le 17012015C

Bonjour à tous ,
Kelly éfnj j’tconnais, pas ,mais bien ton tweet ,sur le réveillon ump fn réveillon, Mais P-T—N éclatez vous, les mômes ,en teuf ,ya pas marqué FN ou UMP ou même PS sur chaque fronts ,quand, on est jeune ,on s’éclatent ,raisonnablement protégés ,mais on s’éclate, quand ,vous aurez atteind les 40,50,60,70 ans et+,vous y repenserez et vous auraient tous le temps d’y penser.
Je tiens à dire ,ce que , c’est justement ce que cherche le gouvernement français (HOLLANDE,VALLS)ISRAEL étant derrière bien évidemment avec la parution de CHARLIE HEBDO c’est la provocation ,comme ce journal l’a toujours fait, c’est que là que ’on se rend compte que ,comme certains journaux ,que je le pensais anarchique, ou contre le système,Je m’aperçois et me rend compte au bout de 30ans qu’en fin de compte ,il est pareil que les autres,qu’il colporte ce que l’état ,veut faire passer ,et la l’état ,veut faire passer la provocation. J’aurai du m’en doutais, depuis le temps ,mais ,je pensais ,qu’il y aurait encore ,cette petite flamme ,qu’on avait dans les yeux quant on le lisait,et que tout étudiants avaient

Goldman Sachs a proposé une baisse générale des salaires de 30 % en France

Une interview du Huffington Post fait le bad buzz. Un économiste de la banque américaine Goldman Sachs y est interrogé sur la crise financière, la zone euro et la situation en France. Sa « solution miracle » pour redresser l’économie française ? Abaisser tous les salaires d’un tiers.
De passage à Paris pour faire le bilan de l’année passée et de celles à venir, les économistes de Goldman Sachs sont venus distiller leurs prévisions pour 2013. C’est Huw Pill, le « Monsieur Europe » de ses économistes, qui répond aux questions du HuffPost et balaye tous les sujets majeurs.
Situation de la zone euro, la Grèce, la France, mais aussi la cabale lancée par The Economist à l’encontre du gouvernement… Voici l’avis de la plus prestigieuse -et plus sulfureuse- banque d’investissement du monde.
Qu’attendre de l’année 2013 en Europe ?
Nous sommes assez optimistes en ce qui concerne la situation économique globale, notamment pour la seconde partie de l’année. Nous sommes également optimistes pour les marchés financiers, qui ont pris une bonne direction depuis la fin de l’année dernière. Les moteurs de croissance que sont la Etats-Unis et la Chine ont retrouvé les niveaux qu’ils tutoyaient avant la crise.
Et pour la zone euro en particulier ?
Elle devrait connaître une contraction moins importante qu’en 2012. Il faudra toutefois attendre au moins 2016 pour retrouver une croissance modeste, selon nos estimations. La zone euro a surtout besoin de réduire sa dette publique.GAG
Distingue-t-on une porte de sortie ?
A partir de 2015, les bénéfices des plans d’économies réalisés commenceront à porter leurs fruits. L’Europe va s’en sortir doucement, mais sûrement. Sa lenteur lui permet de s’adapter à la situation économique globale.
Qu’en est-il de la situation de la Grèce ?
C’est le pays qui compte les plus gros déséquilibres. Athènes est loin d’être sortie d’affaire, mais c’est le pays qui a connu les plus gros ajustements de toute la zone euro. D’autres mesures sont encore à prendre, mais la stabilisation est proche. La Grèce a toujours besoin de l’aide de l’Europe, mais aussi de temps. Ca ne sera pas facile, ni rapide.
Comment Goldman Sachs voit l’économie française ?
Si on la compare à la Grèce, la France a tout pour elle. Mieux placée géographiquement, plus importante économiquement… Mais elle ne pourrait pas compter sur un programme d’aide européen comme pour la Grèce. Du coup, la France doit pratiquer des ajustements d’elle-même.
C’est quoi le problème, donc ?
La France a un problème chronique, qui dure depuis de nombreuses années. Notamment un manque de compétitivité et des déséquilibres dans ses comptes. Selon moi, le principal défaut est incarné par un secteur public bien trop important. Cela a pour conséquence de retourner l’économie sur elle-même, c’est pour ça que la France ne produit pas assez de biens exportables.

Une recette miracle pour François Hollande ?
Il faudrait déplacer l’emprise de l’Etat vers le secteur privé. Ensuite, il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers, ce qui est politiquement impossible à imposer…
« J’ai détesté l’enquête de The Economist«
Que pensez-vous de la couverture de The Economist, illustrant la situation économique de la France avec une bombe à retardement?
Parler d’un article en particulier est assez dangereux, mais je crois que je l’ai détesté, il m’a inquiété. The Economist a critiqué la faible compétitivité et l’emprise de l’Etat, ce qui pourrait à terme menacer l’Europe. Je suis d’accord avec l’analyse, mais au contraire de ce journal, je suis persuadé que la France peut se réformer. La France n’est pas la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Italie ou l’Espagne. Elle continue d’emprunter à des taux très bas sur les marchés, qui ont confiance en elle.
Êtes-vous confiant pour elle ?
Je pense que la France aura entrepris ces changements d’ici trois à cinq ans. Elle devrait donc prendre la bonne direction, qui rendra la zone euro plus puissante et plus résistante. La vraie question est plutôt de savoir si le pays va saisir l’opportunité qui se présente à lui, notamment grâce à ses faibles taux d’emprunt sur les marchés…
GÉOPOLITIQUE : les dessous de la visite de Cameron à washington
L’article du Times coécrit pas le premier ministre britannique David Cameron et le président américain Barack Obama reflète clairement les difficultés géopolitiques auxquelles sont confrontées Londres et Washington dernièrement, écrit vendredi 16 janvier le quotidien Rossiïskaïa gazeta.
