la nourriture pour les volontaires et accusant le gouvernement de les abandonner, exigeant la démission du ministre de la Défense. Effectivement, son « bataillon Donbass », dont une majorité de recrues semblent issues du sud-est de l’Ukraine, a été en grande partie lâché et horriblement massacré par les forces russes, juste avant la signature d’un cessez-le-feu, dans la poche d’Ilovaisk (il semble que des photographies de victimes des massacres circulent depuis, sur la blogosphère « communiste résistante » et d’extrême-droite, pour illustrer le « génocide commis contre les russophones » – précisons que le bataillon Donbass est parfaitement « russophone » ! ).
Ce bataillon était précisément la principale formation de volontaires armés à échapper pratiquement au contrôle soit du ministère de la Défense, soit de l’extrême-droite ukrainienne, soit des deux. Inutile de préciser que la blogosphère dont il vient d’être question a particulièrement été nourrie d’ « informations » en faisant une sorte de « division SS » : de telles « informations » sont nécessaire à la non-compréhension de ce qui se passe réellement, et donc à la non-mobilisation internationaliste. Il est donc probable que dans l’addition des voix des « nazis », la blogosphère néostalinienne et néofasciste ajoutera Samopomitch, de façon à avoisiner les 25 % !
Bien entendu, il n’est pas question ici d’idéaliser ni le bataillon Donbass, ni Samopomitch, mais d’analyser les faits politiques : le seul succès politique notable de ces élections est celui qui associe volonté de défense nationale, contestation du pouvoir en place et refus de l’extrême-droite.
Hautement significatif : Samopomitch arrive en tête à Kyiv.
Par ailleurs, les forces politiques de la gauche radicale, dont parle l’article ci-dessous d’A. Volodarskiy, n’ont pas pu présenter de candidats. Il y a donc un vide politique béant, et les « phénomènes » divers tels que Samopomitch mais aussi Lyashko, en partie avant lui Svoboda, encore auparavant Timoshenko ou Natalia Vitrenko si l’on remonte il y a 20 ans, manifestent à leur façon ce vide. Il ne suffit d’ailleurs pas d’en constater l’existence pour le remplir !
Une autre indication intéressante est donnée par l’élection, à la majorité absolue dans sa circonscription, d’un des très rares candidats indépendant, sans sponsor ni parti en place ni moyens financiers : Volodomyr Parasiuk, qui sur le Maidan de Kyiv, par une intervention décisive, avait démoli la manœuvre des chefs des trois partis Baktivchina, Oudar et Svoboda, concertée avec les ministres allemand, français et polonais pour former un gouvernement d’union nationale préservant Ianoukovitch. Fort populaire pour ce rôle historique, il a été blessé et capturé, sans que son identité réelle ne soit découverte, lors du terrible massacre d’Ilovaisk début septembre. Au main du renseignement militaire russe qui ne l’a pas identifié, il a été échangé contre des prisonniers séparatistes. Il vient, tout seul, de faire 54 % des voix dans un territoire de Galicie occidentale.
On ne peut pas dire du tout ce que politiquement il va devenir, comment il va tourner. Mais des hommes de cette trempe auraient leur place dans un mouvement d’émancipation pour chasser tous les oligarques !
VP.

La gauche ukrainienne déchirée entre Maidan et Antimaidan.
par Alexandr Volodarkiy.
Les profondes divisions entre les divers protagonistes de la politique ukrainienne ont aussi affecté la gauche radicale. La fracture, qui plonge ses racines dans la différence d’interprétation de l’expérience soviétique, s’est manifesté dans toute son ampleur quand le Maidan et l’Antimaidan ont abouti à la création des « républiques populaires » du Donbass (1). Aujourd’hui une unité de la gauche, sur le fond de cette guerre sanguinaire, apparaît impossible (2).
Le Maidan a complètement bouleversé les rapports de forces antérieurs dans la vie politique de l’Ukraine. Beaucoup d’acteurs de premier plan sont sortis de la scène, et d’autres qui n’étaient que de petits pions sont devenus les rois de la scène. Des partis qui étaient jusqu’alors des outsiders, comme le « Bloc Oleg Lyashko » [à présent Parti Radical] et « Solidarité » [renommé « Bloc Petro Poroshenko] sont actuellement en tête des sondages. L’influence du « Bloc Iulia Timoshenko », qui avait de fait pris le pouvoir après le Maidan, mais l’a perdu dans le déroulement des élections présidentielles, s’est effondrée. Svoboda a perdu son image d’acteur le plus radical dans la politique parlementaire et n’a plus la possibilité de répéter, dans des élections générales, son succès de 2012 quand il avait obtenu plus de 10%. Le Parti des Régions s’est désagrégé et est tombé dans le coma, ses membres soutenant activement les mouvements séparatistes d’Ukraine sud-orientale, ou cherchant à faire oublier leur passé en s’intégrant à des forces politiques moins discréditées. Vitaliy Klichko, qui était apparu comme le plus probable des candidats à la présidence, est désormais maire de Kiev et ne pourra guère se hisser au-delà. (3)
Les cassures ne concernent pas que les principales forces politiques, mais aussi celles, plus marginales, sur lesquelles les grandes masses n’ont que peu d’informations. Il ne faut pas les sous-estimer et il est nécessaire de les considérer avec attention. Pravy Sector, quoi que n’ayant pas du tout reçu un large soutien dans la société (il stagne au niveau de 1%), est devenu un important phénomène médiatique et avait joué un rôle de catalyseur dans le passage du Maidan de la période pacifique à celle des combats de rue (4). Le noyau de ce mouvement est formé d’organisations d’extrême droite qui, comparées à une force plus importante comme Svoboda, semblaient jusque là être de petites sectes condamnées à une mort politique. De la même manière, les organisations d’extrême-droite et monarchiste prorusses en Ukraine orientale, restreintes jusque là à un cercle étroit, sont devenues un facteur important, que l’on peut qualifier de facteur clef, dans la formation même du mouvement séparatiste (5). La petite organisation « République du Donetsk », qui existait depuis le milieu des années 2000 avant tout dans le cyberespace, assiste maintenant à une incarnation grandeur nature de ses fantasmes. Ainsi, même des sectes politiques de quelques centaines, voire de quelques dizaines, de militants, peuvent dans certaines circonstances influencer les masses et modifier radicalement la situation politique.
Les organisations de l’extrême-gauche ukrainienne ont-elles aussi été fortement remuées par les récents évènements. Aujourd’hui elles jouent un rôle secondaire et leur voix se fait difficilement entendre dans un bruit de fond qui est majoritairement à droite, mais devant la montée des tensions sociales les orientations de gauche peuvent relativiser ou même marginaliser les nationalistes dans les protestations qui viennent. Mais si les forces de droite prorusses ou pro ukrainiennes ont très logiquement trouvé leur place sur les côtés opposés de la barricade en fonction de leurs préférences nationales et linguistiques, à gauche les processus en cours sont plus complexes. La ligne de division principale dérive de la position relative à l’URSS, qui d’une question historique et théorique, s’est transformé en un thème brûlant d’actualité.
Maidan rouge et Maidan noir.
L’Opposition de gauche, qui réunit des socialistes démocratiques (6) et des trotskystes, a pris part au Maidan de Kiev depuis les premiers jours (7). Ils sont descendus sur la place avec des slogans euro-socialistes en brandissant un drapeau rouge aux couleurs de l’UE (8). Etaient aussi présents sur le Maidan les anarchistes, l’organisation la plus active étant Terra Libera, éco-anarchiste, associé à des militants de toutes organisations, aux artistes de gauche de l’union Khudrad et au syndicat étudiant Action Directe. A cause des symboles qu’ils utilisaient, des escarmouches se sont produites entre eux et Pravy Sector, encore peu connu. Les militants de gauche de divers groupes ont réussi à affirmer leur présence, non pas tant sur la place que dans les bâtiments occupés, les étudiants faisant fonctionner une cinémathèque, où se tinrent des réunions et où était disponible la presse de gauche. Si l’on ne peut pas dire qu’à Kiev ces militants se sont imposés comme partie intégrante du mouvement avec leur pleine identité politique, on ne peut pas dire non plus qu’il n’y avait pas de gauche sur le Maidan, ou qu’elle aurait été « complètement expulsée ». Les anarcho-syndicalistes de l’Union Autonome des Travailleurs de Kiev avaient pris initialement une position neutre envers le Maidan, car ils ne voyaient pas la possibilité d’avoir une influence efficace sur le mouvement dans les conditions d’hégémonie de la droite, mais ils ont fini par lui apporter leur soutien quand Ianoukovitch a fait adopter le 16 janvier les lois contre le droit de manifestation et de réunion. La cellule de Kharkov de cette organisation a pris part, quant à elle, dés le début au Maidan de Kharkov, dans lequel l’influence de l’extrême-droite est restée largement minoritaire et où ils ont pu développer sans obstacles, avec leurs emblèmes, une orientation centrée sur les questions sociales.
A partir du début des combats rue Hurshevsky, de nombreux militants de gauche et anarchistes ont pris part aux actions humanitaires et c’est un groupe d’anarchistes et de libéraux de gauche qui ont organisé la « Brigade hospitalière », qui intervenait dans les hôpitaux pour interdire l’enlèvement des blessés par les forces de répression. Les militants d’Action Directe se sont portés aux avant-postes le 1° décembre, impulsant la formation de la Brigade des premiers secours. Plusieurs se sont retrouvés en première ligne, soit comme médecins et infirmiers, soit directement dans les combats. L’un des blindés incendiés l’a été par les anarchistes. Les menaces des formations armées d’extrême-droite nous ont empêché d’aller jusqu’à la constitution explicite d’une Centurie anarchiste, qui aurait associé aussi les ultras du club de football d’Arsenal, lesquels, à la différence des autres supporters, se sont définis comme « antiracistes ». Les anarchistes, ensemble avec les militants du mouvement étudiant, ont réussi à prendre leur petite revanche [sur Pravy Sector, NDT] suite à la prise d’assaut du Ministère de l’Education. L’accès au bâtiment des militants de Svoboda et de Pravy Sector leur fut interdit (9), et une série de revendications furent adressées au nouveau ministre de l’Education qui ne put se rendre à son ministère tant qu’il n’avait pas signé. Une partie des participants à l’action jugeaient ce succès biaisé, car le choix de Sergey Kvit [Serhiy Kvit] en raison de son passé d’extrême-droite, n’était pas acceptable. Malgré la pression des anarchistes, les « leaders étudiants » professionnels sont parvenus à éviter une escalade du conflit, préférant collaborer avec le ministre.
