oussama BEN LADEN

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Oussama ben Laden
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Oussama ben Laden

Oussama Ben Laden en 1997.
________________________________________
Surnom Ben Laden
Naissance 10 mars 1957
Riyad

Décès 2 mai 2011 (à 54 ans)
Abbottabad

Origine Arabie saoudite
Apatride à partir de 1994

Allégeance Arabie saoudite (1979-1991)
Maktab al-Khadamāt (1982/1986-1990/2000)
Al-Qaïda (1988-2011)

Grade Émir

Conflits Guerre d’Afghanistan
Guerre contre le terrorisme

Commandement Chef d’Al-Qaïda
Famille 5 épouses (dont une dont il a divorcé)
Une vingtaine d’enfants1
53 demi-frères et demi-sœurs
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Oussama ben Laden (arabe : أسامة بن محمد بن عوض بن لادن, Usāma ben Moḥammed ben °Awaḍ ben Lāden)Note 1, né le 10 mars 1957 à Riyad (Arabie saoudite) et mort le 2 mai 2011, tué par un commando américain des SEAL2,3,4 à Abbottabad (Pakistan)Note 2, est un islamiste apatrideNote 3 d’origine saoudienne, chef spirituel du réseau jihadiste Al-QaïdaNote 4. Il a revendiqué la responsabilité et l’idée des attentats du 11 septembre 2001 commis aux États-Unis6,7,8.
Le FBI, qui l’a placé à partir de juin 1999 sur sa liste des dix criminels les plus recherchés à la suite des attentats des ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, offrait 25 millions de dollars américains pour tout renseignement permettant sa capture, somme portée par le Sénat à 50 millions en 20079,10. L’ONU a établi une liste, diffusée par Interpol en 2006, recensant les organisations et les personnes proches d’al-Qaïda, d’Oussama ben Laden et des talibans.
S’il a pu être considéré comme un héros par certains musulmans11, d’autres le rejetaient et le condamnaient. Al-Qaïda elle-même provoque des réactions variées parmi les mouvements islamistes, militarisés ou non12,13.
Sommaire
• 1 Biographie
o 1.1 Jeunesse
o 1.2 1979-1989, la guerre contre les soviétiques
o 1.3 1989-1993, la rupture avec l’Arabie saoudite
o 1.4 1993-février 1998, les années troubles
o 1.5 1998-2001 : le terrorisme de masse
o 1.6 2001-2011 : traque et communication
o 1.7 Mort
• 2 Organisation Al-Qaïda
o 2.1 Membres de la famille impliqués dans l’activisme
• 3 Motivations
o 3.1 Origines revendiquées du 11-Septembre
 3.1.1 Palestine et Liban
 3.1.2 Première guerre d’Irak et embargo
 3.1.3 Le 11-septembre
 3.1.4 Ben Laden
 3.1.5 Messages de Ben Laden
• 4 Controverses
o 4.1 Patrimoine financier
o 4.2 Rumeurs sur la maladie ou la mort de Ben Laden
o 4.3 Vidéos pornographiques
• 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Culture populaire
o 5.3 Articles connexes
o 5.4 Liens externes
• 6 Notes et références
o 6.1 Notes
o 6.2 Références
Biographie
Jeunesse
Issu d’une riche famille saoudienne originaire du Yémen, son père fonde le Bin Laden Construction group, entreprise de bâtiment et travaux publics détentrice de nombreux contrats d’exclusivité avec le gouvernement saoudien. La fortune de la famille est estimée à 5 milliards de dollars US14. Selon les affirmations de l’un de ses demi-frères, Yeslam Ben Laden, Oussama ben Laden aurait perçu de son père décédé, de 1974 à 1994, entre 12 et 15 millions de dollars15. La proximité avec la famille royale d’Arabie saoudite participe à la fortune de l’entreprise qui, devenue une des premières entreprises de construction au monde, se diversifie et devient le Saudi Binladen Group16, aux nombreuses ramifications. Parmi elles, la Bin Laden Telecommunications, devenue depuis 1999 la Baud Telecom Company (BTC Networks)17.
Oussama ben Laden a 53 demi-frères et demi-sœurs, son père polygame s’étant marié avec 22 femmes différentes. Lui-même a une vingtaine d’enfants dont Omar marié à une Britannique, Jane Felix-Browne, devenue Zaina Karkar ben Laden18.
Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l’université du roi Abdulaziz de Djeddah de 1974 à 197819, puis intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.
Il étudie à cette période les textes principaux du wahhabisme20. Cette forme de l’islam sunnite, qui est née en Arabie saoudite, est considérée comme étant particulièrement dure et fondamentaliste. En outre, elle organise et structure le droit musulman de la société saoudienne. Les étudiants saoudiens sont donc influencés par le wahhabisme ; dans ce contexte, il semble naturel que Ben Laden l’ait été aussi21,22.
1979-1989, la guerre contre les soviétiques
En 1979, alors que des membres de sa famille sont impliqués dans la prise de la Grande Mosquée de la Mecque, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l’Arabie saoudite (de 1977 à 2001), ambassadeur d’Arabie saoudite à Londres, et fils de l’ancien roi saoudien Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud (de 1964 à 1975). À l’époque, le régime du shah d’Iran vient d’être renversé par une révolution qui porte à sa tête l’ayatollah Khomeini, tandis que l’URSS envahit l’Afghanistan quelques mois plus tard. L’islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahids viennent combattre en Afghanistan contre l’URSS, soutenus par l’Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se verrait à terme à la tête d’une future internationale islamique.
Officiellement, la CIA a commencé à soutenir les moudjahids en 1980, mais selon Robert Gates, les services secrets américains ont commencé à les aider 6 mois plus tôt23. Selon Zbigniew Brzeziński, le président Carter aurait signé la première directive sur leur assistance clandestine le 3 juillet 1979, sans avoir pour but d’entraîner une intervention militaire des Soviétiques mais en sachant que cette aide la rendait plus probable24. Le 24 décembre 1979, l’armée soviétique a envahi l’Afghanistan.
Le prince saoudien Turki demande à Ben Laden d’organiser le départ des volontaires pour l’Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L’amateurisme règne. Ben Laden aurait coordonné l’arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il aurait mis en place une véritable organisation et assuré la formation militaire et idéologique des combattants (camps d’entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l’approvisionnement en armes. Peu à peu, il aurait pris en charge les familles. Il se serait occupé de veuves et de l’éducation religieuse d’enfants. D’après Noam Chomsky, les moudjahids aurait en fait été entraînés, armés et organisés par la CIA, les services de renseignement français, l’Égypte, le Pakistan, etc. pour livrer une guerre sainte aux Soviétiques25.
C’est ainsi que le jeune homme timide prend de l’assurance, tandis que son prestige grandit. On dit que sa rencontre avec un ressortissant indien extrémiste au pseudonyme de M. Fantome aurait été en partie déterminante dans l’évolution de sa personnalité et de sa détermination. Il aurait lui-même participé à quelques combats26. En 1989, son mentor et ami, le Palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama ben Laden se retrouve alors à la tête de l’organisation. Elle est la base d’Al-Qaïda, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d’Afghanistan partant ensuite combattre sur d’autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie saoudite.
L’organisation de Ben Laden ne reste néanmoins, à l’époque, que l’une des nombreuses factions existant en Afghanistan, pays obéissant davantage à des logiques tribales qu’idéologiques. Alors que dans beaucoup de régions afghanes, une version modérée de l’islam est respectée, beaucoup de moudjahidines se méfient de la venue d’étrangers véhiculant le salafisme. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance avec Ben Laden car il estime qu’il soutient les talibans, contre lesquels il se bat, et qu’il représente un danger pour la communauté internationale27,28. Oussama ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local et « principal bénéficiaire, selon Noam Chomsky, des 3,3 milliards de dollars d’aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l’Arabie saoudite) »29. Hekmatyar est aussi, à l’époque, soutenu par le Pakistan qui voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques.
En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d’Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu’à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l’Arabie saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif en 1990.
1989-1993, la rupture avec l’Arabie saoudite
Oussama ben Laden retourne en Arabie saoudite, il est considéré comme un héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l’université sur son « djihad » contre l’armée soviétique.
Lors de la guerre du Golfe (1990-1991), Oussama ben Laden propose au roi Fahd d’utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes30. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l’armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l’accusation selon laquelle il aurait autorisé les « infidèles » à « souiller le sol sacré » de l’Arabie saoudite. Ben Laden se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale, et va jusqu’à accuser les princes de corruption. Le ministère de l’Intérieur saoudien saisit son passeport pendant l’hiver 1990-199131.
Oussama Ben Laden quitte l’Arabie saoudite en mai 199132.
Il choisit de s’allier à des opposants au régime wahabite installés en Iran et en Syrie33.
Interdit de séjour en Arabie saoudite, il vit alors à Khartoum, au Soudan, de 1992 à 199619. Il y est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI). Il s’installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique).
À plusieurs occasions en 1992-1993, des membres de sa famille vont le rencontrer au Soudan pour lui demander d’abandonner son opposition à la famille royale et de revenir en Arabie saoudite, sans effet. En juin 1993, sa famille arrête sa participation dans les compagnies familiales et ses parts sont vendues pour une valeur de 9,9 millions de dollars, somme qui est placée sur un compte bloqué, qui ne pourrait être utilisé qu’à son éventuel retour au pays, ou donné à ses héritiers après sa mort. En février 1994, sa famille répudie Oussama dans un communiqué34. Au début d’avril 1994, l’Arabie saoudite le prive de sa nationalité5,35.
Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). Ces relations secrètes entretenues avec certains membres de la famille royale saoudienne et ou des forces de sécurités, sont illustrées par l’attentat du 8 novembre 2003 à Riyad. En effet, il y a « un mouvement croissant de luttes internes entre les amis et les ennemis de Ben Laden au sein de la maison royale »36.
1993-février 1998, les années troubles
Entre 1992 et 1995, Ben Laden finance et arme les moudjahid bosniaques, notamment via l’organisation « humanitaire » autrichienne Third World Relief Agency (TWRA). Il aurait alors rencontré Alija Izetbegović et reçu un passeport bosnien en 199337, ce que nie le gouvernement de Bosnie-Herzégovine38.
Ben Laden suit et finance les moudjahidine islamistes les plus radicaux revenus après la guerre d’Afghanistan dans leur pays d’origine (ils y sont surnommés « les Afghans »). Il finance également des camps d’entraînement. Dès décembre 1992 un groupe financé par Ben Laden est responsable d’un attentat au Yémen contre les soldats américains en route pour l’opération Restore Hope en Somalie.
La même année, un attentat touche le World Trade Center, et fait 6 morts. Un groupe lié à Oussama ben Laden est soupçonné.
Oussama ben Laden profite en effet de la politique d’une partie de l’administration Clinton, soutenue par le lobby pétrolier. Celle-ci a plusieurs objectifs : le soutien à des régimes stables en Asie centrale afin de permettre l’acheminement du pétrole et du gaz, la lutte contre l’influence russe dans la région et une politique résolument engagée contre l’Iran chiite39. La poursuite de ce dernier objectif passe par un soutien à l’islamisme sunnite notamment présent au Pakistan40 et en Arabie saoudite41. Cet appui est concrétisé lors d’une déclaration de Bill Clinton, le 15 mars 1995. Il prétend alors que « Les valeurs traditionnelles de l’islam sont en harmonie avec les idéaux les meilleurs de l’Occident »41. C’est pourquoi Oussama ben Laden n’est pas perçu uniquement comme une menace[réf. nécessaire]. Cette stratégie est cependant infléchie dans les derniers temps du mandat de Bill Clinton.
À la suite de la campagne d’attentats du Groupe islamique armé en France en 1995, la police belge découvre des documents de ce groupe dédicacés à Ben Laden42.
Le 26 mai 1995, Al-Qaïda est soupçonné d’avoir participé à une tentative d’assassinat contre le président égyptien Mohammed Hosni Moubarak43.
En février 1998, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts américains partout dans le monde. Il devient dès lors un ennemi officiel des États-Unis, qui obtiennent son expulsion du Soudan. Il se réfugie alors en Afghanistan, passé sous contrôle des talibans depuis 1996.
1998-2001 : le terrorisme de masse

Image satellite du camp d’entraînement de Zhawar Kili visé par les frappes américaines de 1998
Le premier mandat d’arrêt international lancé sur sa personne date de mi-avril 1998 ; il émane d’Interpol à la demande du gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne, à la suite de l’assassinat en 1994 sur le sol libyen d’un couple de citoyens allemands, les Becker, des agents secrets de l’Office fédéral de protection de la constitution44 (Bundesamt für Verfassungsschutz/BfV). Depuis lors, l’Espagne45 et les États-Unis ont également demandé des notices rouges sur lui à Interpol46.
Les États-Unis le tiennent pour responsable des attentats à la bombe dirigés contre les ambassades américaines de Nairobi au Kenya (213 morts dont huit Américains) et de Dar es Salam en Tanzanie (onze morts, tous Tanzaniens) le 7 août 1998. À la suite de ceux-ci, le gouvernement américain met sa tête à prix pour 5 millions de dollars en octobre 1998. À chaque agression, Ben Laden se réjouit des attentats, mais ne les revendique pas.
Une preuve tangible de la forte présence de l’ISI en Afghanistan a été donnée par la protestation officielle pakistanaise lors du bombardement américain de représailles par missiles de croisière contre les camps dirigés par Ben Laden le 12 août 1998 qui tua cinq officiers de ce service47.
En 1999, deux colonels de l’armée chinoise le citent abondamment dans leur livre La Guerre hors limites où il est désigné comme un grave péril futur48. Il est placé en juin de la même année sur la liste des Dix fugitifs les plus recherchés du FBI49.
En août 2001, le Groupe islamique combattant marocain fait allégeance à Oussama ben Laden, en particulier via des gens présents en Afghanistan, et qui vont par la suite vivre en Belgique50.
En août 2001, le prince Turki est limogé par le régime saoudien.
Épaulés par le Pakistan, les États-Unis négocient avec les talibans, qui tergiversent. Les attentats du 11 septembre 2001 stoppent brutalement cette négociation.
2001-2011 : traque et communication
Oussama ben Laden est considéré comme le principal responsable des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone. Il a lui-même reconnu une implication dans les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001, en avouant en être l’instigateur (« Je vous le dis, Allah sait qu’il ne nous était pas venu à l’esprit de frapper les tours. Mais après qu’il fut devenu insupportable de voir l’oppression et la tyrannie de la coalition américano-israélienne contre notre peuple de Palestine et du Liban, j’ai alors eu cette idée ») et s’est félicité de leur tenue.
À la suite des attentats du 11 septembre 2001, et après que le gouvernement de l’Émirat islamique d’Afghanistan eut refusé de livrer Ben Laden, le président des États-Unis George W. Bush obtient la mise sur pied d’une intervention internationale en Afghanistan dans le but déclaré d’anéantir Al-Qaïda.
Des mesures diplomatiques pour le contrer sont prises depuis la fin des années 1990, notamment la création d’un Comité des sanctions contre Al-Qaïda et les Taliban (créé par la résolution 1267 en 1999, appelé aussi Comité 1267)51, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1377 du 12 novembre 200152 et 1390 du 16 janvier 200253 reliées à la position de l’Union européenne54.
Le 13 décembre 2001, le gouvernement américain porte 25 millions de dollars son offre pour toute information conduisant directement à sa capture, et une prime additionnelle de deux millions de dollars est offerte conjointement par la « Air Line Pilots Association » et la « Air Transport Association »55. À partir de ce moment, les États-Unis veulent officiellement Ben Laden « mort ou vif ».
Malgré des recherches qui ont continué jusqu’en janvier 2002, Ben Laden n’a pas été retrouvé lors de la bataille de Tora Bora. Des chefs de guerre afghans, comme Zaman Ghamsharik, sont soupçonné de l’avoir laissé s’enfuir56. Après sa fuite de Tora Bora, Ben Laden parvient à échapper à ses poursuivants pendant une décennie.

Oussama ben Laden regarde la télévision dans son complexe d’Abbottabad au Pakistan.
Selon les interrogatoires de son épouse Amal par les autorités pakistanaises après sa mort, après avoir fui Tora Bora, il serait allé à Kohat près de Peshawar, où il aurait rencontré Khalid Cheikh Mohammed au moins une fois. Ben Laden se serait déplacé régulièrement dans le Waziristan en 2003, puis dans la vallée de Swat pendant quelques mois. En 2004 il se serait installé dans une maison à Haripur avant de s’établir définitivement dans une villa d’Abottabad en 2005. Il aurait reçu une transplantation de rein en 2002, sans qu’on sache où cette opération aurait eu lieu (à Karachi ou en-dehors du Pakistan). En 2011, sa première épouse, Khairiah Saber, l’aurait rejoint à Abottabad après avoir été libérée par les autorités iraniennes qui l’avaient gardée en résidence surveillée pendant une décennie. Ben Laden entretenait un contact avec des chefs du Lashkar-e-Toiba ainsi que des talibans afghans57.
Selon la sénatrice américaine Dianne Feinstein, présidente de la commission des Renseignements au Sénat, Ben Laden avait quitté ces montagnes depuis 2005 ou 2006 pour rejoindre un complexe fortifié à Abbottabad58 (ville située à 50 km au nord de la capitale Islamabad) pour plusieurs raisons : souffrant d’une grave infection amibienne intestinale, il pouvait être plus facilement soigné en ville ; devant l’efficacité des drones américains, Ayman al-Zawahiri, no 2 d’Al-Qaïda, estimait que sa sécurité rapprochée n’était plus assurée dans ces zones reculées ; il pouvait y rencontrer facilement de nouveaux responsables d’Al-Qaïda, notamment Ilyas Kashmiri (en), son protégé et dont il voulait faire le fer de lance de son mouvement59.
La chaîne qatarie Al Jazeera publie le 12 novembre 2002 un message sonore reconnu par les autorités des États-Unis comme provenant d’Oussama ben Laden. Celui-ci met en garde et menace plusieurs pays occidentaux de nouveaux attentats s’ils continuent à soutenir « le gang des bouchers de la Maison-Blanche ».
Le 31 mai 2003, une lettre signée d’Oussama ben Laden est retrouvée sur le corps d’un militant tué dans un affrontement avec la police saoudienne et lié aux attentats de Riyad. La lettre, vieille d’environ six mois, félicitait le groupe du militant60.
Le 30 octobre 2004, une vidéo diffusée par la chaîne d’information en arabe Al-Jezira quatre jours avant les élections présidentielles aux États-Unis tendrait à montrer qu’Oussama ben Laden est toujours en vie au moment de l’enregistrement malgré les rumeurs persistantes de décès dans les montagnes à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan. Ce dernier renvoie dos à dos les deux candidats et annonce de futurs attentats. Il affirme que contrairement à la thèse de dirigeants américains, son but n’est pas de lutter contre la liberté, auquel cas il se serait attaqué à des États nordiques. Il estime que les attaques contre le World Trade Center sont une mesure de rétorsion contre les « tueries » organisées par les militaires américains.
Le 27 décembre 2004, la chaîne de télévision Al Jazeera a diffusé un enregistrement audio, attribué à Oussama ben Laden, désignant le Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui comme son adjoint en Irak et appelant à un boycott des élections prévues le 30 janvier 2005.
Le 19 janvier 2006, après un an de silence, Al-Jezira diffuse un nouvel enregistrement audio où Oussama ben Laden annonce la préparation de nouvelles opérations terroristes et propose une « trêve » en échange d’un retrait des troupes américaines en Iraq et en Afghanistan : « Nous n’avons pas d’objection à vous offrir une trêve (hudna) de longue durée dans des conditions justes que nous respecterons, parce que nous sommes une nation à laquelle Dieu interdit la traîtrise et le mensonge ». Une trêve aussitôt refusée par la Maison-Blanche. L’absence d’images alimente de nouvelles spéculations selon lesquelles Oussama ben Laden serait malade ou blessé et peut-être même mort.
Dans un autre enregistrement audio diffusé le 23 avril, Oussama ben Laden évoque pour la première fois la situation au Soudan en appelant ses partisans « à se préparer avec tout ce qui nécessaire à une guerre de longue durée contre les voleurs croisés dans l’ouest du Soudan » ; l’ouest du Soudan correspondant au Darfour61.
Deux nouveaux enregistrements audio attribués à Oussama ben Laden sont diffusés le 23 mai et le 30 juin : le premier disculpe Zacarias Moussaoui après sa condamnation à perpétuité dans le cadre des attentats du 11 septembre 2001 et le second rend hommage à Abou Moussab Al-Zarqaoui tué dans un raid américain à Bakouba le 7 juin 2006.

Ben Laden en 2010.
Le 7 septembre 2007, la chaîne Al Jazeera diffuse, quelques jours avant le sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, des extraits d’une vidéo d’Oussama ben Laden, la première depuis près de trois ans62. Le chef d’Al-Qaïda, dont la voix a été officiellement identifiée par les services de renseignements américains, s’adresse aux États-Unis et évoque la situation actuelle en Irak63. Ben Laden y mentionne les noms du président français Nicolas Sarkozy, élu en mai 2007, ainsi que du Premier ministre anglais Gordon Brown qui a succédé à Tony Blair en juin de la même année.
Le 30 novembre 2009, le Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis rend public un rapport révélant qu’Oussama Ben Laden aurait pu être capturé ou tué alors qu’il séjournait dans la région montagneuse de Tora Bora aux alentours du 16 décembre 200164 si l’armée américaine avait mobilisé massivement plusieurs milliers d’hommes dans la région au lieu d’opter pour une approche commando appuyés par les miliciens afghans et des frappes aériennes65.
Le 6 décembre 2009, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates déclare que les autorités militaires américaines n’ont pas eu, depuis des années, le moindre indice sur la localisation de Ben Laden66.
Le 24 janvier 2010, dans un nouvel enregistrement audio, Ben Laden revendique la responsabilité de la tentative d’attentat du 25 décembre 2009 sur un vol Northwest Airlines reliant Amsterdam à Détroit, et menace les États-Unis de nouvelles attaques.
Mort
Article détaillé : Mort d’Oussama ben Laden.