Bien évidemment, les deux dirigeants ont tenté de faire bonne figure, s’efforçant de montrer dans leurs déclarations – bien préparées par leurs services de presse – le caractère indestructible de l’union anglo-saxonne et la préoccupation pour les relations entre le Royaume-Uni et son ancienne colonie.
Hormis le discours traditionnel sur la lutte conjointe contre le terrorisme, le président et le premier ministre ont annoncé qu’ils avaient l’intention de « renforcer par tous les moyens l’économie britannique et américaine pour se protéger d’un nouveau déclin économique global ». Une déclaration très révélatrice : il n’est pas question de surmonter ces difficultés dans le cadre du G20 ou d’autres structures internationales. Au contraire, Washington et Londres veulent renforcer avant tout leur union bilatérale pour combattre les difficultés économiques, en renonçant à ajuster leurs actions avec le reste du monde.
L’article souligne également l’entente entre Obama et Cameron pour « agir de concert et faire pression sur la Russie ». Les deux dirigeants voient dans cette stratégie le noyau de leur amitié et ne prennent même pas la peine de mentionner la moindre recherche de compromis dans les relations avec Moscou.
Néanmoins, toute l’emphase de l’exclusivité américaine affichée dans cet article du Times n’a pas permis de voiler les problèmes éprouvés par les deux hommes politiques. Cameron, qui s’est engagé sur le chemin de la sortie de l’UE, est conscient du fait qu’en quittant l’Europe unie les Britanniques pourraient se retrouver dans une effrayante solitude. Il cherche donc à préparer le terrain en montrant à l’opinion publique britannique que Londres dispose d’un allié encore plus influent que les bureaucrates bruxellois.
Obama affiche également dans cet article sa déception vis-à-vis de l’UE. Contrairement au Royaume-Uni, docile, Washington s’indigne que les Européens ne suivent pas la directive d’une confrontation à long terme avec Moscou et rétablissent leurs relations avec la Russie sous tout prétexte. Cette désobéissance irrite la Maison blanche qui, d’ailleurs, n’a jamais vraiment cru en la loyauté ostentatoire de l’Europe et n’y croit plus du tout aujourd’hui. Au lieu de geler définitivement les relations avec la Russie, comme l’exigent les politiciens américains, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a, au contraire, donné le feu vert pour rétablir la coopération avec le Kremlin.
Cette initiative contraste avec le ton de l’article d’Obama et Cameron, qui ne proposent qu’un seul type de dialogue avec Moscou – une confrontation jusqu’à la victoire totale sur l’ennemi.
Le nouveau cadre des relations UE-Russie suggéré par Mogherini aux ministres européens des Affaires étrangères ne convient absolument pas à Washington. Cet article dans le Times est ainsi une sorte de programme de politique étrangère présenté par ces deux dirigeants de l’union anglo-saxonne invitant les représentants du Vieux Continent les plus opposés à la Russie à y adhérer. Tandis que les propositions de Mogherini reflètent l’opinion d’un autre pôle de l’Europe unie. Les pays qui en font partie prônent la poursuite du règlement du conflit en Ukraine au « format Normandie » avec la participation de la France, de l’Allemagne, de l’Ukraine et de la Russie et s’opposent à la politique d’isolement de Moscou qui ne profite économiquement qu’à un seul pays – les USA
La bombe nucléaire iranienne
Algérie Patriotique : L’actualité est dominée par l’accord sur le programme nucléaire iranien, qu’en pensez-vous ? Qui cet accord arrange-t-il le plus ? (1)
Robert Bibeau : L’accord Iran-États-Unis à propos de l’industrie nucléaire iranienne a été accepté par les représentants de l’Iran, suite il est vrai à un embargo et à des sanctions américaines et européennes illégales (en droit international). Tout de même, c’est le choix du gouvernement iranien légitime de négocier et de convenir d’une telle entente. L’indépendance de la nation iranienne lui donne le droit de signer les accords qui lui conviennent. Tout autre peuple ou nation ne peut que s’incliner devant la volonté du gouvernement de l’Iran concernant ses relations internationales avec l’impérialisme américain. Cependant, on est en droit de se demander pourquoi n’y a-t-il pas réciprocité ? Après tout, l’Iran n’a jamais lancer de bombe nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki.
J’espère toutefois que par cet accord l’Iran ne renonce pas à son programme d’enrichissement nucléaire et de développement d’une industrie de l’énergie nucléaire. J’espère que l’Iran ne renonce pas à ses droits légitimes et fondamentaux car l’Iran représente le symbole d’un État tenant tête à l’une des grandes alliances impérialistes spoliatrices (2).