Il faut aussi faire leur place aux nationalistes de gauche de Résistance Autonome. Jusqu’il y a peu cette organisation était étroitement associée à Svoboda et plus particulièrement à un de ses dirigeants, Yuriy Mikhalchishin. Mais un conflit s’est ouvert entre les élèves et le maître et Résistance Autonome est entré en opposition à l’influence de Svoboda en Ukraine occidentale. Une partie de la gauche a vu en Résistance Autonome un allié possible, une autre maintient la distance car ils utilisent toujours une rhétorique nationaliste et conservatrice. Il ne faut pas sous-estimer son rôle dans le Maidan de Lviv, qui fut opposé non seulement au Parti des Régions au pouvoir à l’échelle nationale, mais aussi au pouvoir local de Svoboda. Résistance Autonome a pris part activement à la « nuit de la colère », une série de prises d’assaut contre les bâtiments du Ministère de l’Intérieur des Services de Sécurité (SBU) et de la chancellerie [à Lviv]. (10)
L’Antimaidan.
La seule formation de gauche significative à s’être opposée au Maidan du début à la fin est Borotba, bien que sa position ait connu en fait des évolutions (11). En novembre et décembre [2013] Borotba critiquait le Maidan, mais tout en prenant ses distances envers l’Antimaidan (entre autres choses ils ont publié une résolution pour constituer un Krasny Sector [Secteur Rouge] qui n’existait que virtuellement et ont revendiqué la responsabilité de quelques voitures incendiées à Kiev) (12). Avec la radicalisation de la situation Borotba a de plus en plus basculé du côté Antimaidan, qualifié de « forces antifascistes ». Fin février-début mars [2014] Borotba a manifesté côte à côte avec les prorusses d’Oplot et d’Unité Slave, à Kharkov et à Odessa. Borotba en outre collabore avec le PC ukrainien, qui de longue date n’a jamais été considéré comme de gauche en quelque manière que ce soit par les militants radicaux (13).
Une grave et violente confrontation entre militants de gauche (même si chaque partie dénie à l’autre le droit de s’appeler ainsi) partisans et adversaires du Maidan s’est déclenchée en mars, à partir de l’occupation de l’administration régionale de Kharkov (14). Les prorusses et Borotba, ensemble, ont roué de coups les militants locaux d’Euromaidan barricadés à l’intérieur du bâtiment, frappant également ceux qui n’avaient opposé aucune résistance. Parmi leurs victimes figuraient des anarchistes, dont le célèbre écrivain Serhiy Zhadan, gravement blessé. Affirmant en de nombreuses occasions son soutien à l’Antimaidan, Borotba y a englobé ses composantes explicitement à droite. Qualifiant le régime de Kiev de « junte fasciste », Borotba a appelé à un « large front antifasciste ». Ce large front s’est matérialisé à Odessa, où Borotba a fait équipe avec Rodina et Unité Slave, deux organisations qu’en son temps Borotba avait dénoncées pour nationalisme russe (15).
Une grande cassure.
Suite aux évènements de Kharkov diverses organisations de gauche et anarchistes ont publié une lettre ouverte de prise de distance à l’encontre de Borotba (16). La plaie s’est aggravée avec les tragiques évènements de la Maison des syndicats à Odessa (17) : si quelques uns ont sympathisé avec Borotba, les autres l’ont accusé de soutien direct aux provocateurs armés [dans la première phase des évènements du 2 mai] et ont attribué une partie des responsabilités dans ce qui s’est passé au responsable de Borotba à Odessa, Aleksy Albu. Pourtant, durant la première phase du Maidan, la section d’Odessa de Borotba avait mené des actions communes avec la cellule locale de Résistance Autonome, sans se préoccuper alors de son nationalisme ukrainien. Il n’est donc pas exact de parler simplement de sympathies « prorusses » ou « pro ukrainienne » pour expliquer cette division, car la ligne de cassure ne porte pas sur l’aspect national.
Cette ligne de fracture a d’ailleurs un caractère international. En Allemagne on a vu des militants mener des actions avec le « ruban de Saint George » et brandir des drapeaux russes, d’autres tentant de bloquer de telles actions. Il n’y a pas d’unité dans les rangs des principaux partis de gauche : ainsi dans Die Linke on a des positions opposées, allant du soutien aux « républiques populaires » du Donetzk (RPD) et de Lougansk (RPL) à une attitude violemment critique envers elles. Rote Hilfe, une organisation qui se consacre à l’aide aux détenus politiques et aux victimes de l’extrême-droite, a dans un premier temps récolté des fonds pour Borotba, mais a ensuite cessé de le faire, sous l’influence des anarchistes. Des tendances analogues peuvent être observées dans les forces de gauche en Pologne, Espagne, Suède, France, Angleterre et pratiquement tout le reste du monde. On retrouve en Russie cette division entre ceux qui soutiennent RPD et DPL et ceux qui les condamnent catégoriquement. (18)
(ce n’est pas) notre guerre.
La résolution « Stop à la guerre en Ukraine » adoptée début juin lors d’une conférence tenue dans la capitale biélorusse Minsk, exprime par le flou de ses formulations deux positions antagoniques en même temps, donnant lieu à des interprétations publiques différentes de la part de ses auteurs. Sur le site de gauche russe Rabkor on peut lire une intéressante polémique entre Denis Denisov (de l’Opposition de Gauche) et la rédaction du site. Le premier voit dans la résolution de Minsk un appel à déposer les armes s’adressant aussi bien à l’armée ukrainienne qu’à ses adversaires. La rédaction du site y voit un appel à la capitulation du gouvernement de Kiev et à la reconnaissance de la RPD (19).
Le manifeste des anarchistes intitulé « Guerre à la guerre » laisse moins de place à diverses interprétations et a reçu le soutien d’une série d’organisations de gauche et d’organisations libertaires, de diverses régions du monde. Dans ce texte les régimes de la RPD et de la RPL sont caractérisés comme réactionnaires et comme des oppresseurs qui menacent consciemment les populations des deux régions, en même temps que sont dénoncées les menaces potentielles provenant du gouvernement ukrainien et de l’extrême-droite qui reçoit des armes. La solution du conflit doit reposer sur le développement d’un mouvement des travailleurs partant du bas.
Une conception similaire : condamnation de l’extrême droite des deux camps, soutien aux mouvements des travailleurs et aux syndicats, affirmation du discours portant sur la question sociale comme instrument de défense contre la guerre, est également formulée par l’Opposition de gauche (20).
Après le Maidan.
Malgré ces nombreux problèmes, après le Maidan l’activité politique de la gauche n’a pas pris fin, et s’est même intensifiée. L’Union Autonome des Travailleurs (UAL) de Kiev organise fréquemment des actions contre le gouvernement actuel et les autorités de la ville. A la manifestation anarchiste du premier mai ont pris part des centaines de personnes, bien qu’il ait fallu changer le point de rassemblement au dernier moment pour des raisons de sécurité. De telles manifestations ont eu lieu aussi à Kharkov et à Zhitomir.
L’UAL de Kharkov est activement engagée dans le soutien aux réfugiés. A la manière des anarchistes européens, ils ont occupé un édifice municipal abandonné depuis quelques années pour en faire un centre social. Les réfugiés qui ont été contraints d’abandonner Slaviansk s’y sont organisés en autonomie, avec les anarchistes. Les autorités locales font des menaces d’expulsion, mais ne sont pas disposées à trouver un foyer pour les réfugiés.
Les représentants de l’Opposition de Gauche ont participé aux élections municipales à Kiev, et, bien que n’ayant pas obtenu de résultats significatifs, ils continuent à agir pour une présence de la gauche dans l’arène parlementaire, actuellement toujours plus déserte. Sur cet objectif ils ont donné vie à l’ « Assemblée de la Révolution Sociale », qui rassemble des militants syndicaux et des « intellectuels de gauche » désireux de trouver un point d’ancrage dans la politique réelle.
Borotba a choisi la voie de l’intégration aux structures des « républiques populaires ». Le leader de ce mouvement, Sergey Kirichuk, se trouve actuellement en Allemagne, où il demande le statut de réfugié. Il y agit en liaison étroite avc des groupes de gauche « anti-impérialiste « , en particulier ceux qui soutiennent « les manifestations du lundi pour la paix ». Une partie de la direction de Borotba s’est transférée en Crimée, alors que les militants de base sont restés dans leurs régions respectives, ou certains ont été arrêtés par les services de sécurité et la police.
On peut affirmer avec certitude qu’en Ukraine il n’y aura plus d’ « unité de la gauche ». Les héritiers de la tradition politique soviétique et leurs opposants sont maintenant divisés non seulement par leur mémoire historique, mais par un sang encore frais, qui pourrait même être versé encore plus abondamment, tant le conflit est loin d’être terminé.
Aleksandr Volodarskiy, Russkaya Planeta, 10 juillet 2014.
Traduit du russe en italien par Andrea Ferrario, 24 octobre 2014, sur Focus Ukraina.
