le21012015 C

Bonjour à tous ,
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Que ce juif ,franc maçonnique américain encore un pléonasme ,(suis-je bête, franc maçonnerie ,et USA, c’est la même chose)quoique ,certains américains ,comme les flics et d’autres que, je n’oublie pas, mais dont le nom m’échappe ),commencent à y voir plus clair dans leur semblant de politiques (Républicains ,Démocrates, ou en fin de compte l’objectif est d’ asservir des populations (américaines en autre mexicaines ,cubaines et pour les cubains,( ce gros mensonges ,de la soit disante ouverture des frontières cubaines Gags!, on en reparlera , je rigole), pour pouvoir avoir et faire qu’un partie, une entité et pour pouvoir s’allier avec un pays d’Europe, l’Angleterre ,par exemple l’ancien colon, (qui a été a la base de l’indépendance fera l’affaire) je présume, mais je pense ne pas être loin de la vérité. ,Bref, passons ,je parlais d’un pays ,les USA, que j’ai eu la chance de connaître,et d’habiter pour un cour délai ,habiter avec tout ce que cela comporte ,jusqu’au poubelle ,que je vidais dans une benne ,2 fois par semaines,(je sais ,que vous en avez rien à foutre des poubelles ,et autres commodités que j’avais ,mais c’est pour que vous vous dites ,bien ,que j’y ai bien vécu et que, ce n’est pas des conneries, comme certains, on l’habitude de faire croire sur les médias menteuses parce que cela faisait bien)bref, l’Amérique ou t’as du boulot ,un peu fric,,qu’on te prend ,avec les taxes ,impôts, loyers exorbitants ,si t’es en bonne santé en plus et que t’as de la chance de l’être ,de plus en plus de SDFs (Accélération des projets d’investissement immobiliers au détriment des non-assurés, normal …….quoi ! )c’était qui avant, je ne m’en rappel plus ! ,AAHHhh !!,Bush(Républicains, je crois ) et ,maintenant,AH,OUAI ,Obama (Démocrates ,je crois ),de plus en plus de villes mortes ,ou sous l’ emprise, du chomage , de la criminalité ,DETROIT s’est fait ,c’est mort ,c’est le cas de le dire et Détroit se déclare en faillite«Motor City» traîne une dette accumulée de 18,5 milliards $U(BEN,ou est ce que ce pognon est partie ?c’est dingue,hein ,appu ,envolé !!!!!OHLALALA ,jamie ,sais tu ou,est le pognon de detroit ? Joyau déchu de l’industrie américaine, la ville de Detroit … mais,d’autres villes sont sur la même voie, car au niveau criminalité ,elles peuvent faire les buzzs comme Les 10 villes les plus dangereuses aux USA ; Voici le classement annuel,2014 basé sur les statistiques de la criminalité du FBI et des statistiques démographiques, qui classe la ville Saint-Louis en tant que ville la plus dangereuse en Amérique. Le top 10 des villes les plus dangereuses sont les suivantes: 1. St. 1. Saint- Louis, 2. Camden, NJ 3 Detroit, MI 4. Flint, MI 5. Oakland, CA 6. Richmond, CA 7. Cleveland, OH 8. Compton, CA 9. Gary, IN Gary, 10. Birmingham, AL —————– SOURCE: http://www.newsfeed.time.comDonc ou très ,très peu , (Phonétiqement,c’est ,comme cela qu’on dit ,je crois Sochiaul Sécurity) , voir pas presque pas du tout , de sécurité sociale ,je parle ,bien de SE CU RI TE SO CIAL Certains américains ,comme ,les flics de NEW YORK (ou American cops), se sont retournés en guise de protestation, lorsque B.DE BLASIO a fait son discours d’hommage aux policiers, tués Les policiers américains tournent le dos à Bill de Blasio quel hommage ,et ces keufs ont eu une superbe réactions, c’est là ,ou, on se rend compte de la fraternitté mature et naturelle des ricains (euh, américains) New York: des milliers de policiers rendent hommage à un …Des milliers de policiers étaient concernés venus de tous les états unies ,rendent hommage à deux des leurs collégue, un hispanique, l’autre vietnamien, ou ,coréen ,bref ,je ne sais plus .C’est ces flics , ont montré en tournant le dos ,qu’ils tourné le dos au racisme ,au suprématiste,à la connerie , car si, il ya bien une profession ,ou, le racisme ,n’a pas lieu d’exister, c’est celle là, car ,je vois mal 2 flics en patrouille, un blanc et un noir ,exemple flagrant, se trouvant dans une bagnole ,est faire l’arrestation d’un blanc ou d’un black, qui trouve le moyen d’ouvrir le feu sur le policier noir ou blanc ,que fera le policier blanc ou noir ,comme tout policier blanc ou noir ,il essayera de l’arrêter ,et ripostera