France: La chef de file des Femen s’en prend à l’islam …
Féminisme, pédophilie et Cie : Thérapeutiques alternatives …silicium.blogspirit.com/feminisme-pedophilie-et-cie
Activisme: Paris accorde l’asile à la cheffe de file des …
Ya un truc,qui m’a fait marrer sur hollande, même la courtoisie de mettre l’église au courant ,à moins que cela à été fait ,quoique francs comme vous l’êtes ,mais cela m’étonnerait fort ,vu l’amour effrénée que vous lui porter . Par contre la population n’était pas au courant, elle ,mes voisins qui, eux sont au courant de beaucoup de choses n’étaient pas au courant, normale…..quoi! , les trucs qui vous emmerdent, mais qui doivent être dit, on les passent à gauche, sous silence comme la constituions européenne de SARKO , comme quoi, même si la France est gouverné par des francs maçons ,on peu pas dire le contraire (Si y faut passer par là .)ma foie, en plus sur la vidéo ,j’le sens hach’ment engagé……!,ayez un peu de décence, la nana ,se pointe urine dans l’église, mime un avortement ,c’est tout juste, si elle nous crache pas à la gueule ,et elle a le culot de demander l’asile politique,
P-T—N,on le refuse pour SNOWDEN Le Parti socialiste français refuse l’asile politique à …
http://www.wsws.org/fr/articles/2013/jul2013/fran-j11.shtml
Et ,on l’accepte à ça ,c’est un GAG !Elles sont pas rémunérées par un Milliardaire, accusé de péddophilie,je ne suis pas sur, mais ,il me semble.
NON ,mais ,vous plaisantez ,elle est ukrainienne ,et ben ,qu’elle trouve de l’asile ailleurs, puisqu’elle ne respecte pas nos croyance, nos coutumes ,qu’elle aille se faire voir. Sachez ,que cela aurait n’importe qui, je répète ,n’importe qui, je n’aurais pas soufflé mots P-T—N, on lui demander pas grand-chose même, si elles manifestent qu’elles restent polies ,et après ,on s’d’mande
Une Femen a mimé un avortement puis uriné devant l’autel de la Madeleine à Paris vendredi. Une plainte a été déposée par le curé.
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 20/12/2013 à 18:08
France: La chef de file des Femen s’en prend à l’islam …
Féminisme, pédophilie et Cie : Thérapeutiques alternatives …silicium.blogspirit.com/feminisme-pedophilie-et-cie

Grèce : Tout un symbole de dette illégitime | MondialisationJe vous laisse le
Lien,car ,tous les graphites des sources FMIet autre,n’ont pas pu étre télechargés.
Résumé : La dette publique grecque a fait la une de l’actualité au moment où les dirigeants de ce pays ont accepté la cure d’austérité demandée par le FMI et l’Union européenne, ce qui a provoqué de très importantes luttes sociales tout au long de l’année 2010. Mais d’où vient cette dette grecque ? Du côté de la dette à charge du secteur privé, l’augmentation est récente : une première augmentation forte suit l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, une deuxième explosion de la dette se produit à partir de 2007 quand l’aide financière octroyée aux banques par la Réserve fédérale aux Etats-Unis, par les gouvernements européens et par la Banque centrale européenne (BCE) est en partie recyclée par les banquiers vers la Grèce et d’autres pays comme l’Espagne ou le Portugal. Du côté de l’endettement public, la croissance est plus ancienne. Après la dette héritée de la dictature des colonels, le recours à l’emprunt a servi depuis les années 1990 à combler le trou créé dans les finances publiques par la réduction de l’impôt sur les sociétés et sur les revenus élevés. Par ailleurs, depuis des décennies, de nombreux emprunts ont permis de financer l’achat de matériel militaire principalement à la France, à l’Allemagne et aux Etats-Unis. Il ne faut pas non plus oublier l’endettement faramineux des pouvoirs publics pour l’organisation des Jeux olympiques en 2004. L’engrenage de l’endettement public a été huilé par des pots de vin de grandes compagnies transnationales afin d’obtenir des contrats : Siemens est un exemple emblématique.
Voilà pourquoi la légitimité et la légalité des dettes doivent être soumises à un examen rigoureux, à l’image du travail accompli par la commission d’audit intégral des dettes publiques de l’Equateur en 2007-2008. Les dettes qui seront qualifiées d’illégitimes, d’odieuses ou d’illégales, devront être déclarées nulles et la Grèce pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice à ceux qui les ont contractées. Des signes encourageants provenant de Grèce indiquent que la remise en question de la dette est devenue un thème central et que la demande de création d’une commission d’audit progresse de manière intéressante.
Des éléments évidents d’illégitimité de la dette publique
D’abord il y a la dette contractée par la dictature des colonels, elle a quadruplé entre 1967 et 1974. De toute évidence, elle répond à la qualification de dette odieuse |1|
Pour poursuivre, on trouve le scandale des Jeux olympiques de 2004. Selon Dave Zirin, lorsque le gouvernement a annoncé avec fierté en 1997 aux citoyens grecs que la Grèce aurait l’honneur d’accueillir sept ans plus tard les Jeux Olympiques, les autorités d’Athènes et le Comité olympique international prévoyaient une dépense de 1,3 milliard de dollars. Quelques années plus tard, le coût avait été multiplié par quatre et s’élevait à 5,3 milliards de dollars. Juste après ces Jeux, le coût official avait atteint 14,2 milliards de dollars |2|. Aujourd’hui, selon différentes sources, le coût réel dépasserait les 20 milliards de dollars.