Traduit de l’italien en français par Vincent Présumey, 26 octobre 2014.
Notes et commentaires sur « la gauche ukrainienne ».
par Vincent Présumey.
(1) La thèse principale d’Alexandr Volodarkiy est la suivante : ce ne sont pas au départ des affinités nationales, prorusses ou pro ukrainiennes, qui expliquent les prises de positions des uns en faveur des premiers et des autres en faveur des seconds, mais c’est le rapport au passé « soviétique ».
Les courants pour qui l’URSS était peu ou prou « socialiste » et qui pensent que c’est son effondrement qui est la seule cause des reculs du niveau de vie des plus larges masses, tendent à voir dans la Russie actuelle, même lorsqu’ils admettent peu ou prou que sa société est capitaliste, et son Etat policier et oligarchique, une sorte de continuation de ce passé valorisé. On trouve aussi l’idée selon laquelle les enclaves de minorités nationales manipulées par la Russie, voire occupées par la Russie (Abkhazie, Ossétie du Sud, Transnistrie) ou qui pourraient l’être (Gagaouzie), ainsi que la Crimée perçue comme fondamentalement russe et à condition d‘écraser celles de ses composantes qui s‘y opposent, seraient au fond des morceaux d’URSS, restes de la vieille banquise. Des théories de ce genre circulent à propos du Donbass.
Mais en fait, la seule organisation « de gauche », comme l’explique plus loin Alexandr Volodarski, qui, en Ukraine, relève complètement de cet arrière-plan culturel, est Borotba.
De plus, le rapport « positif » de ces milieux au passé « soviétique » est maintenant en train de connaître une évolution rapide, se transformant en adhésion à la « révolution eurasienne » prônée jusque là par l’ultra-droite russe, à laquelle s’est ralliée une vieille figure de l’intelligentsia moscovite « de gauche », Boris Kagarkistky, lié justement à Borotba.
Le point de vue d’Alexandr Volodarsky implique donc que tous les courants « de gauche » autres que Borotba ont une vision fondamentalement négative du passé soviétique : cette vision est surtout celle des anarchistes, ce qui peut contribuer à expliquer, d’ailleurs, leur importance actuelle en Ukraine.
(2) Toute la démonstration d’Alexandr Volodarsky aboutit à cette conclusion : d’un point de départ mélioratif ou péjoratif envers le passé soviétique, les uns et les autres en sont arrivés à s’affronter directement sur le terrain et à soutenir des forces opposées. L’unité de « la gauche » est donc maintenant un rêve, car ce terme, « la gauche », regroupe des choses trop différentes.
Toutefois, A. Volodarsky critique dans son article une déclaration adoptée ce printemps lors d’une conférence de groupes de gauche russes, ukrainiens et biélorusses tenue à Minsk, qui semble rechercher une telle « unité ». Et grande est la tentation, dans la « nouvelle gauche » ukrainienne représentée par exemple par l’Opposition de gauche (ou Ligue socialiste-Opposition de gauche), de « mettre de côté » la « question nationale » pour ne traiter que de la « question sociale ». Ceci tendrait à montrer que la séparation fondamentale n’est pas, pour des groupes jeunes se trouvant dans une situation mouvante avec peu de moyens et peu de bagage politique, aussi évidente que semble ici l’affirmer A. Volodarsky.
Mais ne pas traiter de la « question nationale » pour pouvoir traiter de la « question sociale », n’est-ce pas se condamner à l’impuissance ? Un précédent historique mériterait d’être médité : le destin de la gauche irlandaise après l’assassinat de James Connoly par l’impérialisme britannique, se repliant sur le syndicalisme pour l’essentiel, et laissant le « combat national » aux seuls nationalistes, une partie, dans le Nord, se retrouvant aussi à la remorque des orangistes soumis à l’impérialisme.
(3) Cette rapide description peut aujourd’hui être complétée par les premiers enseignements que suggère le scrutin législatif du 26 octobre, voir ci-dessus.
(4) Ce qu’écrit ici A. Volodarskiy correspond très exactement à la manière dont les militants de gauche, qui ne sont à cet égard pas différents de l’écrasante majorité des Ukrainiens, voient le phénomène « Pravy Sector » : avant tout un emballement médiatique, et une organisation qui a joué un rôle de premier plan à un seul moment, dans les combats de rue lorsque les évènements sur le Maidan se sont durcis. On pourrait ajouter une certaine réputation dans la jeunesse, où l’on trouve beaucoup de personnes pour rejeter Pravy Sector en tant qu’organisation en raison de sa direction d’extrême-droite, de son homophobie, voire de ses liens suspects (rappelons que son chef Iarosh a rencontré Ianoukovitch peu avant sa fuite), mais pour adhérer à un « esprit Pravy Sector » se voulant fait de patriotisme, de dévouement, de disposition à agir par opposition à l’Etat défaillant, corrompu ou inefficace.
Les Ukrainiens qui découvrent que les chaines d’informations russes couvrant le Sud-Est du pays et les moyens d’ « information », notamment par internet, répètent depuis des mois que Pravy Sector serait pratiquement au pouvoir et formerait une sorte de parti nazi de masse terrorisant tout le monde dans leur pays, en ressentent en général un agacement profond mêlé d’humiliation, mais aussi une certaine surprise, car c’est un peu comme si on expliquait qu’en France, les « Identitaires » et Dieudonné font défiler toute la jeunesse au pas tous les dimanche …
(5) On remarquera le parallèle qui est fait ici entre Pravy Sector et l’extrême-droite russophile du Donbass : même situation groupusculaire initiale, même propulsion aux avant-postes quand la révolution a fait irruption et que les forces étatiques et oligarchiques ont eu besoin d’ouvrir des contre-feu et d’exploiter la menace de guerre, puis la guerre.
(6) La Ligue socialiste ou Union socialiste a été créée fin 2011 par la fusion de plusieurs petits groupes, dont le groupe « La tomate » dont la tomate emblématique apparaît toujours sur le site http://gaslo.info/, et dont une grande partie de l’Organisation des marxistes ukrainiens créée en 2006, ayant entre 100 et 200 militants, l’autre partie de cette organisation allant vers Borotba. Il semble que le clivage était celui que pointe A. Volodarkiy : le rapport au passé « soviétique ». La Ligue socialiste groupe l’essentiel des militants trotskystes ou trotskisants d’Ukraine de concert avec des militants se réclamant du socialisme et de la démocratie ou de l’altermondialisme. Le texte indique qu’on y trouve des « trotskystes » et des « social-démocrates », cependant, la connotation aujourd’hui très « droitière » de la formule « social-démocrate » en Europe occidentale, ainsi que l’existence d’un petit Parti social-démocrate ukrainien en principe lié à l’Internationale socialiste et organisant surtout des activités de formation syndicale, m’ont conduit à préférer ici l’expression « socialistes démocratiques ».
La Ligue socialiste a des liens internationaux significatifs, particulièrement avec la IV° Internationale (comité international, ancien Secrétariat unifié) dont les représentants français se trouvent au NPA et à « Ensemble ! ».
Sur le Maidan, elle a vite appelé à l’unification de tous les courants de gauche, anarchistes compris, dans un LeftMaidan. Il semble que l’expression « Opposition de gauche » se soit alors imposé pour la désigner.
(7) Nina Potarska, animatrice de l’Opposition de gauche, a formé un escadron de femmes (sotnia) sur le Maidan.
(8) Des drapeaux rouges avec les étoiles de l’Union Européenne, en effet visibles sur diverses images du Maidan : ce genre de syncrétisme risque de faire sursauter plus d’un militant de la « gauche » française. Ce serait pourtant une réaction d’ignorance chauvine : les grands mouvements sociaux brassent les symboles et font avec tout ce qui se présente à eux. Il faut cependant préciser que la Ligue socialiste (Opposition de gauche) s’est prononcée contre l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il est donc parfaitement possible que les porteurs de ces drapeaux aient voulu exprimer une volonté de « rougir » toute l’Europe.
(9) Ce rapide récit, qui concerne des combats auxquels a pris part l’auteur de l’article, montre que les anarchistes de Terra Libera et de l’Union Autonome des Travailleurs (créée en 2011), en particulier, ont affronté à la fois les Berkuts du régime et Pravy Sector. Se sont joints à eux les supporters de foot d’Arsenal, dont le noyau, le Hoods Hoods Klan, s’était affirmé comme « antifa » et démarqué de la plupart des autres « ultras » au moment de l’Euro 2012. Les heurts physiques avec Pravy Sector n’ont pas manqué, les anarchistes ne parvenant pas à imposer sur le Maidan la pleine organisation d’une force armée anarchiste reconnue comme telle, mais parvenant à interdire physiquement le bâtiment du ministère de l’Education à Pravy Sector ainsi qu’à Svoboda. L’affrontement avec le nouveau ministre, issu de l’extrême-droite, aurait dû aller jusqu’à son expulsion, ce qui a été, selon l’auteur de l’article, empêché par les responsables syndicaux étudiants, s’appuyant sans doute sur le sentiment « unitaire » de la foule juste après la fuite de Ianoukovitch.
Qu’il soit permis ici de remarquer que, alors que depuis des mois et des mois une cohorte d’ « anti-impérialistes » dont l’ennemi n’est plus le capital, mais « l’Amérique », traitent à longueur de blogs et de forums de « nazis » tous les combattants du Maidan et ceux qui les soutiennent, les SEULS à avoir affronté physiquement l’extrême-droite, à être allé lui disputer le terrain, sont ceux-là même qui lui sont ainsi amalgamés frauduleusement. La SEULE convergence avec l’extrême-droite est au contraire celle des néostaliniens et de leurs alliés, engagés physiquement et matériellement dans la lutte à ses côtés et sous sa direction, dans les soi-disant « républiques populaires ».