Mais si l’autre voyou blanc ou black ne veut pas obtempérer, le policier blanc ou noir ouvrira le feu, et, fera donc ,ce que tout policier aurait fait, tout cela pour démontrer ,que la profession de(keuf) de flic, de policier, est vraiment la dernière profession ,ou doit exister le racisme,. et si ,il ya meurtre ,car c’est comme ,cela ,que j’appel le fait, ou le flic Blanc est sorti de son véhicule, en tirant directement sans pauser la moindre question , c’est ce que l’on voit sur la vidéo ,qui passe sue le web, et que celui-ci ,n’est pas sanctionné, ou ,virer purement et simplement, le maire B. DEBLASIO n’a pas lieu d’étre Maire,même d’une petite ville ,cela demande des compétences de justices, qu’il n’a pas, des compétences de droiture qu’il est très loin d’avoir, cela démontre le niveau intellectuel qu’il a ,genre, QI d’une table de chevet. Et ,un mec ,comme ça est ¨Maire,c’est une farce ,je me demande ,sincèrement ,comment a t.-il fait pour étre MAIRE de NEW YORK, quelque fois, je me demande, comment des gens aussi incompétents, peuvent étre Président,Premier Sinstre ,Maire ,AHBEN ,Je sais ,ils sont ,ils sont,Franc maçons ,comme disait un grand et rondouillard homme COLUCHE,j’ai l’impression que les cons de l’an prochain ,sont déjà arrivés ;

Quand je vous dit ,que c’est ,une dictature ,pendant plus de 15 jours ,le GOUVERNEMENT a eut grèves sur grèves ,et ,Valls passe ,quand même la loi MACRON Rira bien,qui rira le dernier. on a beau ,lui dire ,lui répéter ,qu’on en veut pas ,c’est pisser dans un violon ,;cela dit ,je ne m’inqui éte pas de trop ,puisque dans 2 et demi ,lui et les autres ne seront plus ,et cette loi;comme d’autre , comme celle ,maquillée sur la soi disante egalité des chances LOI n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des …,le truc es simple ,comme aux states ,t’as du fric ,tu t’en sort, t’en n’as pas tu créve anaphabétes,genre ,tu créves,mais en plus tu créves con,soit disant,qu’il y a des choses ,qui ont changé de la part d’un Franc maçon,je présume ,puisqu’un des ses bon ami n’est qu’alain bauer,ancien,grand maitre du grand orient,alors qu’en ,un francmaçon,me dit ,que ,certaines choses ,ont changé dans la loi MACRON ,je rigole ,vous prendriez un voleur la main dans le sac,il trouverait le moyen,de dire que c’est pas sa main ,donc,mef
AH ?MAIS,je comprends mieux, pourquoi ,les francs maçons, aiment et préfèrent Voltaire à jjRousseau,moi je préfére jj,R, chef de file du parti philosophique,VOLTAIRE son nom reste attaché à son combat contre le fanatisme religieux,,on était,au 18éme ,quand même ! qu’il nomme « l’Infâme », pour la tolérance ,en ce temps ,ça devait être chaud et la liberté de pensée ,on peut être athée, sans asservir les autres GAG!. Tout au long de sa vie, Voltaire fréquente les Grands et courtise les monarques, sans dissimuler son dédain pour le peuple, Voltaire aime le confort, les plaisirs de la table et de la conversation, qu’il considère, avec le théâtre, comme l’une des formes les plus abouties de la vie en société. Ca ne m’étonne vraiment pas ! Soucieux de son aisance matérielle, Tiens ,ça me rappel ,quelques uns, il acquiert une fortune considérable dans des opérations spéculatives ,NON ,y avait pas besoin de MADOFF pour spéculer,et Ponzi n’existait pas,,AH,il avait déjà trouvait le truc de la pyrammide , Ces spéculations préfigurent les grandes spéculations boursières sous Louis XVI et dans la vente de ses ouvrages, ce qui lui permet de s’installer en 1759 au château de Ferney et d’y vivre sur un grand pied, tenant table et porte ouvertes.Considéré par la Révolution française — avec Jean-Jacques Rousseau, son frère ennemi,je récapitule voltaire,philosophe,féniant ,aimant la bonne chère ,c’est un peu réducteur ,hein ,vous trouvé aussi,promis ,la prochaine fois ,j’essayerais,d’étre plus courtois avec les profiteurs .
Chais pas ,je préfére JJ .Rousseau ,déjà ,parce qu’il a écrit la constution,,enfin ,la déclaration des droit de l’homme et du citoyen,en 1789 c’est qui le pays déjà le pays ,,qui voulait ,nous donné des leçons, c’est pas Israël,il me semble et humainement, et aussi philosophiquement,c’est vrai que JJRest bon, après, chacun ses gouts,mais moi c’est jjR,il poursuit une réflexion sur le fonctionnement d’une société démocratique basée sur le Contrat social (1762) dans lequel le peuple souverain organise la vie collective
Discours sur les sciences et les arts (
Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
C’est dingue ,ça ,il est né le 28 juin 1712 et je suis né le 28 juin 1962 ,soit 250 ans ,avant moi ,c’est fou !!!pas fait exprés,non plus ,décidemment !
Spinoza, Locke, Bayle et I.Newton, ,isaac Newton,la pomme

Dans sa dénomination et sa traduction en français, le mouvement des Lumières est un mouvement culturel, philosophique, littéraire et intellectuel qui émerge dans la seconde moitié du XVIIe siècle avec des philosophes comme Spinoza, Locke, Bayle et Newton, avant de se développer dans toute l’Europe, notamment en France, au XVIIIe siècle. Par extension, on a donné à cette période le nom de siècle des Lumières.