De nombreux contrats signés entre les autorités grecques et de grandes entreprises privées étrangères font scandale depuis plusieurs années en Grèce. Ces contrats ont impliqué une augmentation de la dette. Citons plusieurs exemples qui ont défrayé la chronique en Grèce :
plusieurs contrats ont été passés avec la transnationale allemande Siemens, accusée – tant par la justice allemande que grecque- d’avoir versé des commissions et autres pots de vin au personnel politique, militaire et administratif grec pour un montant approchant le milliard d’euros. Le principal dirigeant de la firme Siemens-HellasV |3| , qui a reconnu avoir “financé” les deux grands partis grecs, s’est enfui en 2010 en Allemagne et la justice allemande a rejeté la demande d’extradition introduite par la Grèce. Ces scandales incluent la vente, par Siemens et ses associés internationaux, du système antimissiles Patriot (1999, 10 millions d’euros en pots de vin), la digitalisation des centres téléphoniques de l’OTE-Organisme Grec des Télécommunications (pots de vin de 100 millions d’euros), le système de sécurité “C4I” acheté à l’occasion des JO 2004 et qui n’a jamais fonctionné, la vente de matériel aux chemins de fer grecs (SEK), du système de télécommunications Hermès à l’armée grecque, d’équipements très coûteux vendus aux hôpitaux grecs.
le scandale des sous-marins allemands (produits par HDW qui a été absorbée par Thyssen) d’une valeur globale de 5 milliards d’euros, sous-marins qui présentaient dès le début le défaut de pencher énormément… à gauche (!) et d’être doté d’un équipement électronique défectueux. Une enquête judiciaire sur des éventuelles responsabilités (corruption) des ex-ministres de la défense est en cours.
Il est tout à fait normal de présumer que les dettes contractées pour faire aboutir ces contrats sont frappées d’illégitimité, voire d’illégalité. Elles doivent être annulées.
A côté des cas qui viennent d’être cités, il est nécessaire de comprendre l’évolution récente de la dette grecque.
L’emballement de l’endettement au cours de la dernière décennie
La dette du secteur privé s’est largement développée au cours des années 2000. Les ménages, pour qui les banques et tout le secteur commercial privé (grande distribution, automobile, construction…) proposaient des conditions alléchantes, ont eu recours à l’endettement massif, tout comme les entreprises non financières et les banques qui pouvaient emprunter à bas coût (taux d’intérêts bas et inflation plus forte que pour les pays les plus industrialisés de l’Union européenne tels l’Allemagne, la France, le Benelux, la Grande Bretagne). Cet endettement privé a été le moteur de l’économie de la Grèce. Les banques grecques (auxquelles il faut ajouter les filiales grecques des banques étrangères), grâce à un euro fort, pouvaient étendre leurs activités internationales et financer à moindre coût leurs activités nationales. Elles ont emprunté à tour de bras. Le tableau ci-dessous montre que l’adhésion de la Grèce à la zone euro en 2001 a boosté les entrées de capitaux financiers qui correspondent à des prêts ou à des investissements de portefeuille (Non-IDE dans le tableau, càd des entrées qui ne correspondent pas à des investissements de longue durée) tandis que l’investissement de longue durée (IDE – Investissement direct à l’étranger) a stagné.
Avec les énormes liquidités mises à leur disposition par les banques centrales en 2007-2009, les banques de l’ouest européen (surtout les banques allemandes et françaises, mais aussi les banques belges, néerlandaises, britanniques, luxembourgeoises, irlandaises…) ont prêté massivement à la Grèce (au secteur privé et aux pouvoirs publics). Il faut aussi prendre en compte le fait que l’adhésion de la Grèce à l’euro lui a valu la confiance des banquiers des pays de l’Ouest européen, pensant que les grands pays européens leur viendraient en aide en cas de problème. Ils ne se sont pas préoccupés de la capacité de la Grèce à rembourser le capital prêté à moyen terme. Les banquiers considéraient qu’ils pouvaient prendre des risques très élevés en Grèce. L’histoire leur a donné raison jusqu’ici, la Commission européenne et, en particulier, les gouvernements français et allemands ont apporté un soutien sans faille aux banquiers privés d’Europe occidentale. Pour cela, les gouvernants européens ont mis les finances publiques dans un état lamentable.
Le graphique ci-dessous montre que les banques des pays de l’ouest européen ont augmenté leurs prêts à la Grèce une première fois entre décembre 2005 et mars 2007 (pendant cette période, le volume des prêts a augmenté de 50%, passant d’un peu moins de 80 milliards à 120 milliards de dollars). Alors que la crise des subprimes avait éclaté aux Etats-Unis, les prêts ont de nouveau augmenté fortement (+33%) entre juin 2007 et l’été 2008 (passant de 120 à 160 milliards de dollars), puis ils se sont maintenus à un niveau très élevé (environ 120 milliards de dollars). Cela signifie que les banques privées d’Europe occidentale ont utilisé l’argent que leur prêtaient massivement et à bas coût la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale des Etats-Unis pour augmenter leurs prêts à des pays comme la Grèce |5|. Là-bas, les taux étant plus élevés, elles ont pu faire de juteux profits. Les banques privées ont donc une très lourde part de responsabilité dans l’endettement excessif de la Grèce.
Evolution des engagements des banques d’Europe occidentale à l’égard de la Grèce (en milliards de dollars)
Comme le montre l’infographie ci-dessous, l’écrasante majorité des dettes grecques est détenue par des banques européennes à commencer par des banques françaises, allemandes, italiennes, belges, hollandaises, luxembourgeoises et britanniques.
Détenteurs étrangers (qui sont quasi exclusivement des banques étrangères et d’autres sociétés financières) des titres de la dette grecque (fin 2008) |7|
Les citoyens grecs sont tout à fait en droit d’attendre que le poids de la dette soit radicalement réduit, ce qui implique que les banquiers doivent être amenés à effacer des créances dans leurs livres de compte.