(10) Svoboda s’est développé tardivement, surtout en Galicie et en Volhynie, à partir de groupes ethno-nationalistes racistes et antisémites dont le principal était le parti social-nationaliste ukrainien, se présentant comme défenseurs des opprimés et bénéficiant pour ce faire de l’image de victime conférée par la propagande stalinienne, brejnévienne puis russe présentant systématiquement les Ukrainiens comme des « nazis ». Le double rejet des oligarques prorusses et des leaders de la « révolution orange » a alors favorisé Svoboda, soutenu en sous-main par Ianoukovitch : jamais l’extrême-droite ukrainienne n’a été aussi forte qu’en 2012, et non pas aujourd’hui (à ce moment là il n’y avait pourtant aucun « résistant anti-impérialiste » pour déclarer la guerre aux « nazis ukrainiens » sur le web), quand la Russie et Ianoukovitch comptaient sur sa croissance pour assurer le maintien de celui-ci aux prochaines présidentielles. La révolution du Maidan ne l’a pas renforcée, mais affaiblie, interrompant la progression de Svoboda.
Comme Svoboda était, avec sa base régionale populaire, pratiquement le seul parti important en Ukraine à ne pas apparaître comme une entreprise privée, un morceau d’Etat, un réseau clientélaire ou tout cela à la fois, mais comme un vrai parti de masse, de graves contradictions l’ont traversé quand la crise révolutionnaire s’est ouverte dans le pays. Son aile la plus « sociale », jusque là influencée par Yuriy Mikhalchishin, antisémite se référant ouvertement au nazisme, s’est en partie retournée violemment contre celui-ci. Les fondateurs de Résistance Autonome (Avtonomia Opir), scission peut-être majoritaire de Svoboda dans la ville de Lviv (berceau du mouvement), ont laissé tomber les discours antisémites et mis en avant de vieux textes de l’OUN (Organisation Nationaliste Ukrainienne) des années quarante et cinquante, condamnant le capitalisme et se prononçant pour la propriété sociale des moyens de production, et se réclament à la fois de Stepan Bandera et de Nestor Makhno. Ce mouvement ne se définit pas comme « de gauche », mais comme « nationaliste identitaire » et a des liens avec une frange minoritaire de l’extrême-droite européenne (doublement minoritaire : par rapport aux soutiens de Poutine, avant tout, et par rapport aux soutiens de Svoboda, ensuite). Rhétorique et imagerie de ce mouvement mélangent des aspects libertaires, écologiques et ethno-identitaires (ceux-ci en général associés), et un discours que l’on retrouve ailleurs dans les mouvements d’extrême-gauche, du type « Intifada globale ». Une telle scission ne se serait évidemment pas produite sans la radicalisation d’une partie de la jeunesse se voulant « de droite », engagée dans les affrontements avec l’Etat et les oligarques, et ne faisant pas, ou perdant confiance, envers les impérialismes occidentaux, tout en côtoyant d’autres jeunes hostiles au racisme ou anarchistes.
Autre information importante donnée dans cet article d’Alexandr Volodarskiy : alors que nous étions abreuvés, en France, d’ « informations » faisant du Maidan un mouvement dirigé partout par Svoboda et Pravy Sector, il apparaît qu’en réalité, dans la « ville de Svoboda », Lviv, où ce parti avait pris en main l’administration et le pouvoir locaux (en accord avec Ianoukovitch ! ), le « Maidan » a été un mouvement CONTRE Svoboda. Résistance Autonome est loin d’en avoir été le seul bénéficiaire : une floraison de mouvements sociaux et d’associations caractérise en fait la ville de Lviv et sa région, fantasmée comme le cœur du « nazisme » dans la démonologie d’une partie des militants « de gauche » de Russie et d’Occident : association issues du Maidan, syndicat « Défense du travail » (antérieur au Maidan), rejet de toute l’administration locale, blocages de l’appropriation privée des espaces publics, patrouilles contre les mafias, accueil organisé des familles tatares fuyant la Crimée … Ainsi, l’apparition spontanée de groupes se réclamant à la fois de l’anarchisme et du nationalisme est l’un des témoignages de la recherche d’une issue politique dans cette effervescence idéologique.
Cette fermentation politique n’est pas allée jusqu’à se manifester directement dans les élections, qui ne sont pas le terrain de prédilection de ces mouvements. Où plutôt, elle a certainement joué un rôle indirect dans la percée de Samopomitch (voir article précédent).
(11) Borotba a été créé en 2011, par la fusion entre un secteur des jeunesses du KPU, le PC ukrainien, et sans doute la majorité de l’Organisation des marxistes ukrainiens, en opposition avec les courants qui prennent part à la fondation, peu après, de la Ligue socialiste. Je reviendrai spécifiquement sur l’histoire et les positions de Borotba dans un prochain article car cette organisation occupe une place centrale à l’usage fantasmatique d’une partie de l’extrême-gauche occidentale, afin d’aligner celle-ci sur des positions pro-impérialistes russes ou du moins de neutraliser toute velléité d’analyse concrète de la crise révolutionnaire appelée « Maidan ».
Borotba signifie « la lutte ». Dans l’histoire, cette appellation a déjà été celle d’un parti ukrainien, bien plus puissant, les borot’bistes, socialistes-révolutionnaires de gauche à tendance nationaliste, le plus puissant parti paysan d’Ukraine en 1918-1920. Borotba n’a strictement rien à voir avec cette tradition.
(12) Plusieurs interviews de dirigeants de Borotba diffusées en Occident ont affirmé que toute intervention de gauche ou d’extrême-gauche sur le Maidan s’était avérée impossible. Les faits rapportés ci-dessus démentent cette assertion. Elle semble vraie pour Borotba, s’il est exact que ce groupe a tenté de s’installer sur le Maidan avec un portrait de Staline, et, expulsé, s’est immédiatement plaint des « nazis » : nous aurions là ni plus ni moins qu’une provocation délibérée, ce que la suite de l’article tend malheureusement à confirmer.
(13) Trois partis de grande taille, à un moment ou un autre, héritiers de l’ancien PCUS, ont eu une appellation « socialiste » ou « communiste » en Ukraine depuis 1991. Le Parti Socialiste d’Alexandre Moroz provenait des secteurs pro-Gorbatchev de l’ancien PC au pouvoir et s’est progressivement très affaibli dans les années 2000. Le Parti socialiste progressiste de Natalia Vitrenko, scission du précédent, avait catalysé une partie de la colère populaire contre les oligarques à la fin des années 1990, et est passé sous le financement du milliardaire US « antisystème » Lyndon Larouche (en France : Jacques Cheminade), et par son biais d’oligarques russes ; groupusculaire, il est aujourd’hui incorporé aux « républiques populaires » du sud-est.
Le troisième et de loin le plus important de ces partis est le KPU, PC ukrainien dont le dirigeant le plus connu est Petro Simonenko. Constitué en 1993 en opposition avec les apparatchiks ralliés à l’indépendance formelle du pays, le KPU, comportant de véritables morceaux de l’appareil d’Etat et de l’administration et une puissante clientèle, a eu un poids considérable dans les années 1990, où il était ce repoussoir faisant élire les oligarques en place aux différentes élections, que Svoboda tendait plus tard à devenir avant le Maidan. Le Parti des Régions, fédération de fiefs oligarchiques et mafieux, s’est progressivement nourri de la défection d’oligarques quittant, ou faisant quitter à leurs serviteurs, le KPU.
Quand Alexandr Volodarskiy écrit que personne, dans la gauche ukrainienne, ni de prés ni de loin, ne considère le KPU comme « de gauche », il exprime une chose évidente en Ukraine. Non seulement il n’est pas « de gauche » au plan idéologique – conservatisme social et familial, haine des homosexuels, antisémitisme sont largement cultivés par le KPU – mais il n’a aucune racine proche ou lointaine dans le mouvement ouvrier, il est entièrement issu de l’appareil bureaucratique de l’Etat, et n’est pas plus à proprement parler « un parti » que le Parti des Régions. Seules ses Jeunesses, pour des raisons d’image, de folklore et afin de cultiver des contacts dans le « mouvement communiste » à l’étranger, se sont redonnées une allure idéologique verbalement « communiste ». C’est justement un secteur de ces Jeunesses qui s’engage en 2011 dans le lancement de Borotba, qui est donc elle aussi, plus partiellement mais très réellement, l’une des forces politiques ayant une filiation avec l’ancien PCUS.
Le 16 janvier dernier, le KPU, membre de la coalition soutenant Ianoukovitch, était en pointe dans l’élaboration et le vote des lois liberticides suspendant les droits de manifestation et de réunion, à partir desquelles la situation s’est radicalisée.
Le KPU est aujourd’hui engagé, avec l’Eglise orthodoxe du patriarcat de Moscou dont il est proche, dans l’administration des « républiques populaires » du sud-est, tout en tenant un discours « anti guerre » selon les circonstances. Son interdiction a été régulièrement envisagée et jamais réellement effectuée par le gouvernement ukrainien depuis février. Elle est, plus souvent encore, annoncée sur les sites de la « résistance communiste » occidentale fantasmant dans le KPU de nouveaux FTP combattant la Gestapo …
Plus grave, les agissements du KPU (et plus secondairement de Borotba, dont l’importance réside surtout dans sa réputation auprès du « gauchisme » international) permettent au pouvoir et à la droite ukrainienne de lancer des attaques contre « le communisme » et « le socialisme » susceptibles de se retourner, ou d’être dirigées avant tout, contre les luttes sociales.