Rousseau propose aussi, avec Émile, ou De l’éducation (1762), une réflexion sur l’éducation, qu’il affirme devoir s’appuyer sur la préservation des qualités naturelles de l’enfant et assurer plutôt des savoir-faire concrets que des savoirs livresques.
Émile ou De l’éducation1 est un traité d’éducation portant sur « l’art de former les hommes »(pas des tarlouzes ,façon de parler)de Jean-Jacques Rousseau publié en 1762. Il demeure, aujourd’hui encore, l’un des ouvrages les plus lus et les plus populaires sur le sujet, à tel point qu’au Japon, l’autorité du développement de l’enfant impose à tous les instituteurs d’écoles maternelles la lecture de l’Émile. Il est intéressant de constater que certains passages ne sont pas sans analogie avec quelques-unes des Lettres à mon fils de Mme d’Epinay, parues quatre ans plus tôt

Je pensais à ,un truc ,se serait vachement sympa ,si Israël arrêtait de survolé et de pénétrer l’espace aérien libanais, parce Que ,franchement, au bout d’un moment, ça gonfle !!!!!!!!,j’ai vu ça sur une vidéo .sur le net

La grève des routiers suspendue provisoirement, échec des négociations

L’intersyndicale à l’origine de la grève des routiers a appelé mardi soir à « lever les barrages cette nuit », dans l’attente d’une assemblée générale mercredi matin, qui vise à donner une suite à « l’échec » des discussions salariales avec le patronat. »On a appelé à la levée des barrages pour cette nuit », a indiqué Jérôme Vérité (CGT) au nom de l’intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC), à l’origine de nombreux blocages et barrages filtrants depuis dimanche soir.Une assemblée générale se tiendra « demain (mercredi) matin pour décider des suites » à donner au mouvement social, a-t-il précisé.La CFDT Transports, qui a « claqué la porte » des négociations mardi, consultera également ses adhérents mercredi en milieu de journée. Dans un communiqué intitulé « 8 heures de négociations pour une misère! », le premier syndicat de la profession se dit « prêt à entendre de véritables propositions loyales et sérieuses », jugeant « insuffisantes » celles défendues par le patronat.La confusion demeurait mardi soir, la CGT laissant entendre que les négociations pourraient reprendre en fin de soirée, une information qui n’était pas confirmée par le patronat.Plus tôt, les négociations avaient pourtant été interrompues « sur un constat d’échec », selon le mot de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR), la principale chambre patronale du secteur.Regrettant « l?échec des négociations », le gouvernement a réagi par l’intermédiaire d’Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat aux Transports appelant à « une reprise des discussions entre partenaires sociaux pour parvenir à un accord salarial ».Loin des revendications syndicales (5% d’augmentation pour tous), le patronat proposait une augmentation de 2% pour les salaires les plus bas de la convention collective, et de 1% pour les cadres et agents de maîtrise. »Ces montants représentent de 2 à 4 fois l’inflation calculée pour l?année 2014″, fait valoir le patronat dans un communiqué, qui évoque également un « échec » des négociations. »Les entreprises ne sont pas en capacité d’accorder des revalorisations à hauteur de 5%. Malheureusement, ce constat économique n’est pas partagé et on le regrette très profondément », ajoute Nicolas Paulissen, délégué général de la FNTR.Pour Patrice Clos (FO), la hausse proposée par le patronat revient à « ramener le coefficient le plus bas à un centime au-dessus du Smic » horaire brut, fixé à 9,61 euros en 2015.En 2014, un seul des quatre coefficients en vigueur dans le transport routier – celui des salariés les plus qualifiés – dépassait le Smic (9,53 euros bruts par heure).- Barrage levé à Rennes -Sur le terrain, la grande majorité des blocages avaient été levés avant même l’appel de l’intersyndicale.A Caen, haut lieu de la contestation lundi, les syndicalistes qui ont bloqué jusqu’à plusieurs centaines de poids lourds avaient décidé de lever leurs barrages pour « des raisons de sécurité ».Certains chauffeurs étrangers, agacés par la situation, avaient essayé de forcer le passage, selon la CFTC.Le barrage a également cédé dans le port Edouard-Herriot, au sud de Lyon, après l’intervention de la police. Une trentaine de routiers s’est alors dirigée vers la rocade est de l’agglomération pour y mener une opération escargot.Autres cibles des grévistes, le port de Rouen et la plateforme de Dourges (Pas-de-Calais), près d’Hénin-Beaumont, ont également retrouvé une activité normale.A Rennes, le dernier barrage sur la rocade a été levé vers 18h00, selon Christophe Provost (CGT). « On recommence demain (mercredi) matin », a-t-il dit, sans donner de détails sur les modalités d’action.Avant la fin des négociations, la CGT avait appelé à « amplifier la mobilisation, parce que ça commence à peser dans la tête du patronat ». « Ce n’est pas le moment de lâcher, bien au contraire », avait dit Jérôme Vérité, le secrétaire général de la CGT Transports.Seul Bordeaux semblait avoir répondu à l’appel.Dans le nord de la ville, la zone industrielle de Bruges est à l’arrêt depuis l’aube. Le blocage devait être maintenu jusqu’à l’aboutissement des négociations à Paris, avait prévenu Marc Rosa, responsable de la CGT Transports de Gironde. »Si ça n’aboutit pas, nous allons durcir le mouvement et mettre en place un deuxième point de blocage », tout en maintenant toute la nuit celui déjà en place, avait-il averti.