Le comportement odieux de la Commission européenne
Après l’éclatement de la crise, le lobby militaro-industriel appuyé par les gouvernements allemand, français et par la Commission européenne a réussi à obtenir que le budget de la défense soit à peine écorné alors que dans le même temps, le gouvernement du PASOK a entrepris de tailler dans les dépenses sociales (voir encadré sur les mesures d’austérité). Pourtant, en pleine crise grecque au début 2010, Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, pays qui entretient des relations tendues avec son voisin grec, s’est rendu à Athènes et a proposé une réduction de 20% du budget militaire des deux pays. Le gouvernement grec n’a pas saisi la perche qui lui était tendue. Il a été mis sous pression par les autorités françaises et allemandes qui voulaient garantir leurs exportations d’armes. Proportionnellement, la Grèce dépense en armement beaucoup plus que les autres pays de l’Union européenne. Les dépenses militaires grecques représentent 4% du PIB contre 2,4% pour la France, 2,7% pour la Grande Bretagne, 2,0 % pour le Portugal, 1,4% pour l’Allemagne, 1,3% pour l’Espagne, 1,1% pour la Belgique |8|. En 2010, la Grèce a acheté à la France six frégates de guerre (2,5 milliards d’euros) et des hélicoptères de combat (400 millions d’euros). A l’Allemagne, elle a acheté 6 sous marins pour 5 milliards d’euros. La Grèce a été l’un des cinq plus importants importateurs d’armes en Europe entre 2005 et 2009. L’achat d’avions de combat représente à lui seul 38% du volume de ses importations, avec notamment l’achat de 26 F-16 (Etats-Unis) et de 25 Mirages 2000 (France), ce dernier contrat portant sur une valeur de 1,6 milliard d’euros. La liste des équipements français vendus à la Grèce ne s’arrête pas là : on compte également des véhicules blindés (70 VBL), des hélicoptères NH90, des missiles MICA, Exocet, Scalp et des drones Sperwer. Les achats de la Grèce en ont fait le troisième client de l’industrie de défense française au cours de la décennie écoulée |9|.
A partir de 2010, les taux d’intérêt de plus en plus élevés, exigés par les banquiers et autres acteurs des marchés financiers avec l’appui de la Commission européenne et du FMI, entraînent un classique effet « boule de neige » : la dette grecque poursuit une courbe haussière car les autorités du pays empruntent du capital pour rembourser des intérêts (et une fraction du capital précédemment emprunté).
Les prêts consentis à partir de 2010 à la Grèce par les pays membres de l’Union européenne et le FMI ne cherchent en rien à servir les intérêts de la population hellène, bien au contraire puisque les plans d’austérité mis en place comportent de multiples atteintes aux droits sociaux de la population. A ce titre |10|, la notion de « dette illégitime » devrait leur être appliquée, et leur remboursement contesté.
Atteintes aux droits sociaux et autres mesures néolibérales en Grèce à partir de 2010
Réduction des salaires du secteur public de 20 à 30%. Réduction des salaires nominaux qui pourrait atteindre 20%, 13e et 14e mois remplacés par un versement unique dont le montant varie en fonction du salaire. Salaires gelés sur les 3 prochaines années. 4 départs à la retraite sur 5 dans la fonction publique ne seront pas remplacés. Réduction massive des salaires du secteur privé allant jusqu’à 25%.
Les allocations chômage ont été réduites et un système d’aide aux pauvres mis en place en 2009 a été suspendu. Réduction drastique des allocations pour familles nombreuses.
Plans pour supprimer les conventions collectives et les remplacer par des contrats individualisés. La pratique des stages très longs non ou très peu payés a acquis force de loi. Le secteur public est désormais autorisé à recourir à l’intérim.
Emploi
Coupes drastiques des subventions aux mairies et communes ce qui entraîne des licenciements massifs des travailleurs municipaux. Licenciement des 10.000 travailleurs CDD du secteur public. Fermeture des entreprises publiques déficitaires.
Taxes
Augmentation des impôts indirects (TVA passée de 19% à 23% et introduction de taxes spéciales sur les combustibles, l’alcool et le tabac). Augmentation de 11% à 13% du taux inférieur de la TVA (ceci concerne les biens de grande consommation quotidienne, l’électricité, l’eau, etc.). Augmentation de l’impôt sur le revenu pour les tranches moyennes. En revanche, réduction des impôts sur les sociétés.
Privatisations
Volonté de privatiser les ports, les aéroports, les chemins de fer, la distribution d’eau et d’électricité, le secteur financier et les terres appartenant à l’Etat.
Systèmes de retraites
Les pensions doivent être réduites puis gelées. L’âge légal de départ à la retraite est augmenté, le nombre d’annuités pour avoir droit à une retraite pleine sera porté de 37 ans à 40 ans en 2015 et son montant calculé sur le salaire moyen de la totalité des années travaillées et non plus sur le dernier salaire. Il faut ajouter l’abolition des 13ème et 14ème mois de pension pour les retraités du secteur privé. Imposition d’un plafond des dépenses consacrées aux retraites, lesquelles ne doivent plus dépasser l’équivalent de 2,5% du PNB.
Tarifs des transports publics
Augmentation de 30% des billets de tous les transports publics.
