le04022015C

Bonjour à tous,

HOMMAGE à Nos Militaires, pilotes et mécanos morts pour LA France et 2 autres morts , malheureusement, c’est toujours trop jeunes, et, ils viennent compléter la longue liste des militaires Morts pour la France, c’est grâce à des gens comme cela et à nos aïeux qu’on est libres, Sincère condoléances aux familles, amis, et à tout leurs collègues de la base militaires de Ochey(BA13) mais aussi toute LA NATION est en DEUIL, dans toutes les composantes.
Affectés à la base aérienne 13 de Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle), les neuf Français ont été tués alors qu’ils participaient à une mission d’entraînement.
L’accident, qui a fait 11 morts au total, a été causé par une panne au moment du décollage d’une patrouille de quatre F-16 grecs. L’un des avions de chasse s’est écrasé sur l’un des parkings du centre de formation et de perfectionnement de Los Llanos, à quelque 250 km au sud-est de Madrid.
Vingt-et-une personnes ont été blessées, dont cinq Français.

Je tiens à m’excuser auprès de toute l’équipe de l’émission de télévision sur la 4 ‘’c’est pas sorcier ‘car ,l’autre jour
En parlant, sur un sujet, qui n’avait absolument, rien à voir avec leur émission, je me suis servir du nom de JAMIE que j’ai tourné en dérision,mais le nom lui –même ,cela faisait partie du contexte donc voila ,je tenais à m’excuser, car en plus ce que vous faite pour les mômes en autre, ,c’est vachement bien et je suis le premier à le regarder, car c’est super instructif, et je comprends, donc ,c’est pour vous dire ,veuillez ,s’il vous plait, accepter mes plus plates excuses.merci d’avance.
Grève des routiers: le ministère du Travail lance une nouvelle négociation
Une nouvelle séance de négociations est prévue jeudi 22 janvier entre le patronat et l’intersyndicale. Le patronat n’a pas encore confirmé sa venue, et les barrages des routiers sont maintenus.
ne nouvelle séance de négociations est prévue jeudi 22 janvier au matin entre le patronat et les syndicats du transport routier, l’intersyndicale appelant malgré tout à poursuivre l’épreuve de force engagée sur le terrain.
Le ministère du Travail « a décidé de reconvoquer un round de négociations demain (jeudi) matin à 8H30 avec l’ensemble des partenaires sociaux », à la Direction générale du Travail, a indiqué mercredi à l’AFP Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports.
Contactée, la partie patronale a confirmé cette information, mais sans indiquer si elle se présenterait jeudi matin.
Certes, « le délai est raisonnable » pour retourner à la table des négociations, « mais la décision n’est pas encore prise » concernant une éventuelle participation de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), a dit à l’AFP son délégué général, Nicolas Paulissen.
Les barrages des routiers sont maintenus
Pendant ce temps, l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC) à l’origine d’un mouvement entamé dimanche occupe depuis mardi soir une partie de la Direction générale du Travail, pour obtenir la reprise des négociations.
« Le plus tôt aurait été le mieux », a souligné Patrice Clos, tout de même satisfait par la nouvelle séance prévue. « Mais on ne lèvera pas les barrages pour autant », a-t-il ajouté.
« On ne crie pas non plus +hip hip hip hourra+! », abonde Thierry Douine (CFTC), appelant à amplifier la grève.
Mardi soir, l’intersyndicale avait brièvement suspendu le mouvement social, à la suite de l’échec des discussions, le patronat et la CFDT ayant quitté la table des négociations.
Les syndicats étaient revenus sur leur décision dans la nuit, les négociateurs patronaux n’ayant pas répondu à la « convocation » du président de la commission mixe paritaire – un représentant du ministère du Travail – qui les appelait à reprendre mardi à 23H00 la négociation salariale.
Mésentente entre patronat et syndicat sur les salaires
« Nous n’avons pas refusé la négociation, nous avons refusé le moment de la négociation », a indiqué mercredi Aline Mesples, présidente de l’OTRE (TPE et PME du transport routier), dénonçant « la dramatisation des derniers jours ».
« La négociation s’est tendue », reconnaît-elle. Mais les organisations patronales « restent sur des propositions acceptables dans le contexte », qui « voit s’affronter des économies de pays européens différents, avec des modèles sociaux différents ».
Les négociations butent sur l’ampleur de l’augmentation salariale: les syndicats réclament 5%, le patronat ne veut pas aller au-delà de 2%.
En l’absence d’accord entre syndicats et patronats, les minimums conventionnels restaient ceux en vigueur l’année dernière.
En 2014, un seul des quatre coefficients dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic, fixé à 9,53 euros bruts par heure. Le salaire minimum a été relevé à 9,61 euros au 1er janvier.
La CFDT Transports, premier syndicat de la profession, était prête mercredi midi à grossir les rangs des grévistes en cas de statu quo.
La CFDT appelait à durcir la grève
« Après avoir consulté ses instances, la CFDT exhorte les organisations patronales à revenir à la table des négociations dans les prochaines heures », est-il écrit dans un communiqué.
« Faute d’être entendue », elle appellera l’ensemble de ses militants et des salariés « à entrer dans un conflit majeur », a-t-elle averti.
Dans la matinée, les grévistes ont renouvelé les actions menées depuis dimanche soir.R).
Dans le Nord, une opération escargot sur l’autoroute A1 a occasionné de très gros bouchons, dans le sens Lille-Paris, a-t-on appris de même source.
Dès la sortie de Lille, les automobilistes étaient confrontés à une douzaine de kilomètres de ralentissements. Le mouvement devait se poursuivre jusqu’à la plateforme de Dourges (Pas-de-Calais), à une trentaine de kilomètres de la capitale des Flandres.
A Bordeaux, une centaine de grévistes ont installé de nouveaux barrages filtrants dans les zones de frêt de Bègles (banlieue sud-est) et de Bruges (nord-ouest), après avoir libérés celle de Cestas (sud-ouest).
Les manifestants avaient reçu dans la nuit « des renforts » des sections locales CGT Ford et CGT Cheminots, mais aussi de transporteurs de fonds et d’ambulanciers, selon Marc Rosa, responsable de la CGT Transports en Gironde.
Le Journal du monde de la route et des routiers
http://www.routiers.com
La grève des routiers prend de l’ampleur
ROUTIERS – Blocages de centres industriels et de dépôts pétroliers, opérations escargot, notamment dans l’ouest du pays: la grève des routiers prenait de l’ampleur lundi matin pour peser sur des négociations salariales.
« Notre but est de développer la mobilisation, créer de nouveaux points de tension dans le nord et l’ouest de la France », a commenté auprès de l’AFP Jérôme Vérité, patron de la CGT Transports.
Ralentir l’économie pour faire pression sur le patronat. Le mot d’ordre lancé par l’intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC s’est traduit par une cinquantaine d’actions sur l’ensemble du territoire dans la nuit de dimanche à lundi, notamment à Bordeaux, Toulouse, Lille (Tourcoing), Metz ou Reims.
Lundi à 10h, le centre national d’information routière (CNIR), interrogé par FTVi, faisait état de 737 km de bouchons… mais dus à la météo. « Seule une quarantaine de kilomètres sont liés aux blocages des routiers », précise le site.
« Tout se passe dans le calme »

A Marseille, trois opérations escargot ralentissaient le trafic autoroutier lundi matin en direction de la ville, depuis l’ouest, l’est et le nord, avec des bouchons pouvant atteindre jusqu’à 15 km.
En région parisienne, c’est au port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) qu’une trentaine de militants ont bloqué les trois principaux ronds-points, selon une source policière. Tous les camions sont bloqués, selon cette source.
Gennevilliers est le premier port d’Ile-de-France. Chaque année, 20 millions de tonnes de marchandises transitent sur cette plateforme, « où quasiment tout le pétrole d’Ile-de-France est distribué », selon Pascal Goument (CFTC-GND).
En banlieue lyonnaise, une centaine de personnes bloquent depuis dimanche soir l’accès aux transporteurs du marché de gros de Corbas. Ils comptent rester sur place jusqu’à mardi.
Lundi matin, l’ouest de la France était particulièrement touché par les routiers en grève. A Rennes, une cinquantaine d’entre eux ont filtré à l’aide de voitures la sortie « porte de Lorient » de la rocade en direction de Paris, selon Christophe Provost (CGT). Ils empêchent les camions de passer mais laissent accéder les voitures. « Tout se passe dans le calme », selon lui.
Syndicats et organisations patronales se retrouvent mardi à Paris pour relancer un cycle de négociations salariales au point mort. En décembre, l’échec des négociations annuelles obligatoires (NAO) avait conduit l’intersyndicale à lancer un appel à une grève reconductible. Partie seule, la CFDT avait bloqué les poids lourds pendant une nuit au péage de Saint-Arnoult (Yvelines).
« Ras-le-bol »