Je veux ,juste dire ,un truc,j’avais un ami ,il ya environ 10 ans, ouais 10 ans,celui-ci travaillé pour une grosse entreprise de transport (camions rouges,TIR )il me disait bien gagné sa vie ,en faisant 2250€/mois,mais avec des heures sup .Ils (sa femme,garde d’enfants,un truc,comme ça et lui )avaient 2 gosses ,9 et 13 ans,maintenant,les mômes doive me dépasser,il me disait qu’il lui arrivait,tous les mois,(au moins une fois )de commencer le 02 du mois pour finir le 09 ,pour reprendre le 11 dans la journée et finir le mois a peu prés normalement cad ,découché de 3 jours ,c’est mieux que 8 ,quand ,tu veux voir pousser tes gosses, quand, tu les voir grandir ,il y avait des mois ,cela se repoduiser mais le 15 jusqu’au 23 de n’importe quel mois par exemple,ce qui voulait dire qu’il faisait sa tournée,mais,quelquefois on l’appelait pour enlever un ou plusieurs colis ,et ça pendant envriron 7 jours,alors ,j’estime que passer ,ses journées sur la route,et travailler 35h,pas possibles,même annualisé ça lui ferait prendre l’équivalent d’1 mois et plus ,et même,si c’est une grosse boite,on ne trouve pas des chauffeurs ,en un claquement de doigt,y en a ,mais elle sont rares ,faut connaître les clients ,savoir ,quand ils ouvrent ou ferment ,non, non,c’est peu donné ,quand ,on voit qu’ils font tourner le monde, lorsqu’une usine ,attend une pièce ,que le service maintenance est sur le pied de guerre(eh ouai,c’est du vécu)
BCE – En politique, cela s’appelle un couac. En Bourse, cela s’appelle un délit d’initié. Ou du moins une divulgation d’information confidentielle. Une petite phrase, lâchée par François Hollande lors de ses voeux aux entreprises, a en effet fait bondir les journalistes présents et les instances européennes.
Le président français a assuré lundi que la Banque centrale européenne allait « jeudi prendre la décision de racheter des dettes souveraines », lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi.
« La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l’économie européenne et (…) peut créer un mouvement favorable à la croissance », a déclaré le chef de l’Etat.
Secret de polichinelle, mais…
Certes, pour les spécialistes, l’annonce ce jeudi d’un rachat massif de dette publique par la Banque centrale européenne (BCE) est une affaire entendue. Elle a fait l’objet de spéculations depuis des mois et semble être le dernier rempart contre la déflation et le dernier recours pour faire repartir les prix et l’économie.
Le 15 janvier, l’annonce surprise de la Banque nationale suisse (BNS) de ne plus maintenir le franc suisse par rapport à l’euro avait fait dégringoler la Bourse. Cette décision ne serait pas sans rapport avec la prochaine annonce de la BCE. Pour Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com, une des raisons pour lesquelles la BNS a pris ces décisions est que « la BNS a des liens étroits avec la BCE et cela pourrait être un signe que la BNS pense – ou sait – que la BCE va se lancer dans des rachats d’actifs la semaine prochaine et pour un montant bien supérieur à ce qui est attendu par le marché ».
Dans une interview accordée à Libération le 15 janvier, Benoit Coeuré, membre du directoire de la BCE, sous-entendait déjà fortement que la banque centrale actionnerait ce nouveau levier: « Le Conseil des gouverneurs se réunira pour en décider le 22 janvier. Nous prendrons en compte les expériences américaine et britannique afin de déterminer le montant d’obligations à acheter ». Mais sans tout à fait le dire…
… Hollande n’avait pas à l’annoncer
Déjà, plusieurs voix s’élèvent contre cette annonce de François Hollande qui va à l’encontre de l’indépendance de la BCE.

Interrogée par Reuters, une conseillère du chef de l’Etat a tenté de désamorcer toute polémique, expliquant peu après son intervention que François Hollande respectait « l’indépendance de la BCE et qu’il s’était contenté d’évoquer une hypothèse »
Une bourde sans conséquence sur les marchés
Pour autant, la gaffe du président ne semble pas avoir de conséquence directe sur les marchés. La décision de la part de la BCE étant depuis plusieurs jours attendue et quasiment entérinée, elle est déjà inscrite dans les cours. Après la déclaration de Hollande, la parité euro-dollar n’a pas bondi tout comme le CAC 40 qui n’a guère réagi après la petite phrase du président.
Cela aurait été totalement différent s’il avait annoncé les montants que compte investir la BCE. On avance un chiffre de 500 milliards d’euros, mais cela reste au conditionnel.
Silence gêné à la BCE où l’on a pris connaissance des déclarations de François Hollande. Invitée à réagir par Le HuffPost, la BCE ne souhaite pas commenter les propos du président français et se borne à annoncer une conférence de presse pour jeudi. Aucune prise de parole officielle ne devrait intervenir d’ici là.
Kezako le quantitative easing?