Célébration à Times Square à la suite de l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden.
Le matin du 2 mai 2011, vers 1 h 30, heure locale, Oussama ben Laden a été tué dans la ville d’Abbottabad au Pakistan67 dans une coûteuse résidence fortifiée (compound), construite en 200568 et surveillée par les services de renseignement américains depuis août 201069, à environ 50 kilomètres d’Islamabad et à moins de 140 kilomètres des régions tribales, lors d’une opération militaire au sol ordonnée par le président américain Barack Obama et menée par une vingtaine de SEAL (commandos de l’US Navy). Au moins quatre autres personnes, des membres de sa famille (un de ses fils et des collaborateurs, — deux messagers), auraient été tués lors de l’affrontement. Son corps a été récupéré par les forces spéciales américaines qui l’auraient ramené en Afghanistan, avant d’immerger sa dépouille en haute mer70. Le président des États-Unis a commenté la mort du terroriste lors d’une allocution le soir même, à 5 h 36 heure française, déclarant que « justice est faite ». Il a également salué la coopération des autorités pakistanaises à cette opération69.
L’annonce a provoqué plusieurs manifestations patriotiques spontanées à travers le pays, notamment au cœur de New York, près de Ground Zero et à Times Square, et au centre de Washington, D.C., sur la Place Lafayette, près de la Maison-Blanche. L’ancien président américain George W. Bush, est sorti du silence qu’il observe depuis son départ de la présidence pour saluer une « grande victoire pour les États-Unis »71.
Trois jours avant l’élimination de Ben Laden, le président Obama a annoncé un remaniement de son équipe de renseignement et de défense, entraînant notamment le départ de Robert Gates, Secrétaire de la Défense des États-Unis nommé par George W. Bush, et son remplacement par Leon Panetta, directeur de la CIA depuis le 5 janvier 2009, date de l’accession de Barack Obama à la présidence des États-Unis72,73.
Leon Panetta a admis que la torture par l’eau (waterboarding) autorisée par George W. Bush et appliquée par exemple à Khalid Cheikh Mohammed, à 183 reprises pendant le mois de mars 2003, a permis de récupérer des informations qui ont conduit à la cache de Ben Laden74, en particulier le nom d’Abu Ahmed al-Kuwaiti, identifié comme le messager de Ben Laden75.
La haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay souligne que les opérations antiterroristes devaient respecter le droit international mais considère que Ben Laden avait assumé la pleine responsabilité pour ses actes, incluant des massacres de civils pouvant être qualifiées de crime contre l’humanité76.
Le 5 mai 2011, le président Obama a rendu à Ground Zero un hommage solennel aux victimes des attentats du 11 septembre. Il avait invité son prédécesseur George W. Bush à se joindre à lui, mais ce dernier a décliné l’invitation77.
Al-Qaïda a confirmé, le vendredi 6 mai 2011, la mort d’Oussama ben Laden dans un communiqué diffusé sur les sites islamistes78. Le Tehrik-e-Taliban Pakistan avait promis dès le 2 mai de venger la mort du dirigeant d’Al-Qaïda79. Le mouvement revendique l’attentat du 13 mai 2011 à Shabqadar au nord-ouest du Pakistan qui tue 98 personnes, surtout de jeunes recrues d’un groupe paramilitaire de police, blesse plus de 140 personnes. De plus, celui-ci précise que l’attaque constitue une vengeance pour la mort de ben Laden80,81.
À la suite de son décès, la justice fédérale des États-Unis a formellement mis fin, le 17 juin 2011, aux poursuites engagés contre lui82.
Organisation Al-Qaïda
Le choix de cibles particulièrement spectaculaires, dans le cadre de ses opérations terroristes[Lesquelles ?], montre tant un sens de la préparation tactique que de l’utilisation des médias.
Concernant la conceptualisation du terrorisme et le volet « idéologique » d’Al-Qaïda, le « cerveau » est Ayman al-Zawahiri83. Ben Laden se serait contenté de financer les attentats du 11 septembre 2001, et l’opération aurait été proposée et orchestrée par Khalid Cheikh Mohammed, selon les aveux de ce dernier et les conclusions du rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis84. Une vidéo diffusée par Al Jazeera le 7 septembre 2006 montrerait cependant Ben Laden et ses lieutenants, dont Mohammed Atef (mort en Afghanistan en novembre 2001), préparant les attentats du 11 septembre 2001.
Les cassettes enregistrées et diffusées, souvent par la chaîne Al Jazira en exclusivité, poursuivent plusieurs objectifs :
• maintenir la psychose du terrorisme dans les démocraties occidentales, parfois en s’immisçant dans le jeu politique comme lors des élections américaines de 2004 ou des élections espagnoles de la même année.
• rappeler son existence aux opinions publiques des pays musulmans en abordant des thèmes qui les touchent, pour faciliter le recrutement d’Al-Qaïda.
• réactualiser les objectifs du djihad d’Al-Qaïda.
Membres de la famille impliqués dans l’activisme
Saad Ben Laden, troisième fils de Ben Laden, né en 1979, aurait quitté l’Iran pour les zones tribales du Pakistan rejoindre son père et aurait été tué lors d’une attaque d’un drone durant l’été 200985. Plusieurs autres membres de sa famille sont en 2009 toujours en Iran. Une liste de quatre-vingt-cinq suspects relié à al-Quaida a été publiée par Interpol le 10 février 2009 à la demande de l’Arabie saoudite qui les considèrent comme une menace majeure pour le pays. On compte parmi eux un beau-frère de Ben Laden et onze anciens détenus de la prison de Guantanamo86,87.
En mars 2014, alors qu’il témoigne dans le procès qui lui est intenté à New York sous les charges de complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes, Souleymane Abou Ghaith, gendre de ben Laden et ancien porte-parole d’al-Qaida, explique qu’au soir du 11 septembre 2001 son beau-père lui a confié avoir organisé les attentats88,89.
Motivations
Ben Laden condamne l’évolution de la civilisation islamique depuis la disparition du califat (le dernier calife était le sultan ottoman jusqu’en 1924)90. Cet objectif passe par un renversement des gouvernements arabes « laïcs » et « impies » protégés par les États-Unis qu’il considère comme les « croisés occidentaux ». Lors de son interview91 par le journaliste Robert Fisk en 1996, il avait notamment déclaré :
« Le peuple comprend maintenant les discours des oulémas dans les mosquées, selon lesquels notre pays est devenu une colonie de l’empire américain. Il agit avec détermination pour chasser les Américains d’Arabie saoudite. […] La solution à cette crise est le retrait des troupes américaines. Leur présence militaire est une insulte au peuple saoudien. »
Pour Oussama ben Laden, les bases militaires présentes en Arabie saoudite et au Moyen-Orient considérés comme des territoires sacrés (avec les lieux saints Médine et La Mecque) représentent un sacrilège car ces bases américaines devaient être provisoires, le temps de remporter la guerre contre Saddam Hussein.
Origines revendiquées du 11-Septembre
Article détaillé : Motivations des attentats du 11 septembre 2001.
Palestine et Liban
Article détaillé : Guerre du Liban.
Oussama ben Laden utilise dans sa propagande la référence à l’occupation israélienne du Liban du Sud lors de l’opération Paix en Galilée en 1982. Il affirme avoir été affecté par les bombardements israéliens contre les réfugiés palestiniens au cours de la guerre du Liban.
« Je vous le dis, Allah sait qu’il ne nous était pas venu à l’esprit de frapper les tours. Mais après qu’il fut devenu insupportable de voir l’oppression et la tyrannie de la coalition américano-israélienne contre notre peuple de Palestine et du Liban, j’ai alors eu cette idée. Les événements qui m’ont affectés de manière directe ont commencé en 1982, lorsque l’Amérique a permis aux Israéliens d’envahir le Liban et que la sixième division aérienne américaine les a aidés. Ce bombardement a commencé et a fait de nombreux morts et blessés, ainsi que des personnes terrorisées et réfugiées. Je ne pourrai pas oublier ces scènes, le sang, les membres déchiquetés, des femmes et des enfants gisant partout. Les maisons détruites ainsi que leurs occupants, des amoncellements de gravats sur leurs corps, des bombes qui pleuvaient sur nos maisons sans pitié. »
« Cette situation était comme un crocodile rencontrant un enfant sans défense. Est-ce que le crocodile peut comprendre une conversation qui n’inclurait pas une arme ? Et le monde entier a vu, et entendu, mais il n’a pas répondu. »
Oussama ben Laden exploite un sentiment de rancœur chez une grande partie des musulmans de Palestine et du Moyen-Orient face à ce qui est ressenti comme une agression israélienne soutenue par les États-Unis. Il qualifie lui-même les opérations israéliennes de « tyrannie » et d’« oppression »92.
Première guerre d’Irak et embargo
Articles détaillés : Guerre du Golfe (1990-1991) et guerre d’Irak.
Ben Laden a présenté l’embargo économique contre l’Irak et les bombardements réguliers de ce pays entre les deux guerres, comme une preuve que les États-Unis, par l’intermédiaire de leur président George H. W. Bush, étaient des « assassins d’enfants »93.
L’embargo contre l’Irak aurait fait 500 000 morts parmi les enfants irakiens, selon l’Organisation des Nations unies (ONU)94.
Le 11-septembre
Cette « agression » est initialement pour Oussama ben Laden une question religieuse : présence militaire en Arabie saoudite (profanation d’une terre sainte) et soutien à Israël qui occupe Jérusalem (lieu saint). La rhétorique sur la souffrance des Palestiniens ou des Irakiens est utilisée pour sensibiliser l’opinion des musulmans à son combat mais n’est pas au centre des préoccupations d’Al-Qaïda.
« Avec ces images en tête, les événements du 11 septembre sont venus comme une réponse à ces terribles erreurs. Comment un homme pourrait-il être blâmé pour défendre sa maison ? Se défendre et punir l’agresseur est-il du terrorisme ? »
Ces actions terroristes, qui ont fait des victimes, sont condamnées par la plupart des musulmans.
En outre, la présence indirecte américaine, incarnée par le soutien à l’État israélien, justifie pour Oussama ben Laden, des attaques partout dans le monde des intérêts américains. À l’instar du « Pensez à l’échelle mondiale, agissez au niveau local » de Raymond Williams, Oussama ben Laden applique la stratégie inverse en pensant localement et en agissant globalement95.
Introduction du discours de Ben Laden, novembre 2004, vidéo diffusée sur Al Jazeera :
« Avant de commencer, je vous dis que la sécurité est un pilier indispensable de la vie humaine, et que les hommes libres ne compromettent pas leur sécurité, contrairement à la falsification de George Bush, qui dit que nous détestons la liberté. Si c’était le cas, qu’il explique pourquoi nous ne frappons pas, par exemple, la Suède ? »
« Non, nous combattons parce que nous sommes des hommes libres, qui ne peuvent dormir sous l’oppression. Nous voulons restaurer la liberté de notre nation. »
Ben Laden
Oussama ben Laden estime que George Bush cache les raisons des attentats du 11 septembre 2001, et ce, afin de tromper le peuple américain.
« Même si nous sommes dans la quatrième année après les évènements du 11 septembre, Bush continue la désinformation, et vous cache les causes réelles [des évènements du 11 septembre] […] C’était le message que je cherchais à vous faire comprendre en faits et gestes, de façon répétée, et ce, bien avant le 11 septembre. Et vous pouvez lire tout cela, si vous le souhaitez, dans mon interview avec Scott, dans le Time Magazine, en 1996, ou avec Peter Arnett, sur CNN, en 1997, ou lors de ma rencontre avec John Weiner, en 1998. […] Et vous pouvez lire mon interview avec Abdul Bari Atwan, et encore mes interviews avec Robert Fisk. »
Il considère la nouvelle guerre d’Irak de 2003, comme une tentative de George W. Bush de « supprimer un vieil agent Saddam Hussein, et de le remplacer par une nouvelle marionnette, qui permettra le pillage du pétrole d’Irak et d’autres outrages. »
Oussama ben Laden n’a aucun lien prouvé avec Saddam Hussein bien que celui-ci lui aurait proposé l’asile en 199996. Au contraire, il semblerait que Ben Laden considérait Saddam Hussein comme un « socialiste » infidèle97.
Messages de Ben Laden
Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Oussama ben Laden s’est exprimé principalement par le biais d’enregistrements vidéos et audio. Certains des messages n’ont cependant pas pu être authentifiés98.
Quatre de ces enregistrements vidéos ont été diffusés :
• la première vidéo est datée du 9 novembre 2001 et est diffusée le 13 décembre 2001 : Ben Laden assure que les destructions du 11 septembre ont dépassé ses attentes.
• la seconde est diffusée le 10 septembre 2003 : le chef d’Al-Qaïda apparaît marchant avec Ayman Al-Zawahiri.
• la troisième est diffusée le 29 octobre 2004 : quelques jours avant la présidentielle américaine, Al Jazeera diffuse une cassette dans laquelle Ben Laden menace les États-Unis de nouvelles attaques.
• la dernière en date est diffusée le 7 septembre 2007 après avoir été découverte par le SITE Institute avant sa diffusion programmée par Al-Qaïda : annonce la défaite américaine en Irak et critique de toutes les forces politiques : « pour expliquer l’échec des démocrates à mettre fin à la guerre, je dis : ce sont les mêmes raisons qui ont empêché le président Kennedy d’arrêter la guerre du Viêt Nam. Ceux qui possèdent véritablement le pouvoir sont ceux qui ont le capital le plus important. Et puisque le système démocratique permet aux grandes entreprises de soutenir les candidats à la présidence, on ne peut s’étonner – et on ne s’étonne pas – de l’échec des démocrates à arrêter la guerre (…) Vous sacrifiez vos soldats aux grandes entreprises99. » Pour mettre fin à la guerre, il incite les Américains à s’islamiser : « le seul moyen d’obtenir la paix est de vous convertir à l’islam100 ». De sérieux doutes ont été émis quant à l’origine de cet enregistrement, de nombreux observateurs ayant remarqué que l’image de Ben Laden est figée pendant la majeure partie de la vidéo. On y voit par ailleurs un Ben Laden à l’aspect physique différent.
Puis 3 enregistrements audio :
• Le mercredi 19 mars 2008, la presse se fait l’écho d’un message sonore de menaces accompagné d’une animation vidéo diffusée sur un site internet As-Sahab proche d’Al-Qaïda et sur laquelle on voit une lance transperçant la carte de l’Europe où se répand le sang. Selon la presse, Ben Laden jugerait l’affaire des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten comme portant atteinte à l’islam et il prédirait à mots voilés des attentats d’une grande envergure en adoptant des paroles énigmatiques tels que « N’écoutez pas nos paroles mais regardez nos actes » ou « la riposte sera ce que vous verrez et pas ce que vous entendrez »101.
• Le 24 janvier 2010, il diffuse un message audio sur la radio Al Jazeera menaçant les États-Unis de nouvelles attaques si ces derniers continuent à soutenir l’État d’Israël et n’assurent pas la sécurité en Palestine.
• Le 27 octobre 2010, il enregistre un message adressé à la France dans lequel il conteste la loi interdisant le port du voile intégral et demande aussi aux troupes françaises de se retirer d’Afghanistan. Il explique que ces deux raisons justifient l’enlèvement de 5 français au Niger. Il a également indiqué que des attentats étaient préparés.
• Le 7 mai 2011, après la mort de ben Laden dans son refuge pakistanais, les autorités américaines diffusent cinq cassettes102 de ben Laden (dont une où, très vieilli, il se regarde lui-même à l’écran)103. Pour éviter toute exploitation des messages contenus dans les cassettes, celles-ci sont diffusées sans le son.
Controverses
Patrimoine financier
Le chiffre de 300 millions de dollars comme estimation du patrimoine financier de Ben Laden a été souvent repris. Il avait été cité en 1996 par un chargé de recherches du département d’État, qui a d’abord divisé les actifs globaux du Groupe Ben Laden, qu’il évaluait à 5 milliards de dollars, par le nombre des fils de la famille, qu’il estimait à vingt. Il aboutissait ainsi à 250 millions de dollars, arrondis ensuite à 300 millions104. Ce chiffre a été démenti par la publication en avril 2004 du Rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Plusieurs chercheurs spécialisés dans le Moyen-Orient (Ibrahim Warde, professeur associé à l’université Tufts, ou Alain Gresh) jugent cette estimation fantaisiste104,19.
Selon Seymour Hersh, journaliste du The New Yorker et qui avait déjà fait éclater le scandale de la prison d’Abou Ghraib, dans une conférence au Caire émet l’opinion que Dick Cheney, Elliott Abrams et le prince saoudien Bandar Ben Saoud continuent de financer des membres du réseau Al-Qaïda, dans des opérations secrètes au Liban et en Iran (deux pays à majorité chiite, le sunnisme n’est pas reconnu comme minorité religieuse en Iran), visant à déstabiliser ces deux pays en poussant à des luttes interconfessionnelles. Ils pousseraient également l’Iran à une manœuvre qui donnerait une raison à son attaque par les États-Unis105.
Rumeurs sur la maladie ou la mort de Ben Laden
Ben Laden aurait souffert d’insuffisance rénale chronique nécessitant des traitements et aurait été sous dialyse. Selon d’autres sources, il n’était pas sous dialyse et ne souffrait pas de problèmes de reins106.
Des observateurs ont considéré à plusieurs reprises comme possible la mort du chef d’Al-Qaïda. En janvier 2002, le président du Pakistan, Pervez Musharraf estimait que l’islamiste pourrait être mort de déficience rénale. En juillet 2002, le chef du FBI Dale Watson (en) pensait qu’il n’était « probablement plus de ce monde ». En décembre 2002, c’est le chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, qui affirme que Ben Laden avait succombé à la suite d’opérations militaires américaines.
Le 23 septembre 2006, le quotidien français L’Est républicain révélait l’existence d’une note classée confidentiel défense de la DGSE qui indiquait que les services secrets saoudiens étaient convaincus qu’Oussama Ben Laden était mort le 23 août 2006 d’une crise de fièvre typhoïde. Le président Jacques Chirac, surpris de la divulgation de l’information, déclara que « Cette information n’est en rien confirmée d’aucune façon que ce soit […] »107.
Le 2 novembre 2007, Benazir Bhutto, candidate à la présidence du Pakistan, mentionne dans une entrevue avec David Frost sur les ondes d’Al Jazeera English, le nom d’un homme « qui a tué Oussama ben Laden »108. Cette affirmation au simple détour d’une phrase est généralement considérée comme un lapsus et qu’elle voulait probablement dire « Daniel Pearl »109.
Le 21 décembre 2008, lors d’un entretien à la chaîne de télévision américaine Fox News Channel, Dick Cheney, vice-président américain sortant considérait ne pas être sûr qu’Oussama ben Laden soit encore vivant.
Vidéos pornographiques
Le 14 mai 2011, les responsables américains ont révélé qu’un important lot de vidéos à caractère pornographique a été découvert dans la cache pakistanaise d’Oussama ben Laden par les forces spéciales américaines lors du raid du 2 mai110.
Cette découverte triviale illustre bien les contradictions d’un Oussama ben Laden, grand amateur de Coca-Cola111, qui avait pourtant écrit en 2002 une lettre dans laquelle il attaquait certains aspects de la culture américaine, notamment ce qu’il appelait l’exploitation des femmes « comme produits de consommation ou outils de publicité » (« Vous avez lavé le cerveau de vos filles pour qu’elles croient se libérer en portant des vêtements dénudés, alors qu’en réalité, elles n’ont libéré que votre désir sexuel »112).
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
• Oussama ben Laden, sur Wikimedia Commons
• Oussama ben Laden, sur Wikinews
Bibliographie
• Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
• Jean Sasson, Najwa Ben Laden, Omar Ben Laden, Oussama Ben Laden, portrait de famille – Sa femme et son fils racontent, Denoël, avril 2010, 420 pages, (ISBN 978-2-207-10113-1)
• Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, 2006, (ISBN 978-2-88892-004-5)
• Roland Jacquard et Attame Tazaghart, Ben Laden, la destruction programmée de l’Occident, 2004, (ISBN 978-2-86477-204-0)
• Jonathan Randal, Oussama, la fabrication d’un terroriste, 2004, (ISBN 978-2-226-15570-2)
• Carmen Ben Laden, Le Voile déchiré, 2003, (ISBN 978-2-7499-0044-5)
• Ian Hamel, L’Énigme Oussama ben Laden, Payot, 2008113,114
• Richard Labévière, Oussama Ben Laden ou Le meurtre du père : États-Unis, Arabie saoudite, Pakistan. Lausanne, Éditions Favre, 2002, 141 p. (ISBN 978-282890711-2)
• Michel Tatu, Ben Laden et le XXIe siècle, 2002,(ISBN 978-2-9517925-1-7)
• Jean-Charles Brisard et Guillaume Dasquié, Ben Laden – La vérité interdite, Denoël, 2001 et 2002, (ISBN 978-2-207-25320-5) et (ISBN 978-2-207-25356-4); puis Gallimard, 2002, (ISBN 978-2-07-042377-4)
• Roland Jacquard et Attame Tazaghart, Au nom d’Oussama ben Laden, Jean Picollec, 2001, (ISBN 978-2-86477-183-8); puis en Poches, (ISBN 978-2-253-15502-7)
• Ahmed Rashid, L’Ombre des Talibans, Autrement, 2001
• Antoine Basbous, L’Islamisme – Une révolution avortée ?, Hachette Littérature, 2000, (ISBN 978-2-01-235272-8)
• Mohamed Sifaoui, Sur les traces de Ben Laden : le jeu trouble des Américains, Le Cherche midi, avril 2004, (ISBN 978-2-7491-0266-5)
• Capitaine Alan H. et sergent-chef Adam R., Sur les traces d’Al-Qaïda, témoignages des Forces spéciales, Alban éditions, 226 pages, (ISBN 978-2-911751-17-2)
Culture populaire
• Mohamed Sifaoui, dessinateur Philippe Bercovici, Ben Laden dévoilé, bande dessinée biographique satirique, (ISBN 2356480838), 10 septembre 2009115
• Zero Dark Thirty est un film américain réalisé par Kathryn Bigelow en 2012 qui raconte la traque et la mort de Oussama ben Laden, à partir de la torture par l’eau (waterboarding) autorisée par George W. Bush et appliquée en particulier à Khalid Cheikh Mohammed, à 183 reprises pendant le mois de mars 2003, ayant permis de récupérer des informations qui ont conduit à la cache de Ben Laden, ce que Leon Panetta a admis74, en particulier le nom d’Abu Ahmed al-Kuwaiti75.
Articles connexes
• Famille Ben Laden
• Al-Qaïda
• Terrorisme islamiste
• Mort d’Oussama ben Laden
Liens externes
• (en) Profile: Osama bin Laden
• (fr) Biographie d’Oussama ben Laden
• (fr) Déclarations et interviews de Ben Laden entre 1995 et 1998
• (fr) Article sur les tentatives d’assassinats du pape et de destructions d’avions de ligne dans les années 1990
• (fr) Avis de recherche des autorités américaines sur Ben Laden
• (en) [PDF] Compilation des discours, interviews et messages d’Oussama ben Laden émis entre 1994 et 2004.
• (en) Transcription de la bande de février 2003
• (en) Transcription de la vidéo de 2004
• (fr) Transcription de la vidéo de 2007
Notes et références
Notes
1. ↑ Dans la majorité des autres langues, son nom est retranscrit bin Laden, ou occasionnellement ibn Laden.
2. ↑ En se basant sur le temps universel coordonné (UTC) et sans contexte de lieu, la mort est survenue le 1er mai 2011 à environ 20 h 30 UTC.
3. ↑ Il a été déchu de sa nationalité saoudienne en avril 19945.
4. ↑ Il est à tort considéré comme son fondateur, bien que ce soit Abdullah Azzam.
Références
1. ↑ (en) Scott Shane, « Bin Laden as Patriarch », The New York Times,‎ 14 mai 2011 (lire en ligne)
2. ↑ « Mort de Ben Laden : les détails de l’opération commando », France Info, 1er mai 2011.
3. ↑ « In an intelligence driven operation, Osama Bin Ladin was killed in the surroundings of Abbottabad in the early hours of this morning. »,‎ May 2, 2011 (consulté le 2 mai 2011)
4. ↑ Adam Brookes, « US forces kill Osama Bin Laden in Pakistan », BBC News, 2 mai 2011.
5. ↑ a et b « Le financier des réseaux islamistes », dans Le Monde du Renseignement, no 239, 21 avril 1994 [1]
6. ↑ Bin Laden claims responsibility for 9/11, CBC News Network, 19 octobre 2004, lire en ligne
7. ↑ Étienne Leenhardt, « La vidéocassette qui accuse Ben Laden », Journal de 20 heures de France 2, 13 décembre 2001, INA.
8. ↑ La vidéo où Ben Laden se vante des attentats sur Liberation.fr
9. ↑ (en) Ilovepolitics.info
10. ↑ « FBI ten most wanted fugitive »
11. ↑ « Ben Laden, héros secret de nombreux Tunisiens », Le Monde, 10 novembre 2001 ;
« Ben Laden et les nouveaux martyrs du Djihad », La Rivista del manifesto, no 24, janvier 2002 : « À toute cette population qui cherche à se rehausser symboliquement à ses propres yeux, faute de pouvoir remédier aux maux quotidiens qui l’assaillent, la défaite symbolique infligée à l’Amérique par Ben Laden suffit pour en faire un héros, un héros en passe de devenir un martyr, un martyr en passe de se muer, avec le temps, en saint » ;
Parti du travail belge (PTB) « Pour qui travaille Ossama Ben Laden ? »], Solidaire, no 36, 26 septembre 2001 : « Oussama ben Laden semble être devenu le héros d’une partie de la population du monde musulman qui, humiliée par des dizaines d’années d’oppression impérialiste, voit en lui un symbole de l’anti-impérialisme. Mais il faut distinguer entre la colère justifiée de la population à l’encontre des États-Unis et les motivations profondes d’un certain intégrisme musulman. »
12. ↑ Ria Novosti : « Le Hezbollah nie toute collusion avec Al-Qaïda »
13. ↑ Fatwa de la Commission islamique d’Espagne, mars 2005.
14. ↑ « Insolite : dix choses à savoir sur Oussama Ben Laden », sur Jeune Afrique
15. ↑ « Ben Laden, une fortune floue au service du terrorisme », sur Le Figaro
16. ↑ Site officiel du groupe
17. ↑ Site officiel de l’entreprise. (in theworldjournal.com)
18. ↑ Agence ATS, 9 novembre 2001.
19. ↑ a, b et c Alain Gresh, « La mort d’Oussama Ben Laden », Nouvelles d’Orient, dans les blogs du Monde diplomatique, 2 mai 2011.
20. ↑ « Fils d’un riche entrepreneur saoudien, Oussama Ben Laden était devenu l’homme le plus recherché du monde », sur France Tv Info
21. ↑ « L’Arabie saoudite, privée de printemps arabe? », sur Le monde des religions
22. ↑ « Comment la mouvance salafiste carbure aux pétrodollars saoudiens », sur France 24
23. ↑ Robert Gates, From the Shadows, Simon & Schuster (1997)
24. ↑ Le Nouvel Observateur, no 1732, du 15 au 21 janvier 1998, p. 76.
25. ↑ Noam Chomsky, De la propagande, Entretiens avec David Barsamian, collection Fait et cause, Fayard (2002), p. 9
26. ↑ Selon le témoignage d’un de ses hommes paru dans le journal Le Monde du 7 décembre 2001
27. ↑ « Il y a dix ans, le commandant Massoud était assassiné », sur France Soir
28. ↑ « Pakistan: les nouveaux talibans entre deux feux », sur Alternatives-Internationales
29. ↑ Noam Chomsky, Israël, Palestine, États-Unis : Le triangle fatidique, édition remise à jour (mars 1999), p. 10.
30. ↑ « De la guerre saint au terrorisme », de Jakob Gottschau
31. ↑ (en) Steve Coll, The Bin Ladens : The Story of a Family and Its Fortune, Allen Lane (Penguin Group),‎ 2008 (ISBN 978-1-8461-4159-1), p. 376
32. ↑ (en) Steve Coll, The Bin Ladens : The Story of a Family and Its Fortune, p. 381
33. ↑ Ben Laden, l’homme qui vécut deux fois, L’Économiste
34. ↑ (en) Steve Coll, The Bin Ladens : The Story of a Family and Its Fortune, p. 401, 405-408
35. ↑ (en) Steve Coll, The Bin Ladens : The Story of a Family and Its Fortune, p. 401
36. ↑ « Tirs croisés sur la famille royale des Saoud », sur Courrier International
37. ↑ Voir, par exemple, (en) Alija Izetbegovic sur History Commons, et les nombreuses références données.
38. ↑ http://www.lexpress.fr/actualite/monde/la-chasse-aux-terroristes_492039.html
39. ↑ « L’évolution de la politique américaine dans la région de la mer Caspienne », sur Fondation pour la Recherche Stratégique
40. ↑ « Le Pakistan de nouveau menacé par la fracture sunnite-chiite », sur Le Monde
41. ↑ a et b « Islamisme et États-Unis, une alliance contre l’Europe ? », sur Esprit Europeen
42. ↑ (fr)[PDF] Expertise collective des terrorismes en Europe : Actes et synthèses, Saint-Denis La Plaine, Institut national des hautes études de sécurité, 2006, p. 31-32 [lire en ligne (page consultée le 19 novembre 2013)]
43. ↑ (fr) Al-Qaïda, Globalterrorwatch
44. ↑ Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard, Ben Laden – La vérité interdite, Éditions Denoël, Paris, 2001, (ISBN 978-2-207-25320-5), p. ?.
45. ↑ (fr) Espagne : mandat d’arrêt international du juge Garzon contre… Ben Laden !, 18 septembre 2003, Latin reporters
46. ↑ (fr) « INTERPOL publie la 3000e notice rouge de l’année », 14 décembre 2007, Interpol
47. ↑ (fr) Le grand jeu de l’Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais (3), Philippe Raggi, 2004
48. ↑ Qiao Liang, Wang Xiangsui, La Guerre hors limites, Payot, Rivages, 2003, (ISBN 978-2-7436-1149-1)
49. ↑ (en) Avis de recherche du FBI
50. ↑ (fr) [PDF] Expertise collective des terrorismes en Europe, Institut national des hautes études de sécurité, 2006, p. 39
51. ↑ (fr) Site du comité des sanctions contre Al-Qaïda et les Taliban
52. ↑ (fr)[PDF] Résolution 1377 (2001)
53. ↑ (fr) Résolution 1390 (2002)
54. ↑ (fr) Position commune du Conseil du 27 mai 2002 concernant des mesures restrictives à l’encontre d’Oussama ben Laden, des membres de l’organisation Al-Qaïda ainsi que des Taliban et autres personnes, groupes, entreprises et entités associés, et abrogeant les positions communes 96/746/PESC, 1999/727/PESC, 2001/154/PESC et 2001/771/PESC
55. ↑ (en) Fiche de Ben Laden sur le site du FBI
56. ↑ (en) Lost at Tora Bora, Mary Anne Weaver, New York Times, 11 septembre 2005
57. ↑ (en) Bruce Riedel, « Bin Laden’s Wives’ Stories of Post-9/11 Life Casts More Suspicion on Pakistan », The Daily Beast,‎ 8 mars 2012 (lire en ligne)
58. ↑ (en) Bin Laden May Have Lived at Abbottabad Compound for Six Years, Jay Newton-Small, Time Sawampand, 3 mai 2011
59. ↑ La fin de dix ans de traque, Roland Jacquard, France Info, 2 mai 2011
60. ↑ (en) Ron Suskind, The One Percent Doctrine: Deep Inside America’s Pursuit of Its Enemies Since 9/11, Simon & Schuster, 2006, p. 237 ; [2]
61. ↑ « Un nouveau message attribué à Ben Laden », sur Le Figaro
62. ↑ Article du Figaro : Voici la nouvelle vidéo d’Oussama ben Laden, 07/09/2007
63. ↑ Transcription en français du message d’Oussama ben Laden sur le site Contre Info, 08/09/2007
64. ↑ [PDF] Tora-Bora revisited: How we failed to get Bin laden and why it matters today, United States Senate Committee on Foreign Relations, 30 novembre 2009.
65. ↑ Les États-Unis étaient en mesure de capturer Ben Laden en 2001, LeMonde.fr, 29 septembre 2009, (page consultée le 30 septembre 2009).
66. ↑ « Pas d’informations sur Ben Laden depuis des années », NouvelObs.com, mis en ligne le 6 décembre 2009
67. ↑ Coordonnées : 34° 10′ 09″ N 73° 14′ 33″ E
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74. ↑ a et b Osama bin Laden killed : CIA admits waterboarding yielded vital information – The Telegraph du 7 mai 2011
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76. ↑ Ben Laden/opération : l’ONU vigilante, Le Figaro, 4/5/2011
77. ↑ Tf1 News du 5-5-2011
78. ↑ « Al-Qaïda confirme la mort de ben Laden et menace de le venger », sur RFI
79. ↑ « Mort de Ben Laden : les pays renforcent leur sécurité », sur Le Figaro
80. ↑ « Le bilan de l’attentat pour venger Ben Laden s’élève », sur Le Monde
81. ↑ « Les talibans revendiquent un violent attentat au Pakistan pour venger la mort de ben Laden », sur RFI
82. ↑ « Les États-Unis ferment le dossier judiciaire de Ben Laden », Slate,‎ 18 juin 2011 (consulté le 20 juin 2011)
83. ↑ Marc Epstein, « Le cerveau d’Al-Qaeda », L’Express, 11 septembre 2003.
84. ↑ « Comment j’ai préparé le 11-septembre », Le Monde.
85. ↑ (fr) Patrice Claude, « L’étau se resserre sur Oussama Ben Laden », Le Monde,‎ 9 septembre 2009 (lire en ligne)
86. ↑ Alain Rodier, Centre français de recherche sur le renseignement, Raids 275, avril 2009, p. 22-23
87. ↑ (fr) Avis de recherche d’Interpol
88. ↑ New York : le gendre de Ben Laden curieusement bavard lors de son procès, Le Parisien, 20 mars 2014
89. ↑ Ex-al-Qaida spokesman recalls 9/11 with bin Laden, The Washington Post, 20 mars 2014
90. ↑ Le Monde diplomatique, « Al Qaida, une secte millénariste », « Pour en finir avec le monde arabe » ; The Daily telegraph, « Fanatics around the world dream of the Caliph’s return » ; The Observer, « Where terror begins » ; The Hindu, « Zarqawi — terrorist or Islamist crusader? ».
91. ↑ Retour à Al-Khobar, article du magazine Politis, Denis Sieffert.
92. ↑ « Dans ces moments difficiles, de nombreuses idées difficiles à décrire me sont venues à l’esprit, mais à la fin, elles me procuraient une sensation intense de rejet de la tyrannie, et faisait naître en moi la résolution de punir les oppresseurs. »
93. ↑ « Ben Laden, dans la vidéo de 2005, dénonçait « l’oppression et l’embargo qui causa des millions de morts, orchestré par Bush senior en Irak, est le plus grand massacre d’enfants que l’humanité n’ait jamais connue. »
94. ↑ In absolute terms we estimate that perhaps about half a million children under 5 years of age have died, who ordinarily would not have died had the decline in mortality that was prevalent over the 70s and the 80s continued through the 90s, Anupama Rao Singh, directrice de l’Unicef
95. ↑ Al Qaïda / Hezbollah : la concurrence à distance entre deux logiques d’action jihadistes différentes pour la captation des cœurs et des esprits de l’Umma, Rayan Haddad
96. ↑ CNN, 13 février 1999
97. ↑ « Les socialistes sont des infidèles où qu’ils soient, à Bagdad ou à Aden », extrait de la bande enregistrée de février 2003.
98. ↑ « Messages de Ben Laden : de l’info très intoxiquée », Le Matin, 25 janvier 2010.
99. ↑ « 11-septembre : “dix-neuf jeunes ont réussi à dévier la boussole” », Le Monde, 9 septembre 2007.
100. ↑ Mark Trevelyan, « Ben Laden change d’image, pourrait signaler des attentats », Le Monde, 8 septembre 2007.
101. ↑ « Oussama Ben Laden menace l’Europe et le pape dans un nouveau message », Le Monde, 20 mars 2008.
102. ↑ « Al Jazeera english », 7 mai 2011
103. ↑ « Oussama clips : la période nostalgia », Huyghe.fr, 8 mai 2011.
104. ↑ a et b Ibrahim Warde, Contes et légendes de l’argent du terrorisme, Le Monde diplomatique, septembre 2007 (extrait de Propagande impériale & guerre financière contre le terrorisme) 200.
105. ↑ (en) Article sur elwatan.com
106. ↑ Miniter, Disinformation, Regenery, p. 33-38
107. ↑ « Pour Ryad, la mort de Ben Laden est « pure spéculation » », sur Le Figaro
108. ↑ Benazir Bhutto: Bin Laden killed, de setfree69, Youtube
109. ↑ Tunistribune.com
110. ↑ (fr) Reuters, « Ben Laden : films porno dans sa cache », sur Le Figaro,‎ 14 mai 2011 (consulté le 24 juin 2011)
111. ↑ (fr) Adrien Gaboulaud, « Ben Laden aimait le Coca et le bon shampooing… notamment », sur France Soir,‎ 4 mai 2011 (consulté le 24 juin 2011)
112. ↑ (fr) Adrien Gaboulaud, « Quand Washington tente de saper le mythe Ben Laden », sur Le JDD,‎ 14 mai 2011 (consulté le 24 juin 2011)
113. ↑ « Ben Laden : l’enquête-choc sur un « terroriste planétaire » », Rue89, 5 novembre 2008.
114. ↑ « Ben Laden, le vrai visage d’un « illuminé » », Bakchich, 18 novembre 2008.
115. ↑ Actua BD : Mohamed Sifaoui, Ben Laden dévoilé. Ce n’est pas du courage
v • m
Les dix fugitifs les plus recherchés du FBI

Au 18 septembre 2014 Víctor Manuel Gerena (en) • Glen Stewart Godwin • Robert William Fisher • Alexis Flores (en) • Jason Derek Brown (en) • Eduardo Ravelo • Semion Mogilevich • Fidel Urbina (en) • Bradford Bishop (en) • Eric Matthew Frein (en)

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AL QAÏDA

A part quelques,détails prés que l’on a omis de vous dévoilés comme le fait ,qu’AL-Qaîda était un groupe ,qui faisait partie de la NSA(je sais ,ce que vous allez me dire, il raconte des conneries ,il yoyote de la touf ,bref il déconne ),mais al qaîda est un groupe terroriste ,d’ailleurs, ils font les deux pour aider le gouvernement Américain et les autres(sultans ou émir du QATAR ,pour travailler en corrélation avec la cia,mossad,bref les services secret ),moi aussi je croyais que c’était ,un bon ,gros groupe terroriste, comme dans le temps des ACTION DIRECTE,ETA,IPARRETARRAK ,EH BEN j’avais faux AL QAÏDA n’est ni plus ,ni moins qu’une agence de renseignement ,qui fait partie de la NSA,comme la cia ,le ,fbi,la dea,le nbc

Al-Qaïda
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Al-Qaïda
القاعدة

Devise : Drapeau le plus fréquemment utilisé par Al-Qaïda. Le texte écrit en arabe est la chahada, la profession de foi musulmane.
________________________________________
Idéologie Salafisme djihadiste, panislamisme, antioccidentalisme

Objectifs Établissement d’un califat dans le monde musulman,
instauration de la charia,
destruction ou affaiblissement du monde occidental

Statut Actif
Fondation
Date de formation 1988-1992

Fondé par Abdallah Azzam (mort) et Oussama ben Laden (mort)

Pays d’origine Afghanistan

Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, véhicules piégés, Détournements d’avions, etc.

Nombres d’attaques imputées 313 entre 2004 et 20081

Victimes (morts, blessés) 3010 entre 2004 et 20081

Zone d’opération Monde
Période d’activité depuis 1987

Organisation
Chefs principaux • Oussama ben Laden († 2011)
• Ayman al-Zawahiri

Membres entre 500 et 1000 actifs en 2001
Composée de Al-Qaïda en Irak (AQI)
(2004-2006)
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)
(depuis 2007)
Brigades Abdullah Azzam
(depuis 2009)
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA)
(depuis 2009)
Al-Shabbaab
(depuis 2010)
Front al-Nosra
(depuis 2012)
Al-Mourabitoune
(depuis 2013)
Al-Qaïda dans le sous-continent indien
(depuis 2014)
Financement Prise d’otage, braquage, sociétés écrans, organisations caritatives2

Groupe relié Organisations et personnes considérées par l’ONU comme proches d’Al-Qaïda ou des talibans

Répression
Considéré comme terroriste par Arabie saoudite, Yémen, États-Unis, Canada, Union européenne, Australie, Russie, Inde, Turquie, Japon[réf. nécessaire]

Guerre d’Afghanistan, conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan

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Al-Qaïda (arabe : القاعدة al-qā’ida, « la Base ») est un mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama ben Laden en 1987. D’inspiration sunnite fondamentaliste, il prend ses racines dans l’idéologie de Sayyid Qutb et celle de l’activiste kharidjite Abdel Salam Faraj, et considère que les gouvernements « croisés » (occidentaux), avec à leur tête celui des États-Unis, interfèrent dans les affaires intérieures des nations islamiques et ce dans l’intérêt unique des sociétés occidentales. Il a recours au terrorisme pour faire entendre ses revendications.
Al-Qaïda a émergé de l’organisation Maktab al-Khadamāt, constituée pendant la première guerre d’Afghanistan par Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d’URSS. Maktab al-Khadamāt servait à relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques.
Les actions revendiquées au nom d’Al-Qaïda sont considérées comme des actes terroristes par l’essentiel des États et des observateurs. Le groupe est placé sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l’Union européenne3, du Royaume-Uni4, de l’Australie, de la Russie, de l’Inde et de la Turquie5. Sans dresser de liste officielle, la France considère elle aussi Al-Qaïda comme groupe terroriste6. L’ONU fait paraître une liste des entités et des personnes proche d’Al-Qaïda, qui sont à ce titre sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies7. L’Union européenne met elle aussi en place des « mesures restrictives » contre Al-Qaïda et les groupes associés8.
La plus retentissante opération menée par Al-Qaïda est celle conduite sur le sol américain le 11 septembre 2001.Viennent ensuite les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca9, les attentats du 11 mars 2004 à Madrid10 et ceux du 7 juillet 2005 à Londres11.
Bien qu’Al-Qaïda soit le nom le plus communément utilisé, le groupe s’est exprimé en 2003 sous le nom de Qaïda Al-Jihad, « la base du jihad » (arabe قَاعِدَة ٱلْجِهَاد, qāʿida al-jihād).
Sommaire
• 1 Histoire
o 1.1 Après le 11 septembre
• 2 Attentats attribués à Al-Qaïda
• 3 Liste des principaux acteurs
o 3.1 Chefs régionaux ou émirs
o 3.2 Anciens chefs
• 4 Thématique
o 4.1 Le terrorisme comme moyen de réponse
o 4.2 Les répercussions du terrorisme islamiste
o 4.3 L’argent d’Al-Qaïda
o 4.4 Scandales liés aux témoignages de certains experts
• 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
 5.1.1 Études
 5.1.2 Documents
o 5.2 Articles connexes
o 5.3 Liens externes
• 6 Notes et références
Histoire

Oussama ben Laden en 1997.
À l’origine, Al-Qaïda est fortement lié à la Première Guerre d’Afghanistan. Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahidines avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d’autres organisations islamistes, des organisations caritatives et par la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d’enrayer et d’abattre la puissance de l’URSS, désignée comme « Empire du Mal » par l’administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou. En 1986, Oussama ben Laden, ancien étudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l’activité du groupe, rejoint le front.
En août 1988, deux réunions regroupant notamment Abdullah Azzam, Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri et Mohammed Atef ont lieu pour déterminer l’orientation future du djihad. Les participants s’accordent pour créer une nouvelle organisation pour continuer le djihad après le retrait des Soviétiques d’Afghanistan, mais sans préciser quels seront ses buts exacts. L’organisation est initialement appelée al-Qaeda al-Askariya (« la base militaire »)12. Oussama ben Laden a expliqué l’origine de ce terme dans une vidéocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d’al-Qaeda fut établi il y a longtemps et par hasard. Le défunt Abu Ebeida El-Banashiri avait établi les camps d’entraînement pour nos Moudjahiddines contre le terrorisme de la Russie. Nous avions l’habitude d’appeler le camp d’entraînement “la base”, soit “al-Qaeda”. ». Le camp d’entrainement en question se trouvait près de Jalalabad13.
En novembre 1989, Abdullah Azzam est assassiné dans un attentat dont les responsables n’ont pas été identifiés. Cet assassinat pourrait être lié à une divergence sur la nature du djihad : Azzam s’opposait à des conflits entre musulmans. À la suite de la disparition d’Azzam, Al-Qaïda se retrouve dirigée essentiellement par des membres du djihad islamique égyptien tels qu’al-Zawahiri qui prônent le renversement des dirigeants arabes non-islamiques, en particulier celui de Hosni Moubarak en Égypte14.
En 1989, Oussama ben Laden prend le contrôle du Maktab al-Khadamāt à la suite de la mort d’Abdullah Azzam.
Après la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden organise la formation des moudjahiddines arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaïda13.
Pour l’ensemble de la communauté internationale, Al-Qaïda existe. C’est une organisation poursuivie, entre autres, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’OTAN, l’Union européenne, l’Union africaine et le Conseil européen.
Les camps d’entraînement d’Al-Qaïda ont formé des milliers d’islamistes militants à travers le monde. À leur retour, les « Afghans » (moudjahiddines partis en Afghanistan) appliquèrent plus tard leur entraînement dans différents conflits dans le monde comme en Algérie, en Tchétchénie, aux Philippines, en Égypte, en Indonésie, au Tadjikistan, en Somalie, au Yémen, dans les Balkans15 (Kosovo et en Bosnie-Herzégovine). Pour son financement, Al-Qaïda a bénéficié, en autre, de l’appui de l’organisation « caritative » International Islamic Relief Organization. On peut faire remonter à février 1998 la date où Al-Qaïda cesse de n’être qu’un réseau pour devenir une réelle organisation. En effet, le 23 février 1998 est publié un « Appel au djihad pour la libération des Lieux saints musulmans » du Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés16. Ce texte est signé par Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri (Jihad islamique égyptien), Ahmed Taha (Gamaa al-Islamiya), Moulana Mir Hamza (Jamiat Ulama Pakistan), Abdel Salam Mohammed (Harkat-ul-Jihad-al-Islami/Bangladesh) et Moulana Fazil Al Ruhman Khalil (Harkat-ul-Jihad-al-Islami/Bangladesh). Le texte proclame : « Tous ces crimes et exactions commis par les Américains représentent une déclaration de guerre franche contre Dieu, son prophète et les musulmans (…) En conséquence, et en accord avec les commandements d’Allah, nous publions la fatwa suivante à destination de tous les musulmans : “Tuer les Américains et leurs alliés civils et militaires est un devoir individuel pour chaque musulman qui peut le faire partout où il lui est possible de le faire jusqu’à la libération de la mosquée al-Aqsa et de la mosquée Al Haram de leur mainmise.” ». C’est à cette époque qu’Al-Qaïda commence de réelles campagnes d’attentats : dès le mois d’août, deux ambassades américaines sont visées13.
Le 15 octobre 1999, à la suite de ces exactions et de sa collusion avec l’Émirat islamique d’Afghanistan des Talibans, le conseil de sécurité met en place le Comité créé par la résolution 1267 (1999) chargé de la promotion de la lutte contre Al-Qaïda, les Talibans et les personnes et entités qui leur sont associées à l’échelon mondial. Selon le journaliste Lawrence Wright, qui a reçu le prix Pulitzer pour The Looming Tower: Al-Qaïda and the Road to 9/11 (La Guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme), près de 80 % des membres d’Al-Qaïda en Afghanistan ont été tués pendant la phase initiale de la guerre d’Afghanistan de 2001 et deux tiers de ses cadres été capturés ou tués.
Après le 11 septembre
Les attentats du 11 septembre 2001 constituent l’opération la plus retentissante d’Al-Qaïda. Ces attentats déclenchent aussi une réponse virulente des États-Unis, soutenus par d’autres pays. Ils envahissent l’Afghanistan fin 2001 dans le but déclaré d’anéantir Al-Qaïda. Celle-ci perd ses camps d’entraînement, et ses membres sont en fuite. La CIA et des services secrets et les forces de l’ordre d’autres pays tentent de repérer et démanteler les groupuscules de membres d’Al-Qaïda dans le monde. Cette offensive dans la « guerre contre le terrorisme » a fortement affecté Al-Qaïda17. Selon Alain Chouet, ancien directeur du service de renseignement de sécurité de la DGSE, « comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j’estime, sur la base d’informations sérieuses, d’informations recoupées, que Al Qaida est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002 »18.
Cette situation conduit à une mutation de la mouvance Al-Qaïda, qu’il est de plus en plus difficile de considérer comme une organisation structurée19 L’Al-Qaïda du 11 septembre pourrait ne plus exister, mais elle laisse place à des cellules locales indépendantes. Celles-ci, incapables d’organiser des attentats d’envergure, s’attaquent à des cibles vulnérables comme les rues de Casablanca ou les habitations de Riyad17.
Ces cellules qui commettent des attentats dans leur propre pays ressortent d’une sorte de « franchisage » du « label » Al-Qaïda. Elles sont sans lien direct avec les chefs historiques d’Al-Qaïda, mais agissent au nom d’Al-Qaïda, ou leurs actions sont revendiquées après coup par ben Laden ou al-Zawahiri, ou encore, les autorités locales, la presse ou l’opinion publique attribuent l’action à Al-Qaïda. « Les cibles sont suffisamment larges (tout ce qui relève de la présence occidentale, du judaïsme ou des intérêts américains) pour qu’il se passe toujours quelque chose quelque part, donnant ainsi l’impression qu’Al-Qaïda est partout19. »
Dans les années qui ont suivi, plusieurs mouvements ont fait allégeance à ben Laden et ont pris le nom d’Al-Qaïda :
• Al-Qaïda en Irak, issu du groupe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui en 2004 ;
• Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), nouveau nom du GSPC qui a revendiqué les attentats du 11 avril 2007 à Alger ;
• Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), branche d’Al-Qaïda au Yémen et en Arabie saoudite depuis 2009.
Le 10 juillet 2005, Abou Abd Al-Aziz, un lieutenant d’Al-Qaïda a été arrêté à Bagdad, après un raid de l’armée américaine. Selon l’état-major américain, Abou Abd Al-Aziz était « un dirigeant d’une cellule terroriste à Bagdad ainsi qu’un responsable des opérations pour Al-Qaïda en Irak ». Le 14 juillet 2005, Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, alias Abou Saba, a été arrêté à Ramadi en Irak. Il faisait partie du réseau Al-Qaïda en Irak. On le soupçonnait d’être responsable de l’assassinat de Ihab Al-Chérifet, chargé d’affaires égyptien, ainsi que d’un diplomate de Bahreïn.
En janvier 2006, sa branche irakienne participe à la fondation du Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. Le 7 juin 2006, le chef d’Al-Qaïda en Irak Abou Moussab Zarqaoui est tué pendant un raid aérien américain20.
Parmi les « filiales » de ce réseau, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) dispose d’une branche média nommée Al-Malahem Media Production pour sa propagande21.
Le 24 mars 2008, le no 2, Ayman al-Zawahiri, dans un message radiophonique — le troisième en une semaine — diffusé par le réseau as-Sahab, appelle les musulmans à de nouvelles attaques contre les intérêts juifs et américains dans le monde et de « surveiller les cibles, collecter de l’argent, apporter l’équipement, effectuer les préparatifs, et ensuite — en invoquant Allah — rechercher le martyre et le paradis »[réf. nécessaire]. Cependant, il règne une grande confusion sur la nature même d’Al-Qaïda. Tantôt dépeinte comme une organisation terroriste structurée dont Oussama ben Laden serait le chef, tantôt comme une nébuleuse de mouvements djihadistes ou encore comme un réseau de cellules terroristes indépendantes, nul n’est en mesure de définir clairement la structure d’Al-Qaïda.
Selon The Economist, Al-Qaïda serait sur la défensive depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres : ses chefs sont isolés parmi des tribus du Pakistan, dans le but de se soustraire aux attaques des forces armées américaines, et ses supporteurs dénoncent publiquement son idéologie. Par ailleurs, les services secrets occidentaux sont convaincus qu’Al-Qaïda a tenté, sans succès, de faire exploser des avions transatlantiques en 200622.
Entre 2008 et 2009, 11 des 20 personnages les plus recherchés du réseau ont été neutralisés. Les dirigeants intermédiaires ont quasiment tous disparu, la plupart ont été tués dans des attaques de drones23.
Le 2 mai 2011, Oussama ben Laden, le fondateur d’Al-Qaïda, est tué d’une balle dans la tête, à Abbottabad, non loin de Islamabad au Pakistan, lors d’une opération militaire au sol qui a été ordonnée par le président Barack Obama et menée par une vingtaine de SEAL (commandos de l’US Navy). Son corps a été récupéré par les forces spéciales américaines qui l’auraient ramené en Afghanistan, avant d’immerger sa dépouille en haute mer au large des côtes pakistanaises24. Le président des États-Unis a commenté la mort du terroriste lors d’une allocution le soir même. L’annonce a provoqué plusieurs manifestations patriotiques spontanées à travers tout le territoire américain.
Article détaillé : Mort d’Oussama ben Laden.
La mort de Ben Laden constitue un coup très dur pour l’organisation, qui perd sa figure la plus charismatique. À l’heure actuelle, aucun de ses lieutenants, pas même l’idéologue Ayman al-Zawahiri, considéré jusqu’ici comme le no 2 de la nébuleuse, ne semblent pouvoir prétendre aujourd’hui à une telle aura.
Attentats attribués à Al-Qaïda
Article détaillé : Liste des attentats attribués à al-Qaïda.

Décombres après les attentats du 11 septembre 2001.