(14) C’est à l’occasion de ces premières opérations armées que la photo d’un jeune homme remplaçant le drapeau ukrainien par le drapeau russe sur l’hôtel de ville de Kharkiv a largement circulé sur les sites des « communistes résistants » occidentaux, voyant en lui une sorte de héros de l’Union soviétique. L’homme était pourtant connu comme un citoyen russe, membre des organes et réputé être lié à la RNE, Unité Nationale Russe – une organisation se réclamant du nazisme …
Le principal groupe auquel Borotba se lie à Kharkov-Kharkiv est Oplot (« bastion »). Oplot s’est développé, en janvier-février 2014, à partir du club de sport du même nom et dans les écoles militaires et la police, organisant des agressions contre le Maidan de Kharkiv, sous la direction d’un chef du FBU, Yevgeny Zhilin, passé en Russie début mars. Ce groupe a joué un rôle clef dans l’articulation de la propagande des « prorusses » autour de l’antisémitisme, centrée sur la dénonciation du gouverneur de Dnipropetrovsk, l’oligarque Kolomoiski, comme « juif financier des nazis ». Dans ses communiqués, Oplot attribue aussi les révolutions russes de 1905 et de 1917 aux Juifs.
(15) Rodina est une organisation d’extrême-droite russe dont l’ancien dirigeant, Dmitry Rogovin, est depuis 2007 un personnage important dans les discussions officielles Russie-OTAN. Unité Slave se présente comme une organisation de cosaques russes. Odessa est une ville ukrainienne et multinationale comprenant de nombreux russes : même (surtout ?) par rapport à ces derniers, les antennes locales de ces organisations ne sont rien d’autres que des groupes de nervis manipulés par les organes.
(16) http://avtonomia.net/2014/03/03/statement-left-anarchist-organizations-borotba-organization/
(17) En écrivant « tragiques évènements », A. Volodraskiy exprime là encore parfaitement le sentiment commun des Ukrainiens hostiles aux opérations « prorusses » sur l’affaire dite de la « Maison des syndicats » à Odessa le 2 mai 2014. Rappelons que le 17 avril, Poutine avait appelé à la formation de la « Novorossia » . Le 2 mai au matin, des groupes armés avec le soutien de secteurs de la police et la présence de paramilitaires venus de Transinistrie attaquent des manifestants nationalistes ukrainiens à Odessa. Ils sont écrasés, avec relativement peu de victimes, par une puissante mobilisation spontanée. L’échec de cette tentative de faire un pas en avant vers la « Novorossia », comme à Kharkiv et à Dnipropetrovsk, doit obligatoirement, pour la puissance impérialiste dominant, être masqué sous le mythe d’une opération « nazie » : c’est ici particulièrement vital à la propagande impérialiste.
Borotba, associé à l’attaque armée des manifestants nationalistes le matin avec Rodina, Unité Slave et des scouts chrétiens orthodoxes, lance le mot d’ordre de regroupement dans la Maison des syndicats, à côté du campement des Antimaidan d’Odessa. De nombreux manifestants prorusses ou antimaidan s’y amassent, en l’absence des chefs qui les ont appelés à procéder ainsi. Le bâtiment est assiégé par des contre-manifestants et des militants de Prayi Sector qui envoient des cocktails Molotov, des coups de feux sont tirés, le feu prend – étrangement, au 4° étage- et il y a une quarantaine de morts. Dés la fin d’après-midi du même jour, toute la blogosphère occidentale, « communiste résistante » et d’extrême-droite, alimentée par les antennes diverses de RIA-Novosti, diffuse en boucle que « les nazis ukrainiens » ont commis un « pogrom » contre « les syndicalistes » à Odessa, annonçant jusqu’à plusieurs centaines de morts, des viols, etc. Borotba revendique un mort dans cette affaire.
(18) C’est à vrai dire une ligne de fracture qui traverse les organisations se réclamant de la révolution socialiste à l’échelle du monde entier, séparant progressivement les positions internationalistes des positions préparant une éventuelle guerre mondiale entre puissances impérialistes. Cependant, le déficit d’information et la place sans précédent prise par la propagande, ainsi que par la crédulité envers celle-ci de la part de militants et de courants entraînés (à juste titre) à ne pas croire la « voix de l’Amérique » et à en prendre le contrepied, biaise largement le clivage : une information correcte, une analyse sérieuse, des échanges Est-Ouest rétablis, une pratique internationaliste réelle, doivent rétablir l’équilibre et permettre aux gens censés de ne pas prendre des vessies pour des lanternes et de voir le fascisme partout où il se trouve !
(19) Et en effet ; proclamer que la guerre, c’est mal, et demander qu’on y mette fin, signifie quoi dans une guerre opposant une nation opprimée à une puissance impérialiste et à ses alliés locaux ? Cela d’autant plus que la Russie déclare ne pas être en guerre et vouloir « la paix », censé pouvoir se faire en répondant à la demande de « fédéralisation » des « régions insurgées » ?
Le discours « pacifiste » convenu renvoyant les « camps » dos-à-dos ne fait-il pas tout simplement le jeu du plus fort, militairement parlant ?
(20) Le rejet de « tous les nationalismes » est à vrai dire peu étonnant dans la tradition idéologique de l’anarchisme (ou des courants ultragauche et conseillistes). Il n’empêche cependant pas la grande majorité des anarchistes, ukrainiens, mais aussi russes, de soutenir la révolution ukrainienne (plutôt que la nation ukrainienne) contre l’impérialisme, le capitalisme et l’étatisme russe. L’Opposition de gauche apparaît donc plus exposée à des positions renvoyant tout le monde dos-à-dos, ce qui affaiblirait grandement son influence naissante. La prise en charge de la défense nationale, ou de la défense de la révolution commençante, faite du point de vue des exploités et des opprimés, n’implique en effet aucun soutien au gouvernement en place, et n’implique aucune restriction des luttes sociales, au contraire.
[Reprise] Washington accumule les mensonges, par Paul Craig Roberts
Je dépile un peu. Ces billets ont 2 mois, mais n’ont rien perdu de leur fraicheur…
Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Sa vision décape, en général… Sans adhérer à tout, elle permet à chacun d’aiguiser son esprit critique…
Paul Craig Roberts
Le dernier mensonge en date de Washington, provenant cette fois-ci de l’OTAN, c’est que la Russie a envahi l’Ukraine avec mille soldats et des pièces d’artillerie automotrices.
Comment sait-on que c’est un mensonge ? Est-ce parce que tout ce que nous avons entendu au sujet de la Russie n’est qu’un tissu de mensonges ? Que ce soit en provenance de l’OTAN, par la bouche de Samantha Power, ambassadeur des États-Unis à l’ONU, de Victoria Nuland, Secrétaire d’Etat adjointe, d’Obama et de sa cohorte de menteurs pathologiques, et également par les gouvernements britanniques, allemands et français de concert avec la BBC et la totalité des médias occidentaux.
Ceci, bien entendu, constitue une bonne raison pour comprendre que la dernière propagande occidentale en date est un mensonge. Les menteurs pathologiques ne commencent pas soudainement à dire la vérité.
Mais il existe de meilleures raisons encore pour comprendre que la Russie n’a pas envahi l’Ukraine avec mille soldats.
Une de celles-ci est que Poutine a beaucoup investi dans la diplomatie tout en évitant la provocation. Il ne risquerait pas de compromettre son pari diplomatique en envoyant des troupes en nombre trop faible pour avoir une influence déterminante sur le résultat final.
Une autre raison, c’est que si Poutine décide qu’il n’a plus d’autre choix que d’envoyer l’armée russe pour protéger les résidents russes dans l’Est et le Sud de l’Ukraine, il enverra suffisamment de soldats pour faire le travail rapidement comme il l’avait fait en Géorgie quand l’armée géorgienne, entraînée par les Américains et les Israéliens, avait envahi l’Ossétie du Sud et qu’elle fut détruite en quelques heures par la réponse russe. Si vous appreniez que cent mille soldats russes bénéficiant d’une couverture aérienne avaient envahi l’Ukraine, ce serait plus crédible.
Une troisième raison, c’est que les militaires russes n’ont pas besoin d’envoyer des troupes en Ukraine pour faire cesser les bombardements et les tirs d’artillerie que le gouvernement fantoche de Washington à Kiev fait subir aux populations russes. L’armée de l’air russe peut facilement et rapidement détruire les forces aériennes et l’artillerie ukrainiennes, et ainsi faire cesser les attaques ukrainiennes sur les provinces sécessionnistes.
Il y a de cela deux semaines à peine, le Guardian britannique et la BBC ont diffusé un rapport fabriqué de toutes pièces selon lequel un convoi blindé avait pénétré en Ukraine et avait été détruit par l’armée ukrainienne. Et deux semaines auparavant, nous avions eu le canular des images satellite prétendument remises par le département d’État américain et diffusées mondialement sur les réseaux sociaux par l’ambassadeur corrompu des États-Unis à Kiev, qui étaient censées montrer que des forces russes pilonnaient l’Ukraine. Dans une ou deux semaines à dater d’aujourd’hui, nous aurons droit à un autre mensonge, et à encore un autre une semaine ou deux plus tard, et ainsi de suite.
Pour la plupart des gens, l’effet cumulatif de ces mensonges additionnés leur donne le sentiment que les Russes ont de mauvaises intentions. Une fois ce sentiment établi, les gouvernements occidentaux pourront entreprendre des actions plus drastiques contre la Russie.
Le brigadier général Niko Tak a déclaré, à propos de la prétendue intrusion de mille soldats russes en Ukraine, qu’elle est « une escalade importante de l’ingérence militaire russe en Ukraine ». La menteuse par excellence Samantha Power a déclaré au Conseil de Sécurité américain que « la Russie doit arrêter de mentir ». L’ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU a dit que la Russie était coupable d’une « violation sans équivoque du territoire souverain ukrainien ». Le Premier ministre britannique Cameron a mis en garde la Russie des « conséquences nouvelles ». La chancelière allemande Merkel a annoncé des sanctions supplémentaires. Un conseiller du Conseil de Sécurité allemand a déclaré que « la guerre contre la Russie est une option ». Le ministre des Affaires étrangères polonais Sikorski a parlé d’une agression russe qui nécessite une action internationale. Le président français Hollande a déclaré que le comportement de la Russie est « intolérable ». Le conseil de sécurité de l’Ukraine a imposé la conscription obligatoire.