Près de Nantes, tous les accès de la zone industrielle de Carquefou sont bloqués par une cinquantaine de grévistes, selon Thierry Mayer (CGT) qui indique que 70 à 80 camions sont bloqués depuis 5h15. « Personne ne rentre personne ne sort », selon lui.
A Caen, le centre régional de la circulation routière signalait 10 à 12 km de bouchons sur le périphérique peu après 08h00, avec plusieurs centaines de poids lourds stockés sur et près de la rocade.
Pour Jean-Louis Delaunay (CGT), qui participait à l’opération escargot, l’ampleur de la mobilisation traduit le « ras-le-bol » de la profession. « Depuis 2013 il n’y a pas eu d’augmentation conventionnelle, on tiendra le coup quoi qu’il arrive! », prévient-il.
Par ces blocages, les routiers entendent « refuser la paupérisation et la Smicardisation rampantes » de la profession et peser sur les négociations.
En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur (qui servent de base aux négociations salariales) dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic (9,61 euros bruts par heure en 2015).
Les syndicats réclament « une augmentation du pouvoir d’achat minimum de 100 euros » par mois, en portant à 10 euros le taux horaire minimum pour les coefficients les plus bas à l’embauche.
Le contexte est favorable à des revalorisations, estiment les syndicalistes, pointant les aides publiques octroyées aux entreprises via le pacte de responsabilité et le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), ou encore la baisse des prix du carburant.
Le patronat rétorque qu’il n’a pas « les marges de manœuvre suffisantes » pour répondre à ces exigences.
Les revendications des syndicats, qui exigent aussi un 13e mois ou la suppression de la carence maladie, sont « en décalage avec les réalités économiques des entreprises », se défend Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transports routiers.
Son organisation présentera mardi une « proposition améliorée » de « 1% à 2% de hausse selon les Pascal
coefficients ». Les syndicats réclament 5%.
Quimper. Les avocats contre la loi Macron

Pascal Jaouen Festival de Cornouaille Quimper. Les avocats contre la loi Macron 20 novembre 2014 à 15h14 A l’appel du collectif des 3.000 Avocats du Grand Ouest, une cinquantaine d’avocats du Barreau de Quimper manifestaient ce jeudi midi, devant le Palais de Justice. Ils n’ont ainsi pas hésité à mettre le feu à des exemplaires du Code Pénal jetés au sol préalablement, exhibant dans le même un portrait d’Emmanuel Macron à l’oeil moqueur. Plusieurs aspects de la loi Macron dite « pour l’activité et la croissance » sont dans le viseur des avocats. Le premier d’entre eux concerne la suppression de la territorialité de la présentation prévue dans le dispositif. « Le risque est d’accélérer encore la désertification judiciaire déjà engagée », peste la bâtonnière de Quimper Me Régine Le Goff. Manifestation à Nantes Autre grief, la possibilité pour les juristes d’entreprise d’exercer la fonction d’avocat après cinq ans de fonction seulement (contre huit actuellement). Deux autres points sont vigoureusement condamnés par les manifestants : la création d’un poste d’avocat salarié d’entreprise « qui menace de fait l’indépendance de la profession », de même que l’ouverture des cabinets privés aux capitaux extérieurs. Demain, environ un quart des avocats du barreau de Quimper seront à Nantes, où les avocats sont également en grève depuis le début de la semaine.

AVOCATS EN GREVE – Barreau des avocats de Béziers – Accueil

Grève des avocats : les audiences du tribunal de Montpellier perturbées
Plusieurs tribunaux dont Montpellier, ont été très fortement perturbés ce lundi par la grève des avocats, la troisième en un mois à l’appel du Conseil national des barreaux (CNB), qui réclame au gouvernement un financement pérenne de l’aide juridictionnelle.

Le Conseil national des barreaux prévoit une mobilisation massive des barreaux de Créteil, Montpellier, Toulouse, Strasbourg, Grasse ou Bordeaux.
Après une première journée de mobilisation le 5 juin, celle du 26 juin avait déjà été très suivie à Montpellier et Nîmes. Plusieurs tribunaux avaient ainsi été totalement paralysés.
Au-delà, les avocats de ces juridictions ne pratiqueront aucune consultation dans leurs cabinets.

Ce lundi 7 juillet toutes les audiences du tribunal correctionnelle de Montpellier sont annulées.
Et le barreau de Montpellier se joint à la manifestation parisienne.

L’aide juridictionnelle en question

La profession souhaite, en effet, faire pression sur le gouvernement pour qu’il abandonne définitivement le projet de financer l’aide juridictionnelle par une taxe sur le chiffre d’affaires des cabinets d’avocats.
L’aide juridictionnelle permet la prise en charge des frais de justice des personnes les plus modestes. En 2013, 787.289 missions rémunérées par l’aide juridictionnelle ont été assurées par 25.663 avocats sur les quelque 60.000 que compte la profession.
Au total, l’Etat a pris à sa charge 240 millions d’euros d’honoraires hors taxe au titre de l’aide juridictionnelle.

Le CNB oppose au projet de taxe sur les revenus des avocats d’autres sources de financement possibles: une augmentation des droits d’enregistrement
(perçus sur des actes juridiques et des mutations), une taxation des actes juridiques déposés non enregistrés (par exemple dépôts de brevets, de marques ou de comptes de sociétés) et une taxe sur les contrats d’assurance.

Le 27 juin, reçue par les représentants de la profession dans une ambiance électrique,
Christiane Taubira, la garde des Sceaux, avait indiqué que le Premier ministre, Manuel Valls, avait accepté le principe d’une taxe qui pourrait abonder l’aide juridictionnelle, assurant « qu’aucune piste (n’était) exclue ».
De sources concordantes, le député PS Jean-Yves Le Bouillonnec devrait être prochainement nommé officiellement médiateur dans le dossier de l’aide juridictionnelle, pour faire l’interface entre gouvernement et avocats.