Image satellite d’un des camps d’entrainement d’Al-Qaïda en Afghanistan visé par les frappes américaines de 1998.
Al-Qaïda est soupçonné d’être responsable des attaques à la bombe sur les ambassades des États-Unis de Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie) en août 1998, tuant plus de 300 personnes et blessant plus de 5 000 autres. Al-Qaïda avait aussi projeté des attaques contre les touristes américains et israéliens visitant la Jordanie lors des célébrations du millénaire ; toutefois les autorités jordaniennes ont contrecarré les attaques prévues et ont mis en examen 28 suspects. Al-Qaïda a aussi tenté une attaque à la bombe à l’aéroport de Los Angeles pendant les vacances du millénaire, mais le porteur de la bombe a été arrêté à la frontière canadienne.
Al-Qaïda affirme[réf. nécessaire] avoir abattu des hélicoptères et tué des soldats américains en Somalie en 1993, et revendique[réf. nécessaire] également des attaques à la bombe ciblant des troupes américaines à Aden (Yémen) en décembre 1992. Sans doute impliquée dans les attaques à la bombe du World Trade Center en 1993 et contre le personnel militaire à Dhahran (Arabie saoudite), elle est également soupçonnée d’être responsable de l’attentat à la bombe contre le destroyer américain USS Cole en octobre 2000. La plus destructrice des actions attribuées à Al-Qaïda est la série d’attaques sur les États-Unis du 11 septembre 2001, une attaque que le porte-parole du groupe, Souleymane Abou Ghaith aurait revendiquée sur une vidéo largement diffusée en octobre 2001. Ben Laden a lui aussi revendiqué le montage de cette opération, notamment à travers une vidéo où il explique les raisons de cette attaque aux Américains.
Alors qu’en mars 2014 il témoigne dans le procès qui lui est intenté à New-York pour « complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes » Souleymane Abou Ghaith, qui est aussi le gendre d’Oussama ben Laden, explique qu’au soir du 11 septembre 2001 ce dernier lui aurait confirmé avoir organisé les attentats25,26.
Le 6 janvier 1995, le plan opération Bojinka a été arrêté.
Plusieurs attaques et tentatives d’attaques depuis le 11 septembre 2001 ont été attribuées à Al-Qaïda, y compris l’attentat raté à la chaussure piégée par Richard Reid (qui s’est déclaré partisan d’Oussama ben Laden), l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie, et des attentats manqués en Jordanie, en Indonésie, au Maroc et à Singapour. Le réseau a de plus été impliqué dans l’enlèvement et le meurtre du journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl et a été suspecté de complicité dans l’attentat à la bombe d’une boîte de nuit à Bali, en Indonésie.
En septembre et octobre 2001, à la suite de la découverte d’un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis en France, des suspects ont été arrêtés.
Le 23 décembre 2001, Richard Reid a essayé de faire exploser le vol 63 d’American Airlines. Il a été maîtrisé et arrêté.
En 2002, les membres d’Al-Qaïda ont attaqué le Limburg au Yémen.
Al-Qaïda aurait un réseau d’influence mondial, avec des cellules dans un certain nombre de pays et des liens étroits avec les réseaux extrémistes sunnites. Ben Laden et ses lieutenants ont trouvé refuge en Afghanistan sous le régime des Talibans dans les années 1990. Le groupe avait un grand nombre de camps d’entraînement là-bas, et à la fin des années 1990 les Talibans eux-mêmes devinrent effectivement subordonnés à Al-Qaïda. Depuis l’attaque des États-Unis, des membres du groupe sont suspectés de fuir vers les zones tribales du Pakistan, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa et le Balouchistan.
Al-Qaïda entretient des relations très étroites avec nombre d’autres organisations terroristes islamiques comme le groupe indonésien extrémiste Jemaah Islamiyah.
Les spécialistes de l’organisation affirment que la structure non hiérarchisée du réseau d’Al-Qaïda est à la fois sa force et sa faiblesse. En effet, la structure décentralisée permet à Al-Qaïda d’avoir une base mondiale ; cependant, les actions impliquant un haut degré d’organisation, comme les attaques du 11 septembre, prennent beaucoup de temps et d’efforts à mettre en œuvre. Les efforts des États-Unis et des autres nations pour perturber l’organisation d’Al-Qaïda ont été des succès partiels. Les attaques menées par Al-Qaïda depuis lors ont en effet été plus simples, impliquant moins de personnes.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité le 16 janvier 2002 d’établir un embargo et de geler les capitaux d’Oussama ben Laden et des Talibans restants.
Le 7 janvier 2015, l’attentat à Paris dans les locaux du journal Charlie Hebdo est revendiqué une semaine plus tard par Al-Qaïda au Yémen dans une vidéo. Les frères Kouachi (Cherif Kouachi, Saïd Kouachi) sont entrés et ont tué 12 personnes. Retrouvé deux jours plus tard dans une usine, ils sont abattus par le GIGN. Au même moment, un troisième terroriste (Amedy Coulibaly) tue quatre personnes dans une épicerie Hyper Casher et prend en otage une quinzaine de personnes ; il est tué lors de l’intervention du RAID et de la BRI.
Liste des principaux acteurs
• Ayman al-Zawahiri, no 1.
• Nasser al-Wouhayshi, no 227, Yéménite, ancien secrétaire d’Oussama ben Laden: Al-Qaïda dans la péninsule arabique, fusion des branches saoudienne et yéménite.
• Saif al-Adel, (ancien chef par interim à la suite de la mort de Ben Laden), responsable de la branche militaire d’Al-Qaïda.
• Abou Mohamed al-Masri, responsable de la propagande et donc de la réalisation et de la diffusion des messages audio et vidéo.
• Ahmed al-Hisawi, nom de guerre Cheikh Saïd, responsable des finances depuis 1998.
• Mohammed Moustapha al-Yemeni, responsable opérationnel de la nébuleuse28.
• Adnan al Khairi al Masri, chef du commandement général28.
Chefs régionaux ou émirs
• Abou Mohammed al-Joulani pour la Syrie
• Abdelmalek Droukdal pour l’Algérie
• Amin ul-Haq pour le sous-continent indien (région indo-pakistanaise).
• Farman Shinwari pour le Pakistan29
• Fahd al-Iraqi, pour la région frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan30.
• Mohammad Omar, fut le chef des Talibans d’Afghanistan et le chef d’État de facto de ce pays de 1996 à 2001. Selon les autorités afghanes, il est réfugié à Quetta au Baloutchistan.
• Salah al-Awadi pour le Moyen-Orient.
• Saoud al-Aouataybi pour le Golfe Persique.
• Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurashi pour l’Irak (a fait scission en 2014 et crée l’Etat Islamique31).
• Moushin al-Fadhli, responsable pour l’Iran32.
• Hamza Ali Saleh al Dhayani pour le Yémen.
• Mohamed Nasser al-Wahchi, pour l’Afrique.
Anciens chefs
• Mohammed Atef, ancien no 3, tué en Afghanistan au cours d’un bombardement américain fin 2001.
• Khalid Cheikh Mohammed, ancien no 3, arrêté au Pakistan en février 2003.
• Nabil Sahraoui, chef pour l’Algérie, tué en juin 2004.
• Habib Akdash pour le Grand Orient (Syrie, Jordanie, Liban, Turquie). Tué en 2004 lors d’un bombardement américain.
• Abdelkrim al-Medjati, chef pour le Maghreb et l’Europe, tué à Riyad en Arabie saoudite le 5 avril 2005.
• Abou Faraj al-Libbi, responsable des opérations extérieures, depuis avril 2004. Arrêté au Pakistan le 3 mai 2005.
• Abou Abd Al-Aziz, arrêté à Bagdad en juillet 2005
• Abou Saba de son vrai nom Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, arrêté à Ramadi en juillet 2005.
• Abou Moussab al-Zarqaoui de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khalayleh, chef pour l’Irak, tué à Bakouba au cours d’un bombardement américain le 7 juin 2006.
• Aereef Sumarso pour l’Asie du Sud-Est, arrêté en juin 2007 par la police indonésienne.
• Mehdat Mursi, nom de guerre Abou Khabab, responsable de la sécurité interne depuis 2002, il dirigeait la 55e brigade arabe. Tué au Pakistan le 28 juillet 2008.
• Abou Jihad al-Masri, propagandiste, tué au Pakistan le 31 octobre 2008.
• Fahid Mohammed Ally Msalam pour le Pakistan, tué le 1er janvier 2009 par un drone américain, avec son lieutenant Cheikh Ahmed Salim Swedan.
• Tohir Yo‘ldosh, chef pour l’Asie centrale. Tué au Waziristan par une attaque de drone américain le 27 août 2009.
• Saleh Ali Saleh Nabhan, commandant militaire en Somalie, tué le 14 septembre 2009.
• Saleh al-Somali, tué en décembre 2009.
• Abdul Haq al-Turkistani, membre du conseil exécutif et leader du Mouvement islamique du Turkestan oriental, tué le 14 février 2010 par un drone américain au Pakistan.
• Abou Hamza Al-Mouhajer pour l’Irak (Al-Qaïda en Irak), tué lors d’une opération militaire dans les environs de Tikrit le 18 avril 2010.
• Hamid Daoud Muhammad Khalil al-Zawi, le chef de l’État islamique d’Irak, tué lors d’une opération militaire dans les environs de Tikrit le 18 avril 2010 par l’armée américaine.
• Moustapha Abou al-Yazid, alias « Saïd », chef pour l’Afghanistan, tué par un drone américain au Nord-Waziristan le 21 mai 2010.
• Cheikh Mohammad Fateh al-Masri pour l’Afghanistan33. Tué le 25 septembre 2010 à Datta Khel au Nord-Wazirisan par un drone américain.
• Oussama ben Laden, ancien no 1. Tué au Pakistan le 2 mai 2011, vers 1h30 du matin à la suite d’un assaut mené par des forces spéciales américaines dans un bâtiment fortifié d’Abbottabad.
• Fazul Abdullah Mohammed pour la Corne de l’Afrique depuis fin 200934, tué le 8 juin 2011 par la police somalienne.
• Atiyah Abd-al Rahman, ex-no 2, tué au Pakistan par un drone américain le 22 août 201135.
• Abou Hafs al-Chahri, chef opérationnel de la nébuleuse pour le Pakistan36. Tué au Pakistan (Nord-Waziristan) par un drone américain le 11 septembre 2011.
• Badr Mansour, haut-responsable du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et chef opérationnel d’Al-Qaïda pour le Pakistan37, tué le 9 février 2012 par un drone américain à proximité de la frontière pakistano-afghane.
• Fahd Mohammed Ahmed al-Quso, chef des opérations extérieures d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), tué par un drone américain au Yémen le 6 mai 201238.
• Abu Yahya al-Libi, ancien no 2 39, idéologue et porte-parole. Tué au Pakistan par un drone américain le 4 juin 201240.
• Moez Garsallaoui, recruteur pour Al-Qaïda en Europe, tué le 10 octobre 2012 par un drone américain à Mir Ali au Pakistan41.
• Khaled ben Abdel Rahmane al-Hussaïnane, successeur présumé d’Abu Yahya al-Libi42 et candidat potentiel à la succession d’Ayman al-Zawahiri à la tête de la nébuleuse43, tué par un drone américain au Nord-Waziristan le 6 décembre 2012.
• Abdelhamid Abou Zeid, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique pour la zone sahélienne, abattu près d’Aguel’hoc au Mali par un bombardement aérien français le 22 ou le 23 février 201344.
• Anas al-Liby, spécialiste informatique pour le compte d’Al-Qaïda et cerveau présumé des attentats contre les ambassades américaines en Afrique en 1998. Capturé au cours d’une action de contre-terrorisme menée conjointement par des commandos du FBI et des agents de la CIA à Tripoli en Libye, le 5 octobre 201345.
• Abou Khaled al-Souri, représentant d’Al-Qaïda en Syrie, médiateur entre le Front al-Nosra et l’État islamique en Irak et au Levant et ancien disciple d’Oussama Ben Laden. Tué à Alep, dans un attentat-suicide, le 23 février 201446.
• Ibrahim Ben Shakaran, djihadiste marocain, ancien détenu de Guantanamo et recruteur pour le compte d’Abou Moussab al-Zarqaoui en Irak, tué en Syrie en avril 201447.
Thématique
Le terrorisme comme moyen de réponse

Le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan a opposé au Waziristan, qui fait partie des régions tribales, des membres d’Al-Qaïda et des Talibans contre l’armée régulière pakistanaise, alliée des États-Unis, entre 2004 et 2006. Achevée en septembre 2006, l’arrêt des hostilités a coïncidé avec une reprise des violences en Afghanistan, de l’autre côté de la frontière. Cette guerre à redémarré en 2009.
Les adversaires des actions menées par les États-Unis et les pays occidentaux au Proche-Orient et dans le monde soutiennent que les actions du gouvernement américain (et de son allié israélien) ont provoqué une forte opposition parmi les peuples arabes et musulmans, et que le terrorisme est le stade ultime des réactions qui en résultent. Selon eux, ces actions sont notamment :
• le soutien des États-Unis à l’État d’Israël (en raison de son occupation de la Cisjordanie, du plateau du Golan en Syrie, et des fermes de Shebaa encore occupées au Liban) ;
• l’utilisation des bases saoudiennes par les forces alliées attaquant l’Irak en 1991 pour libérer le Koweït) (à l’invitation de l’Arabie saoudite). Lieu de naissance de l’islam, la péninsule arabe est considérée comme une Terre Sainte pour les musulmans dont certains estiment que la présence de non-musulmans en ce lieu est contraire à l’islam;
• l’embargo de l’Irak décidé par les États-Unis à la suite de la Guerre du Golfe, qui a compliqué l’approvisionnement en médicaments et entraîné la mort de plus de 500 00048 enfants irakiens49,50
• les bombardements de l’Irak, en vertu des résolutions des Nations unies, par les États-Unis et le Royaume-Uni entre 1991 et la guerre en Irak de 2003 et que certains considèrent comme illégaux.
• l’appui des États-Unis à certains dictateurs du Moyen-Orient, dont Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988 ;
• le bombardement par les États-Unis d’une usine pharmaceutique au Soudan en 1998 à la suite des attentats des ambassades américaines en Afrique suivi par un embargo sur des produits médicaux essentiels entraînant la mort de plusieurs milliers de personnes[réf. nécessaire] ;
Les répercussions du terrorisme islamiste
Selon le géostratégiste Gérard Chaliand, le terrorisme islamiste n’est qu’un épiphénomène qui, bien que mobilisant fortement les médias et l’opinion publique, n’a pas de conséquences sur le cours de l’histoire. Toujours selon lui : que ce soit par les pertes humaines occasionnées finalement minimes en comparaison avec des guerres entre États, des effectifs mobilisés ou des conséquences politiques, son action n’a que des conséquences nulles ou quasi nulles, à la manière des terroristes anarchistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, aujourd’hui tombés dans l’oubli.
Antoine Sfeir a une analyse proche. Selon lui Ben Laden a déjà échoué et ne réussira pas dans son projet principal qui est de rassembler l’essentiel du monde musulman du Maghreb au Machrek dans un califat recréé regroupant tous les croyants.
Les conséquences semblent plutôt indirectes et le fait des politiques sécuritaires ou des attitudes belliqueuses justifiées par la nécessité de lutter contre la « menace terroriste ». Cependant, de nombreux pays musulmans prennent peu à peu des orientations politiques et sociales plus en adéquation avec les préceptes islamistes, entraînant lentement mais sûrement une islamisation profonde de leurs populations[réf. nécessaire].
L’argent d’Al-Qaïda
Le rapport du département du Trésor concernant les avoirs des terroristes évoque 8 millions de dollars d’avoirs d’Al-Qaïda bloqués en 2006 et 11 millions en 200751.
Selon le gouvernement afghan, l’argent qui permet à Al-Qaïda de mener ses combats proviendrait en grande partie de riches et pieux donateurs privés vivant dans la péninsule arabique. Il transite par la place financière de Dubaï : « Comment expliquez-vous qu’il n’y ait jamais d’attentat islamiste à Dubaï, terre d’islam où l’alcool coule à flot ? C’est très simple : certains pays arabes du Golfe ont acheté leur quiétude aux groupes terroristes ! »52
Scandales liés aux témoignages de certains experts
Le rôle de la CIA fait l’objet d’un débat, notamment à l’extrême gauche mais aussi dans le monde du renseignement53 : l’agence américaine aurait entraîné et donc donné naissance à l’organisation terroriste pour combattre les Soviétiques. Cette hypothèse fut défendue et développée le 8 juillet 2005 par Robin Cook, ancien ministre des affaires étrangères et député travailliste qui s’opposa violemment à l’intervention en Irak et à la politique pro-américaine de Tony Blair. Il affirma dans le Guardian « Ben Laden fut le produit d’une erreur de calcul monumentale de la part des agences de renseignements occidentales. Il fut armé par la CIA pendant les années 1980 et financé par l’Arabie saoudite pour porter le jihad contre l’occupation russe en Afghanistan. Al-Qaïda, qui signifie littéralement la « base de données », était originellement les fichiers informatiques regroupant les milliers de moujahidines recrutés et formés par la CIA pour vaincre les Russes »54. D’autres vont encore plus loin, comme Antoine Sfeir qui a déclaré fin novembre 2008 que : « Al-Qaïda sert les intérêts des Américains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaïda n’existe que dans l’imaginaire et est uniquement destinée à détruire le monde arabe et à l’empêcher de se moderniser. Ainsi, l’émiettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra à Israël de progresser et de diriger la région »55.
Maloy Krishna Dhar, ancien directeur adjoint du renseignement indien, affirme qu’Al-Qaïda aurait été organisé par l’ISI pakistanaise à la demande de la CIA et du MI656.
Le journaliste Seymour Hersh travaillant pour The New Yorker et qui avait déjà fait éclater le scandale de la prison d’Abou Ghraib, dans une conférence au Caire, a émis [Quand ?] l’opinion que Dick Cheney, Elliott Abrams et le prince saoudien Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud continuent de financer des membres du réseau Al-Qaïda, dans des opérations secrètes au Liban et en Iran (deux pays à majorité chiite, le sunnisme n’est pas reconnu comme minorité religieuse en Iran), visant à déstabiliser ces deux pays en poussant à des luttes interconfessionnelles. Ils pousseraient également l’Iran à une manœuvre qui donnerait une raison à son attaque par les États-Unis57.
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia :
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Bibliographie
Études
• Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2-9525571-5-2)
• Alain Bauer, Xavier Raufer, L’énigme Al-Qaïda, Éditions Jean-Claude Lattès, 2005, (ISBN 2-7096-2743-4)
• François Burgat, L’Islamisme à l’heure d’Al-Qaïda, La Découverte, 2005
• Jason Burke, Al-Qaïda : la véritable histoire de l’islam radical, La Découverte, 2005
• Guillaume Dasquié, Al-Qaïda vaincra, Éditeur Éditions Privé, 2005, (ISBN 2350760359)
• Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, Éditions Xenia, 2006, (ISBN 978288920045[à vérifier : ISBN invalide])
• Roland Jacquard, Attame Tazaghart, Ben Laden, la destruction programmée de l’Occident, Picollec, 2004, (ISBN 2-86477-204-3)
• Richard Labévière, Les coulisses de la terreur, Grasset, 2003
• Éric Laurent, La Face cachée du 11 septembre, éd. Plon, 2004
• Alain Rodier, Al-Qaïda : les connexions mondiales du terrorisme, Ellipses, 2006, (ISBN 272982829X)
• Isabelle Sommier, Le terrorisme, Flammarion, coll. Dominos, 2000
• Lawrence Wright, La guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme islamiste, Robert Laffont, 2007, 440 p.
• Que disent les savants de l’Islam sur le Terrorisme ?, Le Comité des Grands Savants d’Arabie saoudite, éditions Anas 2004 (ISBN 9-96043-913-8[à vérifier : ISBN invalide]).
Documents
• Farhad Khosrokhavar, Quand Al-Qaïda parle : Témoignages derrière les barreaux, Grasset, Paris, 2006, (ISBN 2246677513)
• Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli, Al-Qaïda dans le texte : écrits d’Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi, Presses universitaires de France, 2005, (ISBN 2130547710)
• Ayman al-Zawahiri, L’absolution, Milelli, 2008,(ISBN 9782916590059)
• Manuel pratique du terroriste, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2009, 192 p., (ISBN 9782874950575)
Articles connexes
• Islamisme – terrorisme (Terrorisme islamiste)
• Émirat djihadiste
• As-Sahab
• Groupe salafiste pour la prédication et le combat, groupe actif dans le nord-est de l’Algérie. Depuis le 26 janvier 2007, ayant fait allégeance à Al-Qaïda, il prend le nom de « Al-Qaïda au Maghreb Islamique ».
• Guerre d’Afghanistan
• Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan
Liens externes
• (fr) Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 1267 concernant Al-Qaïda, les talibans et les individus et entités associés
• (fr) « « 1995 – 1998 : les déclarations d’Oussama ben Laden, le « chef du mouvement (terroriste) Al-Qaïda » » » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24 sur le site de l’AIDH
• (fr) « Depuis au moins 1995, les services secret de l’ouest connaissaient les plans de Osama Ben Laden », Die Welt, 7 décembre 2001
• (en) [PDF] Sean N. Kalic, Combating a Modern Hydra: Al Qaeda and the Global War on Terrorism, Combat Studies Institute Press, Fort Leavenworth, 2005
• (en) [PDF] Liste de 600 étrangers ayant rejoint la branche irakienne d’Al-Qaïda, par le centre d’étude antiterroriste de l’académie militaire de West Point, 15 novembre 2007
• (fr) « Al-Qaïda a infiltré les services secrets britanniques », Le Figaro, 3 août 2009
• (fr) « Le numéro deux d’Al-Qaïda menace la France », Le Figaro, 5 août 2009
• (en) « C.I.A. Sought Blackwater’s Help in Plan to Kill Jihadists », The New York Times, 19 août 2009
• (fr) « 29/01/2010 Alain Chouet ancien chef de service de la DGSE déclare qu’Al-Qaïda est mort depuis 2002 » sur le site de vidéos Sénat.
Notes et références
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3. ↑ Europa.eu
4. ↑ (en) Proscribed groups
5. ↑ « EGM.gov.tr » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24
6. ↑ La documentation française.fr
7. ↑ Un.org
8. ↑ Europa.eu
9. ↑ (en)The Guardian/The Observer « Horror in Casablanca as al-Qaeda toll hits 41 », consulté le 16/04/12
10. ↑ (es) elmundo.es
11. ↑ TF1 news « Al-Qaïda s’attribue les attentats de Londres », 20 septembre 2005, consulté le 16/04/12
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15. ↑ Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, p. 48-78
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17. ↑ a et b (en) David E. Kaplan, « Playing Offense : The Inside Story of How U.S. Terrorist Hunters Are Going after Al Qaeda », U.S. News & World Report,‎ 2 juin 2003, p. 19-29 (lire en ligne) (traduction : [lire en ligne])
18. ↑ Alain Chouet. Intervention d’Alain Chouet au colloque « Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire ». Paris: commission des affaires étrangères du Sénat. La scène se produit à 3:08-3:22. (texte)
19. ↑ a et b Olivier Roy, « Al Qaida, label ou organisation ? », Le Monde diplomatique,‎ septembre 2004, p. 24–25 (lire en ligne)
20. ↑ « Zarqaoui – Al Qaida : Actualité Internationale » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24
21. ↑ Arnaud Palisson, « Al-Qaïda de la Péninsule arabique et l’aviation civile : la grenouille qui voulait », Rapports minoritaires,‎ 22 décembre 2010 (consulté le 27 décembre 2010)
22. ↑ (en) Personnel de rédaction, « The growing, and mysterious, irrelevance of al-Qaeda », The Economist,‎ 22 janvier 2009 (lire en ligne)
23. ↑ « Pourquoi il ne faut pas (encore) détruire al Qaida », Slate,‎ 27 décembre 2009 (lire en ligne)
24. ↑ Article de « Ouest France » du 2/05/2011
25. ↑ New York : le gendre de Ben Laden curieusement bavard lors de son procès, Le Parisien, 20 mars 2014
26. ↑ Ex-al-Qaida spokesman recalls 9/11 with bin Laden, The Washington Post, 20 mars 2014
27. ↑ (en)AQAP’s emir also serves as al Qaeda’s general manager The Long War Journal, 6 août 2013
28. ↑ a et b L’Express, 18 mai 2011
29. ↑ (en)[1]
30. ↑ (en) Al Qaeda names Saif al-Adel as interim chief: report National Post, 18 mai 2011
31. ↑ « L’Etat islamique n’est pas une branche d’Al-Qaida… » 20 minutes.fr, consulté le 01/09/2014
32. ↑ (en)Report: New leader of al Qaeda network in Iran named The Long War Journal, 16 février 2012
33. ↑ Al Qaeda Replaces Afghanistan Commander WeeklyStandard.com, 8 juillet 2010
34. ↑ (fr) Corne de l’Afrique : Fazul Abdullah Mohammed refait parler de lui, Alain Rodier, 21 novembre 2009
35. ↑ Zawahiri revendique l’enlèvement d’un Américain au Pakistan
36. ↑ http://www.parismatch.com
37. ↑ Un chef taliban pakistanais tué par un drone américain L’Express, 9 février 2012
38. ↑ Le responsable de l’attentat de l »‘USS Cole » tué par un raid américain Le Monde, 7 mai 2012
39. ↑ (en)Bin Laden docs hint at large al Qaeda presence in Pakistan The Long War Journal, 9 mai 2012
40. ↑ http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201206/05/01-4531981-le-numero-deux-dal-qaida-tue-par-un-drone-au-pakistan.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1
41. ↑ Mort du Moez Garsallaoui, mentor présumé de Mohamed Merah Le Point, 17 octobre 2012
42. ↑ (en)Al Qaeda religious leader thought killed in US drone strike The Long War Journal, 7 décembre 2012
43. ↑ (en)U.S. Slays Al Kuwaiti, One of the Top Al Qaeda Leaders Latin American Herald Tribune
44. ↑ MALI. Selon un membre d’Aqmi, Abou Zeid est bien mort Le Nouvel Observateur, 4 mars 2013
45. ↑ Libye : un leader d’Al-Qaïda capturé par les États-Unis à Tripoli RTL.be, 6 octobre 2013
46. ↑ Le chef d’al-Qaïda perd son représentant en Syrie, tué à Alep RFI, 24 février 2014
47. ↑ (en)Former Guantanamo detainee killed while leading jihadist group in Syria The Lond War Journal, 4 avril 2014
48. ↑ http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/conflits_moyen_orient/clips/3028/
49. ↑ http://www.aljazeera.com/archive/2004/11/200849163336457223.html
50. ↑ http://www.theguardian.com/world/2002/nov/24/theobserver
51. ↑ (fr) Bush a-t-il protégé l’Amérique après le 11 septembre?, Timothy Noah, Slate, 14 septembre 2009
52. ↑ Algerie360.com
53. ↑ Pierre-Henri Bunel, Proche-Orient, Une guerre mondiale, éditions Carnot, 2004
54. ↑ (en) The struggle against terrorism cannot be won by military means
55. ↑ Les derniers attentats de Bombay, la crise financière et le 11 septembre, Interview d’Antoine Sfeïr
56. ↑ (en) Maloy Krishna Dhar, Fulcrum of Evil : ISI-CIA-Al Qaeda Nexus, Manas Publications, New Delhi, 2006, (ISBN 8170492785).
57. ↑ (en) Article sur elwatan.com
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le 08032015c

Bonjour à tous .
The Rothschild Manifesto – circa 1840? >> Four Winds 10 – Truth …
Une courte liste du plus puissant et dangereux les personnes et les familles dans le monde.

1. la famille Rothschild (Bauer( il n’ y a pas eut 1 BAUER au Grand Orient De France -GODF, en fait) de l’Europe, les banquiers de la Couronne de Grande-Bretagne, le
La Couronne Temple, en Amérique du Nord et la plupart des pays développés, (voir lien ci-dessus).
2. la famille de Rockefeller de New York, Arkansas, W. Virginia, Argentine et l’Australie.
Bancaire, énergie, pétrole, immobilier, expédition et agences de renseignement.
3. la famille d’Edgar Bronfman du Canada et l’u. s. (distillation spiritueux de Seagram, film
Studios, médias)
4. Michael Eisner, initié bosses médias (ABC Co. Disney, TV, film, fabrication et distribution).
5. Bill Gates (Microsoft Co.) Magna cum Laude diplômé de l’école Rockefeller de l’entreprise.
6. George W. Bush (le Président des États-Unis d’Amérique) Skull and Bones, traître de premier ordre.
7. la Reine Elizabeth II (famille Windsor de Grande-Bretagne) allemande et grecque usurpateurs de la Couronne britannique.
East India Co.
8. Alan Greenspan (Président de la Federal Reserve System, fonctionnaire de réserve fractionnaire bancaire
larbin pour le cartel d’argent)
9. le premier ministre d’Israël (mis en place par le Rothschild à la fin de la guerre !
10. George Soros (agent de Rothchild, raider monnaie (t) et spéculateur, pilleur extraordinaire)
11. le Secrétaire du Trésor, AKA gouverneur du FMI, agent de Rockefeller & de Rothchild.
12. la famille Bush du Texas et du Maine, Financiers du IIIe Reich, Adolph Hitler,
Initiés de la NWO, médicaments, huile, blanchiment d’argent, des agents des maîtres de marionnettes. Fondateur de la
Carlisle le groupe bin Laden famille.,je savais ,que je connaissais ce nom,surtout celui d’un des fils oussama ben laden,
Je ne sais pas que j’ai manqué certains importants, d’autres, ce qui conduira sans doute à des plaintes de plusieurs quartiers, mais n’oubliez pas, Dieu sait qui ils sont et en fin de compte, ils répondront à lui et lui seul.

OK COMPUTER – Des images très compromettantes pour la NSA …
15 mai 2014
OK COMPUTER – Des images très compromettantes pour la NSA
Le cliché est accablant. Parmi les fichiers de l’Agence nationale de sécuité (NSA) américaine révélés par le livre Nulle part où se cacher de Glenn Greenwald, une photo montre des techniciens de l’agence au travail. Elle a été publiée mercredi par le site américain Ars Technica. On y voit des employés d’un des départements de la NSA baptisé Tailored Access Operations (TAO), mettre sous surveillance un routeur de marque Cisco.
Cette photo date de 2010. Elle faisait partie d’une newsletter envoyée en interne par le chef du TAO. La légende explique que le cliché de gauche montre les « colis interceptés ouverts précautionneusement » et celui de droite une « station
Les multiples révélations de la presse alimentées notamment par Edward Snowden ont décrit minutieusement la façon dont la NSA espionnait les communications des chefs d’Etat et les organisations. Un dirigeant de la NSA cité dans l’article explique que les routeurs et serveurs étaient « interceptés » avant leur livraison à différentes organisations. Ils étaient ensuite « emmenés dans un endroit secret » où on y installait un « cheval de Troie ». « Ces composants étaient ensuite reconditionnés et postés vers leur destination initiale », décrit ce manager. Selon lui, ce travail constituait une grande partie de l’activité du TAO.
La publication de cette photo conforte les informations du New York Times, qui, s’appuyant déjà sur des documents fournis par Edward Snowden, avait révélé que la NSA avait espionné le géant chinois de l’équipement réseau Huawei, notamment en pénétrant dans ses installations. Ces éloquentes images fragilisent aussi la position des Etats-Unis, qui ont longtemps montré du doigt les fabricants chinois d’équipements de réseau, les soupçonnant de n’être qu’un paravent du régime afin de surveiller Internet, et plus spécifiquement les intérêts américains. Une pratique à laquelle s’adonnent, à l’évidence, les Etats-Unis.

C’est dingue, ce que l’on peut apprendre sur des soit disant attentats, ou meurtres, qui en fin de compte s’avère être ni plus ni moins que de piteux montages photo ,ou, un mec qui s’est pris 5 ou 6 ou 7 balles (mitrailleuse) dans le corps, se relève ,comme si de rien n’était ,bref ,il parait que le ,soit disant BEN LADEN, est mort ,on ,nous a montré sa photo, un bon nombre de fois, dans tout les journaux ,(franchement, j’ ai toujours un doute ,vos savez avec la mise en protection ,mise en protection des témoins ,changement d’identité ,de papiers, normalement coupures avec la famille ,je dis ,bien normalement.et tous le toutime, ça ne m’étonnerait pas, comme ça ,pas de procés pour le 11/9 MmHhouai en nous assurant ,toujours, qu’il était ce méchant terroriste, méchant certainement,terroriste ,aussi,agent double certainement,enfin,il est soit disant mort.
Preuve que Ben Laden était à la CIA et est mort en 2001

La NSA aspire les carnets d’adresses de Gmail, Yahoo, Hotmail et …
Ces malades qui nous gouvernent
L’hospitalisation du Président Jacques Chirac au mois de septembre 2005 et le coma dans lequel se trouve plongé le Premier ministre israélien Ariel Sharon ravivent la question toujours délicate de la santé des dirigeants politiques. En France, ainsi que dans de nombreux autres pays, le secret médical et le mensonge ont souvent fait office de communication. La mésaventure de l’ancien médecin de François Mitterrand, Claude Gubler, rappelle que la santé du président de la République n’est pas celle du tout venant.
L’une des raisons avancées par les tenants du secret médical vise les gouvernements étrangers et leurs différents services de renseignement en quête perpétuelle d’informations concernant la vie publique et privée des gouvernants.
La CIA a récemment déclassifié un document datant de 1979, paru dans la revue Studies in intelligence, et consacré à « la santé des very important patients »… Cette étude s’intéresse à la façon dont la CIA s’est informée avec plus ou moins de succès sur la santé des présidents Georges Pompidou (France), Houari Boumédiene (Algérie), Léonid Brejnev (Union soviétique) et Menahem Begin (Israël).
Georges Pompidou fut élu à la présidence de la République le 15 juin 1969, et décéda le 2 avril 1974, après de terribles souffrances provoquées par la maladie de Waldenstrom (cancer), alors que l’Elysée évoquait « de simples grippes » pour étouffer les rumeurs qui circulaient à propos de la santé du président.

Comme le souligne le document de la CIA, Georges Pompidou « avait commencé à prendre du poids et à développer un visage bouffi caractéristique des traitements à base de cortisone ». A la demande de Henry Kissinger, alors secrétaire d’État, la CIA prépara une « étude médicale de référence » destinée à s’assurer que le président français souffrait bien d’une maladie maligne affectant les organes, « probablement un lymphome malin ».
« En l’absence d’informations détaillées provenant de sources de renseignement », la CIA parvint cependant à établir les points suivants :
• la maladie fut probablement diagnostiquée dès après l’été 1971 et ne fut pas rendue publique
• la CIA était incapable de rendre un diagnostic avec certitude mais était en mesure de décrire avec détails l’évolution de la maladie
• le président était gravement handicapé en raison de la douleur, d’extrêmes fatigues, d’infections répétées et d’hémorragies occasionnelles durant les derniers mois de sa vie. Il n’était plus en mesure de diriger les affaires du pays
• Les renseignements de la CIA, en particulier au début de la maladie, ne proposaient que peu de détails, aussi bien en quantité qu’en qualité, et durent s’appuyer essentiellement sur des photographies
Georges Pompidou eut plusieurs vies. Ce politique tardif fut élève de l’École normale supérieure, où il noua une solide amitié avec le futur président du Sénégal, Léopold Sedar Senghor. Probablement admirait-il plus le poète que le chef d’État… Il fut reçu premier à l’agrégation de lettres en 1934. Auteur d’une réputée Anthologie de la poésie française, cet intellectuel féru d’art moderne se sera peut-être souvenu, sur son lit de mort, de la première strophe du poème « Tristesse » d’Alfred de Musset :
J’ai perdu ma force et ma vie,
Et mes amis et ma gaîté ;
J’ai perdu jusqu’à la fierté
Qui faisait croire à mon génie
FBI pousse-t-il des citoyens américains au terrorisme ?
FIGAROVOX/ENTRETIEN – Un rapport de Human Rights Watch dénonce l’action du FBI, accusé d’avoir «encouragé, et parfois même payé» des musulmans américains pour qu’ils commettent des

Fabrizio Calvi est journaliste, spécialisé dans les affaires de criminalité organisée et les services secrets. Il a notamment travaillé sur le 11 septembre, dont il tire un livre («11 Septembre, la Contre-enquête» chez Fayard) et deux films («Les Routes de la terreur», diffusés chez Arte, prix des étoiles de la SCAM 2012), et sur le FBI («FBI: l’histoire du bureau par ses agents» et la série «FBI», diffusée sur France 5)

FigaroVox: Selon un rapport publié par Human Rights Watch, le FBI a «encouragé, poussé et parfois même payé» des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats. Cette pratique vous paraît-elle crédible? Vous étonne-t-elle?
Fabrizio CALVI: Oui c’est crédible mais il faut relativiser. J’ai beaucoup travaillé sur le FBI, des opérations comme celle-ci, il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Aux Etats-Unis, les policiers fédéraux ont le droit d’infiltrer des organisations pour les faire tomber de l’intérieur, les surveiller, contrôler, et je dirais aller «jusqu’au bout», jusque-là où ils peuvent aller. Les opérations d’infiltration sont très difficiles, comme par exemple l’opération qui concernait les premiers attentats contre le Word Trade Center en février 1993. Les agents du FBI peuvent être recrutés directement par l’organisation terroriste, ou ils peuvent recruter des taupes à l’intérieur. Puis les agents doivent jouer leur rôle dans l’organisation, ils se mettent donc en danger. C’est l’exemple type d’Emad Salem: lors des premiers attentats du World Trade Center en 1993, il était l’informateur du FBI au sein de la cellule terroriste. Ancien militaire égyptien, il a tout fait pour être accepté au sein de la cellule, allant jusqu’à utiliser ses connaissances en matière d’explosifs pour aider les terroristes à préparer la bombe. Cependant, il refusa de porter un micro espion et de témoigner devant la justice américaine craignant des représailles contre sa famille demeurée en Egypte. Devant le manque de flexibilité du Bureau il préféra arrêter quitte a laisser la cellule terroriste passer à l’action. Ce qui s’est passé. Après les attentats de 1993 le FBI a fait son mea culpa et Emad Salem a repris du service.
Ce type d’opération est admis et même encouragé par la loi américaine. Cependant, prendre quelqu’un, lui donner l’idée, les moyens et le pousser avant de l’arrêter, même si c’est pour la bonne cause bonne cause, c’est illégal, interdit. Le problème est celui de la limite: jusqu’où peut-on aller dans ces infiltrations? Comment discerner l’aide apportée pour aider un groupe afin de s’y infiltrer, d’une part, et l’incitation pure et simple, qui est elle interdite? La ligne est fine, c’est un cas de déontologie personnelle, tous les agents savent qu’ils peuvent aller trop loin. Le FBI est une organisation fédérale, elle dépend donc du pouvoir politique et de son contexte ; l’incitation peut alors être faite pour faire plaisir au pouvoir politique en place.
Le problème est celui de la limite : jusqu’où peut-on aller dans ces infiltrations ? Comment discerner l’aide apportée pour aider un groupe afin de s’y infiltrer et l’incitation pure et simple, qui est elle interdite ?
Comment les agents du FBI peuvent-ils procéder dans de tels cas, pour repérer les cibles potentielles puis les pousser à l’acte?
Il n’y a pas vraiment de règle générale. Il faut rappeler la distinction essentielle entre l’agent infiltré dans un groupe structuré pour le faire tomber, et l’incitation. Après, la manière dont ils repèrent les cibles est un travail de policier, d’enquête. Le FBI, comme la CIA ou la NSA, maintient un contrôle étroit sur la population. Les services de renseignement américains ont des cibles, ils surveillent les mosquées et les lieux de réunion connus, même s’ils ne le disent pas. Le FBI, la NSA, la CIA… tous travaillent en étroite collaboration, et disposent d’un système d’écoute, d’espionnage et de surveillance, notamment des réseaux sociaux, très développé.
Avez-vous connaissance de pratiques similaires du FBI par le passé? N’est-ce pas une vieille tradition instaurée par John Edgar Hoover (le fondateur du FBI)?
L’infiltration a toujours existé, au moins depuis l’affaire de l’agent du FBI Joseph D. Pistone, qui a infiltré la mafia new-yorkaise dans les années 1970, et dont l’histoire a été adaptée au cinéma dans Donnie Brasco. La question de la limite revient encore une fois ici: pour être définitivement accepté dans la mafia, il devait assassiner quelqu’un! Le problème est donc de ne pas aller trop loin. Les agents du DEA (Drug Enforcement Administration, l’agence américaine de lutte contre la drogue) connaissent le même dilemme. La formation, l’éthique et la déontologie des agents sont donc ici essentielles pour éviter tout dérapage.
Le problème, c’est que ce nouveau type de pratique, à savoir pousser quelqu’un à l’acte et lui fournir les moyens pour ce faire, revient à dévoyer une pratique qui s’est montrée efficace par le passé. A l’intérieur du FBI, un débat existe toujours: vaut-il mieux surveiller et ne pas infiltrer, ou infiltrer, quitte à traverser la ligne jaune pour être accepté dans une organisation?
L’action du FBI, et ses abus potentiels, ne sont-ils pas surveillés? L’agence fédérale agit-elle sous contrôle du gouvernement, ou échappe-t-elle à tout contrôle démocratique?
Les agents du FBI doivent respecter la loi pour que la justice américaine fasse son œuvre et puisse condamner légitimement les accusés.
Si, bien entendu: d’abord, le Sénat et le Congrès américain gardent un contrôle sur le FBI. Leurs commissions d’enquête ont beaucoup de pouvoir: si vous leur mentez, vous pouvez être arrêté ou jeté en prison, par exemple. Ensuite, on peut parler d’un contrôle interne au sein même du FBI qui est soumis à la tutelle de l’Inspection Générale du Département de la Justice ; toutefois, certaines informations doivent rester secrètes, ne serait-ce que pour protéger les agents en opération d’infiltration, par exemple, pour éviter qu’ils soient démasqués.
Ensuite, des ONG, comme Human Rights Watch, par exemple, effectuent également un travail de surveillance et de contrôle. Le FBI, de plus, dépend du département de la Justice des Etats-Unis, et, contrairement à la CIA, il a des comptes à lui rendre. Enfin, n’oublions pas que le but du FBI est de traduire les gens devant les tribunaux. En d’autres termes, ils doivent construire un dossier judiciaire solide pour que leurs cibles soient condamnées. Du coup, les agents ne peuvent pas faire n’importe quoi, ils doivent respecter la loi pour que la justice américaine fasse son œuvre et puisse condamner légitimement les accusés. Le droit est essentiel, aux Etats-Unis.
Le FBI peut-il être poursuivi? Le New York Times se pose la question suivante: «C’est légal, mais est-ce vraiment légitime?», qu’en pensez-vous?
Il peut être poursuivi et l’est régulièrement. Beaucoup d’organisations veillent sur les libertés civiques. La question du New York Times est pertinente. On peut également se demander si cela en vaut la peine: avec ces nouvelles pratiques, on arrête quelques malheureux, qui ne seraient arrivés à rien sans l’aide du FBI, le tout en dépensant du temps, de l’énergie et de l’argent.
Quelles sont les conséquences de telles actions pour la démocratie américaine? Comment réagit l’opinion publique?
Elle ne réagit pas. L’opinion américaine est très antimusulmane, et dès qu’il y a menace terroriste, elle baisse rapidement la garde sur les droits civils des terroristes. C’est ainsi que furent adoptées les lois liberticides post-11 septembre, sans que personne n’ait rien dit.
L’opinion américaine est très antimusulmane, et dès qu’il y a menace terroriste, elle baisse rapidement la garde sur les droits civils des terroristes.
En fait, ces opérations sont parfaites pour le FBI: elles permettent d’augmenter le nombre d’arrestations, ce qui permet d’avoir un budget antiterrorisme conséquent ; elles renforcent la position politique du directeur du FBI, personnage extrêmement influent aux Etats-Unis ; elles rassurent la population, certaine que le FBI travaille bien ; et elles permettent au FBI d’assurer un spectacle salutaire: en d’autres termes, ces opérations, voyantes et impressionnantes, permettent au FBI de détourner l’attention du public de ces véritables opérations sous couverture, bien plus importantes et discrètes. Du coup, le FBI en profite pour cacher sa méthodologie. Voilà pourquoi le FBI et les citoyens américains acceptent ces coups d’éclat.
Prism et Cie – Les révélations d’Edward Snowden – Assiste
5 janv. 2015 … Prism – L’un des outils d’espionnage de la NSA, faisant partie de … de surveillance PRISM qui permettrait au FBI et à la NSA de surveiller les internautes. ….. mené par la NSA et la CIA, est la cinquième priorité de la Communauté du … protégées du groupe de
A part quelques,détails prés que l’on a omis de vous dévoilés comme le fait ,qu’AL-Qaîda était un groupe ,qui faisait partie de la NSA(je sais ,ce que vous allez me dire, il raconte des conneries ,il yoyote de la touf ,bref il déconne ),mais al qaîda est un groupe terroriste ,d’ailleurs, ils font les deux pour aider le gouvernement Américain et les autres(sultans ou émir du QATAR ,pour travailler en corrélation avec la cia,mossad,bref les services secret ),moi aussi je croyais que c’était ,un bon ,gros groupe terroriste, comme dans le temps des ACTION DIRECTE,ETA,IPARRETARRAK ,EH BEN j’avais faux AL QAÏDA n’est ni plus ,ni moins qu’une agence de renseignement ,qui fait partie de la NSA,comme la cia ,le ,fbi,la dea,le nbc

Al-Qaïda
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Al-Qaïda
القاعدة

Devise : Drapeau le plus fréquemment utilisé par Al-Qaïda. Le texte écrit en arabe est la chahada, la profession de foi musulmane.
________________________________________
Idéologie Salafisme djihadiste, panislamisme, antioccidentalisme

Objectifs Établissement d’un califat dans le monde musulman,
instauration de la charia,
destruction ou affaiblissement du monde occidental

Statut Actif
Fondation
Date de formation 1988-1992

Fondé par Abdallah Azzam (mort) et Oussama ben Laden (mort)

Pays d’origine Afghanistan

Actions
Mode opératoire Attentats-suicides, véhicules piégés, Détournements d’avions, etc.