L’exigence d’un audit de la dette gagne du terrain
En décembre 2010, la députée indépendante Sophia Sakorafa a fait une intervention remarquée au parlement grec en proposant la constitution d’une Commission parlementaire d’audit de la dette publique grecque |11|. Sophia Sakorafa, qui jusqu’il y a quelques mois faisait partie du parti gouvernemental PASOK (parti socialiste), a d’ailleurs voté contre le budget 2011 |12|, notamment à cause du poids du remboursement de la dette. Dans la justification de sa position courageuse, elle s’est amplement référée à l’expérience d’audit menée par l’Equateur en 2007-2008 qui a abouti à une réduction significative de la dette de ce pays. Elle a proposé que la Grèce suive l’exemple équatorien et a affirmé qu’il y avait une alternative à la soumission aux créanciers, qu’ils soient le FMI ou les banquiers. Dans son argumentation, elle a mis l’accent sur “la dette odieuse” qu’il ne faut pas rembourser. Cette prise de position a reçu un écho important dans la presse. Toujours au parlement grec, le leader de Synaspismos (un des partis de la gauche radicale), Alexis Tsipras, a également demandé la constitution d’une commission d’audit “pour qu’on sache quelle partie de la dette est odieuse, illégitime et illégale”. L’opinion publique grecque est en train d’évoluer et les médias ne s’y trompent pas.
Le 5 décembre 2010, un grand quotidien grec publie une tribune de l’économiste grec Costas Lapavitsas intitulée : « Commission internationale d’audit de la dette grecque : Une demande impérative ». Dans sa conclusion, l’auteur affirme : « La Commission internationale d’audit aura un champ d’action privilégié dans notre pays. Il suffit de penser aux contrats de dette conclus avec la médiation de Goldman Sachs ou destinés à financer l’achat d’armes de guerre pour constater la nécessité d’un audit indépendant. Si elles se révèlent odieuses ou illégales, ces dettes seront alors déclarées nulles et notre pays pourra refuser de les rembourser, tout en demandant des comptes en justice à ceux qui les ont contractées. » Des organisations syndicales, plusieurs partis politiques, de nombreux intellectuels soutiennent cette proposition car ils estiment qu’il s’agit d’un instrument pour trouver une solution à la dette en terme d’annulation et en terme de pénalisation des entreprises et des personnes qui se sont rendues responsables de cet endettement illégitime. A noter aussi qu’un comité grec contre la dette est né en 2010 |13|. Ces différents éléments sont prometteurs. L’année 2011 pourrait donc représenter l’amorce d’un tournant bienvenu en ce qui concerne la capacité de la gauche à offrir des perspectives pour résister aux diktats des créanciers.
Notes
|1| Selon Alexander Sack, théoricien de la doctrine de la dette odieuse “ Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier (…) Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir ” (Sack, 1927). Pour une présentation synthétique, voir Hugo Ruiz Diaz, “ La dette odieuse ou la nullité de la dette”, contribution au deuxième séminaire sur le Droit international et la Dette organisé par le CADTM à Amsterdam en décembre 2002, http://www.cadtm.org/La-dette-odieu…. Voir aussi http://www.cadtm.org/Dette-illegiti… et http://www.cadtm.org/La-position-du… .
|2| Dave Zirin, “The Great Olympics Scam, Cities Should Just Say No”, http://www.counterpunch.org/zirin07… : “But for those with shorter memories, ne need only look to the 2004 Summer Games in Athens, which gutted the Greek economy. In 1997 when Athens “won” the games, city leaders and the International Olympic Committee estimated a cost of $1.3 billion. When the actual detailed planning was done, the price jumped to $5.3 billion. By the time the Games were over, Greece had spent some $14.2 billion, pushing the country’s budget deficit to record levels.”
|3| Voir un résumé détaillé du scandale Siemens-Hellas sur http://www.scribd.com/doc/14433472/… . Les délits incriminés à Siemens par la justice allemande étaient tellement évidents que pour éviter une condamnation en bonne et due forme, cette entreprise a accepté de verser une amende de 201 millions d’euros en octobre 2007 aux autorités germaniques. Le scandale a tellement terni l’image de Siemens que, pour essayer de trouver une parade, le portail internet de la transnationale annonce en bonne place qu’elle a doté de 100 millions d’euros un fonds de lutte contre la corruption. Voir : http://www.siemens.com/sustainabili…
|4| Tableau repris de C. Lapavitsas, A. Kaltenbrunner, G. Lambrinidis, D. Lindo, J. Meadway, J. Michell, J.P. Painceira, E. Pires, J. Powell, A. Stenfors, N. Teles : « The eurozone between austerity ans default », September 2010. http://www.researchonmoneyandfinanc…. Voir également le résumé en français (rédigé par Stéphanie Jacquemont du CADTM) de cette étude : http://www.cadtm.org/Resume-de-The-…
|5| Le même phénomène s’est produit au même moment envers le Portugal, l’Espagne, des pays d’Europe centrale et de l’Est.
|6| Tableau repris de C. Lapavitsas, op. cit.
|7| Les principaux détenteurs (càd les banques des pays mentionnés) des titres de la dette grecque sont selon l’infographie présentée : la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume Uni, les autres détenteurs sont regroupés dans la catégorie « reste du monde ». Cette infographie est reprise de de C. Lapavitsas, op. cit., p. 11 Selon la BRI, en décembre 2009, les banque françaises détenaient la dette publique grecque pour un montant de 31 milliards de dollars, les banques allemandes en détenaient 23 milliards.
|8| Chiffres 2009. Parmi les pays membres de l’OTAN, seuls les Etats-Unis dépensent proportionnellement plus que la Grèce : 4,7% du PIB.
|9| Une partie des données mentionnées proviennent de François Chesnais, « Répudiation des dettes publiques européennes ! » in Revue Contretemps n°7, 2010 qui se base sur Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), http://www.sipri.org/yearbook
|10| On peut ajouter au moins un autre argument pour déclarer illégitime ou nulle cette nouvelle dette. Le voici : pour qu’un contrat entre deux parties soit valide, selon la Common Law, il faut que chaque partie ait exercé l’autonomie de la volonté, càd il faut que chaque partie ait été en situation de pouvoir dire non ou de pouvoir refuser certaines clauses du contrat qui allaient à l’encontre de ses intérêts. Lorsque les marchés financiers ont commencé à faire du chantage à l’égard de la Grèce en mars-avril 2010 et qu’ensuite la Commission européenne et le FMI se sont coalisés pour imposer des conditions draconiennes à la Grèce (mesures d’austérité très dures qui constituent une violation des droits économiques et sociaux), on peut considérer que la Grèce n’était pas vraiment en état d’exercer l’autonomie de la volonté et de refuser.
|11| Voir http://tvxs.gr/node/73861/450287
|12| http://www.hri.org/news/greek/eraen…
|13| Voir son site http://www.contra-xreos.gr/. Ce comité a adhéré au réseau mondial du CADTM en décembre 2010.