Le barreau de Montpellier manifestait à Paris et les salles d’audience étaient vides ce lundi.
La grève des médecins expliquée ! Stop à la manipulation …
Les internes en médecine travailleront un (petit) peu moins à partir de mai
Après les urgentistes, les spécialistes et les généralistes: le mouvement de grogne chez les médecins s’est étendu lundi 29 décembre à l’association SOS Médecins. Ce sont les urgentistes qui ont été les premiers à se mettre en grève, pour demander de meilleures conditions de travail avant de lever leur préavis 24 heures plus tard, à la faveur d’un accord avec le ministère de la Santé. Les médecins libéraux, eux, ont appelé à la grève jusqu’au 31 décembre. Les généralistes demandent une revalorisation des tarifs des consultations et protestent contre plusieurs dispositions du projet de loi santé publique, notamment le tiers payant généralisé. Les cliniques privées, elles, ont lancé un préavis pour le 5 janvier: elles estiment que le projet de loi de Marisol Touraine condamne le secteur privé. Le dossier de L’Express.
-En mars dernier, la Commission européenne avait épinglé la France, car les internes français passaient trop d’heures dans les hôpitaux: 60 en moyenne par semaine, loin des 48 heures maximum imposées par Bruxelles.
Grève des médecins, Vous savez ,lorsque SARKOZY est rentré sur PARIS ,et, qu’il a quitté le Doubs, beaucoup se réjouissent de l’élimination de son partie au premier tour ,ce qui, ne lui est certainement pas arrivé de puis longtemps, cela dit ,je peux comprendre ces gens ,et je ne suis pas mécontent ,mais dire que je saute de joie ,NON., mais ,franchement, cela nous montre à tous ,que l’on est passé franchement à coté d’un truc car ,si certains n’avaient pas penser qu’à leur gueule, on en serait pas là, les Cahuzac ,Wuerth, Bertrand ,Copé ,Morel Hirsch, Sarkozy, aussi, …….etc., si on s’était occupés des problèmes d’ACERLOR en autres, car ce n’est vraiment c’était pas la seule, on aurait pu faire de grandes choses, il ya un tuc ,aussi, on ne se sert pas assez des connreies qui ont été faite, et ,sur lesquelles, on aurez pu avancez ,au lieu de ça ,vous avez préférez nous prendre de pour des bœufs, et mentir, comme la fameuse courbe du chômage, la croissance …..etc. !c’est vrai, on ne sort pas tous de sciences po, de l’ENA, mais ,quand ,on nous explique, on est pas plus bété que vous ,on comprend, mais ,quand ,on nous explique que l’eau ça mouille, permettez moi de rigoler, quand des gens, des députés, voir ,même le chef de l’état(fait entre autre la bourde sur l’Algérie ,bonjour le tact) ou, quand MARISSOL TOURAINE sort, sa Loi Santé : le corps du patient n’appartient plus à lui ..mais à l’état.mais, heureusement, qu’il n’ya pas de bêtisier
Ya ,un mec ,que ,vous connaissez, qui a écrit ,ceci, il serait bon de l’entendre “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.” [Martin Luther-King]
Et si François Hollande nous a mentis à Dakar en prétextant …
Et si François Hollande nous a mentis à Dakar en prétextant promouvoir le respect des constitutions ?
Demander si,un franc maçon ment,c’est Demander si,une voiture ça roule. !
Par Germain Nzinga Makitu
« Le gouvernement français appelle au respect des ordres constitutionnels et des aspirations des peuples… Là où les règles constitutionnelles sont malmenées(…), là où l’alternance est empêchée, j’affirme, ici, que les citoyens de ces pays sauront toujours trouver un soutien dans l’espace francophone ». Telle est la quintessence des paroles de François Hollande qui ont fait l’effet d’une bombe dans l’opinion africaine. Le peuple des internautes y est allé à cœur joie dans ses commentaires et interprétations, louant l’homme politique français d’être le porte-parole de ces africains sans-voix, brimés par la volonté de leurs dirigeants, obsédés en majorité par l’idée de rempiler au-delà de leur nombre de mandats prévus par l’ordre constitutionnel. Pour ma part, je suis loin de partager cet optimisme béat et aveugle pour des raisons que je m’en vais vous expliquer dans les lignes suivantes.
1. Apprenons à lire l’histoire et à en tirer des leçons… Y EN A QUI NE SAVENT LIRE
Lorsque le 20 juin 1990, le président François Mitterand convoqua à La Baule, station balnéaire de la côte bretonne, une réunion des chefs d’Etat africains, il invita ses hôtes à développer le processus de démocratisation dans leurs pays respectifs. Il alla jusqu’à subordonner l’aide financière à l’introduction du multipartisme et aux efforts qui seront accomplis par chaque gouvernement pour conduire le peuple vers plus de liberté. Avec un regard critique, on s’aperçut que le président socialiste français n’avait pas changé d’un iota la sacro-sainte règle de la défense constante des intérêts français. Pire, François Mitterand continua à renforcer les réseaux de la Françafrique et à s’accoquiner avec les vieilles oligarchies qui suçaient le sang des africains, laissant les anciens comptoirs et les multinationales de l’Hexagone continuer leur pillage sous le silence tacite des dinosaures tels que Houphouët-Boigny, Omar Bongo ou Mobutu qui en contrepartie continuèrent à bénéficier de son appui. C’est le même Mitterand qui brisera le rêve de démocratisation d’une des colonies françaises en s’en prenant à Thomas Sankara qui sera assassiné avec sa bénédiction via des nègres de services.
Revenons à l’actualité récente, nous avons encore frais en mémoire le duel acharné que ce même François Hollande a livré contre le président Joseph Kabila au XIVe Sommet de la Francophonie qui s’était tenue en 2012 à Kinshasa, la capitale rdcongolaise. Bien avant ce sommet, François Hollande qualifiait de tout à fait inacceptable la situation politique au Congo sur le plan de droits de l’Homme, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition. Il conditionnait ainsi son arrivée à Kinshasa par la libération des hommes politiques, notamment Eugène Diomi Ndongala, et de la reprise du procès de Floribert Chebeya, un défenseur des Droits de l’Homme, lâchement assassiné.
Pendant que tous les activistes de Droits de l’Homme et la société civile congolaise applaudissaient le premier pas africain de ce président nouvellement élu par le peuple français, ils étaient loin de se douter que son discours ne fut que de la simple propagande, un discours officiel qui donne les apparences de défendre des droits humains pendant qu’au fond des choses il cache un agenda officieux plus important.
En effet, à peine les lampions s’étaient-ils éteints sur le 14e sommet de Kinshasa, le président français était devenu amnésique. Il ne parlera plus jamais de la liberté des prisonniers politiques (Eugène Diomi libéré avant son arrivée à Kinshasa sera réincarcéré quelques mois plus tard) ni du procès de Floribert Chebeya dont les assassins continuent à vaquer librement à leurs occupations quotidiennes.
Pire, le mercredi 21 mai 2014, soit une année plus tard, le même Joseph Kabila élu en 2011 via des fraudes massives et hier vilipendé publiquement par François Hollande, sera reçu sur le perron de l’Elysée pour parler en interlocuteur de la crise centrafricaine et … de la coopération bilatérale.
Il en a fallu de peu pour comprendre que ni François Mitterand ni François Hollande encore moins le gouvernement français ne travaillent pour la démocratisation de l’Afrique. Ils travaillent tous pour les intérêts de leurs peuples qui les ont élus. Dans ces conditions, les déclarations politiques sortant de leurs bouches doivent être jaugées au prisme des intérêts qu’ils défendent. Ils peuvent changer d’habits et de maquillages, adopter une nouvelle ligne de conduite selon le contexte du moment, avec le seul et constant défi qui vaille : sauvegarder ou encore accroître les intérêts de groupes d’intérêts dont ils ont reçu mandat. Et ces intérêts, croyez-moi, ils les défendent au mieux avec une Afrique qu’ils veulent anarchique et réfractaire à la culture de la démocratie.
2. Stratégie de changer des jokers tout en pérennisant le système…
Si l’Afrique doit se démocratiser, les vrais conseils ne viendront jamais de l’ordre des dominants qui y perdraient énormément de leurs avantages. Cessons de louer les discours de Hollande et de croire qu’il est en confrontation directe contre les dirigeants africains qui veulent changer des constitutions. Joseph Kabila est leur création ! Il règne par défi sur un peuple martyrisé par la seule volonté de ses maitres qui lui en donnent les moyens et l’opportunité ! Et dans cette triste naïveté qui nous caractérise, si jamais demain il quitte son poste parce que devenu un orange trop pressée et qui ne donne plus satisfaction, il sera bel et bien remplacé par un autre joker choisi par la volonté néo-impériale et répondant au profil de nègre de service.
Ce à quoi ils tiennent, ce que les dictateurs restent en place ou qu’ils soient remplacés par d’autres de même vocation prédatrice. Ainsi lorsque dans le passé ils ont vu venir le vent de la révolution secouer la Tunisie comme le Burkina Faso, deux pays pris en modèles par le président français lors de son discours à Dakar, les puissants de ce monde ont tout fait de précéder ces événements en imposant leur projet à eux. Leur règle d’or est la suivante : Ils feignent de prendre partie pour les peuples qui se rebellent contre l’ordre inique mais en réalité c’est pour mieux accompagner les changements et imposer des chefs acquis à leur cause et à la défense de leurs intérêts. Ce qui importe, ce n’est pas le respect de l’ordre constitutionnel que François Hollande feint de défendre. Que nenni ! Ce que ses déclarations d’intention visent, c’est en réalité nous caresser dans le sens de poils, nous endormir sur les faux lauriers et nous ôter la vigilance. Le jour, ils nous prêchent des belles paroles et la nuit ils participent au plan machiavélique d’imposer une démocratie à géométrie variable, celle que je nommais une démocratie indigénisée ou tropicalisée[1] qui continue à entretenir sciemment le désordre politique dans les pays africains classés éternellement par eux dans la catégorie des pays marginalisés [2]mais un désordre créé et organisateur pour favoriser des intérêts extérieurs au grand dam du peuple qui se voit voler sa volonté souveraine.