Nombres d’attaques imputées 313 entre 2004 et 20081

Victimes (morts, blessés) 3010 entre 2004 et 20081

Zone d’opération Monde
Période d’activité depuis 1987

Organisation
Chefs principaux • Oussama ben Laden († 2011)
• Ayman al-Zawahiri

Membres entre 500 et 1000 actifs en 2001
Composée de Al-Qaïda en Irak (AQI)
(2004-2006)
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI)
(depuis 2007)
Brigades Abdullah Azzam
(depuis 2009)
Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA)
(depuis 2009)
Al-Shabbaab
(depuis 2010)
Front al-Nosra
(depuis 2012)
Al-Mourabitoune
(depuis 2013)
Al-Qaïda dans le sous-continent indien
(depuis 2014)
Financement Prise d’otage, braquage, sociétés écrans, organisations caritatives2

Groupe relié Organisations et personnes considérées par l’ONU comme proches d’Al-Qaïda ou des talibans

Répression
Considéré comme terroriste par Arabie saoudite, Yémen, États-Unis, Canada, Union européenne, Australie, Russie, Inde, Turquie, Japon[réf. nécessaire]

Guerre d’Afghanistan, conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan

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Al-Qaïda (arabe : القاعدة al-qā’ida, « la Base ») est un mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama ben Laden en 1987. D’inspiration sunnite fondamentaliste, il prend ses racines dans l’idéologie de Sayyid Qutb et celle de l’activiste kharidjite Abdel Salam Faraj, et considère que les gouvernements « croisés » (occidentaux), avec à leur tête celui des États-Unis, interfèrent dans les affaires intérieures des nations islamiques et ce dans l’intérêt unique des sociétés occidentales. Il a recours au terrorisme pour faire entendre ses revendications.
Al-Qaïda a émergé de l’organisation Maktab al-Khadamāt, constituée pendant la première guerre d’Afghanistan par Azzam pour alimenter la résistance afghane contre les forces armées d’URSS. Maktab al-Khadamāt servait à relayer de multiples dons en provenance de pays islamiques.
Les actions revendiquées au nom d’Al-Qaïda sont considérées comme des actes terroristes par l’essentiel des États et des observateurs. Le groupe est placé sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, du Canada, de l’Union européenne3, du Royaume-Uni4, de l’Australie, de la Russie, de l’Inde et de la Turquie5. Sans dresser de liste officielle, la France considère elle aussi Al-Qaïda comme groupe terroriste6. L’ONU fait paraître une liste des entités et des personnes proche d’Al-Qaïda, qui sont à ce titre sanctionnées par le Conseil de sécurité des Nations unies7. L’Union européenne met elle aussi en place des « mesures restrictives » contre Al-Qaïda et les groupes associés8.
La plus retentissante opération menée par Al-Qaïda est celle conduite sur le sol américain le 11 septembre 2001.Viennent ensuite les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca9, les attentats du 11 mars 2004 à Madrid10 et ceux du 7 juillet 2005 à Londres11.
Bien qu’Al-Qaïda soit le nom le plus communément utilisé, le groupe s’est exprimé en 2003 sous le nom de Qaïda Al-Jihad, « la base du jihad » (arabe قَاعِدَة ٱلْجِهَاد, qāʿida al-jihād).
Sommaire
• 1 Histoire
o 1.1 Après le 11 septembre
• 2 Attentats attribués à Al-Qaïda
• 3 Liste des principaux acteurs
o 3.1 Chefs régionaux ou émirs
o 3.2 Anciens chefs
• 4 Thématique
o 4.1 Le terrorisme comme moyen de réponse
o 4.2 Les répercussions du terrorisme islamiste
o 4.3 L’argent d’Al-Qaïda
o 4.4 Scandales liés aux témoignages de certains experts
• 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
 5.1.1 Études
 5.1.2 Documents
o 5.2 Articles connexes
o 5.3 Liens externes
• 6 Notes et références
Histoire

Oussama ben Laden en 1997.
À l’origine, Al-Qaïda est fortement lié à la Première Guerre d’Afghanistan. Le Maktab al-Khadamāt (MAK), créé par Abdullah Azzam en 1980, organise et entraîne les moudjahidines avant de les envoyer en Afghanistan. Le MAK est soutenu par d’autres organisations islamistes, des organisations caritatives et par la CIA qui déploie dans cette période une politique interventionniste dans le souci d’enrayer et d’abattre la puissance de l’URSS, désignée comme « Empire du Mal » par l’administration Reagan, notamment par le soutien aux groupes de toute nature qui peuvent déstabiliser les régimes supposés proches de Moscou. En 1986, Oussama ben Laden, ancien étudiant de Abdullah Azzam, qui finançait depuis 1982 l’activité du groupe, rejoint le front.
En août 1988, deux réunions regroupant notamment Abdullah Azzam, Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri et Mohammed Atef ont lieu pour déterminer l’orientation future du djihad. Les participants s’accordent pour créer une nouvelle organisation pour continuer le djihad après le retrait des Soviétiques d’Afghanistan, mais sans préciser quels seront ses buts exacts. L’organisation est initialement appelée al-Qaeda al-Askariya (« la base militaire »)12. Oussama ben Laden a expliqué l’origine de ce terme dans une vidéocassette avec le journaliste Tayseer Alouni, pour Al Jazeera, en octobre 2001 : « Le nom d’al-Qaeda fut établi il y a longtemps et par hasard. Le défunt Abu Ebeida El-Banashiri avait établi les camps d’entraînement pour nos Moudjahiddines contre le terrorisme de la Russie. Nous avions l’habitude d’appeler le camp d’entraînement “la base”, soit “al-Qaeda”. ». Le camp d’entrainement en question se trouvait près de Jalalabad13.
En novembre 1989, Abdullah Azzam est assassiné dans un attentat dont les responsables n’ont pas été identifiés. Cet assassinat pourrait être lié à une divergence sur la nature du djihad : Azzam s’opposait à des conflits entre musulmans. À la suite de la disparition d’Azzam, Al-Qaïda se retrouve dirigée essentiellement par des membres du djihad islamique égyptien tels qu’al-Zawahiri qui prônent le renversement des dirigeants arabes non-islamiques, en particulier celui de Hosni Moubarak en Égypte14.
En 1989, Oussama ben Laden prend le contrôle du Maktab al-Khadamāt à la suite de la mort d’Abdullah Azzam.
Après la prise de Kaboul par les Talibans en 1996, Ben Laden organise la formation des moudjahiddines arabes, développant ainsi les réseaux de la mouvance Al-Qaïda13.
Pour l’ensemble de la communauté internationale, Al-Qaïda existe. C’est une organisation poursuivie, entre autres, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’OTAN, l’Union européenne, l’Union africaine et le Conseil européen.
Les camps d’entraînement d’Al-Qaïda ont formé des milliers d’islamistes militants à travers le monde. À leur retour, les « Afghans » (moudjahiddines partis en Afghanistan) appliquèrent plus tard leur entraînement dans différents conflits dans le monde comme en Algérie, en Tchétchénie, aux Philippines, en Égypte, en Indonésie, au Tadjikistan, en Somalie, au Yémen, dans les Balkans15 (Kosovo et en Bosnie-Herzégovine). Pour son financement, Al-Qaïda a bénéficié, en autre, de l’appui de l’organisation « caritative » International Islamic Relief Organization. On peut faire remonter à février 1998 la date où Al-Qaïda cesse de n’être qu’un réseau pour devenir une réelle organisation. En effet, le 23 février 1998 est publié un « Appel au djihad pour la libération des Lieux saints musulmans » du Front islamique mondial pour le djihad contre les juifs et les croisés16. Ce texte est signé par Oussama ben Laden, Ayman al-Zawahiri (Jihad islamique égyptien), Ahmed Taha (Gamaa al-Islamiya), Moulana Mir Hamza (Jamiat Ulama Pakistan), Abdel Salam Mohammed (Harkat-ul-Jihad-al-Islami/Bangladesh) et Moulana Fazil Al Ruhman Khalil (Harkat-ul-Jihad-al-Islami/Bangladesh). Le texte proclame : « Tous ces crimes et exactions commis par les Américains représentent une déclaration de guerre franche contre Dieu, son prophète et les musulmans (…) En conséquence, et en accord avec les commandements d’Allah, nous publions la fatwa suivante à destination de tous les musulmans : “Tuer les Américains et leurs alliés civils et militaires est un devoir individuel pour chaque musulman qui peut le faire partout où il lui est possible de le faire jusqu’à la libération de la mosquée al-Aqsa et de la mosquée Al Haram de leur mainmise.” ». C’est à cette époque qu’Al-Qaïda commence de réelles campagnes d’attentats : dès le mois d’août, deux ambassades américaines sont visées13.
Le 15 octobre 1999, à la suite de ces exactions et de sa collusion avec l’Émirat islamique d’Afghanistan des Talibans, le conseil de sécurité met en place le Comité créé par la résolution 1267 (1999) chargé de la promotion de la lutte contre Al-Qaïda, les Talibans et les personnes et entités qui leur sont associées à l’échelon mondial. Selon le journaliste Lawrence Wright, qui a reçu le prix Pulitzer pour The Looming Tower: Al-Qaïda and the Road to 9/11 (La Guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme), près de 80 % des membres d’Al-Qaïda en Afghanistan ont été tués pendant la phase initiale de la guerre d’Afghanistan de 2001 et deux tiers de ses cadres été capturés ou tués.
Après le 11 septembre
Les attentats du 11 septembre 2001 constituent l’opération la plus retentissante d’Al-Qaïda. Ces attentats déclenchent aussi une réponse virulente des États-Unis, soutenus par d’autres pays. Ils envahissent l’Afghanistan fin 2001 dans le but déclaré d’anéantir Al-Qaïda. Celle-ci perd ses camps d’entraînement, et ses membres sont en fuite. La CIA et des services secrets et les forces de l’ordre d’autres pays tentent de repérer et démanteler les groupuscules de membres d’Al-Qaïda dans le monde. Cette offensive dans la « guerre contre le terrorisme » a fortement affecté Al-Qaïda17. Selon Alain Chouet, ancien directeur du service de renseignement de sécurité de la DGSE, « comme bon nombre de mes collègues professionnels à travers le monde, j’estime, sur la base d’informations sérieuses, d’informations recoupées, que Al Qaida est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora en 2002 »18.
Cette situation conduit à une mutation de la mouvance Al-Qaïda, qu’il est de plus en plus difficile de considérer comme une organisation structurée19 L’Al-Qaïda du 11 septembre pourrait ne plus exister, mais elle laisse place à des cellules locales indépendantes. Celles-ci, incapables d’organiser des attentats d’envergure, s’attaquent à des cibles vulnérables comme les rues de Casablanca ou les habitations de Riyad17.
Ces cellules qui commettent des attentats dans leur propre pays ressortent d’une sorte de « franchisage » du « label » Al-Qaïda. Elles sont sans lien direct avec les chefs historiques d’Al-Qaïda, mais agissent au nom d’Al-Qaïda, ou leurs actions sont revendiquées après coup par ben Laden ou al-Zawahiri, ou encore, les autorités locales, la presse ou l’opinion publique attribuent l’action à Al-Qaïda. « Les cibles sont suffisamment larges (tout ce qui relève de la présence occidentale, du judaïsme ou des intérêts américains) pour qu’il se passe toujours quelque chose quelque part, donnant ainsi l’impression qu’Al-Qaïda est partout19. »
Dans les années qui ont suivi, plusieurs mouvements ont fait allégeance à ben Laden et ont pris le nom d’Al-Qaïda :
• Al-Qaïda en Irak, issu du groupe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui en 2004 ;
• Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), nouveau nom du GSPC qui a revendiqué les attentats du 11 avril 2007 à Alger ;
• Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), branche d’Al-Qaïda au Yémen et en Arabie saoudite depuis 2009.
Le 10 juillet 2005, Abou Abd Al-Aziz, un lieutenant d’Al-Qaïda a été arrêté à Bagdad, après un raid de l’armée américaine. Selon l’état-major américain, Abou Abd Al-Aziz était « un dirigeant d’une cellule terroriste à Bagdad ainsi qu’un responsable des opérations pour Al-Qaïda en Irak ». Le 14 juillet 2005, Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, alias Abou Saba, a été arrêté à Ramadi en Irak. Il faisait partie du réseau Al-Qaïda en Irak. On le soupçonnait d’être responsable de l’assassinat de Ihab Al-Chérifet, chargé d’affaires égyptien, ainsi que d’un diplomate de Bahreïn.
En janvier 2006, sa branche irakienne participe à la fondation du Conseil consultatif des Moudjahidines en Irak. Le 7 juin 2006, le chef d’Al-Qaïda en Irak Abou Moussab Zarqaoui est tué pendant un raid aérien américain20.
Parmi les « filiales » de ce réseau, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) dispose d’une branche média nommée Al-Malahem Media Production pour sa propagande21.
Le 24 mars 2008, le no 2, Ayman al-Zawahiri, dans un message radiophonique — le troisième en une semaine — diffusé par le réseau as-Sahab, appelle les musulmans à de nouvelles attaques contre les intérêts juifs et américains dans le monde et de « surveiller les cibles, collecter de l’argent, apporter l’équipement, effectuer les préparatifs, et ensuite — en invoquant Allah — rechercher le martyre et le paradis »[réf. nécessaire]. Cependant, il règne une grande confusion sur la nature même d’Al-Qaïda. Tantôt dépeinte comme une organisation terroriste structurée dont Oussama ben Laden serait le chef, tantôt comme une nébuleuse de mouvements djihadistes ou encore comme un réseau de cellules terroristes indépendantes, nul n’est en mesure de définir clairement la structure d’Al-Qaïda.
Selon The Economist, Al-Qaïda serait sur la défensive depuis les attentats du 7 juillet 2005 à Londres : ses chefs sont isolés parmi des tribus du Pakistan, dans le but de se soustraire aux attaques des forces armées américaines, et ses supporteurs dénoncent publiquement son idéologie. Par ailleurs, les services secrets occidentaux sont convaincus qu’Al-Qaïda a tenté, sans succès, de faire exploser des avions transatlantiques en 200622.
Entre 2008 et 2009, 11 des 20 personnages les plus recherchés du réseau ont été neutralisés. Les dirigeants intermédiaires ont quasiment tous disparu, la plupart ont été tués dans des attaques de drones23.
Le 2 mai 2011, Oussama ben Laden, le fondateur d’Al-Qaïda, est tué d’une balle dans la tête, à Abbottabad, non loin de Islamabad au Pakistan, lors d’une opération militaire au sol qui a été ordonnée par le président Barack Obama et menée par une vingtaine de SEAL (commandos de l’US Navy). Son corps a été récupéré par les forces spéciales américaines qui l’auraient ramené en Afghanistan, avant d’immerger sa dépouille en haute mer au large des côtes pakistanaises24. Le président des États-Unis a commenté la mort du terroriste lors d’une allocution le soir même. L’annonce a provoqué plusieurs manifestations patriotiques spontanées à travers tout le territoire américain.
Article détaillé : Mort d’Oussama ben Laden.
La mort de Ben Laden constitue un coup très dur pour l’organisation, qui perd sa figure la plus charismatique. À l’heure actuelle, aucun de ses lieutenants, pas même l’idéologue Ayman al-Zawahiri, considéré jusqu’ici comme le no 2 de la nébuleuse, ne semblent pouvoir prétendre aujourd’hui à une telle aura.
Attentats attribués à Al-Qaïda
Article détaillé : Liste des attentats attribués à al-Qaïda.

Décombres après les attentats du 11 septembre 2001.

Image satellite d’un des camps d’entrainement d’Al-Qaïda en Afghanistan visé par les frappes américaines de 1998.
Al-Qaïda est soupçonné d’être responsable des attaques à la bombe sur les ambassades des États-Unis de Nairobi (Kenya) et Dar es Salaam (Tanzanie) en août 1998, tuant plus de 300 personnes et blessant plus de 5 000 autres. Al-Qaïda avait aussi projeté des attaques contre les touristes américains et israéliens visitant la Jordanie lors des célébrations du millénaire ; toutefois les autorités jordaniennes ont contrecarré les attaques prévues et ont mis en examen 28 suspects. Al-Qaïda a aussi tenté une attaque à la bombe à l’aéroport de Los Angeles pendant les vacances du millénaire, mais le porteur de la bombe a été arrêté à la frontière canadienne.
Al-Qaïda affirme[réf. nécessaire] avoir abattu des hélicoptères et tué des soldats américains en Somalie en 1993, et revendique[réf. nécessaire] également des attaques à la bombe ciblant des troupes américaines à Aden (Yémen) en décembre 1992. Sans doute impliquée dans les attaques à la bombe du World Trade Center en 1993 et contre le personnel militaire à Dhahran (Arabie saoudite), elle est également soupçonnée d’être responsable de l’attentat à la bombe contre le destroyer américain USS Cole en octobre 2000. La plus destructrice des actions attribuées à Al-Qaïda est la série d’attaques sur les États-Unis du 11 septembre 2001, une attaque que le porte-parole du groupe, Souleymane Abou Ghaith aurait revendiquée sur une vidéo largement diffusée en octobre 2001. Ben Laden a lui aussi revendiqué le montage de cette opération, notamment à travers une vidéo où il explique les raisons de cette attaque aux Américains.
Alors qu’en mars 2014 il témoigne dans le procès qui lui est intenté à New-York pour « complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes » Souleymane Abou Ghaith, qui est aussi le gendre d’Oussama ben Laden, explique qu’au soir du 11 septembre 2001 ce dernier lui aurait confirmé avoir organisé les attentats25,26.
Le 6 janvier 1995, le plan opération Bojinka a été arrêté.
Plusieurs attaques et tentatives d’attaques depuis le 11 septembre 2001 ont été attribuées à Al-Qaïda, y compris l’attentat raté à la chaussure piégée par Richard Reid (qui s’est déclaré partisan d’Oussama ben Laden), l’attentat contre la synagogue de Djerba en Tunisie, et des attentats manqués en Jordanie, en Indonésie, au Maroc et à Singapour. Le réseau a de plus été impliqué dans l’enlèvement et le meurtre du journaliste du Wall Street Journal Daniel Pearl et a été suspecté de complicité dans l’attentat à la bombe d’une boîte de nuit à Bali, en Indonésie.
En septembre et octobre 2001, à la suite de la découverte d’un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis en France, des suspects ont été arrêtés.
Le 23 décembre 2001, Richard Reid a essayé de faire exploser le vol 63 d’American Airlines. Il a été maîtrisé et arrêté.
En 2002, les membres d’Al-Qaïda ont attaqué le Limburg au Yémen.
Al-Qaïda aurait un réseau d’influence mondial, avec des cellules dans un certain nombre de pays et des liens étroits avec les réseaux extrémistes sunnites. Ben Laden et ses lieutenants ont trouvé refuge en Afghanistan sous le régime des Talibans dans les années 1990. Le groupe avait un grand nombre de camps d’entraînement là-bas, et à la fin des années 1990 les Talibans eux-mêmes devinrent effectivement subordonnés à Al-Qaïda. Depuis l’attaque des États-Unis, des membres du groupe sont suspectés de fuir vers les zones tribales du Pakistan, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa et le Balouchistan.
Al-Qaïda entretient des relations très étroites avec nombre d’autres organisations terroristes islamiques comme le groupe indonésien extrémiste Jemaah Islamiyah.
Les spécialistes de l’organisation affirment que la structure non hiérarchisée du réseau d’Al-Qaïda est à la fois sa force et sa faiblesse. En effet, la structure décentralisée permet à Al-Qaïda d’avoir une base mondiale ; cependant, les actions impliquant un haut degré d’organisation, comme les attaques du 11 septembre, prennent beaucoup de temps et d’efforts à mettre en œuvre. Les efforts des États-Unis et des autres nations pour perturber l’organisation d’Al-Qaïda ont été des succès partiels. Les attaques menées par Al-Qaïda depuis lors ont en effet été plus simples, impliquant moins de personnes.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité le 16 janvier 2002 d’établir un embargo et de geler les capitaux d’Oussama ben Laden et des Talibans restants.
Le 7 janvier 2015, l’attentat à Paris dans les locaux du journal Charlie Hebdo est revendiqué une semaine plus tard par Al-Qaïda au Yémen dans une vidéo. Les frères Kouachi (Cherif Kouachi, Saïd Kouachi) sont entrés et ont tué 12 personnes. Retrouvé deux jours plus tard dans une usine, ils sont abattus par le GIGN. Au même moment, un troisième terroriste (Amedy Coulibaly) tue quatre personnes dans une épicerie Hyper Casher et prend en otage une quinzaine de personnes ; il est tué lors de l’intervention du RAID et de la BRI.
Liste des principaux acteurs
• Ayman al-Zawahiri, no 1.
• Nasser al-Wouhayshi, no 227, Yéménite, ancien secrétaire d’Oussama ben Laden: Al-Qaïda dans la péninsule arabique, fusion des branches saoudienne et yéménite.
• Saif al-Adel, (ancien chef par interim à la suite de la mort de Ben Laden), responsable de la branche militaire d’Al-Qaïda.
• Abou Mohamed al-Masri, responsable de la propagande et donc de la réalisation et de la diffusion des messages audio et vidéo.
• Ahmed al-Hisawi, nom de guerre Cheikh Saïd, responsable des finances depuis 1998.
• Mohammed Moustapha al-Yemeni, responsable opérationnel de la nébuleuse28.
• Adnan al Khairi al Masri, chef du commandement général28.
Chefs régionaux ou émirs
• Abou Mohammed al-Joulani pour la Syrie
• Abdelmalek Droukdal pour l’Algérie
• Amin ul-Haq pour le sous-continent indien (région indo-pakistanaise).
• Farman Shinwari pour le Pakistan29
• Fahd al-Iraqi, pour la région frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan30.
• Mohammad Omar, fut le chef des Talibans d’Afghanistan et le chef d’État de facto de ce pays de 1996 à 2001. Selon les autorités afghanes, il est réfugié à Quetta au Baloutchistan.
• Salah al-Awadi pour le Moyen-Orient.
• Saoud al-Aouataybi pour le Golfe Persique.
• Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Qurashi pour l’Irak (a fait scission en 2014 et crée l’Etat Islamique31).
• Moushin al-Fadhli, responsable pour l’Iran32.
• Hamza Ali Saleh al Dhayani pour le Yémen.
• Mohamed Nasser al-Wahchi, pour l’Afrique.
Anciens chefs
• Mohammed Atef, ancien no 3, tué en Afghanistan au cours d’un bombardement américain fin 2001.
• Khalid Cheikh Mohammed, ancien no 3, arrêté au Pakistan en février 2003.
• Nabil Sahraoui, chef pour l’Algérie, tué en juin 2004.
• Habib Akdash pour le Grand Orient (Syrie, Jordanie, Liban, Turquie). Tué en 2004 lors d’un bombardement américain.
• Abdelkrim al-Medjati, chef pour le Maghreb et l’Europe, tué à Riyad en Arabie saoudite le 5 avril 2005.
• Abou Faraj al-Libbi, responsable des opérations extérieures, depuis avril 2004. Arrêté au Pakistan le 3 mai 2005.
• Abou Abd Al-Aziz, arrêté à Bagdad en juillet 2005
• Abou Saba de son vrai nom Khamis Farhan Khalaf Abed Al-Fahdawi, arrêté à Ramadi en juillet 2005.
• Abou Moussab al-Zarqaoui de son vrai nom Fadel Nazzal al-Khalayleh, chef pour l’Irak, tué à Bakouba au cours d’un bombardement américain le 7 juin 2006.
• Aereef Sumarso pour l’Asie du Sud-Est, arrêté en juin 2007 par la police indonésienne.
• Mehdat Mursi, nom de guerre Abou Khabab, responsable de la sécurité interne depuis 2002, il dirigeait la 55e brigade arabe. Tué au Pakistan le 28 juillet 2008.
• Abou Jihad al-Masri, propagandiste, tué au Pakistan le 31 octobre 2008.
• Fahid Mohammed Ally Msalam pour le Pakistan, tué le 1er janvier 2009 par un drone américain, avec son lieutenant Cheikh Ahmed Salim Swedan.
• Tohir Yo‘ldosh, chef pour l’Asie centrale. Tué au Waziristan par une attaque de drone américain le 27 août 2009.
• Saleh Ali Saleh Nabhan, commandant militaire en Somalie, tué le 14 septembre 2009.
• Saleh al-Somali, tué en décembre 2009.
• Abdul Haq al-Turkistani, membre du conseil exécutif et leader du Mouvement islamique du Turkestan oriental, tué le 14 février 2010 par un drone américain au Pakistan.
• Abou Hamza Al-Mouhajer pour l’Irak (Al-Qaïda en Irak), tué lors d’une opération militaire dans les environs de Tikrit le 18 avril 2010.
• Hamid Daoud Muhammad Khalil al-Zawi, le chef de l’État islamique d’Irak, tué lors d’une opération militaire dans les environs de Tikrit le 18 avril 2010 par l’armée américaine.
• Moustapha Abou al-Yazid, alias « Saïd », chef pour l’Afghanistan, tué par un drone américain au Nord-Waziristan le 21 mai 2010.
• Cheikh Mohammad Fateh al-Masri pour l’Afghanistan33. Tué le 25 septembre 2010 à Datta Khel au Nord-Wazirisan par un drone américain.
• Oussama ben Laden, ancien no 1. Tué au Pakistan le 2 mai 2011, vers 1h30 du matin à la suite d’un assaut mené par des forces spéciales américaines dans un bâtiment fortifié d’Abbottabad.
• Fazul Abdullah Mohammed pour la Corne de l’Afrique depuis fin 200934, tué le 8 juin 2011 par la police somalienne.
• Atiyah Abd-al Rahman, ex-no 2, tué au Pakistan par un drone américain le 22 août 201135.
• Abou Hafs al-Chahri, chef opérationnel de la nébuleuse pour le Pakistan36. Tué au Pakistan (Nord-Waziristan) par un drone américain le 11 septembre 2011.
• Badr Mansour, haut-responsable du Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) et chef opérationnel d’Al-Qaïda pour le Pakistan37, tué le 9 février 2012 par un drone américain à proximité de la frontière pakistano-afghane.
• Fahd Mohammed Ahmed al-Quso, chef des opérations extérieures d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), tué par un drone américain au Yémen le 6 mai 201238.
• Abu Yahya al-Libi, ancien no 2 39, idéologue et porte-parole. Tué au Pakistan par un drone américain le 4 juin 201240.
• Moez Garsallaoui, recruteur pour Al-Qaïda en Europe, tué le 10 octobre 2012 par un drone américain à Mir Ali au Pakistan41.
• Khaled ben Abdel Rahmane al-Hussaïnane, successeur présumé d’Abu Yahya al-Libi42 et candidat potentiel à la succession d’Ayman al-Zawahiri à la tête de la nébuleuse43, tué par un drone américain au Nord-Waziristan le 6 décembre 2012.
• Abdelhamid Abou Zeid, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique pour la zone sahélienne, abattu près d’Aguel’hoc au Mali par un bombardement aérien français le 22 ou le 23 février 201344.
• Anas al-Liby, spécialiste informatique pour le compte d’Al-Qaïda et cerveau présumé des attentats contre les ambassades américaines en Afrique en 1998. Capturé au cours d’une action de contre-terrorisme menée conjointement par des commandos du FBI et des agents de la CIA à Tripoli en Libye, le 5 octobre 201345.
• Abou Khaled al-Souri, représentant d’Al-Qaïda en Syrie, médiateur entre le Front al-Nosra et l’État islamique en Irak et au Levant et ancien disciple d’Oussama Ben Laden. Tué à Alep, dans un attentat-suicide, le 23 février 201446.
• Ibrahim Ben Shakaran, djihadiste marocain, ancien détenu de Guantanamo et recruteur pour le compte d’Abou Moussab al-Zarqaoui en Irak, tué en Syrie en avril 201447.
Thématique
Le terrorisme comme moyen de réponse

Le conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan a opposé au Waziristan, qui fait partie des régions tribales, des membres d’Al-Qaïda et des Talibans contre l’armée régulière pakistanaise, alliée des États-Unis, entre 2004 et 2006. Achevée en septembre 2006, l’arrêt des hostilités a coïncidé avec une reprise des violences en Afghanistan, de l’autre côté de la frontière. Cette guerre à redémarré en 2009.
Les adversaires des actions menées par les États-Unis et les pays occidentaux au Proche-Orient et dans le monde soutiennent que les actions du gouvernement américain (et de son allié israélien) ont provoqué une forte opposition parmi les peuples arabes et musulmans, et que le terrorisme est le stade ultime des réactions qui en résultent. Selon eux, ces actions sont notamment :
• le soutien des États-Unis à l’État d’Israël (en raison de son occupation de la Cisjordanie, du plateau du Golan en Syrie, et des fermes de Shebaa encore occupées au Liban) ;
• l’utilisation des bases saoudiennes par les forces alliées attaquant l’Irak en 1991 pour libérer le Koweït) (à l’invitation de l’Arabie saoudite). Lieu de naissance de l’islam, la péninsule arabe est considérée comme une Terre Sainte pour les musulmans dont certains estiment que la présence de non-musulmans en ce lieu est contraire à l’islam;
• l’embargo de l’Irak décidé par les États-Unis à la suite de la Guerre du Golfe, qui a compliqué l’approvisionnement en médicaments et entraîné la mort de plus de 500 00048 enfants irakiens49,50
• les bombardements de l’Irak, en vertu des résolutions des Nations unies, par les États-Unis et le Royaume-Uni entre 1991 et la guerre en Irak de 2003 et que certains considèrent comme illégaux.
• l’appui des États-Unis à certains dictateurs du Moyen-Orient, dont Saddam Hussein durant la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988 ;
• le bombardement par les États-Unis d’une usine pharmaceutique au Soudan en 1998 à la suite des attentats des ambassades américaines en Afrique suivi par un embargo sur des produits médicaux essentiels entraînant la mort de plusieurs milliers de personnes[réf. nécessaire] ;
Les répercussions du terrorisme islamiste
Selon le géostratégiste Gérard Chaliand, le terrorisme islamiste n’est qu’un épiphénomène qui, bien que mobilisant fortement les médias et l’opinion publique, n’a pas de conséquences sur le cours de l’histoire. Toujours selon lui : que ce soit par les pertes humaines occasionnées finalement minimes en comparaison avec des guerres entre États, des effectifs mobilisés ou des conséquences politiques, son action n’a que des conséquences nulles ou quasi nulles, à la manière des terroristes anarchistes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, aujourd’hui tombés dans l’oubli.
Antoine Sfeir a une analyse proche. Selon lui Ben Laden a déjà échoué et ne réussira pas dans son projet principal qui est de rassembler l’essentiel du monde musulman du Maghreb au Machrek dans un califat recréé regroupant tous les croyants.
Les conséquences semblent plutôt indirectes et le fait des politiques sécuritaires ou des attitudes belliqueuses justifiées par la nécessité de lutter contre la « menace terroriste ». Cependant, de nombreux pays musulmans prennent peu à peu des orientations politiques et sociales plus en adéquation avec les préceptes islamistes, entraînant lentement mais sûrement une islamisation profonde de leurs populations[réf. nécessaire].
L’argent d’Al-Qaïda
Le rapport du département du Trésor concernant les avoirs des terroristes évoque 8 millions de dollars d’avoirs d’Al-Qaïda bloqués en 2006 et 11 millions en 200751.
Selon le gouvernement afghan, l’argent qui permet à Al-Qaïda de mener ses combats proviendrait en grande partie de riches et pieux donateurs privés vivant dans la péninsule arabique. Il transite par la place financière de Dubaï : « Comment expliquez-vous qu’il n’y ait jamais d’attentat islamiste à Dubaï, terre d’islam où l’alcool coule à flot ? C’est très simple : certains pays arabes du Golfe ont acheté leur quiétude aux groupes terroristes ! »52
Scandales liés aux témoignages de certains experts
Le rôle de la CIA fait l’objet d’un débat, notamment à l’extrême gauche mais aussi dans le monde du renseignement53 : l’agence américaine aurait entraîné et donc donné naissance à l’organisation terroriste pour combattre les Soviétiques. Cette hypothèse fut défendue et développée le 8 juillet 2005 par Robin Cook, ancien ministre des affaires étrangères et député travailliste qui s’opposa violemment à l’intervention en Irak et à la politique pro-américaine de Tony Blair. Il affirma dans le Guardian « Ben Laden fut le produit d’une erreur de calcul monumentale de la part des agences de renseignements occidentales. Il fut armé par la CIA pendant les années 1980 et financé par l’Arabie saoudite pour porter le jihad contre l’occupation russe en Afghanistan. Al-Qaïda, qui signifie littéralement la « base de données », était originellement les fichiers informatiques regroupant les milliers de moujahidines recrutés et formés par la CIA pour vaincre les Russes »54. D’autres vont encore plus loin, comme Antoine Sfeir qui a déclaré fin novembre 2008 que : « Al-Qaïda sert les intérêts des Américains. Washington joue une partie de poker-menteur avec les Arabes, car Al-Qaïda n’existe que dans l’imaginaire et est uniquement destinée à détruire le monde arabe et à l’empêcher de se moderniser. Ainsi, l’émiettement des pays arabes sur la base ethnique et confessionnelle permettra à Israël de progresser et de diriger la région »55.
Maloy Krishna Dhar, ancien directeur adjoint du renseignement indien, affirme qu’Al-Qaïda aurait été organisé par l’ISI pakistanaise à la demande de la CIA et du MI656.
Le journaliste Seymour Hersh travaillant pour The New Yorker et qui avait déjà fait éclater le scandale de la prison d’Abou Ghraib, dans une conférence au Caire, a émis [Quand ?] l’opinion que Dick Cheney, Elliott Abrams et le prince saoudien Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud continuent de financer des membres du réseau Al-Qaïda, dans des opérations secrètes au Liban et en Iran (deux pays à majorité chiite, le sunnisme n’est pas reconnu comme minorité religieuse en Iran), visant à déstabiliser ces deux pays en poussant à des luttes interconfessionnelles. Ils pousseraient également l’Iran à une manœuvre qui donnerait une raison à son attaque par les États-Unis57.
Voir aussi
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Bibliographie
Études
• Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2-9525571-5-2)
• Alain Bauer, Xavier Raufer, L’énigme Al-Qaïda, Éditions Jean-Claude Lattès, 2005, (ISBN 2-7096-2743-4)
• François Burgat, L’Islamisme à l’heure d’Al-Qaïda, La Découverte, 2005
• Jason Burke, Al-Qaïda : la véritable histoire de l’islam radical, La Découverte, 2005
• Guillaume Dasquié, Al-Qaïda vaincra, Éditeur Éditions Privé, 2005, (ISBN 2350760359)
• Jürgen Elsässer, Comment le Djihad est arrivé en Europe, Éditions Xenia, 2006, (ISBN 978288920045[à vérifier : ISBN invalide])
• Roland Jacquard, Attame Tazaghart, Ben Laden, la destruction programmée de l’Occident, Picollec, 2004, (ISBN 2-86477-204-3)
• Richard Labévière, Les coulisses de la terreur, Grasset, 2003
• Éric Laurent, La Face cachée du 11 septembre, éd. Plon, 2004
• Alain Rodier, Al-Qaïda : les connexions mondiales du terrorisme, Ellipses, 2006, (ISBN 272982829X)
• Isabelle Sommier, Le terrorisme, Flammarion, coll. Dominos, 2000
• Lawrence Wright, La guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme islamiste, Robert Laffont, 2007, 440 p.
• Que disent les savants de l’Islam sur le Terrorisme ?, Le Comité des Grands Savants d’Arabie saoudite, éditions Anas 2004 (ISBN 9-96043-913-8[à vérifier : ISBN invalide]).
Documents
• Farhad Khosrokhavar, Quand Al-Qaïda parle : Témoignages derrière les barreaux, Grasset, Paris, 2006, (ISBN 2246677513)
• Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli, Al-Qaïda dans le texte : écrits d’Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi, Presses universitaires de France, 2005, (ISBN 2130547710)
• Ayman al-Zawahiri, L’absolution, Milelli, 2008,(ISBN 9782916590059)
• Manuel pratique du terroriste, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2009, 192 p., (ISBN 9782874950575)
Articles connexes
• Islamisme – terrorisme (Terrorisme islamiste)
• Émirat djihadiste
• As-Sahab
• Groupe salafiste pour la prédication et le combat, groupe actif dans le nord-est de l’Algérie. Depuis le 26 janvier 2007, ayant fait allégeance à Al-Qaïda, il prend le nom de « Al-Qaïda au Maghreb Islamique ».
• Guerre d’Afghanistan
• Conflit armé du Nord-Ouest du Pakistan
Liens externes
• (fr) Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 1267 concernant Al-Qaïda, les talibans et les individus et entités associés
• (fr) « « 1995 – 1998 : les déclarations d’Oussama ben Laden, le « chef du mouvement (terroriste) Al-Qaïda » » » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24 sur le site de l’AIDH
• (fr) « Depuis au moins 1995, les services secret de l’ouest connaissaient les plans de Osama Ben Laden », Die Welt, 7 décembre 2001
• (en) [PDF] Sean N. Kalic, Combating a Modern Hydra: Al Qaeda and the Global War on Terrorism, Combat Studies Institute Press, Fort Leavenworth, 2005
• (en) [PDF] Liste de 600 étrangers ayant rejoint la branche irakienne d’Al-Qaïda, par le centre d’étude antiterroriste de l’académie militaire de West Point, 15 novembre 2007
• (fr) « Al-Qaïda a infiltré les services secrets britanniques », Le Figaro, 3 août 2009
• (fr) « Le numéro deux d’Al-Qaïda menace la France », Le Figaro, 5 août 2009
• (en) « C.I.A. Sought Blackwater’s Help in Plan to Kill Jihadists », The New York Times, 19 août 2009
• (fr) « 29/01/2010 Alain Chouet ancien chef de service de la DGSE déclare qu’Al-Qaïda est mort depuis 2002 » sur le site de vidéos Sénat.
Notes et références
1. ↑ a et b http://zamanfrance.fr/fr/newsDetail_getNewsById.action?newsId=1397
2. ↑ Monde-diplomatique.com
3. ↑ Europa.eu
4. ↑ (en) Proscribed groups
5. ↑ « EGM.gov.tr » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24
6. ↑ La documentation française.fr
7. ↑ Un.org
8. ↑ Europa.eu
9. ↑ (en)The Guardian/The Observer « Horror in Casablanca as al-Qaeda toll hits 41 », consulté le 16/04/12
10. ↑ (es) elmundo.es
11. ↑ TF1 news « Al-Qaïda s’attribue les attentats de Londres », 20 septembre 2005, consulté le 16/04/12
12. ↑ Lawrence Wright, The Looming Tower: Al-Qaïda and the Road to 9/11, New York, Alfred A. Knopf (Random House), 2006 (ISBN 0-375-41486-X et 978-0-375-41486-2) p. 131-134 (La Guerre cachée : Al-Qaïda et les origines du terrorisme)
13. ↑ a, b et c Antoine Sfeir (dir.), Dictionnaire mondial de l’islamisme, Plon,‎ 2002, 518 p. (ISBN 978-2-259-19760-1, LCCN 2002508143)
14. ↑ Marc Sageman (trad. Maurice Berrac), Le vrai visage des terroristes : Psychologie et sociologie des acteurs du djihad [« Understanding Terror Networks »], Paris, Denoël,‎ 2005 (ISBN 978-2-207-25683-1, OCLC 68208410), p. 79-81
15. ↑ Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-lune, 2006, p. 48-78
16. ↑ The Washington Post, 5 mai 2011
17. ↑ a et b (en) David E. Kaplan, « Playing Offense : The Inside Story of How U.S. Terrorist Hunters Are Going after Al Qaeda », U.S. News & World Report,‎ 2 juin 2003, p. 19-29 (lire en ligne) (traduction : [lire en ligne])
18. ↑ Alain Chouet. Intervention d’Alain Chouet au colloque « Le Moyen-Orient à l’heure nucléaire ». Paris: commission des affaires étrangères du Sénat. La scène se produit à 3:08-3:22. (texte)
19. ↑ a et b Olivier Roy, « Al Qaida, label ou organisation ? », Le Monde diplomatique,‎ septembre 2004, p. 24–25 (lire en ligne)
20. ↑ « Zarqaoui – Al Qaida : Actualité Internationale » (Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), consulté le 2013-03-24
21. ↑ Arnaud Palisson, « Al-Qaïda de la Péninsule arabique et l’aviation civile : la grenouille qui voulait », Rapports minoritaires,‎ 22 décembre 2010 (consulté le 27 décembre 2010)
22. ↑ (en) Personnel de rédaction, « The growing, and mysterious, irrelevance of al-Qaeda », The Economist,‎ 22 janvier 2009 (lire en ligne)
23. ↑ « Pourquoi il ne faut pas (encore) détruire al Qaida », Slate,‎ 27 décembre 2009 (lire en ligne)
24. ↑ Article de « Ouest France » du 2/05/2011
25. ↑ New York : le gendre de Ben Laden curieusement bavard lors de son procès, Le Parisien, 20 mars 2014
26. ↑ Ex-al-Qaida spokesman recalls 9/11 with bin Laden, The Washington Post, 20 mars 2014
27. ↑ (en)AQAP’s emir also serves as al Qaeda’s general manager The Long War Journal, 6 août 2013
28. ↑ a et b L’Express, 18 mai 2011
29. ↑ (en)[1]
30. ↑ (en) Al Qaeda names Saif al-Adel as interim chief: report National Post, 18 mai 2011
31. ↑ « L’Etat islamique n’est pas une branche d’Al-Qaida… » 20 minutes.fr, consulté le 01/09/2014
32. ↑ (en)Report: New leader of al Qaeda network in Iran named The Long War Journal, 16 février 2012
33. ↑ Al Qaeda Replaces Afghanistan Commander WeeklyStandard.com, 8 juillet 2010
34. ↑ (fr) Corne de l’Afrique : Fazul Abdullah Mohammed refait parler de lui, Alain Rodier, 21 novembre 2009
35. ↑ Zawahiri revendique l’enlèvement d’un Américain au Pakistan
36. ↑ http://www.parismatch.com
37. ↑ Un chef taliban pakistanais tué par un drone américain L’Express, 9 février 2012
38. ↑ Le responsable de l’attentat de l »‘USS Cole » tué par un raid américain Le Monde, 7 mai 2012
39. ↑ (en)Bin Laden docs hint at large al Qaeda presence in Pakistan The Long War Journal, 9 mai 2012
40. ↑ http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201206/05/01-4531981-le-numero-deux-dal-qaida-tue-par-un-drone-au-pakistan.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_international_29810_accueil_POS1
41. ↑ Mort du Moez Garsallaoui, mentor présumé de Mohamed Merah Le Point, 17 octobre 2012
42. ↑ (en)Al Qaeda religious leader thought killed in US drone strike The Long War Journal, 7 décembre 2012
43. ↑ (en)U.S. Slays Al Kuwaiti, One of the Top Al Qaeda Leaders Latin American Herald Tribune
44. ↑ MALI. Selon un membre d’Aqmi, Abou Zeid est bien mort Le Nouvel Observateur, 4 mars 2013
45. ↑ Libye : un leader d’Al-Qaïda capturé par les États-Unis à Tripoli RTL.be, 6 octobre 2013
46. ↑ Le chef d’al-Qaïda perd son représentant en Syrie, tué à Alep RFI, 24 février 2014
47. ↑ (en)Former Guantanamo detainee killed while leading jihadist group in Syria The Lond War Journal, 4 avril 2014
48. ↑ http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/conflits_moyen_orient/clips/3028/
49. ↑ http://www.aljazeera.com/archive/2004/11/200849163336457223.html
50. ↑ http://www.theguardian.com/world/2002/nov/24/theobserver
51. ↑ (fr) Bush a-t-il protégé l’Amérique après le 11 septembre?, Timothy Noah, Slate, 14 septembre 2009
52. ↑ Algerie360.com
53. ↑ Pierre-Henri Bunel, Proche-Orient, Une guerre mondiale, éditions Carnot, 2004
54. ↑ (en) The struggle against terrorism cannot be won by military means
55. ↑ Les derniers attentats de Bombay, la crise financière et le 11 septembre, Interview d’Antoine Sfeïr
56. ↑ (en) Maloy Krishna Dhar, Fulcrum of Evil : ISI-CIA-Al Qaeda Nexus, Manas Publications, New Delhi, 2006, (ISBN 8170492785).
57. ↑ (en) Article sur elwatan.com
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le 08032015 C

Bonjour à tous ,
C’est bien ce que j’avais dit ,il y a un mois environ ,au congrès ,il ya des milliardaires et d’autres ,qui ne le sont pas ,mais qui pèse leur poids en voix, bref, ce que je disais ,il y a un mois ,c’est que la loi des 80% .20% ( REP,et,DEM confondues ) était plus que valable, c’est même la loi, maintenant ,c’est la la loi des 99%.1%car ,car j’ai appris sur un des article du net (je ne me, rappel plus ,de quel journal )que le milliardaire juif ASHELDON emmerderait, tout autres milliardaires ,qui boycotterait le discours de B.NETANYAHOU à WASHINGTON,et il pèserait de tout son argent
J’ai regardé la vidéo, ou MARINE est interviewé par le journaleu bruce toussaint ,encore un ,qui a été bercé trop prés du mur ,vu les question bêtes ,qu’il ose poser pauser ,je me demande ,si sa c……e est naturelle ,ou si ,il donne des formation à i tétlé ,parce que ,franchement, bouboule devait être le premier de sa classe, pas besoin de rattrapage ,c’est un p’tit génie dans son domaine, MARINE ,p a r l e p l u s d o u c e m e n t ,p o u r q u ‘i l c o m p r e n n e ,a u ralenti,ça ,i r a mieux, il pourrait peut être comprendre qui c’est ,un coup de bole ,NON, vendredi 13 c’est passé,ça m’étonne même qu’on l’ait embauché dans cette télé . MARINE,ne t’inquiéte pas moi ,je suis très très loin de changer d’avis ,pour les autres ,je sais pas ,mais moi, j’ai qu’une parole .Surtout , si ,il y en a qui se sentent vexer, ne vous vexer pas, car ,je pars du principe ,que je ne suis le porte parole de personne ,c’est tout.