Ce fameux quantitative easing (QE, ou assouplissement quantitatif) est un plan de rachat de dette publique. En d’autres termes, la BCE rachèterait pour la première fois des obligations émises par les pays de la zone euro. Pour rappel, une obligation est un titre émis en l’occurrence par un pays qui s’engage auprès de ses emprunteurs à les rembourser au terme d’une certaine échéance (1, 5, 10, 20 voire 30 ans…). Dans l’intervalle, des intérêts sont versés chaque année à l’emprunteur. Bien évidemment, l’Allemagne étant plus solide que la Grèce, elle fait prendre moins de risques à l’investisseur quant au remboursement de sa dette à l’échéance. Et pourra donc se permettre de proposer un taux d’intérêt beaucoup plus faible.
A quoi ce programme de rachat de la part de la BCE va-t-il servir? Pour faire simple, cela revient à créer de l’argent sans faire physiquement fonctionner la planche à billet, puisqu’il ne s’agit que d’écritures comptables. Plus d’argent pour les pays afin d’investir plus, prêter plus aux banques qui elles-mêmes prêteront plus aux entreprises et aux particuliers et faire ainsi redémarrer la machine à croissance.
Si ce levier dit « non-conventionnel » n’a pas été utilisé auparavant, c’est qu’il fait prendre un risque d’inflation: c’est bien connu, plus il y a de monnaie en circulation, plus le risque d’inflation est grand. Mais comme, aujourd’hui, l’inflation est quasi-nulle, voire négative, la BCE peut se permettre cette entorse à sa philosophie sans pour autant risquer de dévier de sa mission initiale qui est, rappelons-le, de maintenir l’inflation en-dessous de 2%.
Autre conséquence recherchée: l’augmentation de la monnaie en circulation fait mécaniquement baisser le cours de l’euro, qui redevient alors compétitif pour les exportations, ce qui permet d’améliorer le commerce extérieur et donc le PIB. La baisse de ces dernières semaines de l’euro face au dollar traduisait les premières rumeurs concernant le programme de quantitative easing à venir.
Une technique déjà éprouvée ailleurs…
La BCE suit, avec quelques années de retard, la politique entreprise par la banque fédérale américaine (Fed). Après avoir baissé peu à peu ses taux directeurs pour relancer l’économie et être parvenu à un niveau proche de 0, la Fed a lancé des programmes de QE dès la fin de 2008 pour booster la croissance. Entre fin 2010 et mi 2011, 600 milliards de dollars ont été ainsi créés par la Fed.
La banque du Japon a utilisé cette arme dès mars 2001 sans grands résultats. Quant à la Banque d’Angleterre, elle a emboîté le pas de la Fed en mars 2009, rachetant en 6 mois 165 milliards de livres sterling d’actifs aux institutions financières, puis 200 milliards fin 2010.
Le problème, en Europe, est un peu différent. Car contrairement à l’Angleterre, aux Etats-Unis ou au Japon, qui rachètent des actifs de leur propre pays, la BCE aura le choix parmi tous les pays de la zone euro. La Grèce bénéficiera-t-elle également de ce programme, à quelques jours d’une nouvelle élection à haut risque? La BCE, qui entérinera le principe d’un QE dès jeudi patientera certainement pour le mettre en oeuvre. Histoire de faire miroiter une aide, via le QE, au nouveau gouvernement grec s’il accepte de ne pas remettre en cause son plan de désendettement et sa présence dans l’euro.
Grèce : « Le danger, c’est la contagion à l’ensemble de la zone euro »
Nikdocéco : Le pacte de stabilité est aujourd’hui ébranlé par la crise financière. Vu les perspectives de croissance de pays de la zone euro, peut-on raisonnablement croire à un retour à la discipline budgétaire à moyen terme?
Je crois que de toute façon le pacte de stabilité et de croissance a du mal à se remettre des précédentes aggravations de déficit public en 2003-2004, après l’éclatement de la bulle Internet. Cela montre que ce pacte est assez mal ficelé, les règles n’ont pas vraiment de justification économique forte. Limiter l’endettement public à 60 % du PIB, je ne connais pas la justification économique. Elle s’appuie sur des sous-hypothèses concernant la croissance potentielle des pays membres. Or cette croissance est tout sauf stable.
Donc la révision du pacte de stabilité et de croissance il y a quelques années était déjà un aveu de faiblesse de cette règle institutionnelle. Je crois que ce serait une erreur dans le contexte économique actuel de vouloir, sous couvert d’une règle institutionnelle caduque (le Pacte de stabilité et de croissance ou PSC), réduire trop rapidement les déficits budgétaires alors qu’il n’y a plus un seul moteur de croissance allumé en zone euro.
Halupczok : Est-ce que nous sommes prêts à payer pour les erreurs budgétaires grecques ?
Malheureusement, on n’a pas le choix. Il est clair qu’il ne faut pas le faire sans mettre des conditions à cette aide financière. Mais laisser la Grèce ou un autre pays membre de la zone euro faire défaut sur sa dette, ce n’est pas se rendre service à soi-même. On voit très bien la défiance des marchés vis-à-vis de la construction de l’union monétaire aujourd’hui, et l’euro est l’unité de compte de toutes les entreprises allemandes, françaises, italiennes, etc.