Ceux qui ont suivi de très près le mode de scrutin qui a porté Michaëlle Jean au poste de secrétaire générale de l’OIF, se souviendront des modes pour le moins contraires au statut de l’OIF par lesquels cette canadienne a été élue. Le samedi 20 novembre 2014, pendant que les 80 présidents et chefs de gouvernement étaient réunis à Dakar pour l’élection du successeur d’Abdou Diouf, François Hollande procédera à une rencontre à huis clos avec le premier ministre canadien Stephen Harper, le président Denis Sassou Nguesso et l’ivoirien Alassane Ouattara. C’est ce petit groupe qui désignera par consensus et à huis clos Michaëlle Jean sans qu’il soit jugé nécessaire par le maître des céans de passer au vote[3]. Une victoire à l’arraché et qui doit nous pousser à réfléchir sur les ressorts internes de ce choix.
La leçon à tirer est claire : au sein de la grande famille francophone, c’est la France qui décide et les Etats africains obtempèrent. Comme le disait si bien un internaute le lundi dernier, ils cherchent à la succession de Abdou Diouf, un nègre servile, un nègre qui ne dira rien lorsqu’ils iront bombarder, piller ou tronquer les élections en Afrique… Et Michaëlle Jean dont on répète avec insistance des origines haïtiennes répond bien à ce profil des dirigeants qui s’en fouteront lorsqu’une puissance du Nord se décidera d’aller tuer les africains et de piller ses richesses, soit directement soit par le biais d’un sous-traitant africain acquis à la cause extérieure. Les africains n’ont qu’à obéir…
3. Michaëlle Jean ou le jeu de caméléon anglo-saxon…
L’élection de Michaëlle Jean nous rappelle un autre scrutin cavaleresque qui nommera le dimanche 15 juillet 2013 madame Nkosazana Dlamini Zuma à la tête de commission de l’Union africaine contre le président sortant Jean Ping battu à plate couture. Beaucoup de journalistes présents dans la salle ont souligné les pressions mystérieuses et des intimidations qui pesaient sur les chefs d’Etat africains.[4] Dans l’élection de cette ressortissante sud-africaine, il appert de lire dans la déconfiture du françafricain Jean Ping, la victoire de l’anglo-saxonne et le nouveau tournant que prendra désormais la conduite de la politique continentale de l’Afrique plus tournée vers Washington que vers Paris.
Quel est le lien entre le scénario de l’Union africaine avec l’élection de madame Michaëlle Jean ? Il réside dans deux faits qui échappent au regard du commun des mortels. Le premier indice, c’est la vérité que dans la nouvelle reconfiguration géopolitique de l’Afrique, les responsables soit des Etats soit des Organisations internationales de l’Afrique sont de plus en plus des citoyens très proches de la sphère anglo-saxonne. Voyez l’après-printemps arabe, de la Tunisie en Egypte en passant par la Lybie, les nouveaux chefs d’Etat ont des accointances avec l’Oncle Sam. A côté de l’ivoirien Alassane Ouattara qui a travaillé dans les Institutions Financières internationales avec siège aux USA ou du président malien intérimaire, le capitaine Amadou Sanogo qui a été formé à l’école américaine, la dernière révolution burkinabé en date a été récupérée par le camp américain dont le lieutenant-colonel Zida formé en Amérique du Nord constitue la pièce maîtresse. Toutes les tergiversations qui ont conduit le Burkina Faso à connaitre trois chefs d’Etat (Honoré Traoré, Yacouba Isaac Zida et Michel Kafando) en l’espace d’un petit mois sont les signes évidents que les règles de jeu sont dictées du dehors, par ceux-là mêmes qui se livrent une lutte sans merci d’hégémonie géopolitique par le biais d’une élite africaine instrumentalisée à souhait. Ce sont les mêmes qui nous donnent de belles leçons de démocratie au moment où sur le théâtre des opérations ils font tout le contraire qui sacrifie l’avenir de l’Afrique sur l’autel de leurs intérêts.
C’est donc dans cette nouvelle configuration américanophile de l’Afrique qu’il faut comprendre la nomination de la canadienne à la tête de l’OIF. Le passé politique de la nouvelle secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie est en soi très éloquent. Canadienne d’origine haïtienne âgée de 57 ans, ancienne journaliste de radio, Michaëlle Jean a longtemps exercé les hautes fonctions politiques de Gouverneure générale de Canada avant d’être nommée au poste de secrétaire générale de l’OIF.
Pour ceux qui ne le savent pas, le canada est une monarchie constitutionnelle en même temps qu’une démocratie parlementaire. Sa Majesté la reine Elisabeth est la souveraine et le Chef d’Etat du Canada. Michaëlle Jean en tant que Gouverneure générale du Canada a travaillé comme le représentant de la Reine du Royaume Uni au Canada. A ce titre elle a exercé quotidiennement et pleinement les tâches du Chef d’Etat, non seulement au Canada mais également à l’étranger. Conformément aux lettres patentes, comme gouverneure générale, elle a été aussi le Commandant en chef du Canada.
Cette ancienne Gouverneure du Canada est ni plus ni moins collaboratrice directe du Royaume-Uni et donc fonctionnaire du bloc anglo-saxon. C’est au sein de ce bloc que Washington a joué subtilement pour contrer la France en utilisant au besoin des francophones hostiles à la France[5] jadis il l’a fait en nommant à des postes hautement stratégiques des canadiens tes que Roméo Dallaire, Maurice Baril, la juge Louise Arbour ou encore l’ex-premier ministre Raymond Chrétien qui lui après son mandat de chef de gouvernement s’était reconverti en envoyé spécial du secrétaire de l’ONU pendant la crise des réfugiés à l’Est du Zaïre. Toutes ces têtes pensantes canadiennes jouant le jeu de caméléon, affichant leur apparente volonté de collaborer avec la France alors qu’ils se masquent sous des couleurs yankee. Elles sont toutes à la solde des Etats-Unis. Leur rôle consiste à tenir tête à la France[6]. Je me demande sincèrement ce que poursuit François Hollande en soutenant la candidature de cette femme à l’OIF jusqu’à l’imposer à la tête de cette organisation qui est le pendant du Commonwealth. Quel deal politique a-t-il pu signer pour franchir cette ligne rouge ? Si l’OIF est infiltrée jusqu’à son sommet, il ne faudra plus rien attendre d’elle, déjà qu’elle ne s’est jamais montrée efficace à prévenir des conflits ou à les résoudre quand ils ont éclaté.
Je termine ma réflexion par un autre fait soulevé dans mon livre et qui est par ailleurs corroboré par des chercheurs sérieux. De quoi s’agit-il ? Dans l’hécatombe de la région des Grands Lacs et de bien d’autres conflits dans le monde comme en Irak, le Canada est très entreprenant mais d’une manière discrète soit via sa collaboration discrète avec son puissant voisin américain soit via l’implication des multinationales anglo-saxonnes très connues sur lesquelles Patrick Mbeko a fourni force détails dans une récente publication. Il faut être très naïf pour admettre qu’un ancien responsable de cette sphère géopolitique, en l’occurrence Michaëlle Jean, puisse se convertir du jour au lendemain en amie de l’Afrique et en défenseur de ses droits. Ouvrons les yeux : le choix de la canadienne entre dans le schéma des calculs d’occupation de terrain, de l’infiltration du pré carré français pour l’affaiblir de l’intérieur, le tout s’inscrivant dans un vaste plan d’occupation et de domination de zones d’influence jusque là sous contrôle de l’Hexagone. Il ne s’agit plus pour la puissance américaine de se faire des coups tordus l’une conte l’autre mais d’entrer dans l’organisation de l’adversaire pour mieux l’assommer.
Le drame, c’est que François Hollande en prétextant le respect de l’ordre constitutionnel a menti à l’opinion africaine parce qu’en réalité il a travaillé au sein même de l’OIF contre le respect de cet ordre en modifiant dans les coulisses les règles de jeu telles que stipulées par les Statuts de l’OIF sur la modalité d’élection de son secrétaire général par l’assemblée générale. Au lieu d’un vote par tous les trente chefs d’Etat présent au sommet, il a préféré choisir par consensus la canadienne dans un club très fermé des trois chefs d’Etat et d’un chef de gouvernement et cela en aparté et à huis clos pour imposer sa candidate.
D’autre part, en s’inscrivant dans le schéma canadien, François Hollande s’est menti à lui-même et a menti au prestige de la France déjà très entamé dans ce duel féroce que les Etats-Unis livrent à son pays depuis la fin de la guerre froide. J’espère que le mandat de cette canadienne ne donnera pas raison à Eric Zemmour qui a pris le courage entre ses mains pour annoncer en mode prémonitoire le suicide français, avec une élite française qui ne réussit plus d’imposer ses idées, sa vision du monde et sa langue à un univers pâmé. Bien au contraire, la même élite crache sur sa tombe et piétine son cadavre fumant. Cette nouvelle classe politique française, avec un air faussement affectée, observe la France qu’on abat et écrit les dernières pages de son histoire. Triste scène d’une lente agonie !
Et pour ma part je me remets à m’interroger sincèrement à quoi bon continuer à parler la langue du vaincu! A quoi bon composer avec un partenaire qui à la fois me ment et se ment à lui-même en s’affaiblissant ! Plaise au ciel que les chefs d’Etat africains dupés au dernier sommet de l’OIF sachent lire et interpréter les signes des temps, et puissent faire un dernier baroud d’honneur : celui de faire prendre à leurs peuples la direction qu’emprunte la nouvelle dynamique de l’histoire du 21ème siècle avant que le vainqueur n’écrase son ennemi et les amis de son ennemi…
GERMAIN NZINGA MAKITU, Rome
La Grèce aurait besoin d’une monnaie faible pour repartir. La seule solution est une sortie concertée, rationnelle et pragmatique de la zone euro.Un plan d’austérité plus drastique ne fera qu’aggraver les choses tant pour la Grèce qui s’enfonce, que pour ses créanciers qui perdront leur créance.
Devant le Parlement européen, Marine Le Pen intervient sur l’aide envisagée à la Grèce, qui serait la seconde puisqu’il y a un an un prêt de 110 milliards d’euros lui avait déjà été consenti; aujourd’hui, nous, dit-elle, il s’avère que ce prêt finira par devenir un don ; de plus, les taux d’interêts qui lui sont demandés atteignent 25 % par an ; ces taux d’interêts punitifs interdisent tout investissement à la Grèce, qui est en train de se tiers-mondiser.
La Grèce aurait besoin d’une monnaie faible pour repartir. La seule solution est une sortie concertée, rationnelle et pragmatique de la zone euro.Malheureusement MARINE LEPEN est ou trop confiante à la BCE et MERKEL ou bien ,elle est bien naîve,car,on sait bien que ce veut la BCE et MERKEL veut,c’est que la Grèce quitte l’euro pour avoir un euro plus fort,