Attentat à Bamako,
Mali: plusieurs morts, dont un Français dans un « attentat » à Bamako
Récaputulatif.
Ce qui est en général un quartier tranquille, et surtout l’armée malienne et les terroristes de la région, interviennent en général au Nord du MALI ,en autre à TOMBOUCTOU,(rappellez vous le film TIMBUKTU, vous savez celui ,qui a été promu aux césars, il n’a été que promu, mais c’est déjà ça)ce que je veux dire par là, l’armée française (‘opération serval, ça vous dit, quelque chose) c’est que cela soit BOKO HARAM ,ou ,AQMI opèrent surtout au Nord du Mali, vers KIDALE,BOUGHESSA,TESSALIT,ARAOUANE,TAOUDENNI, kidade,qui,fut reprise par les rebelles ,bref, tenez pour infos, tirez du journal huffigton post (le monde ;….quoi !)
‘’Le Commandant Abdel Aziz Hassane Adam armee tchadienne . Notre volonté de lutter contre les groupes armés terroristes et de sécuriser le Nord du Mali. Dans cette région, les frontières sont poreuses entre le Cameroun, le Nigeria
Les affrontements reprennent en mai 2014 entre les forces maliennes et les groupes armés autonomistes. Les Maliens sont vaincus à Kidal et chassés de la ville par les rebelles qui reprennent le contrôle de la quasi-totalité de la région de Kidal et de la plus grande partie de la région de Gao.
L’annonce d’une trêve entre l’armée nigériane et Boko Haram le 17 octobre 2014 a montré à la fois la complexité du conflit dans sa dimension nationale et régionale.Alors que Boko Haram opérait principalement au Nigeria, il a également entrepris des opérations circonscrites au-delà des frontières du pays et établi des contacts avec des associés dans la région, en particulier au Niger et au Tchad. Les attaques régionales et internationales sur les groupes djihadistes au Mali et en Somalie semblent avoir perturbé les liens de Boko Haram avec ces groupes.Le Commandant Abdel Aziz Hassane Adam armee tchadienne . Notre volonté de lutter contre les groupes armés terroristes et de sécuriser le Nord du Mali. Dans cette région, les frontières sont poreuses entre le Cameroun, le Nigeria

L’attentat à BAMAKO,a été commis ,comme par hasard ,de la même façon que le marché de NOEL, CHARLIE HEBDO,en Russie;le meutre de NEMTSOV,je crois,la bombe ,qui a éclaté à la manifesta tion d’hommage à NEMTSOV j’ai un gros doute sur celui-ci,et maintenant à bamako pour viser les expats comme par hasard comme dans l’attentat de charlie hebdo,ils sont cagoulés,comme pa hasard,comme en russie ,il,paraitrait que c’est en relation ,avec l’attentat de charlie hebdo,comme par hasard pas revendiqué,franchement,vous n’avez pas fini de nous prendre pour des billes,désolé,mais tous ce que le quotidien, le combat sort comme aneries ,je ne le crois pas du tout, ça pue ,franchement ,que se soit des services secret ,cela ne m’étonnerais pas ,je peux me tropmper mais ,j’ai un très gros doute le traquenard ,à plein nez ,
Mali: plusieurs morts, dont un Français dans un « attentat » à Bamako
Le HuffPost avec AFP
Publication: 07/03/2015 07h32 CET Mis à jour: il y a 2 heures
INTERNATIONAL – Trois Européens, dont un Français et un Belge, et deux Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi 7 mars dans une attaque contre un restaurant de Bamako, selon la police et une source hospitalière. L’attaque a aussi fait huit blessés, dont trois Suisses, parmi lesquels deux militaires et une femme très grièvement touchée. cela aurait pu être deux autres nationalités,EH BEN,NON ,c’est un français et un belge
Le parquet de Paris a ouvert une enquête comme c’est d’usage quand un Français est victime d’un crime à l’étranger, pour « assassinat en lien avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroristes ». Qui ,d’après vous ,sont les plus malfaiteurs ????
Un correspondant de l’AFP sur place a vu dans la nuit des pompiers sortir sur une civière le corps du ressortissant Français tué dans l’établissement La Terrasse, un établissement en étage apprécié des expatriés, dans une rue très animée de la capitale malienne. Dans une rue voisine, le corps d’un policier malien et celui du gardien d’un domicile privé gisaient au sol, alors qu’un peu plus loin le corps d’un ressortissant belge était également visible. Ou foutre la merde à part dans un endroit connus, et pour concerneé les expats ,aussi
« Lâche attentat »hypocrrisie gouvernementale puante,pour (Hollande,Valls, Reynders)
Si vous étes Franc macon,comme eux ,je présume ,ils vont vous mettre une carotte Ibrahim Boubakar Keïta
À Paris, François Hollande a dénoncé « avec la plus grande force le lâche attentat » commis à Bamako, selon un communiqué. La présidence a indiqué que François Hollande allait s’entretenir avec le président malien Ibrahim Boubakar Keïta et « lui offrir l’aide de la France ». De son côté, le premier ministre Manuel Valls s’est dit « horrifié » par cette « abjecte attaque terroriste ».l’art est ,est la maniére de se foutre du monde
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a de son côté condamné un attentat « lâche, ignoble ». Il a ajouté qu’un compatriote était « touché», IDEM,pour ce parasyte,qu’il aille pleurer chez davignon à la trilatérale
Le président @fhollande dénonce le lâche attentat perpétré cette nuit au Mali contre un restaurant de Bamako pic.twitter.com/kP68s53lNi
— Élysée (@Elysee) 7 Mars 2015
Que s’est-il passé ?
Selon la police malienne, au moins un homme armé est entré peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse, situé dans un quartier de la capitale malienne apprécié des expatriés, et a ouvert le feu, selon la police.
Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l’événement refusaient de témoigner par « peur ». RFI raconte le déroulé de l’attaque selon les témoins:
« Peu après minuit, heure locale, un homme commence à lancer des grenades dans une rue du centre de la capitale malienne. Dans le quartier de l’Hippodrome, la rue ‘princesse’, comme elle est surnommée, abrite de nombreux bars et restaurants. Elle est très fréquentée, notamment par des Occidentaux, surtout le vendredi soir.
Après avoir lancé plusieurs grenades, dont certaines n’ont pas explosé( c’était pas fait exprès ça), l’homme s’engouffre dans l’établissement appelé La Terrasse, il monte à l’étage et commence à mitrailler à l’arme automatique, avant de prendre la fuite dans un véhicule conduit par un complice(Tiens, ça me rappelle quelque chose). Les deux hommes sont cagoulés.(ça aussi) Peu après avoir quitté les lieux de l’attaque, ils croisent une voiture de police et tirent à nouveau.
(Tiens,j’y pense ,qu’est devenu le corps du flic mort à PARIS 11éme,vous savez cliui,qui est mort sur le trottoir abbatue.)Coulibaly avait des liens avec les islamistes malien,parce qu’il était MALIEN
C’est pour ça que vous avez vider vos chargeur dessus,quand ,il était bien attaché avec ces liens aux mains ,essayant d’ouvrir cette porte couvre feu, la kalach qu’il avait en bandouliére en bandoulierre, dans le dos,c’est parcqu’il était soit disant djihadiste MALIEN,et MERAH,NEMMOUCHE…… ???
Deux suspects interpellés mais pas impliqués
Un quotidien privé de Bamako, Le Combat, a affirmé sur son site web(il peut affirmait ce qu’il veut ,je suis libre de le croire ou pas) qu’un homme et une femme avaient ouvert le feu avec des armes de gros calibre pendant qu’un troisième assaillant montait la garde à l’entrée du restaurant, mais cette information n’a pas pu être vérifiée immédiatement. Pourquoi !
Selon ce même quotidien, des témoins ont déclaré avoir vu les agresseurs s’échapper dans au moins deux véhicules, une Mercedes noire et une BMW.
Deux suspects arrêtés par la police malienne peu après l’attentat, dont ni l’identité ni la nationalité n’avaient été précisées dans un premier temps, sont des délinquants maliens de droit commun mais ne sont « pas impliqués » dans l’attentat, a appris l’AFP de source policière. Malienne ?
« Ils avaient des armes pour commettre des larcins, de petits hold-ups, mais ils ne sont pas au cœur des derniers actes terroristes perpétrés » à Bamako, a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police malienne, précisant qu’ils n’étaient « pas impliqués » dans l’attentat.
« Une attaque terroriste »
« C’est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions. Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts: un Français, un Belge et deux Maliens », a déclaré un policier sur place à l’AFP. Le bilan a ensuite été porté à cinq morts, trois Européen et deux Maliens. Il y a « très vraisemblablement un Français tué », a confirmé la présidence française.
Une source à l’hôpital Gabriel Toure de Bamako a ensuite indiqué qu’un troisième Européen(vous savez ,que c’est un européen, mais vous n’étes pas foutus de savoir de quelle nationalité ,qu’ il est ,il doit bien manqué à quelqu’un ,il travaille ,il était pas sdf, chais pas ,c’est quoi cette équipe de bras cassés, dont la nationalité n’a pas pu être immédiatement établie, était mort lors de son admission dans cet établissement. De plus, huit personnes ont été blessées, selon la source hospitalière.
L’ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant « la prudence » à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne. Le Mali est le théâtre de rivalités ethniques et d’une insurrection islamiste et il tente de retrouver la stabilité et la paix depuis un coup d’Etat en 2012. Des jihadistes liés à Al-Qaïda ont contrôlé une grande partie du territoire pendant plus de neuf mois jusqu’à ce qu’une intervention militaire française les chasse en partie de la région.
Des dizaines de milliers de Tel-Avivis manifestent contre Netanyahu !
Pourquoi la France a rendu 35.000 lingots d’or à l’Allemagne en 2014
La Bundesbank a rapatrié l’an passé 120 tonnes d’or qui dormaient à l’étranger depuis la guerre froide. Dont un tiers en France. Un mouvement qui va s’amplifier jusqu’en 2020.
C’est un véritable trésor national, caché depuis un demi-siècle à l’étranger, que l’Allemagne est en train de rapatrier sur son territoire. En 2014, la banque centrale du pays a réussi à transférer 120 tonnes d’or à son siège de Francfort. 85 tonnes proviennent de New York, 35 tonnes de Paris. Et le retrait va encore monter en puissance: d’ici 2020, la Buba prévoit de transférer 210 tonnes stockées outre-Atlantique et 307 tonnes stockées dans les coffres de la Banque de France.
Des réserves de 3.384 tonnes
« La mise en œuvre du plan de stockage de l’or se déroule selon le calendrier » confie Carl-Ludwig Thiele, membre du comité éxécutif de la Banque centrale. Son objectif est d’avoir rapatrié la grande majorité des 65 % de réserves d’or qui sont toujours entreposées hors du pays. Des réserves qui s’élèvent à 3.384 tonnes, soit près de 80 % des réserves de change du pays. L’Allemagne dispose ainsi de la deuxième réserve d’or la plus importante du monde, derrière les Etats-Unis.
Ce mouvement de rapatriement a débuté en 2013 quelques jours avant les célébrations des 50 ans du Traité d’amitié franco-allemande. La Buba avait alors remercié la Banque de France d’avoir bien gardé son or, tout en justifiant son choix par « l’absence de possibilité de changes entre les deux pays ». Sans doute, était-ce une manière de répondre à la pression de la Cour des comptes allemande et d’une partie des eurosceptiques qui réclamaient un audit précis de l’or allemand.
La peur des Russes
Cacher ses réserves d’or est une spécificité allemande qui remonte à la guerre froide. A l’époque, le pays décide de stocker son trésor dans les coffres des autres banques centrales à à Paris, New-York et Londres, par crainte d’une attaque des chars soviétiques. Pour des raisons de sécurité, la RFA avait donc choisi, dès les années 1950, de cacher son or chez ses alliés à l’Ouest. Progressivement, cet or qui a traversé l’histoire, va rejoindre les coffres de la Bundesbank, à Francfort. Des transferts qui se font sous très haute sécurité.
Écrit par Ch.L.

Cour des comptes : quand Sarkozy liquidait un cinquième du stock d’or de la France
En 2004, le ministre de l’Économie demande à la Banque de France de « gérer plus activement ses réserves de change ». Une mauvaise opération.

Cour des comptes : quand Sarkozy liquidait un cinquième du stock d’or de la France
En 2004, le ministre de l’Économie demande à la Banque de France de « gérer plus activement ses réserves de change ». Une mauvaise opération.
L’or vaut aujourd’hui 1 310 euros l’once. © Sipa
Par Marc Vignaud
La Banque de France (BDF) a décidément des progrès à faire. Après avoir essuyé un « constat sévère » de la Cour des comptes en 2005, l’institution a une nouvelle fois été passée au scanner par les Sages de la rue de Cambon. Dans leur rapport annuel 2012, ceux-ci reconnaissent des progrès, mais s’inquiètent toujours d’un réseau territorial trop étendu et recommandent une rationalisation accrue des activités. La Cour dénonce notamment une baisse des effectifs – rendue incontournable après l’entrée de la banque dans l’Eurosystème – en trompe-l’oeil : selon les Sages, le mouvement s’est accompagné d’un recours accru à des prestataires externes, soit l’équivalent de 699 postes équivalents temps plein.
Au-delà de ses griefs, la Cour des comptes s’intéresse à un épisode méconnu qui a coûté cher à la puissance publique. Nous sommes en 2004, Nicolas Sarkozy dirige le ministère de l’Économie. Déjà à l’époque, les budgets sont difficiles à boucler et le futur président de la République cherche activement à limiter le déficit public… Le 19 novembre 2004, il annonce dans un communiqué s’être mis d’accord avec le gouverneur de la Banque de France pour une « gestion plus active des réserves de change de l’État ». Il s’agit en fait d’en finir avec la gestion de bon père de famille des réserves de change, grâce à la vente de 500 à 600 tonnes d’or sur les 3 000 tonnes détenues alors par la Banque de France. Le métal jaune, qui ne rapporte pas d’intérêts, doit être remplacé par un portefeuille en devises censé améliorer les rendements. L’État table sur un revenu supérieur à 200 millions d’euros par an.
Moins lucide que ses partenaires
Sauf que l’opération est tout sauf une bonne affaire. Entre décembre 2004 et septembre 2009, la BDF se sépare d’un cinquième de son stock de métal fin (589 tonnes). Et empoche, en cumulé, un pactole de 4,67 milliards. Mais le cours de l’or, lui, continue de s’apprécier ! Depuis trois ans, il a pris 94 %. Au final, si le programme n’avait pas été exécuté, la valeur des réserves en or de la Banque de France aurait atteint 19,4 milliards d’euros à fin 2010, quand celle des réinvestissements en devises s’élevait à seulement 9,2 milliards d’euros !
Étonnant quand on sait que « le rythme de mise en oeuvre du programme de vente » devait dépendre du jugement du gouverneur de la BDF sur son opportunité, « en particulier au vu de l’évolution des cours observés sur le marché de l’or ». Plusieurs pays, engagés dans des programmes similaires, ont d’ailleurs choisi d’y mettre fin plus tôt, comme la Belgique en 2005, le Portugal en 2006 et l’Espagne en 2007. Pas la France.
Réserves d’or:
Le HuffPost | Par Grégory Raymond
Publication: 29/11/2014
encore ,un tanche,qui ne veut pas faire la différence ,LE LIKKOUD est un partie suprématiste en israel ,mais heureux ,les simples d’esprit,y a un mec, qui disait ça )
ÉCONOMIE – Si les partis nationalistes européens brillent par leurs différences, il semblerait que l’attrait de l’or soit un vecteur de rapprochement. Dimanche 30 novembre, les Suisses ont donné leur avis sur une initiative populaire baptisée « Sauvez l’or de la Suisse ». A 76%, ils ont dit « non » au texte. Les citoyens pouvaient décider en partie de la stratégie de la Banque nationale suisse (BNS). Le vote portait sur trois points: rapatrier l’or de la Suisse conservé à l’étranger, interdire à la BNS toutes ventes futures d’or et enfin, si le « oui » l’emportait, celle-ci aurait dû détenir au moins 20% de ses actifs en or physique.
Cette initiative n’avait de toute façon que peu de chance d’aboutir, mais elle a eu le mérite d’avoir donné des idées au Front national. Lundi, Marine Le Pen a adressé une lettre ouverte à Christian Noyer, le gouvernement de la Banque de France, lui demandant un audit des réserves nationales. La présidente de FN réclame un inventaire complet des quantités d’or physique, tout en appelant « en fonction de la situation que nous découvrirons » à toutes sortes de mesures.
Pêle-mêle, elle cite le rapatriement urgent sur le sol français de la totalité des réserves d’or se trouvant à l’étranger, ou encore l’interruption immédiate de tout programme de cession d’or. « Avant même le déclenchement de la crise de 2008 », écrit-elle, « le Front National avait anticipé et informé les institutions politiques de l’aggravation à venir du contexte macro-économique et géopolitique ». Pour Marine Le Pen « la mise en œuvre de ces mesures est décisive pour l’avenir de la France face aux troubles socio-économiques qui risquent de se produire ».
Et aussi : Les Suisses rejettent les textes sur l’or, le forfait fiscal et l’immigration
Un pays qui adosserait au maximum sa devise à l’or limiterait les dérives inflationnistes, ainsi que la perte de sa valeur. Il est d’ailleurs utile de rappeler que le Front national appelle à la sortie de la France de l’euro…
Où et combien d’or pour la France ?
Mais faut-il s’inquiéter pour notre stock d’or actuel ? En théorie non, car 91% des 2435 tonnes d’or de la Banque de France sont conservées sous l’édifice parisien, à 28 mètres de profondeur. Sise au huitième sous-sol, dans le Ier arrondissement de Paris, « la Souterraine » est une spectaculaire salle-bunker de 11.000 mètres carré.
Au cours actuel de l’or, le magot national s’élève à plus de 110 milliards d’euros. Après les Etats-Unis et l’Allemagne, la France est, au coude à coude avec l’Italie, le troisième détenteur d’or au monde.
La Suisse est en revanche davantage exposée. Si la BNS assure que 70% de son or est conservé à Zurich, le solde restant est réparti entre Grande-Bretagne (20%) et le Canada (10%). Par ailleurs, l’or représente moins de 10% de ses actifs contre plus de 60% pour la France, l’Allemagne ou les Etats-Unis. La BNS rappelle toutefois que le pays détient les réserves d’or les plus élevées par habitant, à savoir 4,2 onces, contre 1,2 once par Français et 0,8 once par Américain.
« La BNS a fait un réel matraquage », lance aux Echos Dominique Casaï, fondateur de la société d’investissement suisse Uram. Il rappelle que la part de l’or dans les réserves de change de la Suisse a beaucoup baissé ces dernières années. « A la fin des années 1990, la Suisse avait 2.590 tonnes d’or. Entre 2000 et 2005, la BNS a vendu 1300 tonnes, alors que l’or ne dépassait pas 400 dollars. C’est un énorme manque à gagner », s’agace l’expert, avant d’ajouter que parmi les grandes monnaies, la couverture or du franc suisse est désormais extrêmement faible.
Sarkozy avait lancé un programme de vente d’or en 2004
Les réserves françaises avaient été sous le feu des projecteurs en 2004, quand Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances, avait décidé de vendre plus de 580 tonnes d’or. Le but était alors de dynamiser le portefeuille en devises de l’Etat. Exécuté entre 2004 et 2009, ce programme a néanmoins été épinglé par la Cour des comptes. Motif: en 2007, la crise financière a provoqué l’envolée du cours de l’or et aurait nécessité l’arrêt des ventes. Sauf que le programme de vente a été mené jusqu’à son terme en 2009. Selon la Banque de France, les dollars achetés à bas cours auraient été profitablement placés.
Vous l’aurez compris, les réserves d’or sont devenues un véritable sujet politique. Et la récente soi-disant mésaventure de l’Allemagne ne va pas faire mentir cette affirmation… Berlin aurait eu des difficultés avec la Réserve fédérale américaine, qui stocke ses réserves depuis la guerre froide. La chaîne Russia Today, proche du Kremlin, a ainsi diffusé une information comme quoi les représentants allemands se seraient vu interdire de visiter les coffres de la Fed. Il n’en fallait pas plus pour raviver la flamme de certains conspirationnistes, dont les thèses ont fait florès sur Internet. « L’Allemagne, qui y a entreposé près de la moitié de ses réserves en or, a de bonnes raisons de s’inquiéter, les institutions financières américaines sont connues pour vendre ce qui n’existe pas vraiment », menaçait le site Internet de Russia Today.

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Bonjour à tous
Des pratiques fiscales «légales»
LUXEMBOURG – Le gouvernement n’a pas tardé à réagir à l’affaire LuxLeaks. Le Premier ministre, le vice-Premier ministre et les ministres de la Justice et des Finances ont convoqué la presse en urgence.
Pour savoir comment le Grand-Duché compte gérer le problème de la prostitution, on repassera. La conférence de presse qui était prévue ce jeudi à 11h a été annulée «pour des raisons d’actualité politique» indique le gouvernement. Et pour cause, le LuxLeaks semble avoir quelque peu modifié les agendas et fait souffler un vent de panique. Ainsi, la presse a été convoquée à 10h10 pour une conférence de presse à 10h30.
Premier ministre, vice-Premier ministre, ministre de la Justice et ministre des Finances sont là pour réagir à l’affaire qui fait parler du Luxembourg dans le monde entier. «Cela ne donne pas une bonne image du Luxembourg», a ainsi lancé le chef du gouvernement, Xavier Bettel. Avant d’enchaîner, toutefois: «Le ruling correspond aux règles internationales». Le « tax ruling » «n’est pas une spécialité du Luxembourg, beaucoup de pays européens le pratiquent», a expliqué de son côté son ministre des Finances, Pierre Gramegna.
Cette pratique, qui est légale et ne concerne pas que le Luxembourg, permet à une entreprise de demander à l’avance comment sa situation sera traitée par l’administration fiscale d’un pays, et d’obtenir certaines garanties juridiques.
Cela influence la répartition du bénéfice imposable d’une multinationale entre ses filiales situées dans des pays différents, ce qui lui permet de faire de l’optimisation fiscale. Cette pratique «donne une certitude et une prévisibilité aux entreprises sur la manière dont une opération sera traitée fiscalement», a justifié Pierre Gramegna, soulignant que c’était «compatible avec les standards communautaires et ceux de l’OCDE»
Des pressions pour éviter une enquête sur LuxLeaks
LUXEMBOURG – Plusieurs députés européens ont retiré leur soutien à la création d’une commission d’enquête sur LuxLeaks. Ils auraient reçu des pressions.

Cinq parlementaires ont retiré leur soutien à la motion: Renate Sommer (Allemagne), Jérôme Lavrilleux (France), Kyrtsos Georgios (Grèce), Dieter-Lebrecht Koch (Allemagne) et Sven Schulze (Allemagne). (photo: DPA/Parlement européen)
L’affaire LuxLeaks pourrait bien faire pschitt. D’après les informations de L’essentiel, cinq députés européens du parti conservateur (le PPE) ont retiré leur signature concernant la demande d’une commission d’enquête sur l’affaire des accords fiscaux secrets entre le Luxembourg et des multinationales. Les parlementaires du PPE, auquel appartiennent notamment le CSV luxembourgeois, l’UMP française et la CDU allemande, recevraient beaucoup de pression. L’essentiel a obtenu le nom des cinq parlementaires qui ont tourné casaque: les Allemands Dieter-Lebrecht Koch, Sven Schulze et Renate Sommer, le Français Jérôme Lavrilleux (par ailleurs impliqué dans l’affaire Bygmalion en France) ainsi que le Grec Kyrtsos Georgios.
Diaporama L’affaire LuxLeaks
Pour que le président du Conseil européen prenne en compte la motion le 5 février, elle doit être approuvée par un quart des députés européens, soit 188. Au 22 janvier, 197 étaient favorables, dont 20 du PPE. Si cinq de plus font défection, la commission d’enquête sur LuxLeaks sera déjà de l’histoire ancienne. L’eurodéputé allemand Markus Ferber (PPE) pense savoir pourquoi certains de ses collègues se sont retirés. Selon lui, ils subissent une très forte pression de la part de leur hiérarchie. «Moi-même je connais ça», explique celui qui soutient toujours l’initiative. Le chef de fraction du PPE, Manfred Weber, aurait prévenu ses collègues que les signataires qui ne changeraient pas d’avis seraient à l’avenir privés de temps de parole, ne pourraient plus présenter de rapports ni participer à des commissions. «En ce qui me concerne, cela n’a pas suffi à m’intimider», reprend Markus Ferber.
«Stratégie d’enfumage»
«J’ai entendu que cette affaire créait pas mal de remous», explique la Luxembourgeoise Viviane Reding (PPE), qui ne confirme cependant pas les pressions exercées par son chef de fraction. L’eurodéputé écologiste Claude Turmes donne un autre son de cloche: «Les têtes pensantes du PPE sont amères vis-à-vis des parlementaires qui comptent signer la motion». Les cinq eurodéputés qui ont modifié leur position n’ont pu être joints par L’essentiel, malgré plusieurs tentatives. Sur son site Internet, Dieter-Lebrecht Koch écrit: «J’aurai préféré signer la motion». La perspective de donner satisfaction à l’extrême gauche, qui veut «entraver l’action de Jean-Claude Juncker (NDLR: président de la Commission européenne et Premier ministre du Luxembourg au moment de la négociation des tax rulings)», l’aurait fait changer d’avis.
L’Autrichien Michel Reimon, des Verts, est à l’initiative de la motion. Il suppose que la personnalité de Juncker est l’origine du retrait des eurodéputés du PPE. «Il s’agit d’un jeu de pouvoir exercé par les conservateurs et les sociaux-démocrates. Le but est de ne pas déstabiliser le président de la Commission». Les conservateurs craindraient aussi qu’une enquête sur LuxLeaks ne nuise à l’économie européenne et perturbe la fiscalité européenne. «Ils redoutent des conséquences massives pour plusieurs grandes entreprises».
Si la commission d’enquête était rejetée, l’affaire LuxLeaks atterrirait à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement. «On verrait alors une stratégie d’enfumage», selon Markus Ferber. Autant Michel Reimon que Markus Ferber sont surpris par l’ampleur des pressions. «Des pressions aussi fortes que dans les Parlements nationaux où les députés peuvent faire tomber un gouvernement ne sont pas monnaie courante ici», selon l’eurodéputé autrichien. «C’est tout sauf une situation normale», constate son collègue allemand.
Congrès s’apprête en 2015 versez la vérification de la commande de la réserve fédérale, longtemps recherchée par Ron Paul
Paul Rand reprend à cause du père ; Janet Yellen opposés à une surveillance plus stricte
Réserve fédérale Présidente Janet L. Yellen a dit plus tôt ce mois-ci, les restes de la Fed s’opposés à contrôle de l’ONU plu strict de ses décisions de politique monétaire, et Reuters un qu’elle les rapporté et verser d’autres responsables de la Fed font pression sur Capitol Hill qu’il abandonne la poussée de la vérification. (Associés… plus >
Par Stephen Dinan -Le Washington fois – mercredi 31 décembre 2014
Après des années d’être bloqué par le leader démocrate Harry ReidlaSénat va enfin avoir une chance l’année prochaine pour voter sur la législation versez forceur une vérification générale de le Réserve fédérale de prise de décisions.
Une fois les défend Congrès par l’ancienRép Ron Paul le poussoir pour forcer la Banque centrale du pays à subir un audit complet a été repris par son fils,Le sénateur Paul Rand, e.a., et bénéficie du soutien du chef de la nouvelle majorité républicaine, le sénateur Mitch McConnell, Kentucky républicaine, ne l’Office déclare la législation gagnera un vote étage.
Mais malgré un soutien dans la maison, où la législation passée deux fois, écrasant le projet de loi n’est pas une chose de sûre dans laSénatet leFEDelle-même est repoussant. Présidente Yellen plus tôt ce mois-ci, a déclaré le Fed reste opposé à des Nations Unies de contrôle plu strict de ses décisions de politique monétaire, et Reuters un qu’elle les rapporté et autres Fed fonctionnaires font pression sur Capitol Hill verser qu’il abandonne la vérification Poussée.
« En 1978Congrèsexplicitement adopté une loi versez s’assurer qu’il n’y aurait aucuneGAOvérification des prises de décisions de politique monétaire, à savoir politique vérifications. J’ j’espère que cela continuera, et je vais essayer de défendre avec force le pourquoi c’est important,  » Mme Yellen a déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse il y a deux semaines.
Fr de partisans pour lesCongrès, la lutte est une question de prérogatives constitutionnelles et de la bonne gouvernance. Ils font valoir qu’acte de récupération de 2009 du président Obama, qui s’élevaient à $ 800 milliards dans les coupes de dépenses et d’impôts, a été éclipsé par les milliards de dollars de relance la FED a supervisé.
La de ils ont eu la chance dans la maison, où la législation prévoyant une vérification un passé deux fois, y compris tout récemment en septembre sur un vote de 333-92. Tous sauf un républicain et plus de la moitié des démocrates à la chambre, ont voté pour la Loi.
MaisM. Reid Démocrate du Nevada, une case le projet de loi refusé de donner le temps de parole de Sénat , mise bouteille vers le haut fr 2012 et 2014.
Norm Singleton, vice président de la politique à la campagne versez la liberté,Ron Paulde l’organisation politique, a dit qui était frappante parce que, en 2010,M. Reid avait semblé lancer fils soutien derrière faire une vérification.
M. Reid les de côté a subi des pertes énormes aux élections de novembre, avec le GOP filet neuf sièges — assez versez une majorité de 54-46, offrant un contrôle sur le calendrier de la libération conditionnelle à M. McConnell et sous-cotation M. Reid puissance de.
« Son refus de mettre la législation populaire comme ‘ le AuditFED’ au sol est des principales raisons pourquoi il est être rétrogradé au chef de la minorité, « a déclaré M. Singleton, qui a passé des années en tant queM. Paul directeur législatif de dans la maison. « Le de la changement Sénat leadership nous présente-il avec la meilleure occasion encore pour obtenir un vote autonome ‘ le Audit Fed.’ »
Pourtant, il a dit qu’ils ne sont pas prendre quoi que ce soit verser acquis, surtout après le rapport quiFEDfonctionnaires font tranquillement du lobbying contre une surveillance plu.
« C’est populaire avec 75 % du peuple américain, mais c’ est pas populaire parmi les Wall Street ; Il n’est pas populaire auprès des banques ; Il n’est pas populaire auprès des banques centrales étrangères, « a déclaré M. Singleton. « Ces détiennent une bonne quantité de balancement entre les deux parties, il suffit donc de dire qu’un changement de parti signifie nécessairement nous serons en mesure de passer la vérification du Fed c’est les meilleures chances maintenant que nous avons eu avant, mais ce n’est pas un slam dunk. »
Sergio Gor, de Nations Unies porte-parole deLe sénateur Paulde l’ancien membre du Congrès fils et actuel sénateur de Kentucky, dit ils vont faire que le projet de loi est disponible pour les nouveauxCongrès.
« Il sera parmi les premiers textes de législation qui sera introduite dès que la nouvelleCongrès  » se réunit en janvier, a déclaré M. Gor. « Le de la transparence à réserve fédérale demeure une priorité absolue pour Le sénateur Paul Rand. »
Congrèscréé leRéserve fédéraleil y a près d’un siècle. Le système, qui comprend un Conseil d’administration et les 12 banques régionales, agit comme prêteur de dernier recours au système bancaire du pays, et il est chargé avec la lutte contre l’inflation et à la promotion de la croissance économique et l’emploi.
Paul Rand reprend à cause du père ; Janet Yellen opposés à une surveillance plus stricte
Federal Reserve Présidente Janet L. Yellen a dit plus tôt ce mois-ci, les restes de la Fed s’opposés à un contrôle plus strict de ses décisions de politique monétaire, et Reuters a rapporté qu’elle et autres responsables de la Fed font pression sur Capitol Hill pour qu’il abandonne la poussée de la vérification. (Associés… plus >
Il fixe les taux d’intérêt ont un impact direct sur les taux que les banques facturent des consommateurs, mais Congrès blindé de certaines des décisions du Conseil de vue afin de donner l’indépendance de l’Agence.
Maintenant, après le récent effondrement financier, plusieurs législateurs ont commencé à remettre en question la FED décisions d’et voulez regarder de plus près pourquoi il a pris ces mesures.
La vérification de la législation accorderait la Government Accountability Office qui est Congrès de chef bras d’investigation, le pouvoir de réviser rétroactivement — mais pas en réalité inverse — le FED de prise de décision, en particulier sur la politique monétaire.
Mme Yellen a déjà à témoigner régulièrement à Congrès propos de prise de décisions et rapports de réunions sont libérés des années après les faits. Mais Mme Yellen et ses défenseurs disent donnant la GAO pouvoirs de vérification pourraient s’élever à avoir leurs décisions examinées presque en temps réel, qui disent-ils, pourraient influencer les délibérations huis clos de la Fed .
« Si les membres du Conseil savent que leurs déclarations peuvent devenir publiques, ils peuvent être inhibées de parler franchement des tendances économiques qu’ils observent ou les politiques monétaires, que selon eux, mieux répondre aux conditions actuelles, » Rép Elijah E. Cummings, démocrate du Maryland, a déclaré en menant la lutte contre le projet de loi en septembre.
M. Cummings ladite if la GAO ont reçu le pouvoir de vérification le FED les membres du Congrès pourrait utiliser leur propre capacité à demander certaines vérifications comme un moyen d’influencer les délibérations du Conseil.
Congrès a approuvé plusieurs vérifications plus limitées de la FED , y compris un découlant de la Loi Dodd-Frank écrite dans le sillage de l’effondrement de Wall Street. Cet audit, signalé en 2011, trouvé le Fed à plusieurs reprises invoqué des pouvoirs d’urgence pour étendre ses activités de prêt en 2008 et 2009, y compris les principaux prêts à soutenir le marché de l’habitation.

le 07032015C1

Bonjour à tous,

http://senor-information.over-blog.com/ chantaldupille.fr blog très, très intéressant, pour les étrangers (traduction oblige),et pour tous le monde d’ailleurs ,aller sur ce blog, tous ce vous avez voulu savoir sur EI, sans le demander http://senor-information.over-blog.com
comme quoi, on nous raconte ,vraiment des conneries ,ce que ,j’aime particulièrement ,c’est le recrutement des soldats irakiens ,qui pour la plupart viennent de prison., mais ,lisait l’article très instructif

Une campagne électorale d’une nullité incommensurable en Israël (B.NETANYAHOU)
Publié le mardi 17 février 2015
Ce n’est pas demain la veille que nous aurons le droit, en Israël, d’assister à une véritable campagne électorale, avec des partis présentant des programmes, de grands projets, s’intéressant à la population israélienne, proposant des débats d’idées ou de société. Nous, citoyens israéliens, n’avons le droit qu’à des invectives sur des faux sujets, à des dirigeants en panne d’idées, à l’ego démesuré et qui pensent tous avoir les capacités de diriger le pays.