La tendance suicidaire des dirigeants européens vers la guerre contre la Russie est entièrement fondée sur le mensonge évident que mille soldats russes ont traversé la frontière vers l’Ukraine.
Bien sûr, les médias occidentaux ont emboîté le pas comme un seul homme. La BBC, CNN et Die Welt sont parmi les plus inconscients et irresponsables.
La montagne de mensonges entassés par les gouvernements et les médias occidentaux a masqué la véritable histoire. Le gouvernement américain a orchestré le renversement du gouvernement élu d’Ukraine et imposé un pantin américain à Kiev. Le gouvernement fantoche de Washington a commencé à émettre des menaces et à commettre des actes de violence contre les populations russes des anciens territoires russes que les dirigeants soviétiques avaient rattachés à l’Ukraine. La population russe de l’Est et du Sud de l’Ukraine a résisté à cette menace apportée par le gouvernement des pantins de Washington installé à Kiev.
Washington accuse en permanence le gouvernement russe de soutenir la population des territoires qui ont voté pour la partition avec l’Ukraine. Selon Washington, il n’y aurait pas de guerre sans le soutien russe. Mais bien entendu, Washington pourrait aisément faire cesser la violence en ordonnant à son gouvernement fantoche à Kiev d’arrêter les bombardements et les tirs d’artillerie sur les anciennes provinces russes. Si la Russie peut intimer aux « séparatistes » de ne pas combattre, Washington peut également dire à Kiev de ne pas combattre.
La seule conclusion possible, au vu des faits, est que Washington est résolue à impliquer l’Europe dans une guerre avec la Russie ou du moins dans une confrontation armée destinée à briser les relations politiques et économiques de l’Europe avec la Russie.
Les dirigeants de l’Europe acceptent cela parce que les pays européens, excepté la France de Charles de Gaulle, n’ont pas eu de politiques étrangères indépendantes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils suivent la politique de Washington et sont grassement payés pour le faire.
L’incapacité de l’Europe à adopter une politique indépendante condamne la diplomatie du président russe Poutine à l’échec. Si les capitales européennes ne peuvent pas prendre de décisions indépendamment de Washington, la place pour la diplomatie de Poutine n’existe pas.
Vous remarquerez que le lendemain même de la rencontre de Poutine avec le vassal ukrainien de Washington dans un effort pour résoudre la situation, le nouveau mensonge de l’invasion russe a été propagé pour garantir que rien de positif ne puisse sortir de cette rencontre dans laquelle Poutine a investi son temps et son énergie.
Le seul intérêt de Washington est de préserver son hégémonie. Washington n’a aucun intérêt à résoudre la situation que Washington a elle-même créée afin d’engendrer le malaise et la confusion en Russie. En tenant compte du fait que la situation pourrait être résolue par l’effondrement économique de l’Ukraine, dans l’autre cas, plus Poutine mettra de temps à résoudre la situation par la force, plus la tâche sera difficile.
Source : Paul Craig Roberts, PaulCraigRoberts.org, 28/08/2014
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Comment pouvez-vous savoir si la Russie a envahi l’Ukraine ?
Paul Craig Roberts
« Si vous pensez que la Russie envoie ses unités régulières là-bas, alors laissez-moi vous dire quelque chose. Si la Russie envoyait ses troupes régulières, nous ne serions pas en train de parler ici de la bataille d’Elenovka. Nous parlerions de la bataille de Kiev ou d’une possible capture de Lviv [Lvov, Léopol]»
Alexander V. Zakharchenko, Président du conseil des ministres de la République Nationale de Donetsk [Note : République POPULAIRE de Donetsk].

Lviv est située en Ukraine de l’ouest près de la frontière polonaise. Autrement dit, si la Russie envahit l’Ukraine, les combats se déplaceront de la partie Est à la partie Ouest du pays.
Comme je l’ai fait remarquer dans une tribune récente, le fantasme propagé par les gouvernements occidentaux et leurs pressetitués selon lequel 1 000 soldats russes avaient envahi l’Ukraine atteint le summum de l’absurdité. http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/28/washington-piles-lie-upon-lie-paul-craig-roberts/
En dépit de l’absurdité des accusations, quelques tabloïds occidentaux, genre dans lequel est maintenant tombé toute la presse occidentale, ont déclaré que ces 1 000 soldats représentaient une « invasion à grande échelle. » Toutes ces fadaises servent à faire monter la pression avant la prochaine conférence de l’OTAN au Pays de Galles. On utilise la désinformation pour créer l’hystérie et justifier un rassemblement de troupes militaires de l’OTAN aux frontières de la Russie, ce qui pourrait facilement dégénérer en guerre ultime. http://www.informationclearinghouse.info/article39543.htm
Posez-vous la question suivante : la presse occidentale dans son ensemble est-elle si ignorante et incompétente qu’elle ne réalise pas qu’une invasion de l’Ukraine par la Russie ne consisterait pas en 1 000 soldats (dont personne ne peut prouver l’existence), ou alors, la presse occidentale dans son ensemble sert-elle volontairement de ministre de la propagande pour les va-t-en-guerre de Washington, comme les médias occidentaux l’avaient fait pour l’invasion de l’Irak par Georges W. Bush en se fondant sur des preuves truquées d’armes de destruction massive irakiennes ? Nous ne pouvons parvenir qu’à deux conclusions concernant les médias occidentaux : soit ils sont complètements stupides, soit ils sont totalement corrompus.
Dmitry Orlov vous raconte à quoi ressemblerait une invasion russe de l’Ukraine :
Comment pouvez-vous savoir si la Russie a envahi l’Ukraine ?
http://www.informationclearinghouse.info/article39547.htm
Source : Paul Craig Roberts, PaulCraigRoberts.org, 01/09/2014
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Avertissement au monde : Washington et ses vassaux Otan & Union Européenne ont perdu la tête
Paul Craig Roberts
Herbert E. Meyer, un cinglé qui fut un temps assistant spécial pour le directeur de la CIA sous l’administration Reagan, a écrit un article réclamant l’assassinat du président russe Poutine. Si nous devions « le sortir du Kremlin les pieds devant avec une balle dans la nuque, cela nous conviendrait parfaitement. » http://www.americanthinker.com/2014/08/how_to_solve_the_putin_problem.html
Comme Meyer-le-dément en est l’illustration, la folie que Washington a déversée sur le monde ne connaît pas de limites. José Manuel Barroso, installé comme marionnette de Washington en tant que président de la Commission européenne, a déformé le contenu de sa récente conversation téléphonique confidentielle avec Poutine, le président de la Russie, en racontant aux médias que Poutine avait proféré une menace : « Si je le veux, je peux prendre Kiev en deux semaines ».
De toute évidence, Poutine n’a pas proféré de menace. Une menace ne serait pas cohérente avec l’approche dépassionnée dont Poutine a fait preuve face à la menace stratégique que Washington et ses marionnettes de l’OTAN ont fait peser sur la Russie en Ukraine. Vladimir Tchijov, le Représentant permanent de la Russie auprès de l’Union européenne, a dit que si Barroso maintenait son mensonge, la Russie rendrait public l’enregistrement complet de la conversation. Quiconque connaît la disparité entre les forces militaires russes et les forces ukrainiennes, sait pertinemment qu’il suffirait de seulement 14 heures, et pas de 14 jours, à l’armée russe pour conquérir l’ensemble de l’Ukraine. Souvenez-vous seulement de ce qui advint de l’armée géorgienne entraînée et équipée par les Américains et les Israéliens lorsque Washington jeta ses stupides marionnettes géorgiennes à l’assaut de l’Ossétie du Sud. L’armée géorgienne entraînée et équipée par les Américains et les Israéliens s’effondra sous la contre-attaque russe en 5 heures.
Le mensonge que Barroso la marionnette a raconté n’était pas digne d’une personne responsable. Mais où donc en Europe peut-on trouver une personne responsable au pouvoir ? Nulle part. Les quelques personnes sérieuses qui restent sont toutes en dehors du pouvoir. Prenons le cas du secrétaire général de l’OTAN, Anders Rasmussen. Quand il était Premier ministre du Danemark, il a réalisé qu’il pouvait s’élever au-dessus du Danemark en servant de marionnette à Washington. En tant que Premier ministre, il avait apporté tout son soutien à l’invasion illégale de l’Irak par Washington en déclarant : « nous savons que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive ». Bien entendu, l’abruti ne savait rien de tout cela ni pourquoi cela aurait eu de l’importance si l’Irak avait possédé de telles armes. De nombreux pays possèdent des armes de destruction massive.
Conformément à la règle qui veut que toute personne servant Washington obtienne une promotion, Rasmussen fut donc promu.
Le problème qui surgit quand on promeut des imbéciles sans scrupules, c’est qu’ils peuvent hypothéquer le monde pour favoriser leur carrière. Rasmussen, à l’heure actuelle, a mis en danger d’annihilation totale l’ensemble de l’Europe occidentale et orientale. Rasmussen a annoncé la création d’une force spéciale d’attaque rapide capable de faire une guerre éclair à la Russie. Ce que le pantin de Washington appelle « Plan de préparation » [“the Readiness Action Plan”] est justifié comme étant une réponse au « comportement agressif de la Russie en Ukraine ».
La « force spéciale d’attaque rapide » de Rasmussen serait balayée ainsi que toutes les capitales européennes. Quel genre d’idiot peut provoquer ainsi une superpuissance nucléaire ?