Un plan d’austérité plus drastique ne fera qu’aggraver les choses tant pour la Grèce qui s’enfonce, que pour ses créanciers qui perdront leur créance.
Le sauvetage de la zone euro ne vaut pas le sacrifice des peuples.et quoiqu’on dise ,elle a tout à fait raison ,c’est là que l’on voit les MADOFF,BCE,GOLDMAN&SACHS
Les rapaces ,quoi….!,elle est loin d’étre une économiste ,mais ,elle se permettre de l’ouvrir
Ce qui me fait,rire ,c’est que,se sont ,ces mecs comme LEMAIRE ,et ,MELENCHON,qui ont gouttés à la glande l’un au gouvernement de GAUCHE,l’autre à celui de DROITE,donc les 2 comme ministre s,et maintenant qu’ils ont bien glandés ,alors que mélenchon ,de 2000 à 2002 ,comme ministre délégué à l’enseignement professionnel et BLemaire ministre de l’agriculture et del’alimentation ,de la péche,de la ruralité et de l’aménagement du territoire de 2009 à 2012 ,c’est normal,qu’il est 1ans de plus, il a plus de casquettes,WOAW P-T—N,Plusieurs casquettes,comment qu’y f’sait( faisait) pour les mettre toutes et maintenant ,ils trouvent le moyen de la ramener sur leprogramme financier de MARINE LEPEN, ,alors que ces 2 là lorsqu’ils étaient là ,ils ont été in foutu de nous sortir la tête de l’eau ,c’est à se demander si , au contraire,ils ne faisaient pas tout pour nous noyer,
Comment peut-on sortir de la crise de la dette ?
Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE, le mercredi 23 octobre 2013
Le Monde | 23.10.2013 à 17h53 • Mis à jour le 24.10.2013 à 10h35
Xavier Timbeau, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), a répondu aux questions des internautes sur l’ampleur de la dette dans la zone euro, qui, selon les chiffres d’Eurostat publiés mercredi, représentait, au deuxième trimestre, 93,4 % du produit intérieur brut, contre 92,3 % au premier trimestre.
Visiteur : Les deux seuls remèdes à cette crise de la dette sont soit une relance par l’inflation, soit une remise en question totale de notre modèle social (beaucoup trop de gaspillage partout, trop de profiteurs du système, trop de situations de rentes, concurrence imparfaite etc.). Vers quelles solutions pensez-vous que nous évoluerons ?
Xavier Timbeau : Ce sont évidemment deux choix possibles, mais il faut espérer qu’il en existe d’autres. D’une part, le démantèlement de notre système de protection sociale aurait des conséquences sur la cohésion de la société que nous ne maîtrisons pas. D’autre part, la fuite dans l’inflation ne se commande pas, et surtout ne se contrôle pas.
On peut considérer au moins deux autres pistes. L’une, peu réjouissante, ressemble à la voie du Japon dans les années 1990, à savoir une faible croissance, une déflation, des dettes publiques de plus en plus élevées, peu de réformes en profondeur, mais une société qui reste solidaire malgré tout. En fait, le Japon nous montre que l’on peut survivre avec des problèmes de dettes sur le long terme.
La seconde, qui est probablement la plus souhaitable, est que l’Europe parvienne à jouer un rôle dans la crise, que cela permette aux Etats membres de s’engager dans l’assainissement de leurs finances publiques comme de leur système de protection sociale, sans pour autant être obligés de recourir à la rigueur, qui tue la croissance, ou à la décomposition des systèmes sociaux.
Cette Europe-là, c’est une Europe qui est capable à la fois d’assurer la discipline budgétaire à moyen terme et, par sa Banque centrale, d’assurer une politique monétaire qui aide à absorber les dettes publique et privée.
François Turcy : Pensez-vous qu’une progressive dévaluation de l’euro soit envisageable ?
Une dévaluation de l’euro serait un moyen assez commode de regagner en compétitivité et serait assez logique dans la situation actuelle d’excédents courants de la zone euro. Donc, oui, indéniablement, ce serait un facteur positif, et le coût en termes d’inflation importée ou de perte de pouvoir d’achat serait moindre que le gain attendu pour les exportations.
Malheureusement, aujourd’hui, le chaos politico-budgétaire aux Etats-Unis rend l’euro extrêmement attractif et fait de l’Europe une zone de stabilité relative qui conduit à l’appréciation de l’euro.
Nans : Que pensez-vous de la politique du gouvernement français pour réduire la dette ? Vous semble-t-elle adaptée ou n’est-ce qu’un recyclage des méthodes du passé ?
Cela serait très cruel d’accuser le gouvernement d’adopter, face à la question de la dette, un recyclage des méthodes du passé. Cruel parce que, quoi qu’on en pense, le gouvernement français, que ce soit celui de François Fillon ou celui de Jean-Marc Ayrault, s’est engagé dans une politique de rigueur budgétaire sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
A l’inverse, et contrairement aux espoirs que l’arrivée de François Hollande à l’Elysée avait suscités en particulier en Europe du Sud, le gouvernement français n’a pas suffisamment infléchi la politique européenne dans le sens de la pleine utilisation de la construction européenne pour résoudre le problème des dettes hérité de la crise.
En particulier, la discipline budgétaire par les marchés, qui a été la règle jusqu’à l’été 2012, a échoué, sans que, pour autant, ait été mise en place une autre forme de discipline budgétaire à l’intérieur de la zone euro. Disons que c’est là ce qu’il reste à faire.
Arthur : Le Fonds monétaire international (FMI) a proposé que, dans les pays où l’endettement public est trop élevé, on puisse le ramener à un niveau normal par une taxation exceptionnelle (one shot) des patrimoines financiers et immobiliers des ménages. Qu’en pensez-vous ?
C’est une proposition intéressante, qui pourrait surprendre venant du FMI mais qu’en fait on retrouve chez un certain nombre de libéraux extrêmes, qui avancent cette solution pour apurer une bonne fois pour toutes la question de la dette.
Il existe des options assez différentes ; par exemple, celle, proposée par l’économiste Thomas Piketty (ça, vous rappel, quelque chose, la légion d’honneur refusé), qui vise à instaurer un impôt sur le capital, récurrent et non exceptionnel.
Les deux propositions se rejoignent sur un point : la détention des patrimoines est aujourd’hui extrêmement inégalitaire, puisque, par exemple, en France, les 10 % les plus riches détiendraient 70 % du patrimoine de la France.
De ce point de vue, partant de ces inégalités, la taxation exceptionnelle ou récurrente du capital apparaît au fond comme un moyen assez juste de contribuer à la réduction des dettes publiques.
Cela dit, ça ne peut probablement pas être le seul moyen pour résoudre le problème, sans compter les difficultés non négligeables à collecter l’impôt sur le patrimoine, qui fuit dès qu’on invoque l’impôt. Si tous les pays développés le faisaient en même temps – et c’est aussi ce que propose le FMI -, alors la proposition aurait plus de chance d’aboutir.
Vik : Compte tenu des prévisions de croissance pour 2014 sans cesse revues à la baisse, avec un taux de chômage en forte augmentation dans les pays en difficulté, peut-on déjà anticiper une nouvelle dégradation de la situation à court terme avec comme conséquence une explosion sociale sans précédent ?
Effectivement, nous venons de publier nos prévisions, et l’année 2014 ne sera pas une année de reprise. Le chômage va rester élevé, voire continuer à augmenter dans quelques pays. Et la persistance d’un taux de chômage élevé accroît bien évidemment les dégâts qu’il produit, tout comme le risque soit d’explosion sociale, soit de basculement politique. Je rejoins le constat qui est dans la question : garder le chômage à un niveau élevé, c’est jouer avec le feu.
Carlo : En quoi la pleine utilisation de la construction européenne permettrait de résoudre la crise de la dette ? Pensez-vous aux euro-obligations ?
Je ne pense pas spécifiquement aux euro-obligations, mais je pense à une remarque qui a été faite de longue date, par exemple par Keynes, qui est qu’il existe dans les économies développées beaucoup de gens qui ont beaucoup d’argent et qui souhaitent le placer en sécurité.
Pour ces épargnants, la dette publique, lorsqu’elle est associée à la promesse de ne jamais faire défaut, est le support qui offre la sécurité. On est sûr de retrouver son argent tant qu’il existe un Etat pour tenir la promesse et une banque centrale pour en fabriquer la monnaie.
La zone euro constitue un espace économique de très grande taille et beaucoup de gens souhaitent placer leur épargne en euros en sécurité. Si la zone euro se présente comme un seul emprunteur, qui promet de ne jamais faire défaut, alors les épargnants, les marchés financiers, n’auront pas d’autre choix que de lui prêter, et de lui prêter à un taux d’intérêt qui restera bas tant que l’on restera en crise. C’est cette faculté-là qu’il faut utiliser pour sortir de la crise.
Visiteur : Pourquoi l’Europe ou les Etats ne font pas front contre le système financier en déclarant une partie de la dette illégitime, un peu à l’instar de l’Islande ?
C’est une option. Elle a des conséquences extrêmement brutales, puisqu’elle empêchera tout recours ultérieur à la dette. L’Islande était dans une situation particulière, où l’illégitimité de la dette était assez pertinente. Les épargnants irlandais et anglais qui avaient placé de l’argent en Islande n’étaient pas couverts par la garantie de dépôt de leur pays d’origine, mais par celle de l’Islande, conduisant à ce que chaque Islandais devait, au titre de la garantie des dépôts, plusieurs centaines de milliers d’euros aux Irlandais ou aux Anglais.
Par ailleurs, en renonçant à payer cette dette, l’Islande a accepté une profonde récession, avec pour conséquence, entre autres, une chute du niveau de vie de plus de 20 %.
Anaïs : Dans l’histoire, a-t-on déjà été plus endetté qu’aujourd’hui ? D’après vous, quelles sont les causes de l’endettement en Europe ? Est-ce grave ?
Oui, on a été plus endetté dans l’histoire. L’Angleterre a, par exemple, un passé de dettes tout à fait considérable ; les dettes de certains pays après la première ou la seconde guerre mondiale étaient bien plus élevées que les niveaux que l’on observe aujourd’hui.
Les dettes sont importantes. Elles sont lourdes, mais elles ne sont pas aujourd’hui, pour un pays comme la France, de nature à étrangler notre économie. Et il est envisageable, à l’horizon de dix ou vingt années, de ramener la dette publique française à 60 % du PIB.