RACISME SCANDALEUX. USA : La police de Floride utilise des photos de NOIRS comme cibles à l’entrainement
Valerie Deant, sergent de la Garde nationale en Floride, s’est rendue le mois dernier à Medley pour son entraînement annuel de tir. Des tireurs d’élites de la police de North Miami Beach étaient passés avant elle. En entrant dans la pièce, l’Américaine s’est retrouvée face à un mur rempli de photos d’identité judiciaire de Noirs, criblées de balles. Parmi ces clichés figuraient celui de son frère, arrêté il y a quinze ans pour une affaire de course de voitures.
«Je me demandais pourquoi Woody servait de cible d’entraînement aux policiers. J’ai pleuré plusieurs fois», raconte Valerie Deant à NBC. Choquée, la jeune femme a été réconfortée par ses collègues présents sur place, également abasourdis. Le frère de Valerie, qui avait 18 ans quand le cliché a été réalisé, n’en revient pas: «Ma photo avait vraiment des impacts de balles. Un sur mon front et un sur mon oeil. J’étais sans voix», explique-t-il.
«Nous avons des cibles de toutes les races»
Le chef de la police, Scott Dennis, a déclaré que les officiers mis en cause avaient manqué de jugement mais a réfuté toute accusation de profilage raciste. Personne ne sera sanctionné, a-t-il ajouté. Le major Kathy Katerman a, pour sa part, affirmé au Huffington Post que lors des entraînements au tir, le service se sert également d’une série de photos d’identité judiciaire montrant uniquement des hommes blancs, d’une autre où figurent seulement des Latino-Américains ou encore d’une troisième ne présentant que des clichés de femmes. «Nous avons des cibles de toutes les races», assure-t-elle.
NBC a interrogé des sources provenant des autorités fédérales et d’Etat ainsi que cinq services de police locaux. Tous ont déclaré que seules des cibles fabriquées commercialement étaient utilisées pour les exercices de tir. Jamais des photos d’êtres humains. ( Et pourtant…Ndlr)
Si ,vous voulez voir les photos,allez sur les liens,merci !
Source:http://www.20min.ch/ro/news/faits_divers/story/Photos-de-Noirs-utilisees-pour-l-entra-nement-au-tir-16945308, via : http://www.wikistrike.com/2015/01/usa-la-police-de-floride-utilise-des-photos-d-hommes-noirs-comme-cibles-a-l-entrainement.html
ALBERT ÉBOSSE : une contre-autopsie du joueur camerounais mort en ALGERIE conclut à un ASSASSINAT (vidéo France 24)
ATTEINTE A LA LIBERTÉ D’EXPRESSION. CHARLIE HEBDO : un dessinateur fut renvoyé à cause d’une caricature sur le… “judaïsme” !

COUR PÉNALE INTERNATIONALE (CPI). AFFAIRE LAURENT GBAGBO : Fatou Bensouda déjà essoufflée.
Le procureur de la Cour pénale internationale (Cpi), fatou Bensouda, semble déjà essoufflé. A peine a-telle demandé à la Chambre de première instance 1 de la Cour de juger ensemble Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qu’elle se rebiffe déjà.
Dans une requête datée du 19 décembre 2014, elle a demandé à la Chambre de «suspendre partiellement» l’ordonnance qui fixe au 7 juillet 2015, la date de début du procès du président Gbagbo. et, au 6 février 2015, la date limite en-deçà de laquelle elle doit avoir divulgué à la défense tous les documents dont elle dispose, sa liste des témoins et sa liste de preuves. elle a demandé, en effet, à être autorisée à ne divulguer l’ensemble de tous ces éléments qu’après que la Chambre se sera prononcée sur sa demande visant à joindre les deux affaires. Le conseil principal de Gagbo n’a pas voulu passer sous silence cette autre frasque de Mme Bensouda. Dans sa réplique du 9 janvier dernier, me Emmanuel Altit a demandé, à titre principal, à la Chambre de première instance 1 de la Cpi de rejeter la requête de Bensouda. et, à titre subsidiaire, de suspendre les effets de l’«ordonnance fixant la date d’ouverture du procès et le calendrier de la communication des pièces». Me Altit veut surtout que la Chambre suspende l’application des délais prévus dans cette ordonnance.
Conformément à l’ordonnance du 17 novembre 2014, la défense doit, en effet, disposer de cinq mois à partir de la divulgation de l’ensemble de ses preuves par le procureur, en particulier de la divulgation de sa liste de témoins et de sa liste définitive d’éléments de preuves pour pouvoir se préparer efficacement conformément aux dispositions de l’article 67 du statut. Dès lors, le conseil principal du président Gbagbo peut demander à la Chambre qu’elle décide que les dates fixées par l’ordonnance, notamment celles du 6 février et du 7 juillet 2015, sont désormais caduques et que d’autres dates seront fixées en temps utile.