Rasmussen allègue du « comportement agressif de la Russie » mais il n’en a aucune preuve. La Russie est restée en retrait pendant que le gouvernement fantoche de Washington à Kiev pilonnait et bombardait les logements civils, les hôpitaux, les écoles et diffusait un flux constant de mensonges dénigrant la Russie. La Russie a rejeté les demandes de réunification avec la Russie des provinces ukrainiennes de l’est et du sud qui sont maintenant indépendantes et qui étaient d’anciens territoires russes. Comme mes lecteurs le savent, je considère la décision de Poutine comme étant une erreur, mais les événements pourraient me donner tort et cela me convient fort bien. Pour l’heure, il est clairement établi que chaque acte de comportement agressif résulte du soutien des nazis de Kiev par les États-Unis et l’Union européenne. Ce sont les milices nazies ukrainiennes qui attaquent les civils dans les anciens territoires russes de l’Ukraine de l’est et du sud. Bon nombre d’unités de l’armée régulière ukrainienne ont fait défection en faveur des républiques indépendantes.
Oui, des nazis. L’Ukraine de l’Ouest est le foyer d’origine des divisions SS ukrainiennes qui ont combattu pour Hitler. Aujourd’hui, les milices encadrées par Secteur Droit [Right Sector] et d’autres groupes politiques de droite portent l’insigne des divisions SS ukrainiennes. Tels sont les gens que soutiennent Washington et l’Union européenne. Si les nazis ukrainiens pouvaient gagner contre la Russie, ce qu’ils ne peuvent pas faire, ils se retourneraient contre l’Occident, exactement comme l’a fait l’ISIS subventionnée par les États-Unis que Washington a déchaîné sur la Syrie et en Libye. Maintenant, ISIS réorganise le Proche-Orient et Washington semble désemparé.
William Binney, un ancien responsable de haut niveau de l’Agence Nationale de Sécurité des États-Unis [NSA, National Security Agency] avec ses collègues de la CIA et des services de renseignement militaire, ont écrit à la chancelière allemande Merkel pour la mettre en garde contre les mensonges d’Obama lors du prochain sommet de l’OTAN au Pays de Galles. Les responsables du renseignement conseillent à Merkel de se souvenir des « armes de destruction massive » de l’Irak et de ne pas être à nouveau dupée, cette fois-ci dans un conflit avec la Russie. http://www.zerohedge.com/news/2014-09-01/ex-nsa-director-us-intelligence-veterans-write-open-letter-merkel-avoid-all-out-ukra
La question qui se pose est la suivante : pour qui roule Merkel ? Washington ou l’Allemagne ? Pour l’instant, Merkel a défendu Washington, pas les intérêts d’affaires allemands, pas le peuple allemand et pas non plus les intérêts de l’Allemagne en tant que pays. Voici une manifestation à Dresde où l’on voit une foule empêcher le discours de Merkel aux cris de « Kriegstreiber » (va-t-en-guerre), « Menteuse, menteuse » et « Pas de guerre avec la Russie ». https://www.youtube.com/watch?v=-wSMhGE_Mpk
Mon directeur de thèse de doctorat, qui devint un haut fonctionnaire du Pentagone chargé de terminer la guerre du Vietnam, alors que je lui demandais comment il se faisait que Washington parvienne toujours à obtenir de l’Europe qu’elle se plie aux desiderata de Washington, me répondit : « de l’argent, nous leur donnons de l’argent ». « Sous forme d’aide extérieure ? » ai-je demandé. « Non, nous donnons aux dirigeants de l’Europe des sacs pleins d’argent. Ils sont à vendre, nous les avons achetés. Ils nous rendent des comptes ». C’est peut-être ce qui explique que la fortune de Tony Blair soit de 50 millions de dollars un an après son mandat.
Les médias occidentaux, qui forment le plus grand lupanar de la planète, attendent désespérément une guerre. Le Comité de rédaction du Washington Post, devenu un journal-trophée dans les mains du propriétaire milliardaire d’Amazon.com, a publié le 31 août un éditorial qui affichait tous les mensonges sur Poutine en provenance de Washington (et ceux du Washington Post).
Le propriétaire d’Amazon.com sait peut-être comment commercialiser des produits sur Internet, mais il est nul lorsqu’il s’agit de diriger un journal. Ses rédacteurs au Washington Post ont fait de son trophée la risée du monde entier.
Voici quelles sont les accusations absurdes contre Poutine de la part des rédacteurs à qui ce milliardaire a confié la responsabilité de son journal-trophée :
« Poutine, regrettant amèrement la perte de pouvoir consécutive à l’effondrement du bloc soviétique, a ressuscité la « tyrannie du grand mensonge » afin de reconstituer l’empire russe. »
« Les milices sponsorisées par la Russie en Ukraine » sont responsables de « la destruction en vol de l’avion de ligne malaisien au mois de juillet ». Les « médias russes contrôlés par l’État » ont menti et induit le peuple russe en erreur sur l’identité du camp responsable d’avoir abattu l’avion.
« En l’absence de journalisme libre et indépendant, peu de Russes réalisent que de l’armement et des soldats russes sont engagés en Ukraine de l’Est, même si, (comme en Crimée) leurs véhicules et leurs uniformes ont été dépouillés des plaques d’immatriculation et des insignes d’identification. Sans presse libre, les Russes sont livrés à eux-mêmes en pleine tempête de désinformation. »
« Le Grand Mensonge de Monsieur Poutine montre pourquoi il est important de soutenir le journalisme libre partout où il existe encore et aussi les sources d’information comme Radio Free Europe qui apportent la vérité à ceux qui en ont besoin.»
En tant qu’ancien rédacteur au Wall Street Journal, je peux affirmer en toute certitude qu’un monument de propagande aussi extraordinaire qui se fait passer pour un éditorial, aurait entraîné immédiatement le licenciement de toutes les personnes concernées. A l’époque, lorsque je faisais partie du personnel du Congrès, le Washington Post était considéré comme un actif de la CIA. Aujourd’hui, le Post est tombé bien plus bas encore.
J’ai vu beaucoup de propagande médiatique à l’époque, mais cet édito du Washington Post remporte la palme. Il démontre que les rédacteurs dudit éditorial sont soit complètement ignares, soit complètement corrompus. Pour eux, leurs lecteurs pataugent dans l’ignorance. Si des unités militaires russes étaient en action en Ukraine de l’Est, la situation serait exactement celle que décrit Alexandre Zakharchenko :
http://www.paulcraigroberts.org/2014/08/30/west-greatest-cause-war-human-history-stands-stripped-legitimacy-paul-craig-roberts/ ou bien Dimitri Orlov :
http://www.paulcraigroberts.org/2014/09/01/can-tell-whether-russia-invaded-ukraine/
L’Ukraine n’existerait plus. L’Ukraine ferait de nouveau partie de la Russie comme cela a été le cas pendant des siècles, avant que Washington ne profite de l’effondrement du bloc soviétique pour arracher l’Ukraine à la Russie.
La question qui se pose à nous est donc : combien de temps encore la Russie va t-elle supporter patiemment les monstrueux mensonges et ces provocations de l’Occident ? Quels que soient les efforts de retenue déployés par la Russie, celle-ci est accusée du pire. En conséquence, la Russie pourrait tout aussi bien commettre le pire.
A quel moment le gouvernement russe va-t-il conclure que les mensonges de Washington et ceux de ses jouets européens ainsi que la corruption des médias occidentaux anéantissent tous les efforts russes pour résoudre le problème par la diplomatie et un comportement pacifique ? Puisque la Russie est constamment accusée à tort d’envahir l’Ukraine, puisque la propagande occidentale a démontré que la Russie avait envahi l’Ukraine, puisque des sanctions et de nouvelles bases militaires aux frontières de la Russie ont été imposées sous prétexte de cette prétendue invasion, quand le gouvernement russe décidera-t-il que la Russie ferait aussi bien de foncer et de se débarrasser du problème que Washington lui a créé en envahissant l’Ukraine pour de bon ?
L’OTAN ne pourrait rien y faire si la Russie décidait qu’une Ukraine aux mains de Washington représente une menace stratégique trop importante pour elle et si elle réintégrait à nouveau l’Ukraine dans la Russie, à la place qu’elle a occupée pendant des siècles. Toute force de l’OTAN envoyée en représailles déclencherait une guerre que l’OTAN ne peut pas gagner. La population allemande se souvenant des conséquences de la guerre avec la Russie renverserait le gouvernement fantoche de Washington. L’OTAN et l’Union européenne s’effondreraient avec la sortie de l’Allemagne de cette construction absurde qui sert les intérêts de Washington au détriment de ceux de l’Europe.
Lorsque cela arrivera, le monde sera en paix. Mais pas avant.
Pour tous ceux qui se préoccupent de savoir comment le pays des mensonges fonctionne, le gouvernement fantoche de Washington à Kiev attribue la défaite de ses forces militaires par la République de Donetsk à la présence d’unités militaires russes dans l’armée de Donetsk. Telle est la propagande qui a été livrée à l’Ukraine de l’Ouest et aux médias pressetitués occidentaux, un ramassis de prostitués qui se contentent de relayer la propagande sans mener l’ombre d’un travail d’investigation. Cependant Kiev tient un autre discours au FMI. Si l’Ukraine est en guerre, Kiev ne peut pas recevoir les fonds du FMI avec lesquels elle compte payer ses créanciers occidentaux. Alors l’Ukraine sert au FMI l’histoire inverse : la Russie n’a pas attaqué l’Ukraine.
Les médias occidentaux ne s’occupent absolument pas des faits. Seulement des mensonges. Rien que des mensonges.