Une grande partie de l’augmentation de la dette aujourd’hui est liée aux conséquences de la crise et donc on peut interpréter cette dette publique comme la socialisation de dettes privées, qui, elles-mêmes, sont apparues insoutenables.
Carlo : Le risque de votre solution (l’utilisation de la construction européenne) est qu’elle entraîne une augmentation de la dette, celle-ci étant alors émise au niveau européen, et qu’à terme de nouvelles mesures d’austérité soient imposées aux Etats afin de désendetter l’Europe. Le remède serait pire que le mal…
On entend souvent, de façon un peu moqueuse, qu’on ne soigne pas une gueule de bois avec un whisky au réveil, mais on ne soigne pas une entorse par un footing non plus. Recourir à l’Europe, cela n’est pas résoudre la dette par plus de dettes, mais se donner le temps qu’il est nécessaire de se donner pour réduire la dette.
Visiteur : La plupart des décisionnaires européens ne comprennent absolument rien aux produits traités en salles des marchés, et encore moins à ce qu’elles ont en portefeuille (parfois même des dirigeants de banques). Ne trouvez-vous problématique le fait qu’il y a des banques too big too fail, et qui ne peuvent ainsi pas faire faillite ? Qu’est ce qui peut empêcher la crise de recommencer ?
C’est effectivement au cœur du problème. L’extrême difficulté qu’il y a à réguler le système bancaire, son opacité, sa capacité à échapper à la taxation, sa capacité à organiser la fuite devant l’impôt pour les patrimoines le plus élevés, ou simplement la complexité des opérations qui sont menées, et l’incompréhension des régulateurs, des politiques ou même des économistes.
Alors il existe un risque que nos économies modernes soient prises en otage par les banques, et quelques solutions ont été mises sur la table, qui me paraissent au moins intéressantes, si ce n’est pertinentes.
On peut citer la séparation des banques d’affaires et de détail, même si cela n’est pas le cœur du problème, l’obligation faite aux banques d’avoir des « testaments » qui les obligent à organiser les conditions de leur mise en faillite potentielle, les échanges d’informations sur les opérations bancaires entrées tard afin de lutter contre l’évasion fiscale et la finance de l’ombre (shadow banking) ou encore l’interdiction de pratiques, bancaire ou financière, dont on maîtrise mal les conséquences systémiques.
Donner un rôle plus important aux banques centrales avec plus de pouvoir pour la régulation des activités financière et bancaire est également une piste essentielle. Elle est d’ailleurs au centre de la discorde entre l’Europe continentale et le Royaume-Uni pour le fonctionnement de l’Union européenne. La crise a ouvert une fenêtre d’actions et de réflexions sur les questions financières et bancaires qu’il ne faut surtout pas laisser se refermer.
Visiteur : La dette est un poids quand on doit se désendetter (efforts structurels pour réduire le déficit), mais est-il vraiment nécessaire de le faire ? Ce seuil de dette à 60 % a-t-il une réalité économique ?
La dette doit avant tout apparaître comme soutenable. Et son niveau apparaît peu déterminant. Il n’existe pas de seuil à 60 % ou à 100 %. C’est une idée qui est encore, aujourd’hui, très difficile à faire accepter, et, concernant cette question, on est vraiment dans la situation que déjà Keynes décrivait, qu’il n’est pas difficile d’imposer de nouvelles idées, mais que le problème est de faire abandonner de vieilles idées.
Antoine Duval : Hier, la Commission européenne a publié une étude qui, d’une part, confirme l’impact très négatif de l’austérité imposée aux pays touchés par la crise et, d’autre part, montre qu’une politique de relance dans les pays en excédent commercial (comme l’Allemagne) serait susceptible de renforcer considérablement la reprise européenne. Est-ce le début d’un tournant salvateur dans la gestion de la crise de l’euro ?
C’est un tournant important. Il est important parce que, pour la première fois, on voit les instances européennes prendre conscience que les déséquilibres de balance courante sont symétriques. S’il y a des pays en déficit, alors nécessairement il y a des pays en excédent. Et la solution au déséquilibre passe autant par la réduction du déficit de balance courante que par celle de l’excédent de balance courante.
Une relance budgétaire ou une relance par les salaires, avec par exemple l’instauration d’un salaire minimal dans les pays qui ont des excédents courants, aiderait grandement les pays en déficit à exporter et donc à résoudre leur crise.
Eric : Les prix immobiliers très élevés ne sont-ils pas un facteur de crise au sens où ils immobilisent des capitaux qui ne sont pas investis dans les entreprises, par exemple ? Que peut-on faire pour faire baisser les prix ?
Le niveau élevé des prix immobliers – je pense qu’il fait surtout référence à la France, notamment à Paris – a beaucoup de conséquences négatives. L’une d’entre elles étant effectivement l’immobilisation des capitaux, l’autre étant un transfert intergénérationnel et la création d’inégalités de patrimoines qui n’ont aucune justification.
Pour faire baisser les prix de l’immobilier, la véritable solution est d’augmenter l’offre de mètres carrés là où on en a besoin, c’est-à-dire là où les prix sont élevés.
Greg : Une restructuration de la dette publique de l’ensemble des Etats de la zone euro, à l’exemple de la Grèce, est-elle envisageable à terme ?
On a appris pendant la crise à ne considérer aucune solution comme inenvisageable. Il y a quelques jours encore, on réfléchissait à la possibilité d’un défaut du Trésor américain sur la dette publique américaine. Donc, savoir si c’est envisageable, la réponse est oui. Cela dit, ce serait un sacré remède de cheval, car il faut bien comprendre que la caractéristique des économies, aujourd’hui, est d’être extrêmement financiarisée et qu’à chaque dette correspond une créance qui est détenue par celui qui a un portefeuille d’assurance-vie, celui qui a une assurance-retraite ou encore qui a toute sa retraite dans un fonds de pension.
Si on restructure les dettes, on restructure aussi les créances. Et il sera très difficile de faire la part des choses entre les bonnes et les mauvaises créances. En fait, la taxation du patrimoine est un instrument beaucoup plus intelligent et beaucoup plus juste que la restructuration des dettes. Tout en conduisant, au final, au même résultat.
2015 : quels chocs pour faire bouger l’Europe ?
L’auteurThomas PIKETTY directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.
Le plus triste, dans la crise européenne, est l’entêtement des dirigeants en place à présenter leur politique comme la seule possible, et la crainte que leur inspire toute secousse politique susceptible d’altérer cet heureux équilibre.
La palme du cynisme revient sans doute à Jean-Claude Juncker, qui depuis les révélations LuxLeaks explique tranquillement à l’Europe ébahie qu’il n’a eu d’autre choix, lorsqu’il était à la tête du Luxembourg, que de siphonner la base fiscale de ses voisins : l’industrie déclinait, voyez-vous, il fallait bien trouver une nouvelle stratégie de développement pour mon pays ; que pouvais-je donc faire d’autre que de devenir l’un des pires paradis fiscaux de la planète ? Les voisins, en prise eux aussi avec la désindustrialisation depuis des décennies, apprécieront.
Aujourd’hui, il ne suffit plus de s’excuser : il est temps de reconnaître que ce sont les institutions européennes elles-mêmes qui sont en cause, et que seule une refondation démocratique de l’Europe permettrait de mener des politiques de progrès social. Concrètement, si l’on veut vraiment éviter que de nouveaux scandales LuxLeaks ne se reproduisent, il faut sortir de la règle de l’unanimité en matière fiscale, et prendre toutes les décisions concernant l’imposition des grandes sociétés (et idéalement des plus hauts revenus et des plus grandes fortunes) suivant la règle de la majorité. Et si le Luxembourg et d’autres pays le refusent, cela ne doit pas empêcher les pays qui le souhaitent de constituer un noyau dur avançant dans cette voie, et de prendre les sanctions qui s’imposent contre ceux qui continuent de vouloir vivre de l’opacité financière.
La palme de l’amnésie revient quant à elle à l’Allemagne, avec la France en fidèle second. En 1945, ces deux pays avaient une dette publique dépassant 200% du PIB. En 1950, elle était tombée à moins de 30%. Que s’est-il passé, aurait-on soudainement dégagé les excédents budgétaires permettant de rembourser une telle dette ? Evidemment non : c’est par l’inflation et la répudiation pure et simple que l’Allemagne et la France se sont débarrassés de leur dette au siècle dernier. S’ils avaient tenté de dégager patiemment des excédents de 1% ou 2% du PIB par an, alors on y serait encore, et il aurait été beaucoup plus difficile pour les gouvernements de l’après-guerre d’investir dans la croissance. Ce sont pourtant ces deux pays qui expliquent depuis 2010-2011 aux pays d’Europe du Sud que leur dette publique devra être remboursée jusqu’au dernier euro. Il s’agit d’un égoïsme à courte vue, car le nouveau traité budgétaire adopté en 2012 sous la pression de l’Allemagne et la France, qui organise l’austérité en Europe (avec une réduction excessivement rapide des déficits et un système de sanctions automatiques totalement inopérant), a conduit à une récession généralisée en zone euro. Alors même que l’économie est repartie partout ailleurs, aux Etats-Unis comme dans les pays de l’Union européenne restés au dehors de la zone euro.
Dans ce duo, la palme de l’hypocrisie revient sans conteste aux dirigeants français, qui passent leur temps à rejeter toutes les fautes sur l’Allemagne, alors qu’il s’agit clairement d’une responsabilité partagée. Le nouveau traité budgétaire, négocié par l’ancienne majorité, et ratifié par la nouvelle, n’aurait pu être adopté sans la France, qui en vérité a fait comme l’Allemagne le choix de l’égoïsme vis-à-vis de l’Europe du Sud : puisque l’on paie un taux d’intérêt très faible, à quoi bon le partager ? En vérité, une monnaie unique ne peut fonctionner avec 18 dettes publiques et 18 taux d’intérêt sur lesquels les marchés financiers peuvent librement spéculer. Il faudrait investir massivement dans la formation, l’innovation et les technologies vertes. On fait tout le contraire : actuellement, l’Italie consacre près de 6% du PIB à payer des intérêts de la dette, et investit à peine 1% du PIB dans l’ensemble de ses universités.