0156064505 0603 à 17h51,voici le N° de téléphone, qui m’a appelé 2 fois ,en l’espace 1mois ,( je sais vous n’en avez rien à foutre ,moi aussi, mais je le diffuse au cas ,ou)si ,un keuf ,ou un militaire pouvait le localiser, cela prouverait bien que je ne raconte pas que des conneries Merci ,d’avance.et MEF, on se croirait ,sous Ceausescu cela ne serait pas un code de fonction sur ,l’ indicatif de PARIS un nom indiquant la position hiérarchique de l’utilisateur, l’indicatif d’autorité. Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté… – VIVE LA … lisez ceci ,vous comprendrez pourquoi,il se méfiez du téléphone. ?
Sivens ,voyez ami PS ,votre projet, parce qu’a écouter Mr valaque, député PS du Tarn, je crois, il se dit être à la base de tout, enfin du projet ,je pense qu’effectivement ,comme ,il le disait si bien ,’’le projet ,que nous avons fait été bien ficelé et bien fait’’,bon ,d’accord ,c’est lui qu’il le dit bref ,le projet, qui était si bien fait, et si bien ficelé, aurait été construit à l’emplacement même que, vous (Pas vous personnellement, mais les pro barrage) avez désigné, et il n’aurait pas été diminué de moitié, comme dans le rapport, je me rends compte que
Dans cette histoire ,tous le monde est perdant, les pro barrage voient leur BB si, bien ficelé , déménagé à un autre endroit ,et est diminué de la moitié de flotte, et les zadistes ont ordres de quitter les lieux, ce qu’ils feront rapidement, je pense ,car ,ils n’ont pas envie d’avoir un 2éme REMI FRAISSE ,ce serait stupide et je ne pense sincèrement pas qu’ils le soient ,cela dit ,je comprends l’exaspération des riverains, quant on voit son champs représentant ,un vaste dépotoir, Cela, ne résout en rien ,le problème ,au contraire ça l’envenime ,que même si on est contre ,le projet,( rien n’empêche la propreté des lieux ,)
Je suis en train de pensez à cet agriculteur mitoyen de la parcelle, ou devait être construit le future barrage, celui, qui est passé à la télé (à l’écran, il semblait être filiforme et bien en apparences, mais ces propos évoquaient plus tôt la résignation,bref)cet homme là racontait, qu’il devrait déménagé(EH OUAI, reconnu d’utilité public,le site, soit disant) et ,malheureusement, ce n’était pas le seul, donc déménagé au minimum ,une ferme complète ,cela ,sous entend, ,hangar à tracteur ,à tour( fraiseur –tourneur ),pâtures pour les vaches et autres, ou les mettre ,les vendre ,après adjudication ,banques, et la boucle est bouclé .Après, on se demande ,pourquoi ,ils y a tant de suicide d’ agriculteurs( vous savez ,le mec ,que vous voyez accroché à une poutre dans la grange)
Temps que l’on agira comme ceci, c’est à dire ,en se basant sur l’opinion d’une seul personne, ou, d’un groupe de personnes, les choses ne s’arrangeront pas.Je suis persuadé que l’on avait fait un référendum ,ou autres ,si, on avait demandé à tous le monde, le projet aurait été pris dans sa globalité, et les autres agriculteurs ,auraient certainement trouvés des parcelle de terrain pour dépanner un des leur ,car ,malheureusement et heureusement ,cela, peut arriver à tous le monde

Je me rend compte ,qu’il y a trop de chose,que l’on ne veut pas ,nous montre,POURQUOI?
A Quand un audit de la BCE
A Quand un audit de la FED
Certains députés européens ont eut des pressions ,pourquoi les banques américaines privées sont contre un audit,si vraiment tous est clair ,pourquoi avoir une peur bleu des audits,dans le cas contraire,je pense que les pratiques fiscales sera retirées à certains ,qui jouent avec l’argent des autres
« Pourquoi y a-t-il une dette illégitime en Europe et en … – ESU 2014 Documents PDF à Télécharger
La dette illégale est quant à elle provoquée
« illégitimes » les intérêts sur une partie de sa dette. … En Grèce également, … …

Le FN demande un audit des réserves et le rapatriement de l’or de …
Le FN demande un audit des réserves et le rapatriement de l’or de la Banque de France
SUIVRE : Allemagne, Banque Centrale, Banque D’angleterre, Banque De France, Bce, Canada, D’or, De Gaulle, Dette, Dollar, Etats-unis, France, Good Delivery, L’or, Londres, L’or De La France, Nicolas Sarkozy, Pays Bas, Réserves D’or, Suisse, Vente D’or, Ventes D’or
Avertissement
Rubrique : Or, Argent et Monnaie

A trois jours du référendum organisé en Suisse pour contraindre la Banque Centrale Suisse à détenir ses 20% de ses réserves en or et à stocker ses réserves sur le territoire Suisse[i][i], quelques jours après l’annonce par la Banque Centrale des Pays Bas qu’elle venait de rapatrier 122 tonnes d’or de New York et au moment où la pression se fait plus forte en Allemagne pour que la Banque Centrale rapatrie ses réserves d’or stockées hors d’Allemagne[ii], le débat de l’or national vient d’être introduit dans le paysage politique français.
Mme Marine Le Pen, présidente du Front National, a envoyé lundi matin une lettre à la Banque de France pour réclamer un audit des réserves d’or de la France et le rapatriement en France des stocks d’or appartenant à la Banque de France qui seraient stockés à l’étranger. Elle demande que cet audit contienne, selon les termes de cette lettre (extrait) :
« – un inventaire complet des quantités d’or physique affichées actuellement à 2435 tonnes ainsi que leur qualité (numéro de série, pureté, barres ‘Good Delivery’…), réalisé par un organisme français indépendant (à définir). Cet inventaire, sous contrôle d’huissier, devra indiquer le pays dans lequel les réserves d’or sont stockées, en France ou à l’étranger.
– Un recensement de tout contrat d’engagement financier officiel ou secret vis-à-vis de banques et sociétés privées, ou de prêt bilatéral entre la France et des institutions nationales ou internationales, ayant gagé l’or de la France afin de garantir le sauvetage de l’euro. Dans ce cas, l’audit exhaustif devra contenir les conditions des contrats d’engagement ou de prêts. »
Mme Le Pen mentionne également les ventes d’or décidées en 2004 par la France dans les termes suivants (extrait) :
« Attendu qu’en effet, la Banque de France déjà indépendante, a procédé dans le cadre de l’accord CBGA 2, à des ventes d’or décidées en 2004 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Raffarin.
L’objectif officiel affiché était de gérer plus activement les réserves de change de l’Etat afin de générer 100 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires dès 2005. N. Sarkozy déclarait aussi que cette vente d’or serait utilisée « soit pour financer des investissements qui préparent l’avenir, soit pour réduire la dette, mais en aucun cas pour financer les dépenses de fonctionnement ».
Sur la période 2004-2012, environ 614,6 tonnes d’or auraient été vendues par la France alors que dans le même temps les autres banques centrales de l’Eurosystème dont la BCE se sont engagées à limiter leurs ventes d’or.
Quand la Cour des comptes se fait épingler
o pierre moscovici,
o cour des comptes,
o Jacques Chirac,
o François Hollande
Irréprochable, la Cour des comptes? Pas vraiment, répond Bruno Botella, rédacteur en chef du mensuel Acteurs publics. Dans l’ouvrage Et si on enquêtait sur la Cour des comptes? (Editions du Moment), à paraître jeudi, le journaliste révèle les dérives de cette institution si prompte à taper sur les doigts du gouvernement, des élus ou encore des administrations.
>>A lire également, l’interview de Bruno Botella: «Il est temps de réformer la Cour des comptes»
Elle abrite pas mal de reclassés…
Si nombre des magistrats de la Cour des comptes intègrent cette institution à l’issue de leur cursus à l’ENA, d’autres la découvrent sur le tard, notamment grâce au «tour extérieur». En clair, le président de la République peut décider d’envoyer qui il veut se recaser au Palais Cambon. La Cour se révèle donc «un refuge confortable pour les politiques désireux de tourner la page ou poussés dehors par les électeurs», écrit Botella. Parmi ces «magistrats» nommés par voix présidentielle, l’on retrouve Henri Guaino ou Jean de Gaulle, petit-fils du Général. Ce dernier avait accepté de ne pas se représenter aux législatives de 2007 à condition d’obtenir cette nomination. L’UMP voulait qu’il laisse la place à Arno Klarsfeld, qui sera finalement battu par la gauche dans le 12e arrondissement parisien.
… Et quelques planqués
Comme Pierre Moscovici, qui «se traîne une réputation épouvantable» à la Cour. Il l’intègre en 1984 à sa sortie de l’ENA, mais passe bien plus de temps à faire campagne pour le PS qu’à se pencher sur les comptes publics. Ce qui ne l’empêche pas d’être rapidement «promu conseiller référendaire». Il quitte ensuite la rue Cambon pour multiplier les fonctions –cabinet ministériel, député européen, etc.- jusqu’en 2002 où, battu aux législatives, il n’a d’autre choix que de retourner à la Cour, où il est à nouveau promu, cette fois conseiller maître… Parmi les célèbres planqués du Palais Cambon, il y a aussi Jacques Chirac qui a officiellement quitté la Cour à 61 ans alors qu’il n’y a travaillé que quelques mois dans toute sa vie, ou encore François Hollande, qui est toujours conseiller référendaire à la Cour, «en détachement»… «Ce qui lui permet de continuer à bénéficier de droits à l’avancement et à la retraite», précise Botella.
Elle n’est pas épargnée par les conflits d’intérêts…
Le 30 juin 2011, Bernadette Malgorn, ex-préfète de choc nommée à la Cour par Sarkozy en 2009, est amenée à se prononcer sur un rapport du Palais Cambon portant sur la politique de sécurité menée entre 2002 et 2010. Autrement dit, à l’époque où Sarkozy était notamment ministre de l’Intérieur… Le texte est plutôt critique et Malgorn conteste plusieurs points du rapport. En 2011 toujours, Jean Picq, magistrat de la rue Cambon et professeur à Sciences Po, prévient Richard Descoings, feu directeur de l’école, d’un contrôle imminent de la Cour des comptes… «26% des magistrats ne sont pas au service de la Cour mais occupent d’autres fonctions dans l’administration et au sein d’entreprises. Cette situation peut générer des conflits d’intérêts, surtout au moment du retour de ces magistrats», estimait un audit réalisé en 2012.
La précision de Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes: «Concernant les « conflits d’intérêts » allégués, il faut signaler que la mobilité des hauts fonctionnaires a un intérêt: l’expérience opérationnelle ainsi acquise nourrit la collégialité et enrichit les analyses de la Cour. Ces allers-retours sont donc utiles, car ils évitent le syndrome de la « tour d’ivoire ». La Cour est par ailleurs organisée pour prévenir tout conflit d’intérêts potentiel: ses procédures collégiales et ses règles déontologiques, qui obligent le cas échéant à s’abstenir de participer aux délibérations, sont appliquées avec rigueur. Elles l’ont été pour le cas d’espèce évoqué. S’agissant de Sciences Po, c’est à l’occasion d’un contrôle de la gestion déclenché par la Cour des comptes que des défaillances et des lacunes importantes ont été constatées, puis rendues publiques par la Cour fin 2012».
… Ni par les dossiers enterrés
L’histoire avait fait couler beaucoup d’encre. En 1978, la Cour enquête sur la flambée des dépenses de recherches d’Elf-Aquitaine, groupe alors public, et met au jour le scandale des «avions renifleurs, ces appareils censés détecter les nappes de pétrole», rappelle Botella. Mais, «à la demande du pouvoir giscardien», le dossier ne sort pas. En 1983, le Canard enchaîné révèle l’escroquerie et la Cour est traînée dans la boue. Son ancien président Bernard Beck est «montré du doigt pour avoir détruit les rapports en sa possession avant de quitter la rue Cambon, en 1982».
La précision de Didier Migaud: «Contrairement à ce qu’affirme cet article, l’ouvrage ne décrit en fait aucune « dérive ». Si l’on dépasse l’introduction, qui contient effectivement ce mot, on constate qu’il n’est fait état d’aucune dérive de l’institution par la suite. L’anecdote rapportée, déjà connue, date de… 1983! En tout état de cause, l’ouvrage se conclut ainsi: « La Cour des comptes a un rôle essentiel à jouer et (…) dispose d’un atout de taille (…): la crédibilité ». Je ne saurais mieux dire et j’invite donc chacun à le lire… jusqu’au bout!»

Vers une enquête approfondie sur la maison de Netanyahu ?
Le procureur general convoque une réunion au sommet pour examiner les allégations de malversations financières

Le procureur général Yehuda Weinstein (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le procureur général Yehuda Weinstein a convoqué pour jeudi une réunion avec de hauts fonctionnaires du ministère public pour examiner les allégations de malversations financières qui concernent le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara, suite au rapport de Contrôleur de l’État publié la semaine dernière et au témoignage d’un ex-intendant qui a travaillé avec le couple à la résidence du Premier ministre.
Le rapport sur les dépenses publié par le contrôleur de l’État Yossef Shapira détaillait des dépenses somptuaires de Netanyahu et son épouse à leur résidence officielle à Jérusalem ainsi que dans leur maison privée à Césarée et envisageait d’éventuels méfaits criminels de la part des époux.
Selon Haaretz, le Parquet devrait recommander que Weinstein élargisse l’enquête sur les allégations et convoque des employés de la résidence officielle pour des interrogatoires.
La police a dit que l’épouse de Netanyahu risque également d’être convoquée pour un interrogatoire.
Le procureur général pourrait recommander une enquête policière sur les allégations.
Le calendrier d’une telle décision est important politiquement puisque les élections générales auront lieu

Netanyahu invité au Congrès américain… Sans l’accord d’Obama !
Publié le : 21 janvier 2015
Le Président de la Chambre des représentants, John Boehner, a invité le Premier ministre Benjamin Netanyahu, mercredi, pour participer à une session conjointe du Congrès, le 11 février, sur la menace que représente l’Iran et l’Islamisme.
« En ces temps de défi, je demande au premier ministre de parler au Congrès des menaces graves qui représentent l’islam radical et l’Iran face à notre sécurité et à notre mode de vie », a déclaré Boehner dans un communiqué.
Boehner a déclaré dans ce communiqué que M. Netanyahu « est un grand ami de notre pays, et cette invitation porte en elle notre engagement indéfectible à la sécurité et au bien-être de son peuple. En ces temps de défi, je demande au premier ministre de parler au Congrès sur ces menaces. Les Américains et les Israéliens ont toujours été ensemble pour défendre les idéaux partagés – et nous devons aujourd’hui encore être ensemble. »
Un responsable israélien a déclaré que Netanyahu, dont la relation avec le président Barack Obama a souvent été tendue, étudie la possibilité de rencontrer Obama lors de sa venue.
La Maison Blanche, affirme de son côté ne pas encore avoir échangé avec Netanyahu sur cette possible visite. « Généralement, quand un leader étranger veut s’adresser au Congrès, il y a des consultations en amont avec la Maison Blanche et le Département d’Etat. »
Pour Boehner, « le Congrès peut prendre cette décision de sa propre initiative… »
Une grève empêche France 3 Alsace de diffuser son journal en direct pourquoi ;,d’après vous
Pour supprimer des ,un pour l’instant,non content de se faire du blé ,sur notre dos,ils veulent que vous soyez moins , pour qu’il puisse empocher plus, c’est pas SARKO,qui disai t ,travaillé plus ,pour gagner plus, elle est vraiment trop bonne !!!
Depuis plus d’un mois, la diffusion du journal du soir de France 3 Alsace est perturbée par une grève des techniciens vidéo. Le mouvement s’est amplifié empêchant la diffusion en direct, le journal de 19h est enregistré durant l’après-midi.
Le conflit porte sur la réorganisation par la direction des moyens alloués à l’émission Alsace Matin : un poste de réalisateur a été supprimé, une mesure d’économie déjà en vigueur dans les autres pôles régionaux de France 3.
Jeudi, une partie des journalistes, monteurs, techniciens du son, documentalistes, infographistes et personnels administratifs a pris la plume pour dénoncer dans une lettre ouverte la dégradation des conditions de travail et l’absence de dialogue entre les grévistes et la direction :
« À France 3 Alsace nous en sommes à l’actualité enregistrée. Elle n’existe plus à partir de 15 heures. Notre crédibilité non plus. Mais dans quelle chaîne inflige-t-on cela aux téléspectateurs, avec la déontologie que cela suppose ? Les téléspectateurs déboussolés voire en colère exigent des explications. Ceux qui sont sur le terrain le vivent, tous les jours. Mais comment répondre expressément à leurs doléances sans savoir nous mêmes ? Ils ne comprennent absolument rien. Et nous non plus. »
Ces employés de France 3 Alsace, une soixantaine de personnes dont une majorité de journalistes, réclament « une médiation nationale » pour que ce dossier progresse et que la diffusion du journal du soir en direct puisse reprendre.
L’effondrement économique est inévitable, Voici pourquoi…la dette grecque ,et celle de la France ,c’est du pipi de chat comparez à celle des states.
L’Amérique s’approche rapidement catastrophique effondrement économique. Avant de vous rejeter cela comme hype ou paranoïa, prenez quelques minutes pour examiner les faits décrits sur cette page. Les chiffres ne mentent pas.
À ce stade, le crash du dollar est inévitable… loin d’être exagéré, il s’agit d’une certitude mathématique. Aussi repoussant que cela puisse paraître, c’est dans votre propre intérêt d’apprendre à quel point la situation est.
Selon les têtes parlantes de presse grand public , l’économie se relève lentement et c’est la crise financière, mais derrière nous, mais nous devons vérifier une réalité.
Il est temps de cesser d’être naïf et de commencer à être plus de discernement. Au lieu de plus de faux espoirs, nous devons la vérité aussi amer que cela puisse paraître… et la vérité est, de nos municipalités locales, à nos États de notre gouvernement fédéral, nous sommes fauchés… la vérité est que nous ne pouvons pas le remboursement de notre dette sans s’endetter encore plus… la vérité est l’accident logement de 2008 était juste un petit aperçu de ce qui est à venir.
L’Amérique se noie dans la dette. Maintenant, les passifs du gouvernement sont développent à un rythme exponentiel. Notre dette publique est un cercle vicieux.
À notre détriment, que notre gouvernement continue à prétendre que nous pouvons emprunter notre moyen de sortir de la dette et une poignée seulement de nos politiciens sont prêts à admettre que notre nation est maintenant en faillite.
À l’encontre de rhétorique sortant de Washington, aucune hausse d’impôt ou le budget coupe nous faire sortir de ce pétrin. Le genre de mesures qui serait réellement apporter des changements significatifs pour enrayer l’effondrement financier sont jugées trop graves pour être même considéré.
Examiner les preuves décrites ci-dessous, reliez les points et penser par vous-même.
« Toute vérité passe par trois étapes.
Tout d’abord, elle est ridiculisée.
Deuxièmement, il est violemment opposé.
En troisième lieu, il est accepté comme étant soi.  »
– Arthur Schopenhauer
La « dette nationale » même dire quoi ?
Nous allons couvrir les bases tout d’abord… Quand le gouvernement ne peut pas couvrir ses dépenses en utilisant les recettes collectées de sociétés et les impôts et les autres frais qu’il impose, il va dans la dette. La dette publique américaine est la somme de tous les encours de la dette due par le gouvernement fédéral. Il comprend le gouvernement de l’argent emprunté, plus l’intérêt, elle doit payer cette dette.
Nous allons également éclaircir la différence entre la dette et le déficit. Le déficit est le déficit, que nous avons chaque année. Si vous prenez à $ 100 milliards et dépenser $ 130 milliards, vous obtenez un déficit de $ 30 milliards. Maintenant à la fin de cette année, tu dois faire quelque chose avec ce $ 30 milliards que vous devez, si vous le déplacez sur votre déficit à long terme – qui est la dette nationale.
Évidemment, comme toute autre dette, la dette nationale doit reversée aux titulaires. Bien sûr, avoir une petite dette est très bien tant que c’est gérable. En revanche, si un pays emprunte trop il peut se noyer dans sa dette, comme l’a fait la Grèce.
Donc quelle est notre situation ? Numéros ne pas mentir, nous allons donc comparer notre dette et le déficit à 1974 juste pour avoir une idée de notre chemin et le rythme (par la suite nous allons étudier la dette nationale graphique couvrant 1940-2011).
En 1974 le déficit (manque à gagner annuel) est de $ 4 milliards et la dette totale était de $ 484 milliards. Il nous avions mis 200 ans depuis le début de la République jusqu’en 1974 pour créer cette dette de $ 484 milliards.
Cependant, depuis 1974, notre déficit est de $ 4 milliards à une choquante $ 1,33 billions… arrêter et réfléchir à ce sujet pendant une seconde… cela signifie que notre manque à gagner budgétaire annuel actuel est à peu près tripler la taille de la dette totale des Etats-Unis en 1974. Notre dette nationale en 1974 était $ 484 milliards… il s’approche un sans précédent $ 16 billions !
Comment est-ce possible ? Comment pouvez-vous passer par la guerre mondiale, seconde guerre mondiale, la guerre de Corée, la guerre du Viêt Nam – ont seulement $ 484 milliards de dette, puis monter en flèche à 16 billions en si peu de temps? ! La réponse à cette question est lié à un événement de touche en 1971 que nous irons dans un instant… pour l’instant, nous allons coller avec la dette nationale, afin de comprendre pourquoi il n’est donc plus durable.
Dans une lettre adressée à Thomas Jefferson, 1787
« Toutes les perplexités, la confusion et la détresse en Amérique se pose, pas des vices de la Constitution ou de la Confédération, pas de manque d’honneur ou de vertu, tant de choses à partir de l’ignorance pure et simple de la nature de la pièce de monnaie, crédit et la circulation. »
: John Adams, père fondateur
16 billions de dollars, alors quoi ?

16 billions de dollars, c’est certainement beaucoup d’argent, mais la plupart des gens ne traitent habituellement que de zéros dans leur vie. Il est difficile de vraiment apprécier cette somme presque insondable et les conséquences désastreuses qu’elle représente pour nous. Mais pour comprendre quelle est la profondeur d’un trou le gouvernement est en, nous devons saisir l’énormité de ce montant en dollars.
Alors, quelle est 1 billion ? Voici quelques illustrations utiles.
Imaginez que vous avez décidé de compter jusqu’à 1 million à haute voix. Combien de temps pensez-vous que cela vous prendrait à un rythme d’un nombre par seconde?. Si vous le faites non stop, il faudrait environ 12 jours. Maintenant, combien de temps cela prendrait-il vous à compter jusqu’à 1 billion?… La réponse?… 32 000 ANS!!!
Voici une autre illustration.
Si vous étiez en vie quand Christ est né, et vous avez dépensé 1 million de dollars chaque jour depuis ce point, vous toujours n’auriez pas dépensé 1 billion de dollars maintenant.
Le dernier… Si vous aviez 1.00000000001 billions de factures et vous enregistré leur tout de bout en bout. Votre ruban argent deviendra aussi longtemps que vous seriez effectivement en mesure de les enrouler autour de la planète terre plus de 380 fois!!!… Mais, cette somme d’argent serait pas encore assez pour rembourser la dette nationale US.
Êtes-vous encore l’image ?
Sur la droite est une illustration de notre dette fédérale qui pourrait vous aider à avoir une meilleure idée visuellement. Vous pouvez cliquer sur cette image pour voir une plus grande taille.
Gardez à l’esprit que ce que vous regardez sont des palettes de billets de 100 $, empilés les uns sur les autres. Pour vous donner une idée de la taille et la hauteur de ces palettes, dans le centre se tient la Statue de la liberté, à la bonne échelle par rapport à des tours d’argent. L’argent qui entourent et éclipsant la Stature de la liberté, pris ensemble constitue 16,394 billions. Il s’agit de notre dette actuelle que nous avons programmés pour frapper en septembre de 2012 de plafond.
Il est intéressant de noter que lorsque nous avons atteint ce plafond cette année de la dette, notre gouvernement sera une fois de plus monter au plafond afin de permettre la dette de croître. Maintenant demandez-vous : quel est le point d’un bien mobilier plafond ? Un plafond mobile est un oxymore. Si vous pouvez déplacer votre limite d’endettement permise sur demande, pourquoi faire semblant que vous avez une limite de dette en premier lieu ?
« Je vois dans un avenir proche une crise approche qui démobilise moi et me fait trembler pour la sécurité de mon pays. Sociétés ont été intronisées, suivra une ère de la corruption et le pouvoir de l’argent du pays s’efforceront de prolonger son règne en travaillant sur les préjugés du peuple, jusqu’à ce que la richesse est agrégée dans quelques mains et détruit la République ».
– Abraham Lincoln, 16e Président des États-Unis d’Amérique
Statistiques, que le gouvernement aurait plutôt vous ne saviez pas
Maintenant que vous avez un peu d’une idée de quelle taille 1 billion est, envisager le tableau à droite (dette publique américaine de 1940 à 2011 en billions de dollars) et regardez les statistiques époustouflantes ci-dessous :
Le gouvernement américain a dépensé plus de 454 milliards de dollars seulement sur les intérêts sur la dette nationale au cours de l’exercice 2011.
• En 2011, le gouvernement a emprunté $ 41 000 chaque seconde.
• Actuellement, le fardeau du gouvernement croît de $ 10 millions par chaque minute qui passe
• Juste au cours de l’administration Obama, le gouvernement américain a accumulé plus de dettes que c’était le cas entre le moment où George Washington a pris ses fonctions à la fois que Bill Clinton a pris ses fonctions.
• Actuellement la base monétaire américaine est assis quelque part environ 2,7 billions de dollars. Donc si vous sortit et tout cet argent papier ramassé il serait seulement faire un petit creux dans notre dette nationale. Mais par la suite, il n’y n’aurait aucun monnaie pour quiconque d’utiliser.
• Le gouvernement américain est responsable de plus d’un tiers de toute la dette publique sur l’ensemble de la planète.
• Les dépenses fédérales obligatoires a dépassé le total des revenus fédéraux pour la première fois dans exercice 2011. Qui ne était pas censé se produire jusqu’à 50 ans dès maintenant.
• Si le gouvernement américain a été contraint d’utiliser les principes de comptabilité GAAP (comme toutes les sociétés cotées doivent), le déficit budgétaire des États-Unis gouvernement serait quelque part dans le quartier de $ 4 billions de $ 5 billions chaque année.
• La dette publique américaine est maintenant plus de 5 000 fois plus grande que c’était quand la réserve fédérale a été créée en 1913.
Si tout va bien à ce stade, vous commencez à comprendre comment notre dette est grande et à quelle vitesse il se développe. Étonnamment, les plus grands engagements de notre gouvernement même n’apparaissent pas ici, donc c’est juste la partie visible de l’iceberg.
Un autre 54 billions exclus les chiffres de la dette nationale
La courte vidéo sur la gauche a été diffusée par CNN en 2007 mettant en vedette le comptable de la tête de gouvernement David Walker.