Donc le danger, c’est la contagion des problèmes d’un pays périphérique à l’ensemble de la zone euro. Il ne faudrait pas répéter, pour un tout petit problème, car la Grèce ne représente même pas 3 % du PIB de la zone euro, les erreurs que le gouvernement américain a fait en laissant une banque faire défaut. En l’occurrence, Lehman Brothers.
Jacques : Quels sont les moyens à disposition de la BCE pour surmonter la crise du déficit public ?
Il y en a beaucoup, et la BCE a déjà pris beaucoup de mesures pour aider non seulement la Grèce, mais aussi l’Espagne, le Portugal et tous les autres pays qui ont des difficultés de financement. Il y a trois instruments principaux : la baisse des taux, qui permet à tout le monde de financer de la dette à meilleur marché qu’avant la crise ; ensuite, on a l’assouplissement temporaire des critères de prise en pension pour les actifs auprès de la BCE, dont les dettes souveraines.
C’est ainsi qu’au moins jusqu’à la fin de l’année, et malgré l’abaissement de sa notation crédit, la dette grecque peut toujours être prise en pension auprès de la BCE. Et enfin, la BCE aide aussi à amoindrir les problèmes de financement actuels en achetant pour compte propre 60 milliards d’obligations bancaires sécurisées, ce qui aide directement la Grèce, puisque les banques grecques sont un des principaux créditeurs de l’Etat grec et les banques grecques émettent depuis 2008 des obligations sécurisées qui peuvent être achetées par l’ensemble des marchés européens.
La BCE pourrait faire encore plus pour aider si elle prolongeait à la fois l’abaissement des critères d’éligibilité et son programme d’achats d’obligations sécurisées.
Jeff : La situation d’endettement de l’Europe, et de la Grèce en particulier, est-elle dans le fond pire que celle des USA, ou du Japon ?
Cela dépend quels critères on regarde. En termes de déficit public, la situation de la zone euro est « moins pire » que celle des Etats-Unis. En termes de dette publique, elle est bien moindre que celle du Japon. Mais le problème n’est peut-être pas là, c’est la capacité de ces trois grandes zones monétaires à se financer. Le Japon se finance exclusivement par l’épargne domestique – 94 % de la dette publique japonaise est financée par l’épargne domestique. Les Etats-Unis bénéficient de leur statut de zone monétaire mondiale et profitent de l’épargne de la Chine et des pays exportateurs de pétrole pour se financer.
Par exemple, la Chine a acheté jusqu’à 100 milliards de dollars de bons du Trésor américain l’année dernière. La zone euro n’a pas de problème de financement externe.
David Student UoL : Pensez-vous sincèrement que les Etats vont pouvoir payer leurs dettes sans très forte inflation, cela paraît vraiment impossible ou avec des dégâts sociaux très dangereux, qu’en pensez-vous ?
La question est : les Etats vont-ils un jour payer leur dette ? Rien ne les y oblige tant que les marchés fonctionnent. Tant qu’ils peuvent roller cette dette, c’est-à-dire prendre perpétuellement de nouveaux crédits auprès des marchés financiers. Aujourd’hui, la capacité des Etats à générer de l’inflation pour effacer leurs dettes est extrêmement limitée, et la BCE lutte contre une inflation supérieure à 2 %.
marcel kebir : Est-ce que la France pourrait avoir un risque de défaut pour sa dette, comme la Grèce ?
Dans l’immédiat, non. C’est clair : aucun pays du G7 n’a un risque de défaut dans l’immédiat sur sa dette. Ce ne sera peut-être pas le cas dans 15 ou 20 ans. La situation de la Grèce, du Portugal ou de l’Espagne n’est aujourd’hui pas du tout la même que celle de la France, car la Grèce a un déficit d’épargne qui est quatre à cinq fois plus prononcé que celui de la France. Ce n’est donc pas du tout la même urgence. Ensuite, tant que les taux d’intérêt sont bas, il n’y a pas de gros problèmes pour les Etats à se financer à moindre coût, donc pour réduire la charge de la dette au fur et à mesure que le temps s’écoule.
Halupczok : Comment peut-on mettre la pression sur la Grèce et le Portugal alors que d’autres pays, y compris la France, ne respectent pas les règles de l’euro ?
Je crois surtout qu’il faudrait revoir les règles, qui n’ont pas de sens économique avéré. Il faudrait se donner des règles intelligentes. Mais cela ne suffira pas tant qu’on n’aura pas fait l’Europe politique.
Florent : On accuse les Etats de laxisme budgétaire mais n’est-ce pas plus profondément la façon dont a été conçue l’UEM qui pose problème (interdiction de solidarité budgétaire, interdiction de la monétisation de la dette publique, etc.) ? N’est-ce pas le traité de Maastricht qui est en cause plus encore que le traité d’Amsterdam qui a mis en place le PSC ?
Il y a beaucoup de bon sens dans votre question. C’est l’incomplétude de la construction européenne qui est en cause. La zone euro en elle-même n’ayant pas de déficit d’épargne, une crise de la dette pour un de ses pays membres n’aurait jamais dû avoir lieu dans une autre organisation institutionnelle de la zone euro. Je vous renvoie à mon étude sur le fédéralisme fiscal.