Alors, quels chocs pourraient permettre de faire bouger les lignes en 2015 ? Il y a, en gros, trois possibilités : une nouvelle crise financière ; un choc politique venant de la gauche ; ou bien un choc politique venant de la droite. Les dirigeants européens actuels devraient avoir l’intelligence de reconnaître que la deuxième possibilité est de loin la meilleure : les mouvements politiques qui prospèrent aujourd’hui à la gauche de la gauche, comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce, sont fondamentalement internationalistes et proeuropéens. Plutôt que de les rejeter, il faudrait au contraire travailler avec eux pour formuler les contours d’une refondation démocratique de l’UE. Faute de quoi, on risque fort de se retrouver avec un choc autrement plus inquiétant, venu de la droite : compte tenu du mode de scrutin, il est tout à fait possible que le FN emporte des régions lors des régionales de décembre 2015. On peut aussi, car c’est l’heure des vœux, espérer l’impossible. Au point où il en est, François Hollande serait bien inspiré de reconnaître ses erreurs de 2012, et de tendre la main à l’Europe du Sud, afin de formuler enfin des propositions audacieuses pour notre continent.
Thomas PIKETTY directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Les marchés financiers fêtent le lancement par la BCE d’un « programme d’assouplissement quantitatif » de €1.000 milliards
Par Nick Beams
26 janvier 2015
La Banque centrale européenne (BCE) s’est engagée dans un « programme d’assouplissement quantitatif » (AQ) d’au moins mille milliards d’euros. Elle a annoncé le 22 janvier qu’elle allait racheter des dettes souveraines et d’autres actifs financiers à hauteur de 60 milliards d’euros par mois jusqu’à septembre 2016, et éventuellement au-delà.
La décision a été annoncée par le président de la BCE, Mario Draghi, après une série de négociations et de manoeuvres ces derniers mois visant à contourner l’opposition allemande à ce plan. Cédant à cette opposition, Draghi a annoncé que les 19 banques centrales en Europe feraient 80 pour cent des achats et qu’elles porteraient la responsabilité de risques éventuels.
La raison officielle de la décision est qu’il est nécessaire de lutter contre les pressions déflationnistes dans la zone euro (l’inflation a été négative le mois dernier) et pour stimuler l’économie, qui n’a pas encore retrouvé ses niveaux de production de 2007.
Mais les mesures n’auront que peu ou pas d’influence sur l’économie réelle. Elles visent à rendre disponibles, à coût très bas, des liquidités supplémentaires pour la spéculation financière, alors que les gouvernements de la région font avancer leurs soi-disant « réformes structurelles » dans le but d’aggraver la position sociale de la classe ouvrière.
Draghi a dit que la décision de la BCE était destinée à relever le taux d’inflation à un niveau proche de 2 pour cent, tout en le laissant en dessous. Mais, comme rien n’indique que l’AQ aura effectivement cet effet, sa déclaration équivaut à un engagement de maintenir l’expansion monétaire indéfiniment.
Les marchés ont fêté cette annonce parce que tant la durée prolongée que le volume mensuel des achats d’obligations ont dépassé leurs attentes. Les économistes avaient prédit que l’injection mensuelle d’argent serait de 50 milliard d’euros.
Les actions européennes ont poursuivi leur hausse de ces derniers jours, atteignant des sommets qu’ils n’avaient pas atteints depuis sept ans. Aux États-Unis, les trois principaux indices boursiers ont augmenté sensiblement; le « Dow Jones Industrial Average » s’est littéralement envolé, progressant de 259 points.
La valeur de l’euro a encore baissé, ce qui alimente l’espoir en Europe que la forte baisse de la monnaie européenne stimulera les exportations.
Laurence Fink, le directeur général du fonds spéculatif géant BlackRock a résumé l’humeur des spéculateurs financiers qui profiteront de ces mesures à hauteur de dizaines, voire de centaines de milliards de dollars. S’exprimant au Forum économique mondial, le rassemblement annuel des milliardaires du monde entier à Davos, en Suisse, où le thème de cette année est l’inégalité, il a dit: « On a vu au cours des dernières années qu’on doit faire confiance à Mario. Le marché ne devrait jamais, comme on l’a vu actuellement, le marché ne doit pas douter de Mario. »
La décision de lancer le programme d’AQ n’a pas été unanime. Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, et la représentante de l’Allemagne au directoire de la BCE, Sabine Lautenschläger, ont exprimé leur opposition à cette décision. Les gouverneurs des banques centrales autrichienne, néerlandaise et estonienne auraient également eu des réserves.
Weidmann a appelé l’AQ « un poison doux », parce que cela laissait les gouvernements européens libres de ne pas réaliser les programmes de réduction de la dette.
Draghi a déclaré que le conseil d’administration de la BCE avait pris ces questions « en compte et c’est pourquoi cette décision permettra d’atténuer ces inquiétudes. » La concession clef à l’Allemagne et à d’autres voix critiques, c’est que 80 pour cent des achats seront effectués par les banques centrales nationales, qui porteront les risques.
Un article du Financial Times indique l’ampleur de l’opposition. On y lit que, tout en soutenant du bout des lèvres l’indépendance de la BCE, « les fonctionnaires allemands étaient en train de bouillir de rage en privé… sur le fait que la banque avait décidé de se lancer dans l’AQ. »
L’effet de la concession faite par la BCE est d’accroître les divisions nationales sur la politique à suivre et de saper le principe que la BCE agit dans l’intérêt de la zone euro dans son ensemble. À plus long terme, elle renforce la crainte que le projet tout entier de l’union monétaire n’est pas viable par nature et que l’euro lui-même pourrait s’effondrer.
Le Financial Times a cité sans le nommer un ministre des Finances de l’Eurozone disant que « le problème avec les achats par les banques nationales, c’est qu’il envoie le signal que la zone euro ne va pas dans le sens d’une plus grande mutualisation de la dette, une chose nécessaire dans le long terme au succès d’une monnaie unique. »
Plus tôt ce mois-ci, tandis qu’il devenait de plus en plus évident que des concessions seraient faites à la position allemande, le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, s’était opposé à l’abandon du partage des risques. « Nous serions bien avisés de maintenir les procédures [utilisées] dans toutes nos interventions de politique monétaire: le risque devrait être partagé à travers l’Eurosystème dans son ensemble, » a-t-il dit.
Tout en faisant des concessions à l’Allemagne, Draghi a également tenté d’apaiser les craintes qu’avec ces mesures on introduisait des divisions entre nations. Il a déclaré que le conseil d’administration conserverait le contrôle « de toutes les caractéristiques de conception du programme et que la BCE coordonnerait les achats, préservant ainsi l’unité de la politique monétaire de l’Eurosystème. » Ses remarques ne pouvaient cependant pas cacher les divisions existantes, de plus en plus visibles.
S’exprimant à la réunion de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel a évité toute critique directe de Draghi et de la BCE et affirmé que l’Allemagne soutenait traditionnellement les décisions d’une banque centrale indépendante. Mais elle a précisé que la campagne d’austérité dont son gouvernement fait la promotion dans toute la zone euro devait être étendue. Répondant aux critiques que l’Allemagne promouvait l’austérité en tant que telle plutôt que de favoriser la croissance, Mme Merkel a déclaré qu’il fallait des finances saines et que la dette devait être maintenue à un niveau bas.
Selon un article du Financial Times, le message de Mme Merkel, audible à la fois dans son discours et dans ses réponses aux questions qui ont suivi, est qu’avec un assouplissement monétaire supplémentaire, les gouvernements pourraient être tentés de « gagner du temps et d’éviter de faire des réformes structurelles. » Merkel a dit qu’elle ne s’étonnait pas de ce que la décision de la BCE était controversée parce qu’elle avait permis aux entreprises non-compétitives de survivre, du moins à court terme.
Les divisions et les conflits nationaux visibles dans la structure du programme européen d’AQ ne se limitent pas à cette région, ils se manifestent d’une façon plus générale. Une des conséquences de la décision sera d’abaisser davantage encore la valeur de l’euro, déjà au plus bas depuis 11 ans, vers une parité avec le dollar américain, aggravant par conséquent la position commerciale américaine.
La semaine dernière, les banques centrales du Danemark, de la Turquie, de l’Inde, du Pérou et du Canada ont annoncé une réduction de leur taux d’intérêt, ce qui réduira la valeur de leurs monnaies.
La banque centrale canadienne, qui a pris la décision surprise d’abaisser son taux sur les prêts à un jour de 0,25 points de pourcentage le 21 janvier (la première réduction de ce type depuis près de cinq ans) a dit que la forte baisse des prix du pétrole avait augmenté les risques de baisse de l’inflation et d’instabilité financière. Une baisse des taux d’intérêt était nécessaire pour retourner à une pleine production de l’économie, a-t-elle dit.
Parce que l’Australie, comme le Canada, est un pays exportateur de marchandises, la décision du Canada a accru la pression sur la banque centrale australienne pour qu’elle réduise ses taux.
S’ajoutant aux programmes d’AQ en Europe et au Japon, l’effet de ces mesures est de réduire la valeur des différentes monnaies et d’appliquer une pression à la hausse sur le dollar américain. En effet, la décision de cette semaine constitue une escalade dans une guerre des devises où chacun des participants tente de décharger les effets de la déflation sur ses rivaux.
La décision européenne d’avoir recours à l’AQ n’entrainera pas de reprise économique. Elle va au lieu de cela intensifier un conflit mondial qui s’aggrave entre économies rivales.
euters/Reuters – L’ancien président de l’UMP Jean-François Copé a été mis en examen pour abus de confiance dans l’enquête sur les pénalités pour dépassement de frais de campagne électorale payées par le parti pour le compte de Nicolas Sarkozy. /Photo prise le 3 février 2015/REUTERS/Charles Platiau moins