Mais, avant, Me Emmanuel Altit a fait remarquer que la demande de fatou Bensouda constitue une remise en cause de l’esprit de la Chambre. «Les dates ont été fixées par les juges en fonction du rapport qu’ils ont opéré entre célérité de la procédure et respect des droits de la défense», a-t-il expliqué. il a aussi noté que la procureure de la Cpi se fonde sur l’article 64 (3) (a) du statut qui permet à une chambre de suspendre l’exécution de certaines décisions si cela est utile «à la conduite équitable et diligente de l’affaire». «Or, sa demande, si elle était acceptée, ne conduirait pas à «suspendre» l’exécution de l’ordonnance, mais en changerait la logique et en trahirait l’esprit, sans compter qu’elle aboutirait à un ralentissement de la procédure et à une atteinte à son caractère équitable», s’est-il, par ailleurs, défendu.
Pour l’avocat du président Laurent Gbagbo, la décision sur une éventuelle jonction ne sera pas prise avant mars 2015. «Dans l’hypothèse où le procureur donnerait à la défense, immédiatement après cette décision, l’ensemble des éléments qu’il doit lui transmettre, cela ne laisserait à la défense qu’à peine trois mois pour examiner des centaines de nouveaux documents et de témoignages et pour préparer les contre-interrogatoires, ce qui n’est pas raisonnable, a fait savoir me Emmanuel Altit.
Au vu de toutes ces remarques, Me Altit a conclu que Mme Bensouda, contrairement à ses affirmations réitérées , cherche à gagner du temps. parce qu’en réalité, ajoutera-t- il, elle ne semble pas prête.
Source :http://www.lecridabidjan.net/affaire_gbagbo_a_la_cpi_fatou_bensouda_deja_essoufflee.html
TERRORISME : le VATICAN, la prochaine cible de l’Etat Islamique (selon le Mossad et la CIA)
http:// creachmichelblog.wordpress.com/ Français,English
http:// creachmichel2014.wordpress.com /Italian,Spanish

http:// lebretonblog.wordpress.com / English,Deutschland

La dette italienne, bientôt un actif pourri mais tout va bien

PhilippeHerlin 15-12-14

© Fournis par Express.be
La nouvelle est passée presque inaperçue alors qu’elle mériterait la une des journaux : la dette publique de l’Italie n’est plus qu’à un cran de la catégorie spéculative ! L’agence Standard & Poor’s l’a dégradée vendredi dernier d’un cran à BBB-, soit la dernière note pour la qualifier encore comme un « investissement ». Ensuite on passe à la catégorie appelée littéralement « non-investment », un produit spéculatif, ou pourri si l’on préfère. Bientôt une junk bond donc. Il s’agit tout de même de la plus importante dette publique de la zone euro (2168 milliards d’euros), la troisième dans le monde en volume (après les Etats-Unis et le Japon) et également la troisième en pourcentage du PIB (133% du PIB, derrière le Japon à 243% du PIB et la Grèce à 174% du PIB). Les autres pays notés BBB- par S&P sont l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, l’Inde, le Maroc, la Roumanie et l’Uruguay.
Pour S&P, cette dégradation de la note italienne « reflète la faiblesse récurrente des performances du produit intérieur brut, tant en termes réels que nominaux, qui sapent sa capacité à faire face à sa dette publique. » La croissance ne repart pas et la dette ne peut que continuer à augmenter dans les années qui viennent, et à peser encore plus sur les comptes publics. Une situation intenable à long terme. Le chômage a atteint un niveau record en octobre à 13,2% de la population active (et 44% chez les jeunes), l’économie semble à l’arrêt. Le chef du gouvernement Matteo Renzi parle beaucoup, fait des annonces, défend des réformes, mais pour l’instant peu de choses ont changé concrètement et la Commission européenne commence à s’impatienter.
L’élément remarquable est la totale indifférence avec laquelle les marchés ont accueilli la nouvelle. Le taux à 10 ans de la dette italienne baisse régulièrement sur l’année 2014 et vient de passer sous les 2%. Aucun affolement n’a accompagné la dégradation de S&P. S’il faut illustrer la bulle obligataire qui sévit dans le monde, le cas de l’Italie s’avère l’un des plus révélateurs.
La déconnexion entre les prix de marché et la réalité économique atteint des sommets, celui qui achète aujourd’hui un bon du Trésor italien à 10 ans possédera bientôt un actif noté en catégorie spéculative, dans ces conditions accepter une rémunération de 2% l’an seulement représente une sacrée prise de risque, une aberration même. Mais les investisseurs se disent que la Banque Centrale Européenne interviendra pour sauver leur mise. L’aléa moral est à son maximum : prenons des risques inconsidérés puisque, de toute façon, la BCE fera le nécessaire pour éviter une banqueroute. Il est vrai que la dette italienne est « too big to fail », comme celle de la France, de l’Espagne, comme les grandes banques européennes, et en conséquence tous ces acteurs bénéficient d’excellentes conditions de financement. Donc finalement tout va bien, c’est la Dolce Vita !
On vit plutôt ici une sorte d’hallucination collective, les autorités monétaires ne peuvent pas tout faire, il suffit de voir le mal qu’elles se donnent pour la Grèce, qui continue de sombrer, une crise de la dette italienne serait évidemment d’une toute autre ampleur. La zone euro peut-elle survivre si sa dette publique la plus importante est notée comme un actif pourri ? Voici la question à se poser et la réponse ne va pas de soi.

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