Selon David Walker, qui a servi comme États-Unis contrôleur général dans le Government Accountability Office de 1998 à 2008, le fardeau financier du gouvernement américain avoisine les 70 billions de dollars.
C’est parce que la dette nationale de 16 billions ne tient pas compte des obligations comme la sécurité sociale, Medicare, employé de régimes de retraite publics et autres éléments de passif dont le gouvernement s’est déjà engagé à.
Ces engagements sont cochant bombes à retardement, apprêtés pour exploser avec chaque nouvelle vague de la retraite des baby-boomers. En plus de cela, les coûts médicaux continuent d’augmenter dans tous les domaines de dépenses d’assurance-maladie à travers le toit de la conduite.
N’oubliez pas qu’à l’époque, que cette vidéo a été diffusée notre dette nationale était « seulement » environ 9 billions de dollars et il est maintenant proche de 16 billions. Les problèmes économiques catastrophiques, prévues par les chef comptable de notre gouvernement jouent eux-mêmes ce moment.
Quoi de plus décourageant, c’est que David Walker fut contraint d’accepter que réprimander à Washington d’une dette insoutenable était un gaspillage d’efforts. Ses mises en garde de l’effondrement financier imminent est tombé sur l’oreille d’un sourd car les deux administrations lui a tout simplement ignoré. En désespoir de cause, M. Walker a quitté son emploi comme auditeur chef du gouvernement fédéral pour sillonner le pays pour trouver des moyens de livrer son message directement au public.
Père de la Constitution et le Bill of Rights, James Madison est cité disant :
« Dossiers de l’histoire que les changeurs d’argent ont utilisé toutes les formes d’abus, intrigue, tromperie, et violent moyens possible maintenir leur contrôle sur les gouvernements en contrôlant l’argent et sa délivrance. »
– James Madison, 4e président des États-Unis d’Amérique et père fondateur
Comment y sommes-nous tellement endetté ?
Pour connaître tous les événements qui nous amènent à ce gâchis prendrait un article distinct, mais voici un résumé rapide.
En 1913 le Congrès a adopté la « Loi de la réserve fédérale, » renoncer au pouvoir de créer et de contrôle de l’argent à la société de la réserve fédérale, une société privée détenue et contrôlée par des banquiers. Au fil du temps, de plus en plus de la législation a été adoptée afin d’élargir les fonctions de la réserve fédérale. La Fed (abréviation de la réserve fédérale) a été accordée à deux puissances extrêmement critiques : la possibilité d’acheter des titres du Trésor U.S. et de manipuler les taux d’intérêt. Manipulation des taux d’intérêt et quantitative accélération (pompage de l’argent dans l’économie) de la Fed, sont les deux forces motrices derrière les cycles d’expansion et de ralentissement et les bulles économiques.
La Fed était supposé être le gardien de la monnaie américaine, en réalité, qu’il s’est avéré pour être une dette et bubble machine, a couru pour le profit de banquiers avides.
Nos pères fondateurs a compris le danger de mettre le pouvoir de contrôler la monnaie d’une nation dans les mains de quelques individus sous la forme d’une banque centrale monopolistique et étaient farouchement opposés à un tel système.
En 1944, que la seconde guerre mondiale tirait plus près à la fin, les représentants de 44 nations alliées se sont réunis à Brenton Woods, New Hampshire, où le dollar (soutenu par l’or à 35 dollars par once) a été accepté comme monnaie de réserve mondiale.
L’Amérique a obtenu des avantages sans précédent comme l’émetteur du dollar. Toutefois, l’étalon-or limitée réserve fédérale d’imprimer de l’argent si elle n’avait pas l’or pour sauvegarde nouvelle monnaie. Même si cela garanti la stabilité du dollar et une économie forte, ces restrictions ne seraient pas tolérées par la Fed depuis très longtemps.
En 1971, sous le Président Nixon, US éloigne un système monétaire convertible à l’or pour un fiat papier dette monétaire système qui a permis à la réserve fédérale à imprimer de dollars hors de l’air.
Cela a ouvert la porte pour passer sans restriction et d’emprunt. Une fois nous éloigne un « gold standard » à un « système de monnaie-dette » c’était seulement une question de temps avant l’Amérique transformée les plus gros créancier du monde les plus gros débiteur du monde.
Si vous regardez le tableau de la dette nationale en faisant défiler vers le haut, vous pouvez voir un parallèle direct entre l’explosion de la dette et les américains de passage à la monnaie fiat en 1971. Une fois que la Fed pourrait créer des dollars à partir de rien, il a fallu que quelques années pour la dette publique obtenir un taux de montée exponentielle.
Maintenant sur la capacité de la surface, Federal Reserve à imprimer de l’argent sans aucune restriction pourrait son grand puisque vous pouvez simplement créer la nouvelle monnaie sur demande… mais il porte en lui deux très graves conséquences. Conséquences que nous payons pour l’instant.
La première conséquence est l’inflation. Chaque fois que la Fed publie de nouveaux dollars, elle augmente la masse monétaire, qui à son tour diminue la valeur du reste de l’argent déjà en circulation. Fondamentalement, cela signifie que les plus d’argent sont imprimés, le moins qu’ils valent. Lorsque l’inflation augmente, donc le faire le prix et le coût de la vie. L’inflation aussi encourage les dépenses et la dette et décourage la formation de l’épargne et d’investissement. À long terme, l’inflation monétaire anéantit la richesse de la bourgeoisie et l’économie les épaves. Par ailleurs, le dollar a perdu 95 % de sa valeur depuis la réserve fédérale en 1913.
La seconde conséquence est que, nous (le peuple) s’endetter chaque fois que l’argent nouveau est créé. Lorsque le gouvernement a besoin d’argent supplémentaire, au-delà de ce qu’il recueille en taxes, elle émet U.S. bons du Trésor, qui est rémunérés les reconnaissances de dette garanties par le gouvernement. Ces obligations sont échangées avec la réserve fédérale pour monnaie. Ce processus est appelé « la monétisation de la dette », donc système « monnaie dette ». La réserve fédérale recueille l’intérêt et les contribuables recueillent la dette. Les banquiers prospèrent et les gens se réduit en esclavage.
Outre avilir le dollar et contraignant l’Amérique dans la dette, la Fed manipule les taux d’intérêt de la substitution de marché autorégulation. Ces manipulations créent des bulles, ce qui entraîne des conséquences catastrophiques pour l’économie et de l’américain moyen.
Le Président Andrew Jackson a refusé de renouveler la Charte (subvention de monopole) de la Second Bank of the United States. En 1836, Jackson a déclaré aux banquiers essayant de le persuader de renouveler leur Charte (afin qu’ils pourraient continuer leur monopole nuisible) :
« Vous êtes un repaire de vipères. Je vais vous mettre en déroute et par le Dieu éternel, je va vous mettre en déroute sur. Si les gens ne compris l’injustice rang de notre argent et le système bancaire, il y aurait une révolution avant le matin. »
-– Andrew Jackson, septième président des États-Unis d’Amérique
Comment le gouvernement américain va finance 70 billions en passif ?
Si vous avez été attentif jusqu’à présent, vous devriez être capable de deviner correctement… en empruntant. Le gouvernement américain envisage de finances 70 billions en obligations en vendant des titres du Trésor (intérêt portant reconnaissance de dette) Amérique mettant endetter encore plus.
Étant donné que notre dette publique explose et notre déficit annuel continue de grandir chaque année, nous sommes forcés d’admettre une évidence : notre gouvernement ne peut pas payer sa dette sans prendre plus de dette.
Il s’agit par définition, une chaîne de Ponzi. Pour conserver le schéma de Ponzi va vous doit avoir un débit constant et croissant des investisseurs. Si l’écoulement s’arrête ou ralentit encore, tout cela commence à s’effondrer. C’est pourquoi le gouvernement doit en permanence augmenter le plafond de la dette officielle.
Toutes les chaînes de Ponzi, finit par s’effondrer, et notre système de monnaie-dette a le même défaut fatal par conception.
La vidéo à gauche a été diffusée sur CNBC, 24 mai 2012 :
Peter Schiff, PDG d’Euro Pacific Capital, qui non seulement célèbre prédit la bulle immobilière de 2008, mais a également prédit les banques spécifiques qui iraient sous, ainsi que la réponse du gouvernement exacte à la crise de 2008, rend les énoncés suivants au sujet des bons du Trésor US (abréviation des titres du Trésor américain… encore une fois ce sont intérêt portant reconnaissance de dette du gouvernement doit vendre pour payer des obligations):
« Il n’est aucun sécurité en bons du Trésor américain. Lorsque les taux d’intérêts montent, nous avons par défaut sur les bons du Trésor. Nous ne pouvons pas payer un taux d’intérêt du marché et encore moins de prendre sa retraite de l’entité de sécurité. La plupart des trésors du qui sont achetées ont une échéance très courte. Nous avons 5 ou 6 billions qui arrivent à échéance l’année prochaine, nous ne pouvons pas payer ce retour. Nous comptons sur nos créanciers de prêt de nous retourner l’argent pour rembourser la dette. Il s’agit d’une chaîne de Ponzi.
C’est la même situation, comme je le disais la Grèce était en. Ils ont n’eu aucun probleme pour vendre leurs obligations lorsque les taux sont faibles. Mais le peuple minute figuré dehors que les Grecs ne pouvaient pas rembourser la dette, ils ne voulaient plus les acheter. La même chose va se passer. Vous avez une fausse perception de la sécurité sur le marché du Conseil du Trésor. Il n’est pas sûr du tout. Il s’agit d’un piège. Et il est défini par les banques centrales, la Fed est le plus gros acheteur, ils achètent comme 90 % des bons du Trésor à long terme… »
Combien de temps nous pouvons garder emprunt ?
Certains économistes aiment à imaginer que nous pouvons juste faire pousser notre dette sans cesse, parce que nous avons la possibilité d’imprimer des dollars hors de l’air. Ces « experts » affirment que le marché des bons du Trésor est fort que jamais et nous pouvons juste garder emprunt sans cesse. Ce sont les mêmes « experts » qui a insisté pour que les prix de l’immobilier continuera d’augmenter perpétuellement, droite jusqu’à l’écrasement de 2008. Ils font valoir, juste relever le plafond de la dette et continuer à croître de plus en plus cette dette.
Mais même si nous pouvons augmenter notre dette plafond chaque fois, il n’y a toujours une limite de dette naturelle que nous ne pouvons pas franchir. L’idée que notre gouvernement peut continuer à croître notre dette sans fin est absurde.
Tout d’abord, il repose sur une hypothèse stupide que souhaite à nous prêter de l’argent qu’ils savent que nous ne pouvons pas rembourser le reste du monde. Deuxièmement, il ignore une conséquence mathématique : une croissance exponentielle en raison de l’intérêt seulement.
Nous avons été en mesure de s’en tirer avec tant de choses jusqu’à présent emprunt parce que le dollar est la monnaie de réserve mondiale, mais ce privilège a ses limites. C’est aussi un privilège que nous allons perdre parce que nous avons été sans vergogne abuser il.
La réserve fédérale a été tenue l’intérêt artificiellement bas, pour aider le gouvernement à maintenir l’emprunt. Bien sûr, ce n’est aucune faveur de part de la Fed, parce que le résultat final est l’asservissement de la dette. Car quel que soit le gouvernement doit est hérité par le peuple, c’est le peuple qui se faire défoncer à la fin. Si l’intérêt a été autorisé à revenir à des taux du marché, il serait utile d’empêcher le gouvernement d’emprunt au-dessus de ses moyens.
Toutefois, à ce point nos prêteurs sont rendent compte que notre dette a depuis longtemps passé à un niveau supportable. Si vous avez déjà appliqué à un prêt, vous devez être familiarisé avec cette règle universelle : lorsque l’emprunteur est trop endettée, le prêt devient à risque élevé et si le prêteur exige un intérêt supérieur pour faire la récompense digne du risque. Avec chaque jour qui passe, U.S. plonge dans une fosse profonde de la dette, ce qui rend les prêts aux USA (en achetant des titres du Trésor) un investissement de plus en plus risqué.
Pour aggraver les choses, la Fed est dévaluer le dollar à un rythme croissant de sauvetages émettrices, plans de relance, l’assouplissement quantitatif, etc…, et nos prêteurs sont la réalisation de ce trop. Cela signifie que les dollars que nos créanciers sont prêts à nous maintenant, valent moins quand ils les récupérer.
Pour ces deux raisons, les titres du Trésor américain (gouvernement, reconnaissance de dette) sont maintenant des investissements à haut risques et faible rendement. Ce qui était autrefois considéré comme le plus sûr investissement est maintenant une chaîne de Ponzi au moment de l’effondrement.
Qui va renflouer l’Amérique quand il est à court de prêteurs ?
Notre piscine de prêteurs prêts commence à se rétrécir comme nos créanciers sont réveillent sur le fait que les bons du Trésor est maintenant un investissement à haut risque et faible rendement. Pour compenser cela, la Fed est obligée d’acheter tout long terme Trésor américain afin de stimuler artificiellement la demande, pour garder vers le haut de l’écran de fumée. Bien sûr cela seulement gonfle la bulle de liaison US encore plus.
Quand la piscine des prêteurs de prêts s’assèche, le régime atteindra sa fin et la dernière bulle va exploser. Sans les prêteurs, le gouvernement américain a seulement deux choix épouvantables : par défaut sur la dette ou hyper-gonfler le dollar.
L’option 1 est par défaut sur la totalité de la dette, essentiellement déclarant faillite de renégocier toutes ses obligations. Cela créerait un choc financier important comme le dollar s’effondre et perd son statut de monnaie de réserve. Cela conduirait à une forte augmentation du coût de presque tout, que plus de dollars serait nécessaire pour payer les importations, d’où un impact économique catastrophique pour tous les américains. Le gouvernement est obligé de réduire les dépenses de façon spectaculaire. Une large gamme de paiements du gouvernement devra être arrêté, y compris salaires militaires, des paiements de sécurité sociale et mutuelle, allocations de chômage, de remboursements d’impôt, etc.. Les entreprises seront écrasés par un consommateur américain qui n’aurait plus aucun pouvoir d’achat. En outre, crédit serait tarir pratiquement du jour au lendemain, qui forcerait un nombre incalculable d’entreprises à fermer leurs portes. Chômage dans le pays se doper aux niveaux de l’obscènes. Taux d’intérêt augmenteraient sensiblement forçant des millions de familles avec des hypothèques réglables pour aller dans des forclusions.
Option deux est d’avoir de la réserve fédérale créer billions sur billions de dollars hors de l’air. Cela crée une illusion qui la dette est remboursée, mais en réalité les dollars émis pour payer la dette deviendrait plus en plus inutile, en tournant une inflation rapide en hyperinflation. En fait, cela créerait une pire scénario puis la première option beaucoup comme hyperinflation sera encore plus économiquement destructrice pour l’américain moyen. Prix monterait à des niveaux inimaginables, le chômage devrait monter en flèche. L’américain moyen serait obligé de faire des heures supplémentaires juste pour mettre la nourriture sur la table, c’est si il ou elle a la chance d’avoir encore un emploi.
Il est à noter qu’il est hautement improbable que les U.S. choisiront par défaut (option 1). Même si l’hyper-inflation est de loin la plus destructrice pour le peuple américain à long terme, le gouvernement essaiera probablement d’imprimer son chemin.
De toute façon l’économie va s’effondrer. Sur le plan économique, la première option aurait envie d’une crise cardiaque et la deuxième option comme un cancer en phase terminale.
L’effet d’entraînement de chaque scénario serait sans précédent. Il ne serait pas la fin du monde, mais vous pouvez vous attendre d’une agitation sociale massive, manifestations, émeutes, incendie criminel, etc.. Fournir des perturbations sur tous les niveaux. Échecs utilitaire basique et la dégradation de l’infrastructure. Crimes violents rampant, spécialement dans les régions métropolitaines. Éventuellement suivie d’une période longue et très douloureuse de réajustement du niveau de vie pour la plupart des américains.
Que se passe-t-il si nous réduire les dépenses, augmenter les impôts et équilibrer le budget ?
C’est incroyable, que même maintenant, vous le même entendez vieux slogans jetés autour de politiciens sur tous les spectacles de nouvelles majeures, comme la « reprise économique », « réductions budgétaires » et « dépenses judicieuses ». Mais, quelqu’un là-bas qui insiste sur le fait que cette crise peut être fixée en vertu de notre système actuel est couché.
Les réductions des dépenses et des hausses d’impôts qui parle de congrès sont absolument vide de sens par rapport à quelle rapidité notre dette est en explosion.
Appelant les coupes et les taxes « changement de poche » serait une insulte au changement de poche.
Aucun plan de sauvetage, le plan de relance ou la manipulation par la réserve fédérale ne va éviter la douleur financière massive qui est venir à notre rencontre.
Alors que peut faire notre gouvernement pour corriger la crise financière et éviter le crash du dollar ? Que faudrait-il faire ?
Il faudrait le genre de mesures que notre gouvernement considère trop extrême pour discuter encore et donc il n’y a aucune chance de leur approbation. Pour commencer, il faudrait abolir la Federal Reserve, revenir à l’étalon-or, fermer les bases militaires outre-mer, complètement réformer le code des impôts, restructurer les programmes de versement, etc..
Malheureusement, proposant de tels changements, c’est le meilleur moyen de perdre votre financement politique, devenu la risée de Washington et être ignoré ou ridiculisé par les médias traditionnels. Parlez-en à Ron Paul.
Notre Congrès sait très bien que les combats contre le système se suicide politique. Et donc aucun changement significatif qui aiderait à atténuer l’impact de l’accident qui viennent n’est approuvée.
Selon le bureau ovale et le Congrès est préoccupé, reportant l’écrasement en émettant des plans de sauvetage et de relance est une approche politiquement plus favorable, même si cela garantit une catastrophe encore plus grande à la fin.
La ligne du bas est la suivante : nous sommes sur un chemin d’accès à un crash du dollar inévitable. Ceux qui dirige notre système monétaire et détiennent les clés de notre économie sont en fait une partie du problème au lieu de la solution. Ceux dans la puissance que peuvent apporter les modifications nécessaires désespérément, n’ose pas.
Plutôt que de risquer leur carrière, ils continueront à distribuer sans vergogne notre argent durement gagné parmi leurs amis à Wall Street. La main pleine de nos politiciens honnêtes qui sont en fait assez courageux pour défendre les gens sont blanchi par le système.
À ce stade, nous sommes sur un run away train sans freins, donc vous préparez-vous mieux. Les bonnes nouvelles sont, il est encore temps pour vous préparer à ce qui se passe avant. La plupart des gens seront complètement préparés quand tout cela vient s’écraser.
Ne soyez pas partie de ce groupe.
Comment dois-je préparer pour la prochaine crise ?
Si vous êtes fauché ou riches, que vous viviez dans un appartement ou une maison de maître, peu importe ce que votre situation actuelle, il y a des choses spécifiques que vous pouvez faire pour préparer pour le crash du dollar qui font obstacle.
Le prochain article, que nous publions mettra l’accent sur le plan d’action étape par étape que vous pouvez suivre afin de minimiser l’impact de la crise financière sur vous et votre famille. Il comprendra des actions pratiques, mais critiques, que vous devriez prendre pour protéger votre bien-aimé du chaos qui a suivi, ainsi que des conseils financiers de sauvegarder quelque économies, vous pourriez avoir.
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Série : Les banques et la doctrine « trop grandes pour être condamnées » (Partie 7)
De grandes banques organisent massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale
Nouvel exemple de « Too Big to Jail »:L’évasion et la fraude fiscales internationales organisées par la principale banque suisse UBS.
UBS (Union des Banques Suisses) qui a dû être sauvée de la faillite en octobre 2008 par une injection massive d’argent public en Suisse est impliquée dans le scandale du Libor, dans celui de la manipulation du marché des changes (UBS fait l’objet d’une enquête approfondie de la part des autorités tant aux États-Unis, qu’au R-U, à Hong Kong et en Suisse) et dans les ventes abusives de produits hypothécaires structurés aux États-Unis. UBS, tout comme HSBC et le Crédit Suisse |1| notamment, s’est aussi spécialisée dans l’organisation à une échelle systémique de l’évasion fiscale des grandes fortunes des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs |2|.
par Eric Toussaint
11 mai 2014 « Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes hexagonales, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, ’ véritable guide en évasion fiscale ’ » |3|. Le témoignage d’un ancien employé d’UBS, publié en janvier 2014, vient renforcer les accusations lancées par Antoine Peillon. « Le témoignage d’un ancien employé suisse de la banque, déposé auprès de la justice et recueilli par Le Parisien-Aujourd’hui en France (édition du mardi 21 janvier), montre que la plus grande des banques helvètes, qui fait depuis 2012 l’objet d’une enquête judiciaire en France, aurait institué un système bien rodé pour inciter les Français à frauder le fisc. Guillaume Daïeff et Serge Tournaire, les juges financiers parisiens en charge du dossier, soupçonnent l’Union des banques suisses (UBS) d’avoir mis en place un vaste système de démarchage illicite de clients français, les incitant à ouvrir des comptes non déclarés en Suisse dans les années 2000. » |4|.
Quelques semaines plus tard, en février 2014, paraissait sous forme de livre un autre témoignage à charge d’UBS, il est le fait d’une ancienne employée d’UBS en France chargée d’organiser des activités mondaines pour rabattre des clients. ’Il s’agissait de mettre en relation des chargés d’affaires d’UBS avec leurs futurs clients, de préférence les plus riches, ceux à 50 millions €. Comme vous ne séduisez pas un millionnaire avec un simple café, les événements devaient être prestigieux. Tournoi de golf, régate en voilier, soirée à l’opéra suivie d’un dîner chez un grand chef… rien n’était trop beau pour attirer ces fortunes.(…) À chaque événement, les chargés d’affaires suisses étaient présents en très grand nombre. Venus de Lausanne, Bâle, Genève, Zurich, ils avaient pour mission de convaincre les cibles, présélectionnées par nos soins, de déposer leur fortune chez eux. Chaque année, à la demande du siège de Zurich, nous faisions le bilan : combien de nouveaux clients ? Combien d’argent frais ? La règle d’or, c’était qu’un événement devait être rentable.’ |5| Vu le scandale produit par de multiples révélations et la procédure judiciaire engagée en France, UBS a interdit, à partir d’avril 2014, à une partie de ses gestionnaires de fortune de se rendre en France |6|.
Alors que la justice française est lente et timide, que rien ne se passe en Belgique (pourtant UBS y a réalisé le même type d’opérations frauduleuses qu’en France et ailleurs), UBS est sur le point d’arriver à un accord avec les autorités allemandes. En fait, UBS négocie avec la justice allemande le montant de l’amende qui lui sera infligée pour avoir aidé des contribuables à échapper au fisc. Il est question d’une amende de 200 millions d’euros qui lui permettra d’échapper à une condamnation |7|. UBS est accusée d’avoir aidé ses clients allemands à dissimuler leurs fortunes via des fondations et des trusts au Liechtenstein. Selon le parquet de Bochum qui a mené l’enquête et dirigé plusieurs descentes contre des filiales d’UBS en Allemagne, les fonds en question atteignent environ 20 milliards €. Si l’amende s’élève effectivement à 200 millions €, cela signifiera qu’UBS s’en tire en payant l’équivalent de 1 % des montants fraudés. UBS est la troisième banque suisse mise à l’amende par les autorités allemandes. La banque Julius Bär et le Crédit Suisse ont payé respectivement 50 millions € et 149 millions €. Comme pour les autres exemples, UBS évite jusqu’ici toute véritable condamnation. Elle doit juste faire face à des scandales qui ternissent son image et à des amendes, somme toute, tout à fait mineures. Elle doit également modifier sa stratégie financière mais elle poursuit sa route sans que ses principaux dirigeants aient été inquiétés et sans être menacée dans sa liberté d’exercer son activité bancaire.
Ce qui s’est passé aux États-Unis avec UBS confirme la doctrine « Too Big to Jail ». L’affaire remonte à 2008 quand les autorités des États-Unis entament une instruction contre UBS accusée d’organiser un réseau d’évasion fiscale. UBS gérait la fortune d’environ 5 000 citoyens nord-américains en leur évitant de payer des impôts aux États-Unis. Leur fortune était placée en Suisse (après avoir transité dans certains cas par d’autres paradis fiscaux pour brouiller les traces). Pour mener leur investigation, les autorités étatsuniennes ont bénéficié des informations que leur a communiquées, en 2007, Bradley Birkenfeld un ancien responsable d’UBS spécialisé dans l’évasion fiscale.
Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte ou simple délateur ?
Bradley Birkenfeld est de nationalité étatsunienne, il a commencé à travailler dans le secteur bancaire en 1991 dans une banque de Boston, la State Street (13e banque aux États-Unis) |8|. Il a pris contact avec le FBI en 1994 pour dénoncer les pratiques illégales de la banque qu’il quitte ensuite sans que celle-ci ait fait l’objet de poursuites judiciaires. En 1996, il est engagé aux États-Unis comme gestionnaire de fortune par le Crédit Suisse (2e banque suisse), puis en 1998, il passe chez Barclays (2e banque britannique). En 2001, il rejoint UBS en y amenant de riches clients. Il s’établit à Genève d’où il participe à l’organisation du réseau d’évasion fiscale qui concerne les États-Unis. Il fait cela sous la responsabilité de Raoul Weil, un des patrons d’UBS. Il quitte la banque en 2005 après avoir, dit-il, pris conscience de la gravité des activités auxquelles il était activement mêlé. À noter que ce qu’il faisait pour UBS n’avait rien d’illégal au regard des lois de la Suisse. En 2007, il décide de contacter le Ministère de la Justice des États-Unis afin de dénoncer les activités illégales d’UBS et de profiter d’une loi qui, depuis 2006, protège et récompense ceux et celles qui dénoncent au fisc une fraude |9|. Un bureau des lanceurs d’alerte (IRS Whistleblower Office) a en effet été créé au sein de l’administration chargée de la collecte des impôts (l’Internal Revenue Service, IRS). La page d’accueil du site officiel commence par ces deux phrases : « Le bureau des lanceurs d’alerte de l’IRS rémunère ceux qui lancent l’alerte à l’encontre des personnes qui ne paient les impôts tels qu’ils sont dus |10|. Si le bureau des lanceurs d’alerte fait usage de l’information fournie par le lanceur d’alerte, il peut octroyer à celui-ci jusqu’à 30 % des taxes additionnelles, des amendes ou d’autres montants qu’il collecte » |11|. Les informations qu’il communique à l’IRS et au ministère de la justice permettent à ces deux organismes de monter un dossier en béton contre UBS. La gravité des activités d’UBS au regard de la loi des États-Unis est telle qu’il était nécessaire de retirer la licence bancaire à cette banque mais, comme cela se passera un peu plus tard avec HSBC et d’autres grandes banques, les autorités de Washington se contenteront d’exiger le paiement d’une amende (780 millions $ en février 2009 auxquels s’ajoutent 200 millions $ un peu plus tard). Les États-Unis obtiennent également que la banque leur communique une liste de 4 450 noms de citoyens des États-Unis qui ont planqué leur fortune en Suisse par l’entremise d’UBS. Pour y arriver, Washington a, à certains moments, employé d’importants moyens de pression : la menace de retirer la licence de la banque et l’arrestation momentanée de certains dirigeants de la banque, tel Raoul Weil qui comparaît en procès en 2014 |12|.
Entretemps, Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte, a d’abord payé cher sa collaboration avec les autorités des États-Unis : il est arrêté en mai 2008 puis traduit en justice. En août 2009, il est condamné à 40 mois de prison ferme pour sa participation aux activités illégales d’UBS. À noter qu’au cours de son réquisitoire contre B. Birkenfeld, le procureur a reconnu que sans la collaboration de Bradley Birkenfeld le ministère de la justice et l’IRS n’auraient pas été en mesure de réunir toutes les informations qui ont permis de coincer UBS. B. Birkenfeld commence à purger sa peine en janvier 2010. De sa prison, Bradley Birkenfeld a fait appel au président Barack Obama, il a également introduit une requête en révision de son procès auprès du procureur général Eric Holding et a fini par pouvoir sortir de prison après 31 mois, début août 2012. Ce que la presse internationale a surtout retenu, c’est ce qui est arrivé à Bradley Birkenfeld après sa sortie de prison à savoir que l’IRS lui a finalement versé une somme de 104 millions $ comme récompense pour la dénonciation des activités illégales d’UBS. L’IRS, en effet, a finalement considéré que Bradley Birkenfeld avait droit à un certain pourcentage des taxes et amendes qui ont pu être collectées auprès des personnes fortunées identifiées grâce à la dénonciation |13|.
Il n’est pas possible ici d’entrer dans l’analyse des motivations exactes de Bradley Birkenfeld, est-ce un chevalier blanc, un lanceur d’alerte ou un simple délateur et chasseur de prime ? Ce qui est important, c’est de faire le constat suivant : la banque qui réalise de graves activités illégales ainsi que ceux qui la dirigent et planifient ses méfaits, bénéficient de l’impunité. La banque doit tout au plus payer des indulgences (pardon, une amende).
Ceux qui dénoncent les activités illégales de la banque le font à leurs risques et périls. Dans le cas d’UBS, du Crédit Suisse, de HSBC Suisse… ils sont condamnables (voir le cas d’Hervé Falciani dans l’affaire UBS Suisse) aux yeux de la loi suisse et les autorités suisses ne se sont pas privées d’avoir recours à la sévérité de la loi contre eux. Dans le cas des États-Unis, leur situation est plus complexe. Dans certains cas, ils peuvent obtenir une récompense mais risquent néanmoins la prison. Depuis l’affaire UBS/ Bradley Birkenfeld, il semble bien que les banquiers ont obtenu du gouvernement des États-Unis qu’il évite d’encourager financièrement des candidats lanceurs d’alerte. À suivre.
Conclusion
Il faut mettre fin au secret bancaire. Les banques doivent avoir l’obligation de communiquer toutes les informations sur leurs responsables, leurs différentes entités, leurs clients, les activités qu’elles exercent et les transactions qu’elles réalisent pour le compte de leurs clients et pour elles-mêmes. De même, les comptes des banques doivent également être lisibles et compréhensibles. La levée du secret bancaire doit devenir un impératif démocratique minimal pour tous les pays. Concrètement cela signifie que les banques doivent tenir à la disposition de l’administration fiscale :
• une liste nominative des bénéficiaires d’intérêts, de dividendes, de plus-values et autres revenus financiers ;
• les informations sur les ouvertures, les modifications et les fermetures de comptes bancaires en vue d’établir un répertoire national des comptes bancaires ;
• toutes les entrées et sorties de capitaux avec l’identification du donneur d’ordre.
Il faut interdire aux banques de réaliser toute transaction avec un paradis fiscal. Le non respect de l’interdiction doit être assorti de sanctions très lourdes jusqu’au retrait de la licence bancaire et le paiement de lourdes amendes (une amende équivalente au montant de la transaction réalisée). Les autorités judiciaires et le ministère public doivent être incités à poursuivre de manière systématique les dirigeants de banque qui sont responsables de délits et de crimes financiers. Il faut retirer la licence bancaire aux institutions qui ne respectent pas les interdictions et se rendent coupables de malversations.
Parce que les capitalistes ont démontré à quel point ils étaient capables de commettre des délits et de prendre des risques (dont ils refusent d’assumer les conséquences) dans le seul but d’augmenter leurs profits, parce que leurs activités entraînent périodiquement un lourd coût pour la société, parce que la société que nous voulons construire doit être guidée par la recherche du bien commun, de la justice sociale et de la reconstitution d’une relation équilibrée entre les humains et les autres composantes de la nature, il faut socialiser le secteur bancaire. Comme le propose Frédéric Lordon, il s’agit de réaliser « une déprivatisation intégrale du secteur bancaire » |14|.
|1| Financial Times, “Crédit Suisse tax probe deepens », 16 avril 2014. Voir aussi : « Crédit Suisse may pay US$1.6b in tax probe », 6 mai 2014, http://www.stuff.co.nz/business/world/10014963/Credit-Suisse-may-pay-US-1-6b-in-tax-probe
|2| Voir notamment le précieux livre d’Antoine Peillon, Ces 600 milliards qui manquent à la France, Le Seuil, 2012, 187 pages. Voir la recension parue dans Alternatives économiques : « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html Voir aussi : ’La grande évasion fiscale : un doc de Patrick Benquet (Nilaya Productions, 2013)’, consulté le 9 mai 2014, http://www.publicsenat.fr/La_grande_evasion_fiscale_documentaire_public_senat
|3| Alternatives économiques, « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », avril 2012, http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html
|4| Le Monde, ’Des conseillers d’UBS faisaient la mule entre la France et la Suisse’, 21 janvier 2014, http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/des-conseillers-d-ubs-faisaient-la-mule-en-transportant-eux-memes-ces-sommes-de-l-autre-cote-des-alpes_4351540_3234.html
|5| Extrait de l’interview publiée par Le Parisien, le 6 février 2014, http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-livre-qui-derange-les-banquiers-suisses-06-02-2014-3563661.php Voir le livre : Stéphanie Gibaud, La femme qui en savait vraiment trop, le Cherche-Midi, 221 pages, 17 €. Dans l’interview déjà citée, elle déclare : ’Dans le petit univers de la banque privée, je suis désormais blacklistée, les CV que j’envoie finissent systématiquement à la poubelle. Vis-à-vis d’UBS, j’ai lancé une procédure pour harcèlement devant les prud’hommes et j’attends de la justice pénale qu’elle établisse la vérité. Mon livre, je l’espère, permettra d’éclairer les juges sur certaines pratiques et m’aidera à me reconstruire.’
|6| Le Parisien, ’Évasion fiscale : la banque UBS interdit à ses employés d’aller en France’, 1 mai 2014,
http://www.leparisien.fr/economie/evasion-fiscale-la-banque-ubs-interdit-a-ses-employes-d-aller-en-france-01-05-2014-3808011.php
|7| Tribune de Genève, « UBS négocie son amende avec le fisc allemand », 25 février 2014, http://www.tdg.ch/economie/ubs-negocie-amende-allemagne/story/26256689 Le titre de l’article est très significatif.
|8| Deux sources biographiques assez complètes : la biographie de Bradley Birkenfeld sur wikipedia (en anglais, celle en français est par contre lapidaire) : http://en.wikipedia.org/wiki/Bradley_Birkenfeld (consultée le 3 mars 2004) et David Voreacos, ’Banker Who Blew Whistle Over Tax Cheats Seeks Pardon’, Bloomberg, 24 juin 2010, http://www.bloomberg.com/news/2010-06-24/ubs-banker-who-blew-whistle-on-swiss-secrecy-over-tax-cheats-seeks-pardon.html
|9| Il prend également contact avec la sous-commission du Sénat qui s’occupe des délits des banques sous la présidence du sénateur Carl Levin et il y présente son témoignage en 2007. C’est la même sous-commission qui s’est occupée plus tard de l’affaire HSBC. Voir le site officiel de la sous-commission : http://www.hsgac.senate.gov/subcommittees/investigations
|10| Dans le cas présent, on devrait plutôt parler d’un bureau de délation.
|11| ’ IRS Whistleblower Office.’ Voir le site officiel de l’IRS : http://www.irs.gov/uac/Whistleblower-Informant-Award , site consulté le 3 mars 2014. “The IRS Whistleblower Office pays money to people who blow the whistle on persons who fail to pay the tax that they owe. If the IRS uses information provided by the whistleblower, it can award the whistleblower up to 30 percent of the additional tax, penalty and other amounts it collects.’
|12| Zachary Fagenson et Reuters, ’Ex-UBS bank executive pleads not guilty in tax fraud case’, 7 janvier 2014,
http://articles.chicagotribune.com/2014-01-07/business/sns-rt-us-ubs-tax-banker-20140106_1_bradley-birkenfeld-tax-fraud-conspiracy-u-s-clients
|13| Voir sur le site du quotidien genevois Le Temps, la copie de la décision du IRS Whistleblower Office : http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2012/09/11/Economie/ImagesWeb/birkenfeld-determination-letter.pdf
|14| Frédéric Lordon, « L’effarante passivité de la « re-régulation financière » », in Changer d’économie, les économistes atterrés, Les liens qui libèrent, 2011, p. 242.
Après UBS, HSBC. La filiale suisse de gestion de fortune de la banque, HSBC Private Bank, a été mise en examen à Paris pour « démarchage illicite » et « blanchiment de fraude fiscale ». Selon des informations du Monde, la mise en examen date du mardi 18 novembre. C’est une étape cruciale dans le travail des juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Charlotte Bilger, qui enquêtent depuis avril 2013 pour établir si la banque a organisé en toute connaissance de cause la fraude fiscale massive de ses riches clients vers la Suisse. Une semaine auparavant, c’est en Belgique que la banque avait été mis en examen.
Selon Le Monde, HSBC devra payer une caution de 50 millions d’euros. La banque a confirmé au quotidien avoir …
Hervé Falciani est en France depuis quelques jours, après avoir été retenu presque une année en Espagne. À la veille de son audition à huis clos par l’Assemblée nationale, l’ancien informaticien de la banque HSBC raconte à Mediapart ses premières auditions par les juges du Pôle financier, comment il avait tenté en vain de rencontrer Jérôme Cahuzac et surtout comment la Suisse a tenté de négocier son silence
Plusieurs personnalités ont reconnu lors d’entretiens avec Mediapart avoir détenu des comptes non déclarés HSBC. Parmi elles : Jacques Dessange, Michel Piccoli et Jeanne Moreau. Les enquêteurs ont également recueilli de nombreux éléments sur les avoirs off-shore du footballeur Christophe Dugarry et l’ancien préfet Jean-Charles Marchiani.

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Série : Les banques et la doctrine « trop grandes pour être condamnées » (Partie 7)
De grandes banques organisent massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale
Nouvel exemple de « Too Big to Jail »:L’évasion et la fraude fiscales internationales organisées par la principale banque suisse UBS.
UBS (Union des Banques Suisses) qui a dû être sauvée de la faillite en octobre 2008 par une injection massive d’argent public en Suisse est impliquée dans le scandale du Libor, dans celui de la manipulation du marché des changes (UBS fait l’objet d’une enquête approfondie de la part des autorités tant aux États-Unis, qu’au R-U, à Hong Kong et en Suisse) et dans les ventes abusives de produits hypothécaires structurés aux États-Unis. UBS, tout comme HSBC et le Crédit Suisse |1| notamment, s’est aussi spécialisée dans l’organisation à une échelle systémique de l’évasion fiscale des grandes fortunes des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs |2|.
par Eric Toussaint
11 mai 2014 « Environ 120 chargés d’affaires suisses seraient présents clandestinement en France pour démarcher les grosses fortunes hexagonales, ce qui est rigoureusement interdit par la loi mais réalisé, d’après Antoine Peillon, en toute connaissance de cause par la maison mère en Suisse. Chaque commercial est muni d’un document, le manuel du Private Banking, ’ véritable guide en évasion fiscale ’ » |3|. Le témoignage d’un ancien employé d’UBS, publié en janvier 2014, vient renforcer les accusations lancées par Antoine Peillon. « Le témoignage d’un ancien employé suisse de la banque, déposé auprès de la justice et recueilli par Le Parisien-Aujourd’hui en France (édition du mardi 21 janvier), montre que la plus grande des banques helvètes, qui fait depuis 2012 l’objet d’une enquête judiciaire en France, aurait institué un système bien rodé pour inciter les Français à frauder le fisc. Guillaume Daïeff et Serge Tournaire, les juges financiers parisiens en charge du dossier, soupçonnent l’Union des banques suisses (UBS) d’avoir mis en place un vaste système de démarchage illicite de clients français, les incitant à ouvrir des comptes non déclarés en Suisse dans les années 2000. » |4|.
Quelques semaines plus tard, en février 2014, paraissait sous forme de livre un autre témoignage à charge d’UBS, il est le fait d’une ancienne employée d’UBS en France chargée d’organiser des activités mondaines pour rabattre des clients. ’Il s’agissait de mettre en relation des chargés d’affaires d’UBS avec leurs futurs clients, de préférence les plus riches, ceux à 50 millions €. Comme vous ne séduisez pas un millionnaire avec un simple café, les événements devaient être prestigieux. Tournoi de golf, régate en voilier, soirée à l’opéra suivie d’un dîner chez un grand chef… rien n’était trop beau pour attirer ces fortunes.(…) À chaque événement, les chargés d’affaires suisses étaient présents en très grand nombre. Venus de Lausanne, Bâle, Genève, Zurich, ils avaient pour mission de convaincre les cibles, présélectionnées par nos soins, de déposer leur fortune chez eux. Chaque année, à la demande du siège de Zurich, nous faisions le bilan : combien de nouveaux clients ? Combien d’argent frais ? La règle d’or, c’était qu’un événement devait être rentable.’ |5| Vu le scandale produit par de multiples révélations et la procédure judiciaire engagée en France, UBS a interdit, à partir d’avril 2014, à une partie de ses gestionnaires de fortune de se rendre en France |6|.
Alors que la justice française est lente et timide, que rien ne se passe en Belgique (pourtant UBS y a réalisé le même type d’opérations frauduleuses qu’en France et ailleurs), UBS est sur le point d’arriver à un accord avec les autorités allemandes. En fait, UBS négocie avec la justice allemande le montant de l’amende qui lui sera infligée pour avoir aidé des contribuables à échapper au fisc. Il est question d’une amende de 200 millions d’euros qui lui permettra d’échapper à une condamnation |7|. UBS est accusée d’avoir aidé ses clients allemands à dissimuler leurs fortunes via des fondations et des trusts au Liechtenstein. Selon le parquet de Bochum qui a mené l’enquête et dirigé plusieurs descentes contre des filiales d’UBS en Allemagne, les fonds en question atteignent environ 20 milliards €. Si l’amende s’élève effectivement à 200 millions €, cela signifiera qu’UBS s’en tire en payant l’équivalent de 1 % des montants fraudés. UBS est la troisième banque suisse mise à l’amende par les autorités allemandes. La banque Julius Bär et le Crédit Suisse ont payé respectivement 50 millions € et 149 millions €. Comme pour les autres exemples, UBS évite jusqu’ici toute véritable condamnation. Elle doit juste faire face à des scandales qui ternissent son image et à des amendes, somme toute, tout à fait mineures. Elle doit également modifier sa stratégie financière mais elle poursuit sa route sans que ses principaux dirigeants aient été inquiétés et sans être menacée dans sa liberté d’exercer son activité bancaire.
Ce qui s’est passé aux États-Unis avec UBS confirme la doctrine « Too Big to Jail ». L’affaire remonte à 2008 quand les autorités des États-Unis entament une instruction contre UBS accusée d’organiser un réseau d’évasion fiscale. UBS gérait la fortune d’environ 5 000 citoyens nord-américains en leur évitant de payer des impôts aux États-Unis. Leur fortune était placée en Suisse (après avoir transité dans certains cas par d’autres paradis fiscaux pour brouiller les traces). Pour mener leur investigation, les autorités étatsuniennes ont bénéficié des informations que leur a communiquées, en 2007, Bradley Birkenfeld un ancien responsable d’UBS spécialisé dans l’évasion fiscale.
Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte ou simple délateur ?
Bradley Birkenfeld est de nationalité étatsunienne, il a commencé à travailler dans le secteur bancaire en 1991 dans une banque de Boston, la State Street (13e banque aux États-Unis) |8|. Il a pris contact avec le FBI en 1994 pour dénoncer les pratiques illégales de la banque qu’il quitte ensuite sans que celle-ci ait fait l’objet de poursuites judiciaires. En 1996, il est engagé aux États-Unis comme gestionnaire de fortune par le Crédit Suisse (2e banque suisse), puis en 1998, il passe chez Barclays (2e banque britannique). En 2001, il rejoint UBS en y amenant de riches clients. Il s’établit à Genève d’où il participe à l’organisation du réseau d’évasion fiscale qui concerne les États-Unis. Il fait cela sous la responsabilité de Raoul Weil, un des patrons d’UBS. Il quitte la banque en 2005 après avoir, dit-il, pris conscience de la gravité des activités auxquelles il était activement mêlé. À noter que ce qu’il faisait pour UBS n’avait rien d’illégal au regard des lois de la Suisse. En 2007, il décide de contacter le Ministère de la Justice des États-Unis afin de dénoncer les activités illégales d’UBS et de profiter d’une loi qui, depuis 2006, protège et récompense ceux et celles qui dénoncent au fisc une fraude |9|. Un bureau des lanceurs d’alerte (IRS Whistleblower Office) a en effet été créé au sein de l’administration chargée de la collecte des impôts (l’Internal Revenue Service, IRS). La page d’accueil du site officiel commence par ces deux phrases : « Le bureau des lanceurs d’alerte de l’IRS rémunère ceux qui lancent l’alerte à l’encontre des personnes qui ne paient les impôts tels qu’ils sont dus |10|. Si le bureau des lanceurs d’alerte fait usage de l’information fournie par le lanceur d’alerte, il peut octroyer à celui-ci jusqu’à 30 % des taxes additionnelles, des amendes ou d’autres montants qu’il collecte » |11|. Les informations qu’il communique à l’IRS et au ministère de la justice permettent à ces deux organismes de monter un dossier en béton contre UBS. La gravité des activités d’UBS au regard de la loi des États-Unis est telle qu’il était nécessaire de retirer la licence bancaire à cette banque mais, comme cela se passera un peu plus tard avec HSBC et d’autres grandes banques, les autorités de Washington se contenteront d’exiger le paiement d’une amende (780 millions $ en février 2009 auxquels s’ajoutent 200 millions $ un peu plus tard). Les États-Unis obtiennent également que la banque leur communique une liste de 4 450 noms de citoyens des États-Unis qui ont planqué leur fortune en Suisse par l’entremise d’UBS. Pour y arriver, Washington a, à certains moments, employé d’importants moyens de pression : la menace de retirer la licence de la banque et l’arrestation momentanée de certains dirigeants de la banque, tel Raoul Weil qui comparaît en procès en 2014 |12|.
Entretemps, Bradley Birkenfeld, lanceur d’alerte, a d’abord payé cher sa collaboration avec les autorités des États-Unis : il est arrêté en mai 2008 puis traduit en justice. En août 2009, il est condamné à 40 mois de prison ferme pour sa participation aux activités illégales d’UBS. À noter qu’au cours de son réquisitoire contre B. Birkenfeld, le procureur a reconnu que sans la collaboration de Bradley Birkenfeld le ministère de la justice et l’IRS n’auraient pas été en mesure de réunir toutes les informations qui ont permis de coincer UBS. B. Birkenfeld commence à purger sa peine en janvier 2010. De sa prison, Bradley Birkenfeld a fait appel au président Barack Obama, il a également introduit une requête en révision de son procès auprès du procureur général Eric Holding et a fini par pouvoir sortir de prison après 31 mois, début août 2012. Ce que la presse internationale a surtout retenu, c’est ce qui est arrivé à Bradley Birkenfeld après sa sortie de prison à savoir que l’IRS lui a finalement versé une somme de 104 millions $ comme récompense pour la dénonciation des activités illégales d’UBS. L’IRS, en effet, a finalement considéré que Bradley Birkenfeld avait droit à un certain pourcentage des taxes et amendes qui ont pu être collectées auprès des personnes fortunées identifiées grâce à la dénonciation |13|.
Il n’est pas possible ici d’entrer dans l’analyse des motivations exactes de Bradley Birkenfeld, est-ce un chevalier blanc, un lanceur d’alerte ou un simple délateur et chasseur de prime ? Ce qui est important, c’est de faire le constat suivant : la banque qui réalise de graves activités illégales ainsi que ceux qui la dirigent et planifient ses méfaits, bénéficient de l’impunité. La banque doit tout au plus payer des indulgences (pardon, une amende).
Ceux qui dénoncent les activités illégales de la banque le font à leurs risques et périls. Dans le cas d’UBS, du Crédit Suisse, de HSBC Suisse… ils sont condamnables (voir le cas d’Hervé Falciani dans l’affaire UBS Suisse) aux yeux de la loi suisse et les autorités suisses ne se sont pas privées d’avoir recours à la sévérité de la loi contre eux. Dans le cas des États-Unis, leur situation est plus complexe. Dans certains cas, ils peuvent obtenir une récompense mais risquent néanmoins la prison. Depuis l’affaire UBS/ Bradley Birkenfeld, il semble bien que les banquiers ont obtenu du gouvernement des États-Unis qu’il évite d’encourager financièrement des candidats lanceurs d’alerte. À suivre.
Conclusion
Il faut mettre fin au secret bancaire. Les banques doivent avoir l’obligation de communiquer toutes les informations sur leurs responsables, leurs différentes entités, leurs clients, les activités qu’elles exercent et les transactions qu’elles réalisent pour le compte de leurs clients et pour elles-mêmes. De même, les comptes des banques doivent également être lisibles et compréhensibles. La levée du secret bancaire doit devenir un impératif démocratique minimal pour tous les pays. Concrètement cela signifie que les banques doivent tenir à la disposition de l’administration fiscale :
• une liste nominative des bénéficiaires d’intérêts, de dividendes, de plus-values et autres revenus financiers ;
• les informations sur les ouvertures, les modifications et les fermetures de comptes bancaires en vue d’établir un répertoire national des comptes bancaires ;
• toutes les entrées et sorties de capitaux avec l’identification du donneur d’ordre.
Il faut interdire aux banques de réaliser toute transaction avec un paradis fiscal. Le non respect de l’interdiction doit être assorti de sanctions très lourdes jusqu’au retrait de la licence bancaire et le paiement de lourdes amendes (une amende équivalente au montant de la transaction réalisée). Les autorités judiciaires et le ministère public doivent être incités à poursuivre de manière systématique les dirigeants de banque qui sont responsables de délits et de crimes financiers. Il faut retirer la licence bancaire aux institutions qui ne respectent pas les interdictions et se rendent coupables de malversations.
Parce que les capitalistes ont démontré à quel point ils étaient capables de commettre des délits et de prendre des risques (dont ils refusent d’assumer les conséquences) dans le seul but d’augmenter leurs profits, parce que leurs activités entraînent périodiquement un lourd coût pour la société, parce que la société que nous voulons construire doit être guidée par la recherche du bien commun, de la justice sociale et de la reconstitution d’une relation équilibrée entre les humains et les autres composantes de la nature, il faut socialiser le secteur bancaire. Comme le propose Frédéric Lordon, il s’agit de réaliser « une déprivatisation intégrale du secteur bancaire » |14|.
|1| Financial Times, “Crédit Suisse tax probe deepens », 16 avril 2014. Voir aussi : « Crédit Suisse may pay US$1.6b in tax probe », 6 mai 2014, http://www.stuff.co.nz/business/world/10014963/Credit-Suisse-may-pay-US-1-6b-in-tax-probe
|2| Voir notamment le précieux livre d’Antoine Peillon, Ces 600 milliards qui manquent à la France, Le Seuil, 2012, 187 pages. Voir la recension parue dans Alternatives économiques : « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html Voir aussi : ’La grande évasion fiscale : un doc de Patrick Benquet (Nilaya Productions, 2013)’, consulté le 9 mai 2014, http://www.publicsenat.fr/La_grande_evasion_fiscale_documentaire_public_senat
|3| Alternatives économiques, « Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale », avril 2012, http://www.alternatives-economiques.fr/ces-600-milliards-qui-manquent-a-la-france—enquete-au-coeur-de-l-evasion-fiscale_fr_art_1143_58595.html
|4| Le Monde, ’Des conseillers d’UBS faisaient la mule entre la France et la Suisse’, 21 janvier 2014, http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/des-conseillers-d-ubs-faisaient-la-mule-en-transportant-eux-memes-ces-sommes-de-l-autre-cote-des-alpes_4351540_3234.html
|5| Extrait de l’interview publiée par Le Parisien, le 6 février 2014, http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/le-livre-qui-derange-les-banquiers-suisses-06-02-2014-3563661.php Voir le livre : Stéphanie Gibaud, La femme qui en savait vraiment trop, le Cherche-Midi, 221 pages, 17 €. Dans l’interview déjà citée, elle déclare : ’Dans le petit univers de la banque privée, je suis désormais blacklistée, les CV que j’envoie finissent systématiquement à la poubelle. Vis-à-vis d’UBS, j’ai lancé une procédure pour harcèlement devant les prud’hommes et j’attends de la justice pénale qu’elle établisse la vérité. Mon livre, je l’espère, permettra d’éclairer les juges sur certaines pratiques et m’aidera à me reconstruire.’
|6| Le Parisien, ’Évasion fiscale : la banque UBS interdit à ses employés d’aller en France’, 1 mai 2014,
http://www.leparisien.fr/economie/evasion-fiscale-la-banque-ubs-interdit-a-ses-employes-d-aller-en-france-01-05-2014-3808011.php
|7| Tribune de Genève, « UBS négocie son amende avec le fisc allemand », 25 février 2014, http://www.tdg.ch/economie/ubs-negocie-amende-allemagne/story/26256689 Le titre de l’article est très significatif.
|8| Deux sources biographiques assez complètes : la biographie de Bradley Birkenfeld sur wikipedia (en anglais, celle en français est par contre lapidaire) : http://en.wikipedia.org/wiki/Bradley_Birkenfeld (consultée le 3 mars 2004) et David Voreacos, ’Banker Who Blew Whistle Over Tax Cheats Seeks Pardon’, Bloomberg, 24 juin 2010, http://www.bloomberg.com/news/2010-06-24/ubs-banker-who-blew-whistle-on-swiss-secrecy-over-tax-cheats-seeks-pardon.html
|9| Il prend également contact avec la sous-commission du Sénat qui s’occupe des délits des banques sous la présidence du sénateur Carl Levin et il y présente son témoignage en 2007. C’est la même sous-commission qui s’est occupée plus tard de l’affaire HSBC. Voir le site officiel de la sous-commission : http://www.hsgac.senate.gov/subcommittees/investigations
|10| Dans le cas présent, on devrait plutôt parler d’un bureau de délation.
|11| ’ IRS Whistleblower Office.’ Voir le site officiel de l’IRS : http://www.irs.gov/uac/Whistleblower-Informant-Award , site consulté le 3 mars 2014. “The IRS Whistleblower Office pays money to people who blow the whistle on persons who fail to pay the tax that they owe. If the IRS uses information provided by the whistleblower, it can award the whistleblower up to 30 percent of the additional tax, penalty and other amounts it collects.’
|12| Zachary Fagenson et Reuters, ’Ex-UBS bank executive pleads not guilty in tax fraud case’, 7 janvier 2014,
http://articles.chicagotribune.com/2014-01-07/business/sns-rt-us-ubs-tax-banker-20140106_1_bradley-birkenfeld-tax-fraud-conspiracy-u-s-clients
|13| Voir sur le site du quotidien genevois Le Temps, la copie de la décision du IRS Whistleblower Office : http://www.letemps.ch/rw/Le_Temps/Quotidien/2012/09/11/Economie/ImagesWeb/birkenfeld-determination-letter.pdf
|14| Frédéric Lordon, « L’effarante passivité de la « re-régulation financière » », in Changer d’économie, les économistes atterrés, Les liens qui libèrent, 2011, p. 242.
Après UBS, HSBC. La filiale suisse de gestion de fortune de la banque, HSBC Private Bank, a été mise en examen à Paris pour « démarchage illicite » et « blanchiment de fraude fiscale ». Selon des informations du Monde, la mise en examen date du mardi 18 novembre. C’est une étape cruciale dans le travail des juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Charlotte Bilger, qui enquêtent depuis avril 2013 pour établir si la banque a organisé en toute connaissance de cause la fraude fiscale massive de ses riches clients vers la Suisse. Une semaine auparavant, c’est en Belgique que la banque avait été mis en examen.
Selon Le Monde, HSBC devra payer une caution de 50 millions d’euros. La banque a confirmé au quotidien avoir …
Hervé Falciani est en France depuis quelques jours, après avoir été retenu presque une année en Espagne. À la veille de son audition à huis clos par l’Assemblée nationale, l’ancien informaticien de la banque HSBC raconte à Mediapart ses premières auditions par les juges du Pôle financier, comment il avait tenté en vain de rencontrer Jérôme Cahuzac et surtout comment la Suisse a tenté de négocier son silence
Plusieurs personnalités ont reconnu lors d’entretiens avec Mediapart avoir détenu des comptes non déclarés HSBC. Parmi elles : Jacques Dessange, Michel Piccoli et Jeanne Moreau. Les enquêteurs ont également recueilli de nombreux éléments sur les avoirs off-shore du footballeur Christophe Dugarry et l’ancien préfet Jean-Charles Marchiani.