David Student UoL : Pensez-vous, comme Christian de Saint Etienne, que la fin de l’eurozone est vraiment très probable ?
Tout d’abord, je crois que dans l’état actuel de la construction européenne, c’est vrai que la zone euro ne semble pas avoir beaucoup d’avenir. Maintenant, c’est là qu’est tout le génie des pères fondateurs de la zone euro, c’est de vouloir faire l’union politique par la monnaie. Et on voit bien aujourd’hui que ce sont les insuffisances d’union politique qui gênent l’union monétaire. Donc il faut avancer, et non reculer comme le propose Saint-Etienne. Alors que le dollar américain est né pour faciliter les échanges commerciaux entre des Etats non fédérés, aujourd’hui plus personne ne remet en doute l’unité politique des Etats-Unis d’Amérique.
Jean louis : Pour l’heure, le taux à dix ans allemand n’a pas été affecté par un phénomène de contagion en étant tiré à la hausse par les difficultés de ses partenaires ; cela pourrait-il arriver dans un avenir proche ?
Tant que les banques centrales injectent massivement de la liquidité sur les marchés, que les perspectives de croissance sont extrêmement faibles pour l’ensemble du G7 et que l’inflation ne menace pas, que les banques européennes ont la latitude pour acheter de la dette souveraine, il n’y a guère de raison pour que les taux longs sans risque, donc les taux longs allemands, remontent.
Thibault : Bonjour, pensez-vous que la spéculation sur la baisse de l’euro est justifiée ? Si oui, l’est-elle au point de retrouver l’équilibre qui existait autrefois avec 1 euro = 1 dollar ?
Je ne suis pas sûr du tout que le cours d’équilibre de l’euro soit la parité avec le dollar. A son introduction l’euro était plutôt coté autour de 1,15 dollar. Je ne pense pas que la parité soit un taux naturel dans les conditions actuelles. Maintenant, je ne suis pas sûr non plus que l’euro souffre exclusivement de la crise de la dette de la zone euro. On a eu un tas de mauvaises nouvelles conjoncturelles ces derniers temps, également du côté des Etats-Unis – je pense à l’emploi notamment – qui sont favorables au dollar.
David Student UoL : le fédéralisme fiscal paraît un objectif évident et pourtant aucun politique européen n’en parle, pourquoi ?
Ce serait une révolution politique. Le fédéralisme fiscal permettrait à la « Ferrari » euro de ne plus être conduite comme une 2 CV, ce serait source de beaucoup d’emplois et de croissance. Le problème, c’est que ce système politique ne peut pas être mis en place rapidement. Il y a au moins deux prérequis : 1) harmoniser les taux d’imposition au sein de la zone euro. On a un écart très important par exemple le taux d’imposition en Slovaquie est de 17 % du PIB, contre 32 % en Finlande. 2) poser le principe politique d’égalité des conditions de vie de l’ensemble des citoyens de l’union monétaire dans tous les pays.
Cela veut dire qu’il y a une révolution politique à organiser qui prend énormément de temps et fait peut-être peur. Mais je pense que c’est le seul moyen pour avoir une zone monétaire viable et efficace et source de bien-être économique et social.
Le fédéralisme fiscal est une révolution politique dont les bénéfices pour la population européenne sont immenses et qui coûterait annuellement que deux points de PIB dans la zone euro. Quand on fait la comparaison avec ce qui a été versé pour aider les banques et relancer la conjoncture, le jeu en vaut peut-être la chandelle, surtout pour les générations futures.
Adrien de Tricornot et Sébastien Dumoulin
Election présidentielle en Grèce : Syriza fait peur aux …
La crise de l’euro et le rôle joué par SYRIZA
Par Christoph Dreier
9 juin 2012
La crise de l’Union européenne (UE) et de sa monnaie commune a mis en évidence la nécessité d’un mouvement indépendant de la classe ouvrière pour s’opposer à l’UE et au système capitaliste qu’elle défend. Les expériences faites ces deux dernières années en Grèce, en Italie, en Espagne, au Portugal et en Irlande où les travailleurs ont à maintes reprises organisé des protestations et des grèves de masse contre les mesures d’austérité montrent la fausseté des affirmations selon lesquelles une forte pression exercée d’en bas peut faire changer la politique de l’UE et des élites dirigeantes en Europe.
La politique d’austérité dont la chancelière allemande Angela Merkel et l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, sont le fer de lance, a appauvri de vastes couches de la population en Grèce et dans d’autres pays lourdement endettés d’Europe méridionale, tout en intensifiant la dette et la crise bancaire. La Grèce, engluée dans la récession pour la cinquième année consécutive, a vu sa dette passer de 250 milliards de dollars en 2008 à plus de 350 milliards de dollars présentement.
Les propositions du président américain Barack Obama et du président français nouvellement élu, François Hollande, de modifier la politique d’austérité européenne en augmentant la taille des renflouements bancaires n’offrent rien à la classe ouvrière. Les mécanismes qui sont présentés lors des rencontres de plus en plus désespérées entre les principales puissances européennes comprennent tous des exigences en faveur de davantage de réductions budgétaires et de nouvelles attaques contre les droits sociaux des travailleurs.