Le Washington Post, le New York Times, CNN, Fox “news,” Die Welt, la presse française, la presse britannique, tous implorent : « s’il vous plaît Washington, donnez-nous encore plus de mensonges à sensation que nous pourrons claironner. Notre tirage en a besoin. La guerre et l’avenir de l’espèce humaine sont le cadet de nos soucis pourvu que nous puissions retrouver un peu de stabilité financière. »
Justin Raimondo nous lance un avertissement : Washington est en train de semer les graines de la Troisième guerre mondiale : http://original.antiwar.com/justin/2014/09/02/our-cold-war-with-russia-could-turn-hot/
Source : Paul Craig Roberts, PaulCraigRoberts.org, 02/09/2014
Grèce / Après la victoire du parti Syriza : Athènes – UE : les cartes rebattues
Ambiguïté ■ Le premier discours d’Alexis Tsipras, leader de Syriza et nouvel homme fort de la Grèce n’a pas permis de cerner clairement ses intentions. Il a soufflé le chaud et le froid : «Le verdict du peuple grec signifie la fin de la troïka», a-t-il d’abord lancé, hier, évoquant les experts de la BCE, l’UE et du FMI, qui dictent à la Grèce une politique d’austérité depuis quatre ans en échange de 240 milliards d’euros de prêt pour sauver le pays de la faillite.
Il s’est montré conciliant, déclarant que le nouveau gouvernement «serait prêt à coopérer et à négocier pour la première fois avec ses partenaires une solution juste, viable et qui bénéficie à tous». Le cap du gouvernement Syriza pourrait notamment être déterminé par les alliances que va devoir trouver le parti qui décroche 149 sièges, sur 300, au Parlement et manque de deux sièges la majorité absolue. Ce matin, Alexis Tsipras devait rencontrer Panos Kammenos dirigeant du parti «Les Grecs indépendants» (Anel), formation de droite souverainiste, qui s’est dit prêt à collaborer. Un rendez-vous avec le parti pro-européen de centre gauche «To Potami» est également annoncé, représentant une option d’alliance plus modérée vis à vis de l’Union européenne. La victoire sans appel du parti de gauche Syriza ouvre une nouvelle ère politique en Grèce où une formation, adversaire des politiques d’austérité menée en Europe, prend les commandes pour la première fois et rebat les cartes des rapports d’Athènes avec l’Union européenne. Le président français, François Hollande, a été parmi les premiers à féliciter M. Tsipras, lui faisant part de sa «volonté de poursuivre l’étroite coopération entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro». La Maison-Blanche a indiqué espérer travailler «étroitement» avec le prochain gouvernement grec. Le Premier ministre britannique David Cameron s’est en revanche ouvertement inquiété d’une élection grecque qui «accroîtra l’incertitude économique en Europe». L’UE, indiquait-on à Bruxelles, semblait vouloir envoyer des signaux à M. Tsipras dès ce lundi, lors d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro consacrée au programme d’aide à la Grèce. Le pays doit théoriquement en finir fin février avec le programme d’aide de l’UE, avec 7 milliards d’euros de crédits supplémentaires à la clé. «On ne va pas échapper à une renégociation (sur la dette), la question est sur quoi va-t-elle porter : les échéances, les montants, ou les deux ?», confiait hier une source européenne à Bruxelles. «Pour les montants, a-t-elle ajouté, ce sera plus difficile». C’est pourtant bien une réduction de cette dette gigantesque (300 milliards d’euros et 175% du PIB) qu’Alexis Tsipras veut obtenir, outre la possibilité de redonner un peu d’air aux Grecs dans leur vie quotidienne : remontée du niveau du salaire minimum de 580 à 751 euros, ou suppression de certains impôts, contre l’avis de la troïka. Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, a exhorté M. Tsipras à «ne pas faire de promesses illusoires» à ses concitoyens. Le succès de Syriza a au contraire fait naître l’espoir chez les partis de gauche radicale européens.
Ce que Syriza pense de la Russie
« Avec Syriza à sa tête, la Grèce, en tant qu’État-membre de l’UE, pourrait ouvrir la voie vers un dialogue avec la Russie »
Syriza, la coalition de la gauche radicale qui a remporté les élections législatives en Grèce le 25 janvier 2015, a déjà affiché sa rupture avec la politique de l’UE vis-à-vis de la Russie. Le Courrier de Russie a recueilli les déclarations les plus marquantes de ses représentants à ce sujet.
Alexis Tsipras, Premier ministre grec
Alexis Tsipras. Crédits: links.org.au
« Les sanctions contre la Russie nuisent à l’Europe elle-même. En adoptant une telle stratégie, l’UE scie la branche sur laquelle elle est assise. Nous voulons qu’il n’y ait aucune opération militaire et qu’un dialogue soit entamé pour trouver une solution diplomatique.
La Russie est un grand pays avec une expérience, une histoire et un potentiel colossaux. Y compris l’expérience de sortir des crises. Sans une Russie occupant en son sein la place qui lui revient, l’Europe n’a pas de sens. […] Je pense que l’intégration de la Russie en Europe doit se faire de façon plus adéquate. Et de grandes initiatives en ce sens doivent venir de l’Europe elle-même. »
À l’occasion d’une visite officielle à Moscou en mai 2014, sur invitation du gouvernement russe
« Nous soulignons que vous n’avez pas le consentement de notre pays [sur les sanctions contre Moscou, ndlr]. Vous n’avez pas consulté la Grèce avant d’annoncer que l’UE se préparait à intensifier la pression sur Moscou. L’Union européenne ignore le principe de consensus prévu en cas de prise de décision importante. »
Au cours d’une conversation téléphonique avec Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à propos du communiqué de l’Union européenne, publié le 28 janvier, qui condamne les agissements russes dans l’Est ukrainien et menace de prolonger, voire de renforcer, les sanctions contre Moscou
Nikos Kotzias, ministre grec des affaires étrangères

Nikos Kotzias. Crédits: nikoskotzias.com
« La Grèce veut éviter de creuser un fossé entre la Russie et l’UE, bien que les deux parties soient engagées dans un conflit aigu, depuis les dix derniers mois, concernant l’assaut de Moscou sur l’Ukraine. »
À l’occasion d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE, jeudi 29 janvier à Bruxelles, Nikos Kotzias a refusé de signer le passage-clé sur le renforcement des sanctions
Kostas Sirixos, directeur du département des affaires étrangères au sein de Syriza
Kostas Sirixos. Crédits: rg.ru
« Notre première tâche est de rétablir la souveraineté de la Grèce. […] En matière de politique étrangère, notre pays, sur lequel pèse une dette de 340 milliards d’euros, a tendance à exécuter docilement la volonté de ses créanciers. Notre deuxième priorité est de coopérer avec nos alliés politiques en Europe afin de contrer l’influence économique et géopolitique que Berlin essaye d’exercer, en particulier sur les pays du sud et de l’est de l’Europe et des Balkans.
À moyen et long termes, nous devons élaborer et utiliser de nouveaux vecteurs de politique étrangère en dehors de l’Union européenne. Le gouvernement Syriza a notamment l’intention de coopérer avec les pays BRICS, et en particulier la Russie, dans tous les domaines présentant des intérêts mutuels.
(…)
Nous devons nous rappeler que les relations entre nos pays [la Grèce et la Russie, ndlr] sont bien plus importantes que l’ordre du jour international. Nous partageons la même religion, des racines culturelles et des liens historiques. Notre parti vise depuis longtemps à améliorer les relations avec les forces politiques et le gouvernement russes. Nous avons d’excellents contacts avec l’ambassade de la Fédération de Russie en Grèce et personnellement avec M. Maslov, le nouvel ambassadeur russe à Athènes. Il est très probable qu’au cours des trois ou quatre prochains mois, c’est à Moscou que notre leader Alexis Tsipras effectuera l’un de ses premiers voyages à l’étranger.
(…)
Nous n’avons pas voté pour les sanctions européennes contre la Russie, nous nous y sommes vivement opposés. Nous avions prévenu – et la suite des événements nous a donné raison – que la Russie adopterait des mesures de réponse. Certaines de ces « contre-sanctions » russes font peser une lourde charge sur l’économie grecque, en particulier sur notre agriculture. Nos agriculteurs ont perdu près de 430 millions d’euros avec l’interruption des exportations grecques en Russie. Je pense qu’avec Syriza à sa tête, la Grèce, en tant qu’État-membre de l’UE, pourrait ouvrir la voie vers un dialogue avec la Russie. »
À l’occasion d’une interview le 21 janvier pour le journal russe Rossiskaya Gazeta sur les orientations de Syriza en matière de politique étrangère
Manolis Glezos, député du parti Syriza au Parlement européen

Résistant dès 1941 contre le nazisme, Manolis Glezos, est une légende en Grèce Crédits: left.gr
« Ancien « camarade » et désormais « monsieur » Poutine… Alors que l’Ukraine est devenue un jouet aux mains de bandes de fascistes, nous défendons de nouveau le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En Grèce, nous étions contre la dislocation de la Yougoslavie et les bombardements en Serbie, contre l’invasion de l’Irak et les menaces contre la Syrie. Pour cela, nos nations, la Grèce et Chypre, ont payé le prix fort. Nous connaissons la position de notre gouvernement actuel à l’égard de la Russie. Mais j’en appelle à votre humanité pour vous demander de lever les sanctions qui touchent nos agriculteurs. »
Yorgos Tsipras, coordinateur du département de politique étrangère de Syriza et cousin germain d’Alexis Tsipras
« Nous sommes à l’épicentre de deux zones conflictuelles : l’Ukraine au nord, et la Syrie au sud-est. Nous voulons développer nos relations avec la Russie et les inscrire dans une politique multidimensionnelle. Nous ne voulons plus de la politique d’alignement euro-atlantique. Les sanctions contre la Russie ont fait perdre beaucoup d’argent à la Grèce, qui n’y a rien gagné. »
Dans une interview pour l’AGEFI (quotidien de l’Agence économique et financière, basée à Genève) sur les intentions du nouveau parti au pouvoir en Grèce

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