We are one

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Bonjour à tous,
Madame Lagarde, Monsieur Juncker : c’est vous qui ne respectez pas vos engagements ! 22 janvier – Renaud Vivien
• Série : Les 70 ans de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du FMI (partie 11)
• La Banque mondiale et le FMI en Indonésie : une intervention emblématique 2 novembre 2014 – Eric Toussaint Banque mondiale et Philippines 6 octobre 2014 – Eric Toussaint
• Le soutien de la Banque mondiale et du FMI aux dictatures 12 septembre 2014 – Eric Toussaint
• Le 27 février 1953 : les alliés désendettent l’Allemagne
• La dette grecque est en grande partie illégale et illégitime
• Entretien avec Eric Toussaint à la télé grecque
• « La dette est un moyen de chantage pour imposer les politiques néolibérales »
• L’Union des Banques Suisses tout comme HSBC organise massivement l’évasion fiscale à l’échelle internationale
• Syriza et Podemos : la voie vers le pouvoir du peuple ?
• HSBC : Les barons de la banque et de la drogue
• HSBC : une banque au lourd passé et au présent sulfureux
• Syriza, le feu à la plaine ou le pétard mouillé ?
• Syriza : « Un grain de sable dans l’engrenage »
• La Grèce a besoin d’une réelle annulation d’une grande partie de la dette
• L’échec de la restructuration de la dette grecque en 2012 : quelques enseignements à tirer
• Syriza et Podemos
• Si un gouvernement Syriza appliquait à la lettre un règlement de l’UE sur la dette…
• Pour un véritable audit de la dette grecque
• Restructuration, audit, suspension et annulation de la dette
• Joseph Stiglitz montre qu’une suspension du paiement de la dette peut être bénéfique pour un pays et sa population
• Le modèle allemand et l’offensive contre les droits sociaux
• Thomas Piketty et la dette publique
• Afrique : la chute du prix des matières premières peut déboucher sur une nouvelle crise de la dette
Série : Les 70 ans de Bretton Woods, de la Banque mondiale et du FMI (partie 5 )
Pourquoi le Plan Marshall ?
5 août 2014 par Eric Toussaint
La Banque mondiale, comme son appellation d’origine l’indique (Banque internationale pour la reconstruction et le développement), avait deux objectifs principaux :
1. contribuer au financement de la reconstruction des pays détruits au cours de la deuxième guerre mondiale ;
2. octroyer des prêts pour favoriser le développement des pays arriérés (c’est une expression utilisée couramment avant que n’entre dans le vocabulaire celle de pays en développement). Les États-Unis qui donnent le ton à la Banque mondiale et sur la scène internationale décident de se passer de la Banque mondiale pour la mission de reconstruction de l’Europe et mettent en place unilatéralement un vaste programme financier destiné à remettre sur pied l’appareil productif européen dans leur zone d’influence. Le Plan Marshall se substitue à l’action de la Banque mondiale car les États-Unis sont venus à la conclusion que des dons à l’Europe en reconstruction seront plus efficaces et rentables pour eux que des prêts. Cette politique bilatérale vise le renforcement du bloc occidental capitaliste dominé par Washington contre le bloc de l’Est dominé par l’URSS.
Les autorités des États-Unis tirent les leçons des erreurs commises dans les années 1920-1930,AH !OUAI !!!!!BEN, on dirait pas !!!!!
À l’issue de la première guerre mondiale, avec le Traité de Versailles, les vainqueurs imposent à l’Allemagne des montants très importants à rembourser comme réparations et dettes de guerre |1| . Très vite, l’Allemagne éprouve des difficultés à rembourser et le mécontentement social monte. Le krach de Wall Street se produit en 1929, une crise économique mondiale s’enclenche. Les États-Unis réduisent drastiquement les flux de capitaux vers l’extérieur. L’Allemagne stoppe les remboursements à la France, à la Belgique, à la Grande Bretagne, qui arrêtent à leur tour le remboursement de leurs dettes aux États-Unis. Le monde le plus industrialisé s’enfonce dans la récession et un chômage massif s’installe. Le commerce international chute.
En prévision de la fin de la seconde guerre mondiale, les autorités de Washington décident d’adopter une attitude radicalement différente de celle adoptée à l’issue de la première guerre mondiale jusqu’au début des années 1930. Elles optent pour la mise en place des institutions de Bretton Woods et des Nations unies. C’est la partie institutionnelle internationale.
Il s’agit d’analyser maintenant quelle est la politique économique bilatérale prônée par les autorités de Washington.
Offrir l’argent plutôt que le prêter
La préoccupation du gouvernement des États-Unis à l’issue de la seconde guerre mondiale est de maintenir le plein emploi atteint chez lui grâce au colossal effort de guerre. Il veut également garantir un surplus commercial dans les relations des États-Unis avec le reste du monde |2|. Or les principaux pays industrialisés susceptibles d’importer les marchandises des États-Unis sont littéralement sans le sou. Pour que les pays européens puissent acheter des produits américains, il faut leur fournir des dollars en grandes quantités.
Mais sous quelle forme ? Des dons ou des prêts ?
Dit simplement, le raisonnement des États-Unis est le suivant : « Si nous prêtons aux Européens qui sont dans notre camp l’argent qu’ils vont utiliser pour nous acheter ce dont ils ont besoin pour reconstruire leur économie, avec quoi vont-ils nous rembourser ? Les dollars que nous leur avons prêtés, ils ne les auront plus puisqu’ils les auront utilisés pour faire leurs achats chez nous. Dès lors il n’y a que trois possibilités. Première possibilité : ils remboursent en nature. Deuxième possibilité : ils remboursent en dollars. Troisième possibilité : nous leur donnons l’argent le temps qu’ils se remettent en selle. »
Prenons la première possibilité : « S’ils nous remboursent en nature plutôt qu’en dollars, leurs produits vont concurrencer les nôtres sur notre marché intérieur, le plein emploi va être menacé chez nous, les profits de nos entreprises vont chuter. Ce n’est pas une bonne solution. »
Prenons la deuxième possibilité : « Ils remboursent en dollars. Les dollars que nous leur avons prêtés, ils les ont déjà utilisés pour acheter nos produits. En conséquence, pour qu’ils puissent nous rembourser, nous devons leur prêter une deuxième fois le même montant (qu’ils nous doivent), plus l’intérêt. Le risque de repartir dans un cycle incontrôlable d’endettement (bloquant ou ralentissant à nouveau la bonne marche des affaires) se combine avec le risque évoqué dans la première possibilité. Si les Européens essayent de ne pas accumuler des dettes à notre égard, ils vont venir vendre sur notre marché leurs produits en concurrençant nos entreprises. Ainsi ils obtiendront une partie des dollars nécessaires à nous rembourser. Mais cela ne suffira pas pour les désendetter. En plus, cela fera baisser l’emploi chez nous |3|. »
Il reste la troisième possibilité : « Plutôt que de prêter massivement de l’argent aux Européens (via la Banque mondiale ou d’une autre manière), il convient de leur donner la quantité de dollars nécessaires à la reconstruction de leur économie, dans une période relativement courte. Les Européens utiliseront les dollars reçus pour acheter des biens et des services fournis par les États-Unis. Cela garantira un débouché pour les exportations américaines et, en conséquence, le plein emploi. Une fois la reconstruction réalisée, les Européens non endettés seront en mesure de payer la facture de ce qu’ils nous achèteront. »
Les autorités des États-Unis tirent la conclusion qu’il vaut mieux procéder par dons et elles lancent le Plan Marshall.
Le Plan Marshall |4|
Entre 1948 et 1951, les États-Unis consacrent plus de treize milliards de dollars de l’époque (dont onze milliards en dons) au rétablissement de dix-sept pays européens dans le cadre de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE, aujourd’hui l’OCDE). Le montant total de l’aide correspond à environ 120 milliards de dollars de 2013. Les États-Unis demandent aux États acceptant l’aide plusieurs contreparties : d’abord que les pays européens coordonnent les dépenses de reconstruction au sein de l’OECE. Pour renforcer le bloc opposé au bloc soviétique, les États-uniens ont ainsi contribué à la coopération européenne, prélude à la construction européenne. Ensuite, les États-Unis exigent que l’argent serve à acheter des produits de l’industrie américaine.
Dépenses générales du plan Marshall
Assistance économique, du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 (en millions de dollars de l’époque).
Pays Total Dons Prêts
Total pour tous les pays $13 325,8 $11 820,7 $1 505,1
Autriche 677,8 677,8 —
Belgique-Luxembourg 559,3 491,3 68,0 a
Danemark 273,0 239,7 33,3
France 2 713,6 2 488,0 225,6
Allemagne (RFA) 1 390,6 1 173,7 216,9
Grèce 706,7 706,7 —
Islande 29,3 24,0 5,3
Irlande 147,5 19,3 128,2
Italie (incluant Trieste) 1 508,8 1 413,2 95,6
Pays-Bas (*Indonésie) b 1 083,5 916,8 166,7
Norvège 255,3 216,1 39,2
Portugal 51,2 15,1 36,1
Suède 107,3 86,9 20,4
Turquie 225,1 140,1 85,0
Royaume-Uni 3 189,8 2 805 384,8
Régional c 407,0 407,0 —
Notes :
a. Le total du prêt inclut 65 millions pour la Belgique et 3 millions pour le Luxembourg.
b. Aides du plan Marshall aux Indes néerlandaises (Indonésie) prolongées aux Pays-Bas avant le transfert de souveraineté du 30 décembre 1949.
c. Inclut la contribution des États-Unis au fonds permanent social européen des syndicats (EPU) : 361,4 millions. Cette manne financière était principalement destinée à renforcer les syndicats qui agissent contre l’influence communiste.
En plus des dons accordés dans le cadre du Plan Marshall, il faut ajouter l’annulation partielle en 1946 de la dette de la France à l’égard des États-Unis (2 milliards de dollars annulés). De même la Belgique bénéficie de la part des États-Unis d’une réduction de dette en compensation de l’uranium fourni pour la fabrication des deux premières bombes atomiques américaines lâchées au-dessus des villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, y provoquant le premier holocauste nucléaire. L’uranium provenait de la mine de Shinkolobwé (près de Likasi ex-Jadotville) situé dans la province du Katanga au Congo belge. Premier acte, la Belgique bénéficie d’une annulation de dette grâce à sa colonie dont elle exploite les ressources naturelles. Deuxième acte, une quinzaine d’années plus tard, elle lègue au Congo indépendant les dettes qu’elle a contractées auprès de la Banque mondiale pour exploiter ses ressources naturelles et son peuple (voir Prêts odieux aux métropoles coloniales, dans http://cadtm.org/La-Banque-mondiale… ).
Conclusion :
À l’issue de la deuxième guerre mondiale et jusqu’à aujourd’hui, les grandes puissances ont refusé de mettre en place un plan Marshall pour les pays en développement (à l’exception de la Corée du Sud et de Taïwan, voir plus loin). Les prêts à intérêts ont constitué l’instrument fondamental pour soi-disant financer le développement du Tiers Monde. Le fait de leur refuser un plan Marshall indique que les créanciers ne veulent pas sérieusement que ces pays se développent et se désendettent. Les grandes puissances jugent qu’elles ont intérêt à maintenir le plus grand nombre possible de pays en développement dans l’endettement permanent de manière à en tirer un revenu maximal sous la forme du paiement de la dette. Cela permet également et surtout de leur imposer des politiques conformes aux intérêts des créanciers et de s’assurer de leur soumission au sein des institutions internationales.
Ce que les États-Unis réalisent à l’égard des pays les plus industrialisés détruits par la guerre via le Plan Marshall a été accordé d’une manière exceptionnelle à la Corée du Sud et de Taïwan, deux pays en développement alliés des États-Unis occupant une place stratégique sur les pourtours de l’Union soviétique et de la Chine. Les États-Unis ont octroyé sous forme de dons des montants nettement supérieurs à ceux prêtés par la Banque mondiale au reste des PED. C’est particulièrement le cas de la Corée du Sud et de Taiwan qui, à partir des années 1950, reçoivent une aide déterminante qui sera l’un des ingrédients de leur succès.
Pour donner une idée : entre 1954 et 1961, la Corée du Sud a reçu sous forme de dons des États-Unis une somme supérieure à l’ensemble des prêts octroyés par la Banque mondiale aux pays indépendants du Tiers Monde (Inde, Pakistan, Mexique, Brésil, Nigeria compris). La Corée du Sud a reçu sous forme de dons des États-Unis plus de 2 500 millions de dollars entre 1953 et 1961 alors que les prêts octroyés par la Banque à l’ensemble des PED indépendants pendant la même période se sont élevés à 2 323 millions de dollars. Les dons à Taiwan se sont élevés à près de 800 millions de dollars pendant cette période |5|. Parce qu’elle occupait une place stratégique face à la Chine et à l’URSS, la petite Corée du Sud agraire habitée par moins de 20 millions d’habitants a donc reçu les faveurs des États-Unis. Sur le plan des politiques économiques, la Banque et les États-Unis toléraient en Corée et à Taiwan ce qu’ils refusaient à l’Argentine, au Brésil ou au Mexique. C’est ce que j’ai développé dans l’article sur la Corée du Sud entre 1945 et les années 1990 (voir Éric Toussaint, « Corée du Sud : le miracle démasqué », publié en mars 2006, http://cadtm.org/Coree-du-Sud-le-miracle-demasque).
|1| John Maynard Keynes, employé par le Trésor britannique, avait participé activement aux négociations du Traité de Versailles (1919) qui conclut la première guerre mondiale. Opposé à l’ampleur des réparations exigées de l’Allemagne, il démissionne de la délégation britannique et publie par la suite un ouvrage intitulé Les conséquences économiques de la paix (Keynes, 1919), voir texte intégral : http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/consequences_paix_1/keynes_consequences_paix.pdf
|2| C’est bien ce qui s’est passé : la balance commerciale des États-Unis qui était déficitaire est restée positive jusqu’en 1971. Autrement dit, les États-Unis exportent plus que ce qu’ils importent.
|3| “L’opposition à un remboursement sous forme d’importations est une constante de ce pays au motif que cela provoque une concurrence pour les producteurs nationaux et contribue au chômage » Randolph E. Paul. 1947. Taxation for Prosperity, Bobbs-Merrill, Indianapolis, cité par Payer, Cheryl. 1991. Idem., p.20.
|4| Information et tableau tirés de l’encyclopédie Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Marshall
|5| Calculs de l’auteur. Source : 1) rapports annuels de la BM 1954-1961, 2) US Overseas Loans and Grants (Greenbook) http://qesdb.cdie.org/gbk/index.html
USA: Janet Yellen critiquée au Congrès pour avoir dénoncé les inégalités

Washington – La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen s’est vigoureusement défendue de tout parti pris politique dans sa dénonciation des inégalités sociales aux Etats-Unis, face aux accusations de plusieurs élus républicains au Congrès mercredi.

Lors de son témoignage devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Mme Yellen s’est vue reprocher par des élus conservateurs d’avoir prononcé en octobre un discours dénonçant les inégalités des revenus aux Etats-Unis, deux semaines avant les élections au Congrès.

J’ai évoqué un problème important qui touche la société américaine. Je n’ai pas pris une position politique, s’est défendue Mme Yellen, une démocrate. Je n’ai pas offert de recommandation politique, j’ai pris acte de tendances, a-t-elle ajouté.

La patronne de la Fed avait, en octobre dernier lors d’une conférence économique à Boston (Massachusetts), consacré un long discours au creusement des inégalités dans le pays, indiquant que l’écart croissant entre riches et pauvres aux Etats-Unis la préoccupait beaucoup. Elle s’était demandée si cette tendance était en accord avec les valeurs ancrées dans l’histoire du pays.

Accusée mercredi par les élus républicains Sean Duffy (Wisconsin) et Scott Garrett (New Jersey) notamment d’avoir évoqué ce thème sous l’influence du parti démocrate peu avant les élections de novembre, Mme Yellen a répondu que les inégalités étaient un problème qui devait inquiéter les élus des deux partis. C’est une question qui devrait préoccuper tous les élus dans cette pièce, a-t-elle affirmé.

Un mouvement d’élus républicains (Audit the Fed) plaide actuellement pour un contrôle renforcé de la Réserve fédérale américaine auquel s’oppose Mme Yellen qui affirme qu’une banque centrale est plus efficace lorsqu’elle est indépendante du pouvoir politique.

Vous mettez votre nez dans des affaires qui ne vous regardent pas !, a lancé à l’adresse de la patronne de la Fed un autre conservateur, Mick Mulvaney (Caroline du Sud), reprochant à la banque centrale de se préoccuper du chômage de longue durée par exemple.

Lors des élections législatives de novembre, le parti républicain avait renforcé sa majorité à la Chambre et remporté la majorité au Sénat.

Quant à la Réserve fédérale, dont Mme Yellen a pris les rênes il y a un an exactement, en février 2014, c’est la première fois depuis Paul Volcker en 1987 qu’elle est dirigée par un responsable clairement identifié comme démocrate.

Au cours de son témoignage mercredi à la Chambre, qui a duré trois heures, Mme Yellen a par ailleurs estimé qu’une plus forte hausse des salaires serait bénéfique pour l’économie américaine. La Fed s’attend à ce que les salaires augmentent (…) et c’est quelque chose que nous aimerions voir, a-t-elle déclaré

Were are one

le06032015 C1

Bonjour à tous,

Fed audit ,pourquoi s’oppose t-on ,si hardement à un audit de la fed, une idée émise par plein d’américains entr autre ,jesse ;;;,alex jones…..etc… !

Ce matin ,sur les médias j’ai entendu un truc ,qui m’a fait chaud au cœur ,mais ,qui m’a intrigué j’ai entendu que certains américains s’installaient en France, tant mieux ,mais ce qui m’intrigue ,mais ,ces gens là n’ont pas peur ,d’arriver sur un continent ,sur lequel, ils pourraient être atteint d’une sénilité précoce ,parce qu’il arrive sur le dit ‘vieux continent ‘, en France,c’est vrai que, quand ,on l’ancien premier sinitre JM.AYRAULT,ça fait peur, et, on a pas envie d’y rester, je compatie. Sachez, quand même, que malgré les abrutis,qui nous dirigent ‘’you’re WELCOME’’

Le boulanger de la provoc
Ce matin ,sur les médias j’ai entendu un truc,qu’il y avait un boulanger ,qui faisait des gateaux osés, représentant des DIEUX avec ,des parties proéminentes ,si ,ça peux ,le soulager de faire des sexes en gateaux ,pourquoi pas, si il pense que représenter sa teub en gâteau ,ça peut l’aider, enfin ,ce qui prouve bien que ,ça vole pas très haut, on voit ,tout de suite ,à qui ont à affaire. !!!!!!et dire ,que quelque fois ,ceux sont des gens ,comme cela ,qui nous,réprésente dans les conseils départementaux,et régionaux,et dans les mairies,ça fait peur !!!!!!!!!,c’était qui la Tele ,qui l’accompagnée, FR3,ça m’étonne ,même pas

TELEVISION Dénonçant le traitement catastrophique de la fusillade à «Charlie Hebdo» le 7 janvier dans l’édition nationale du «12/13», plusieurs syndicats avaient appelé à la grève pour ce lundi midi…
Grève à France 3: La direction, «qui veut cacher le problème», a maintenu le journal national

La grève à France 3, quelle grève? Choqués par la couverture (ou l’absence de) réalisée par l’édition nationale du 12/13 le jour de l’attentat à Charlie Hebdo, plusieurs syndicats avaient appelé tous les salariés de la rédaction nationale de France 3 à faire grève, les invitant à «cesser le travail le lundi 26 janvier à partir de 11h45 pour une durée de 59 minutes». En «bousculant» le 12/13, ils voulaient ainsi exprimer «leur indignation et leur colère face à cet échec éditorial qui a ridiculisé la rédaction», selon un communiqué publié par plusieurs syndicats (le SNJ, la CFDT et la CGT). Mais surprise, il y a bien eu un journal national à la mi-journée sur la chaîne publique.
«La direction a rallongé la sauce avec des plateaux et des directs, et en utilisant des reportages qui étaient déjà prêts. Elle a voulu cacher le problème en diffusant un journal normal», déplore Serge Cimino, journaliste à France 3 et membre du SNJ, contacté par 20 Minutes. «On aurait préféré qu’il n’y ait rien à l’antenne», poursuit-il, tout en assurant que la mobilisation était importante à la rédaction nationale.
Les résultats de l’enquête interne attendus
Les salariés mobilisés ce lundi ont demandé une nouvelle fois à la direction de leur donner «un document déroulant le fil de la journée du 7 janvier» à la rédaction, «la boîte noire du crash éditorial», pour savoir ce qu’il s’était passé durant les deux heures qui ont précédé le journal télévisé. Un document qu’ils n’ont pas obtenu. «Je comprends la déception et la frustration des journalistes. Personne n’est satisfait de cette édition du 7 janvier. Mais je ne suis pas prêt à faire paraître en place publique les responsabilités de telle ou telle personne, a réagi Pascal Golomer, le directeur de la rédaction nationale de France 3, contacté par 20 Minutes. Des leçons sont à tirer et des debriefs ont été faits. Ce n’est pas en affichant des responsabilités sur un document qu’on va améliorer les choses. Il faut prendre des mesures pour que les éditions soient mieux armées dans ce type de situations.»
Lorsque le journaliste Samuel Etienne a pris l’antenne pour l’édition nationale du 12/13 le mercredi 7 janvier 2015, la fusillade avait déjà eu lieu dans les locaux de Charlie Hebdo, mais le JT n’a consacré à cet attentat qu’un sujet d’une minute à peine et un direct par téléphone, passant des reportages comme l’ouverture des soldes ou encore la baignade en hiver. Pendant ce temps, France 2 s’apprêtait à faire une édition spéciale et iTélé était déjà en «breaking news» sur place. Résultat: France Télévisions a remplacé le rédacteur en chef de l’édition nationale du 12/13, Régis Poullain, pour son «manque de réactivité». «Je ne me satisfais pas de la sanction du rédacteur en chef. Qu’il soit le seul à être sanctionné, c’est injuste», réagit Serge Cimino. Soulignant un «vrai problème éditorial», il affirme: «La direction n’a rien compris à la crise profonde que traverse la rédaction nationale.»
Le rapprochement avec France 2 en filigrane
Le délégué syndical insiste notamment sur l’épineuse question du rapprochement entre France 2 et France 3 qui doit se concrétiser cette année. La rivalité entre les deux rédactions a été ravivée ces dernières semaines. France 2 aurait écrasé France 3 lorsqu’il a fallu couvrir Charlie Hebdo. «Les jours qui ont suivi le 7 janvier, tous les moyens se sont retrouvés réquisitionnés par France 2 pour une couverture spéciale. La mutualisation et la fusion, ça va se faire au profit d’une grande chaîne», s’insurge Serge Cimino. Pascal Golomer défend ce projet: «La crainte de voir une antenne privilégiée n’est pas fondée. On veut bâtir une rédaction commune pour produire des contenus différents pour les deux chaînes, qui gardent toutes leurs éditions.» Il reconnaît toutefois que «France 2, qui a assuré 11h de direct avait besoin de plus de moyens que France 3 pour 25 minutes de journal», en se rattrapant: «On est en train d’effectuer service par service un debrief pour voir où la coordination n’a pas été assez efficace.»
Serge Cimino n’en démord pas: «Notre assemblée générale ce lundi a été très fructueuse. Il y avait beaucoup de monde, 70 à 80 personnes. Il y a eu une décision prise à l’unanimité pour appuyer sur un nombre de sujets qui font mal comme la tutelle de France 2». Avant de prévenir: «Ce mouvement-là est en marche. La direction veut cacher les conflits mais il est là et il est profond. Le prochain mouvement ne fera pas 59 minutes et la direction sera obligée de s’y plier.»

EXPO UNIVERSEL
Je me rend compte que la derniére exposition universelle, date de l900 à PARIS ’,mais 1992,c’était à SEVILLE,, à SHANGAÏen 2010 qui,d’ailleurs sont certainement très intéressantes ,si on a les moyens de se libérer et d’aller à MILAN en 2015 ,SHANGUAÏ,SEVILLE,et j’ai remarqué ,qu’il n’y a jamais eu autant de pub pour l’exposition, c’est peut être ,que les télé ont mis des stands pour attirer le chaland ,en fin ,chais pas, c’est peut être ,comme ,au salon de l’agriculture, enfin, j’ai jamais vu autant de pub,quand même.

Cocacola ,ce qui n’est pas bon pour la santé,j’ai remarquais aussi que ,souvent les firmes ,usines ,entreprises ,veulent le monopole de leur marché, ce qui est normal de le vouloir, cela dit ,à n’importe quel prix , ça pas d’accord ,pas à n’importe quel prix, car c’est souvent sans , donner le choix aux clients et autres entreprisses concurrentes, je l’ai remarqué chez certaines grosses entreprises américaines GOOGLE ,FACEBOOK( Pbs avec MESSENGER) COCACOLA(Fanta) sachant que, celles-ci travaillant dans la même branche, seront amenées à travaillées ensembles un jour, mais ,malheureusement leur égoïsme et leurs mauvaise foie, feront le reste,en attendant,lisez ceci ;
Le danger Coca-Cola
M.C.
Société
dimanche 20 janvier 2013
6 Commentaires
Il y a peu de temps un reportage d’Olivia Mokiejewski est passé sur France 2 traitant des ingrédients présents dans le Coca-Cola. Ce qui est frappant dans ce reportage c’est le silence de la firme dès qu’elle apprend que les questions posées sont pour un documentaire. Les employés de l’entreprise ont alors reçu pour consigne de ne plus répondre aux questions… Auraient-ils des choses à cacher ?
J’ai donc décidé de m’intéresser de plus près à Coca-Cola…
Une belle histoire…Inventée
La version officielle de leur propre histoire, (un médecin trouvant par hasard la formule du coca-cola en cherchant un médicament), est loin de la réalité à en croire William Reymond auteur du livre « Coca-Cola : L’enquête interdite ». La boisson proviendrait d’un breuvage français, le « Vin Mariani », très apprécié et importé aux Etats-Unis à l’époque. L’inventeur du coca-cola aurait commencé par imiter la recette et suite à un décret interdisant la consommation d’alcool à Atlanta, aurait mélangé de la cocaïne (légale à ce moment-là) avec de la caféine pour reproduire l’effet « coup de fouet » du « Vin Mariani ». Nous sommes donc très loin du gentil médecin qui créé une boisson à l’origine sensée être un médicament et donc bonne pour la santé…
Une boisson dangereuse
La marque vend 1,7 milliards de boissons par jour dans plus de 200 pays du monde! En 2010, le groupe Coca-Cola a fait un chiffre d’affaires de plus de 26,5 milliards d’euros, soit une progression de 45% par rapport à 2006. Cette gigantesque firme connue dans le monde entier est très loin d’être irréprochable. Nous nous intéresserons principalement à la boisson mythique de la marque et aux effets qu’elle a sur l’organisme humain.
• Un taux en sucre excessif :
Une cannette de Coca-Cola (33 cl) contient 35 g de sucre soit l’équivalent de 7 morceaux de sucre!Une bouteille de 2L de Coca-Cola contient 212g de sucre soit l’équivalent de 42,5 morceaux de sucre! Le Coca-Cola classique contient, comme nous le voyons, une énorme quantité de saccharose. À trop forte dose, le sucre peut avoir des effets nocifs sur la santé et provoquer des caries, du diabète, de l’obésité (D’après l’OMS un adulte sur deux est en surpoids et un sur six est obèse dans le monde. Plus de 20 millions de français sont en surpoids ou obèses en 2009, d’après une enquête de l’INSERM. Une grande étude aux États-Unis sur 43 000 adultes et 4 000 adolescents a démontré que boire un ou plusieurs sodas par jour, augmente de 27% la probabilité de devenir obèse. De plus, 62% des adultes qui boivent au moins un soda par jour sont en surpoids ou obèses).
• Une acidité morbide :
L’acide phosphorique est un acidifiant caché sous le nom de E338. Il est présent dans les sodas, et plus particulièrement dans les colas. Une canette de cola de 33cl en apporte 44 à 62 mg et son homologue allégé entre 27 et 39 mg. L’acide phosphorique qui donne ce goût acide au Coca-Cola présente des risques pour la santé. En effet, des taux élevés d’acide phosphorique favorisent les calculs rénaux et le fonctionnement des reins. Des chercheurs américains ont fait une étude sur 500 personnes à qui une insuffisance rénale venait d’être diagnostiquée. En les comparant avec un groupe témoin et en récoltant des informations sur les habitudes alimentaires, plus spécifiquement sur la consommation de boissons, ils se sont aperçus qu’à partir de deux verres de Coca-Cola par jour, les risques de faire une insuffisance rénale étaient multipliés par deux, rapporte la journaliste santé, Isabelle Eustache. Elle précise que c’était également le cas avec le Coca-Cola « Light » et qu’aucune association n’a pu être établie pour les autres sodas, qui utilisent pour la plupart de l’acide citrique. L’acide phosphorique est également connu pour ralentir la digestion, favoriser les maladies osseuses comme l’ostéoporose et freiner l’assimilation du calcium par les os.
• Le problème de la caféine:
La caféine contenue dans une canette (33 cl) varie entre 33mg (Coca-Cola classique) et 42 mg (Coca-Cola Light). La dose où l’on commence à ressentir les effets indésirables de la caféine par jour est de 200mg. Combiné à vos cafés du jour, il existe ainsi un risque d’absorber une dose toxique de caféine qui entrain des effets secondaires néfastes comme des problèmes:
-Cardiovasculaires (hypertension artérielle, tachycardie) pouvant dans des cas extrêmes entrainer une mort subite
-Urinaires
-Respiratoires (brochodilatation)
-Digestifs
-Neuro comportementaux (anxiété, irritabilité, tremblements etc.)
• Un colorant cancérigène:
Le CSPI (Center for Science in the Public Interest) a récemment expliqué au Daily Mail que Coca-Cola et Pepsi utilisent un caramel, pour colorer leurs boissons, qui serait cancérigène. En effet, deux substances chimiques provoqueraient des cancers : le 2-MI et le 4-MI. Le porte-parole de l’organisme précise que : « Contrairement au caramel préparé chez soi, en faisant fondre du sucre dans une poêle, la version artificielle à l’origine de la couleur “coca” est le fruit de la réaction chimique obtenue par l’association de sucre, d’ammoniac et de sulfites portés à haute température ». Ce processus aurait pour effet de créer ces deux substances toxiques qui, d’après les études menées sur des rongeurs, provoquent des « cancers du poumon, du foie, de la thyroïde et la leucémie ». Les experts affirment que ce type de caramel pourrait provoquer des milliers de cancers. L’institut de prévention toxicologique américain aurait confirmé le fait que ces deux substances seraient cancérigènes chez les animaux et donc potentiellement chez l’homme. Cette nouvelle n’a pas plu à tout le monde: Coca-Cola a réagi en affirmant que « nos boissons sont totalement sûres » et ajoute que les « extrapolations de CSPI pour la santé humaine et cancer sont totalement infondées ». L’État de la Californie a d’ailleurs obligé la firme à baisser fortement la présence de ce colorant dans les canettes vendues dans l’état sous peine d’y être interdit à la consommation.
Et pourtant les pouvoirs publics ne diffusent pas vraiment de messages de prévention spécifique et n’imposent pas à l’entreprise d’indiquer les risques de consommer leur boisson.
• Une menace environnementale :
Coca-Cola consomme 10 000 litres d’eau par seconde. Sur les 290 milliards de litres, seuls 114 milliards sont utilisés pour la production des boissons, soit un peu moins de 40% des quantités absorbées. Les 176 milliards de litres restants servent lors du processus de fabrication pour le rinçage, le chauffage ou la climatisation. Autrement dit, pour fabriquer un litre de boisson, l’entreprise utilise en moyenne 2,5 litres d’eau. Pour trouver toute cette eau, il faut, bien entendu, procéder aux pompages des nappes phréatiques, à l’installation d’usines qui rejettent des déchets toxiques ainsi que des eaux souillées, sans oublier les pesticides utilisés qui polluent l’environnement.
Comment Coca-Cola s’en sort quand même et pourquoi ne change-t-il rien :
Grâce à une très bonne stratégie marketing qui conduit ses consommateurs à considérer le « Coca-Cola comme une usine à bonheur », leurs ventes ne cessent d’augmenter. Tout d’abord, leur histoire remaniée pour nous laisser croire que le Coca est bon pour notre santé (dérivé d’un médicament) : d’ailleurs qui n’a jamais dit ou entendu dire que le Coca aide à soigner le mal de ventre ? Ensuite, les différentes publicités à la fois longues, féériques, laissant penser qu’il existe un monde magique rempli de créatures qui œuvrent pour nous fournir nos jolies petites bouteilles. Ils nous vendent du rêve et ils nous le vendent bien.
Leur stratégie marketing choque pourtant si on se penche dessus. En Afrique, après avoir exploité les réserves en eau et réduit la population à devoir aller en chercher ailleurs, l’entreprise décide de leur distribuer des bouteilles de Coca, gratuitement, à titre bénévole et de bienfaiteur et nous fait oublier que ce sont eux qui les ont assoiffés. Le consommateur doit toujours avoir du coca à portée de main, doit toujours voir du coca et penser coca car lorsqu’il aura soif, il se tournera vers le coca et coca augmentera ses ventes…C’est ainsi qu’à Abidjan, Coca-Cola est présent partout : du café au glacier en passant par le marchand ambulant (l’entreprise leur offre même le chariot aux couleurs de coca-cola…). Au Mexique, Coca-Cola offre aux commerçants de grands et beaux réfrigérateurs transparents à condition que seuls des produits de la firme Coca-Cola y soient exposés. Ainsi, lorsque des clients viennent s’approvisionner, ils achèteront des boissons fraiches, or seules celles entreposées dans les réfrigérateurs le seront et ils achèteront des bouteilles de l’entreprise Coca-Cola ! C’est par ces techniques que Coca-Cola parvient encore à augmenter ses ventes et à éliminer localement la concurrence !
Si Coca-Cola Enterprises continue à utiliser ces ingrédients pourtant nocifs, c’est que cette recette a fait ses preuves et que les autorités ne sont que très peu nombreuses à réclamer un changement (Scandale sanitaire en Inde et l’état de Californie), alors pourquoi tuer la poule aux oeufs d’or?
Car en effet, Coca-Cola Enterprises, l’un des principaux embouteilleurs de la marque de soda indique viser sur l’ensemble de l’exercice 2011 un bpa (bénéfice par action) dans le haut de la fourchette comprise entre 2,20$ et 2,24$. Les revenus sont attendus en hausse d’environ 5%. Pour 2012, le management indique viser une croissance du bpa comprise entre 10 et 12% (à périmètre et change constants). Les ventes sont anticipées en hausse de 5 à 9% tandis que les cash flows libres sont espérés à environ 550 M$.
« Pour les deux années 2011 et 2012, nos perspectives de croissance sont au niveau ou au-dessus de nos objectifs de long terme… », déclare John F. Brock, PDG de Coca-Cola Enterprises. « Alors que nous continuons à relever des défis en raison de la faiblesse macro-économique soutenue, nous croyons que nos stratégies et notre portefeuille de marques à succès continueront à créer de la valeur pour les consommateurs, pour les clients et, finalement, pour nos actionnaires ». Coca-Cola Enterprises a annoncé anticiper pour 2013 une croissance de 10% de son bénéfice par action, alors que le bpa 2012 est attendu dans le haut d’une fourchette allant de 2,20 à 2,24$. Les ventes 2012 sont attendues en croissance à un chiffre, de 1-5%, alors que la progression de l’activité 2013 est espérée plus proche de 5%. Le conseil d’administration de la firme vient d’approuver un nouveau programme de rachats d’actions de 1,5 milliard, dont au moins 500 M$ l’année prochaine.
Si cet article ne vous a pas convaincu d’arrêter de consommer des sodas types cola voici un récapitulatif qui pourrait vous faire changer d’avis:
– Les sodas sont inutiles sur le plan nutritionnel.
– Ce n’est que de l’eau sucrée avec des additifs.
– Ils augmentent le risque de devenir obèse, diabétique, de développer des caries.
– Ils peuvent provoquer de l’ostéoporose et ralentir la croissance des os.
– Ces boissons sont dangereuses pour les reins (calculs reinaux), le foie et le pancréas.
– Ils entravent le bon fonctionnement de l’appareil digestif.
– Par la forte concentration en caféine ils favorisent la déshydratation et la fuite des minéraux par l’effet diurétique (auxquels se rajoutent tous les effets secondaires indésirables à une surdose de caféine : problème cardiaques…).
– Le colorant utilisé dans certains sodas est très probablement cancérigène pour l’homme.
– Ces firmes exploitent les ressources en eaux de populations pauvres les privant du droit à se fournir en eau potable, diminuant drastiquement le niveau des nappes phréatiques, polluant les sous-sols avec leurs déchets.
– Il faut actuellement 2,5L d’eau pour produire 1L de Coca-Cola.
… Alors changez de boisson (eau, thé, jus de fruits)
Quelques petits trucs ,qui, je pense sont véridiques, et ,utiles
coca cola (dangereux pour la santé) – usthb bio-forum – Accueil
Etude de l’Institut Pasteur étude pratique et surprenante

COCA COLA

Dans beaucoup d’états des USA les patrouilles ferroviaires chargent deux galons (~ 7,5 litres) de Coca Cola dans leur porte-bagages pour nettoyer le sang sur la route après un accident.

Si on met un os dans un container avec du Coca Cola, l’os se dissoudra en 2 jours.

Pour nettoyer le WC : vous versez une canette de Coca Cola et laissez ‘reposer’, ensuite tirez la chasse d’eau.

L’acide citrique du Coca Cola ôte les taches sur la vaisselle.

Pour enlever des taches de rouille du pare-chocs chromé des autos frottez le pare-chocs avec un morceau de feuille d’aluminium détrempée avec du Coca Cola.

Pour nettoyer des objets rongés par des pertes de liquide de batteries d’automobiles, versez une canette de Coca Cola sur la corrosion.

Pour enlever des taches de gras des vêtements verser une canette de Coca Cola dans la machine à laver avec les tissus tachés et ajouter la lessive.

Le Coca cola aidera à enlever les taches de gras.

Le Coca Cola aide même à nettoyer le pare-brise des automobiles.

Pour notre information :

Le principe actif du Coca Cola est l’acide phosphorique.

Son PH est 2.8 et dissout un ongle en 4 jours environ.

L’acide phosphorique en outre vole le calcium des os et est la principale cause d’augmentation de l’ostéoporose.

We are one