La crise a révélé au grand jour la faillite des élites financières qui gouvernent l’Europe et l’échec du système capitaliste. L’unique force sociale capable de fournir une réponse progressiste à la crise de l’euro est la classe ouvrière. Fondé sur une lutte pour l’établissement du pouvoir ouvrier, le renversement du capitalisme et le développement du socialisme partout en Europe et internationalement la force industrielle et sociale de la classe ouvrière doit être mobilisée dans une lutte internationale contre l’Union européenne et ses gouvernements bourgeois qui la constituent,.
Les forces petites bourgeoises de « gauche » qui cherchent à subordonner les travailleurs à l’un ou à l’autre camp de la classe dirigeante sont un obstacle majeur au développement d’un mouvement de masse de la classe ouvrière qui soit indépendant. Actuellement, le principal représentant de ces forces en Europe est la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA) en Grèce et son dirigeant, Alexis Tsipras.
Selon des sondages d’opinion, SYRIZA pourrait émerger des élections du 17 juin comme le parti le plus fort et Tsipras pourrait devenir le premier ministre, étant donné que les électeurs sont en quête d’une alternative aux partis gouvernementaux précédents qui ont imposé les mesures d’austérité dictées par l’UE. SYRIZA progresse dans les sondages en raison de son discours tranché contre les contrats de prêts que la Grèce a négociés avec l’UE, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, et en raison de sa volonté de geler les mesures d’austérité.
SYRIZA n’est pas un parti révolutionnaire. C’est un parti petit bourgeois dont la politique est hostile à la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière.
SYRIZA cherche à contenir la colère contre les attaques sociales tout en maintenant les luttes des travailleurs sous la domination de la bureaucratie syndicale qui collabore étroitement avec les gouvernements grecs précédents qui ont perpétré les attaques dévastatrices contre les travailleurs. Cette organisation opère comme un instrument de subordination de la classe ouvrière à la classe dirigeante grecque, aux institutions européennes et au capitalisme.
Lorsqu’il parle aux médias internationaux, par opposition à l’électorat grec, Tsipras fait clairement comprendre que son parti, une fois au pouvoir, ferait le nécessaire pour satisfaire les marchés financiers. SYRIZA espère appliquer un programme combinant les renflouements des banques et des entreprises clé aux mesures d’austérité contre la classe ouvrière.
Tsipras a, à plusieurs reprises, dit que SYRIZA cherchait avant tout à rester au sein de l’UE ; qu’elle acceptera non seulement les « réformes » structurelles – qui ont déjà drastiquement réduit les salaires et éliminé des dizaines de milliers d’emplois – mais qu’elle honorera aussi les dettes du pays et que l’UE a utilisé ces deux dernières années comme levier pour imposer les mesures d’austérité.
Dans une interview accordée au magazine Der Spiegel, Tsipras a qualifié Hollande de « source d’espoir » et soutenu les propositions du président français de faire imprimer plus d’argent par la Banque centrale européenne et d’introduire des obligations européennes. Il a, à maintes reprises, fait l’éloge de la politique d’Obama en faisant appel aux dirigeants européens pour que ces derniers adoptent une politique allant dans le sens du New Deal mis en oeuvre par Franklin Roosevelt à l’époque de la Grande Dépression.
De telles comparaisons ridicules ne servent qu’à nourrir des illusions quant à la possibilité de résoudre la crise grecque en rafistolant la politique de l’UE. Obama a perpétré des attaques brutales contre les emplois et les salaires aux Etats-Unis et il a rejeté toute politique de réforme pour alléger la souffrance résultant du chômage de masse et des coupes budgétaires. L’énorme décrépitude du capitalisme américain se reflète dans l’absence de toute faction de réforme sociale au sein de l’establishment politique américain. Le capitalisme grec manque de ressources pour appliquer la politique de réformes d’une époque révolue.
Dans le contexte de l’aggravation de la crise capitaliste, des luttes de classe féroces sont à l’ordre du jour – au cours desquelles les partis petits bourgeois tels SYRIZA affronteront la classe ouvrière non pas comme un allié mais comme un ennemi farouche.
Tsipras lui-même a reconnu que SYRIZA participait à des pourparlers secrets avec de hauts responsables en vue de préparer des mesures d’urgence dans le cas d’une exclusion de la Grèce de la zone euro mais il refuse de dire ce que sont ces mesures. La semaine passée, il a rencontré le commandement de l’armée grecque en réclamé le renforcement des forces armées.
Le principal danger est que des partis comme SYRIZA et les couches sociales qu’ils représentent au sein de la classe moyenne aisée, de l’Etat et de la bureaucratie syndicale, désorganiseront et stopperont les luttes de la classe ouvrière à l’encontre du danger croissant d’un effondrement économique et de la dictature.
Ceci souligne la nécessité d’une lutte politique systématique contre ces tendances pseudo-gauches. Les travailleurs ne seront pas capables d’aller de l’avant sans organiser contre elles une lutte politique basée sur un programme socialiste indépendant.
La classe ouvrière est confrontée à la tâche de construire un nouveau parti révolutionnaire en Grèce et partout en Europe, en unissant la classe ouvrière dans une lutte contre les institutions européennes et pour les Etats socialistes unis d’Europe. Ce parti est le Comité international de la Quatrième Internationale.

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