PARIS (Reuters) – Jean-François Copé a été mis en examen pour abus de confiance dans l’enquête sur les pénalités pour dépassement de frais de campagne électorale payées par le parti pour le compte de Nicolas Sarkozy, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
L’ancien président de l’UMP avait été entendu dans la matinée par les juges chargés de l’enquête au pôle financier du parquet de Paris, a-t-on précisé de même source à Reuters.
L’ancien chef de l’Etat, qui a retrouvé la présidence de l’UMP, a finalement réglé fin 2014 au parti ces pénalités liées à l’invalidation de ses comptes de campagne de 2012. Il a alors adressé au trésorier du parti un chèque de 363.615 euros.
La régularité de leur prise en charge par l’UMP était notamment contestée par son ancien ministre, François Fillon, et le parquet de Paris avait ouvert le 6 octobre une information judiciaire.
Guerre civile syrienne — Wikipédia

• Contrôlé par le gouvernement syrien BACHAR EL ASSAD ,SYRIE

• Contrôlé par l’État islamique DAECH

• Contrôlé par le Front al-Nosra

• Contrôlé par l’Armée syrienne libre et ses alliés et le Front islamique sur la base d’un noyau de déserteurs et de citoyens en majorité issus de la communauté sunnite

• Contrôlé par les Kurd
Face à l’armée régulière et à ses supplétifs (moukhabarat et miliciens du Hezbollah notamment), se constitue et structure progressivement en 2011 une « armée syrienne libre » (ASL), sur la base d’un noyau de déserteurs et de citoyens en majorité issus de la communauté sunnite36 et, en partie, de combattants étrangers islamistes financés par l’Arabie saoudite37 et le Qatar38

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